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Tirs de drones : le Pakistan demande des excuses aux Etats-Unis
19/03/2011 02:29
Posté par Novopress dans Monde, Politique le 18 mars 2011 |
< scrolling="no" frameborder="0" style="border: medium none ; overflow: hidden; width: 580px; height: 25px;" allowtransparency="true" src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?href=http://fr.novopress.info/80590/tirs-de-drones-le-pakistan-demande-des-excuses-aux-etats-unis/&layout=standard&show_faces=false&width=580&action=recommend&font=verdana&colorscheme=light&locale=fr_FR">>
18/03/11 – 13h20 PARIS (NOVOpress) – Le Pakistan a demandé des excuses et des explications concernant la dernière frappe de missiles tirés par un drone américain, qui a fait 35 morts hier dont, selon Islamabad, des civils et des policiers.
« Le gouvernement du Pakistan condamne fermement la frappe de drone qui a fait un grand nombre de victimes », a déclaré dans un communiqué Tehmina Janjua, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie pakistanaise « Salman Bashir a fait part de cette ferme condamnation à l’ambassadeur des Etats-Unis Cameron Munter et a demandé des excuses et des explications », a-t-elle ajouté.
Cette frappe, la plus meurtrière du genre en trois ans, visait prétendument un centre d’entraînement de supposés talibans alliés à Al-Qaïda dans le district tribal du Waziristan du Nord.
Quatre missiles ont totalement pulvérisé une bâtisse du lieu-dit New Adda, sur la commune de Datta Khel.
Cela fait maintenant plusieurs années que, dans un silence médiatique absolu, les Etats-Unis procèdent à de nombreux bombardements sur le sol du Pakistan, provoquant un grand nombre de victimes civiles et de « dommages collatéraux ».
[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]
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A l'heure d'obéir .La campagne libyenne de Bernard-Henri Lévy
19/03/2011 02:19
Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro
Arrivé en retard en Égypte, BHL est un artisan important du virage diplomatique international qui vient de s'opérer vis-à-vis de la Libye.
Il y a dix-huit ans, Bernard-Henri Lévy avait déjà réussi un beau coup diplomatique en emmenant personnellement le président bosniaque Alija Izetbegovic - dont il soutenait la cause depuis le début de la guerre civile yougoslave - dans le bureau de François Mitterrand à l'Élysée. Mais, cette fois, notre dandy national, «ministre des Affaires étrangères» à ses heures, aura fait encore plus fort : entraîner la France - et à sa suite tout l'Occident - dans la guerre, afin de débarrasser la Libye d'un dictateur sanguinaire qui, il n'y a pas si longtemps, jouissait du privilège de planter sa tente en plein VIII e arrondissement de Paris.
Tout commence à la fin du mois de février, quand BHL se rend au Caire, pour écrire un reportage destiné à Libération, journal dont il est administrateur. Très en retard par rapport aux reporters professionnels du monde entier, il arrive sur place alors que Moubarak est déjà tombé. Personne ne remarque même son papier. Au moment où il s'apprête à s'envoler pour Paris, lui parviennent sur son BlackBerry les premières nouvelles de l'insurrection libyenne à Benghazi, et de sa sanglante répression par les forces de Kadhafi. Il hésite, mais monte quand même dans l'avion. Après quatre jours passés à Paris, il repart et se rue, à l'instar de dizaines d'autres journalistes occidentaux, vers une Cyrénaïque libérée par son peuple de la police du dictateur. Pour faire le trajet de la frontière égyptienne à Tobrouk, BHL, accompagné de son fidèle Gilles Herzog, ne trouve pas de taxi : il monte dans la camionnette d'un marchand ambulant de légumes. À Benghazi, il s'installe sur la Corniche, à l'hôtel Tibesti, où le grouillement des journalistes lui rappelle sans doute l'Holiday Inn de Sarajevo. À ce moment-là, surpassé par les ténors des grandes télévisions anglo-saxonnes, BHL n'est qu'un troisième couteau au sein du grand cirque médiatique qui couvre l'insurrection des tribus de l'est de la Libye.
«Accepterais-tu de recevoir les Massoud libyens ?»
C'est seulement le vendredi 4 mars que BHL réussit à prendre un envol, qui va le faire passer progressivement du statut de reporter de guerre amateur à celui d'acteur majeur de la diplomatie mondiale. Dans l'après-midi, à force de traîner sur la Corniche devant le bâtiment de la Cour suprême servant de QG improvisé à la nouvelle opposition, à force de baratiner un porte-parole autoproclamé du Conseil national de transition (CNT), BHL parvient à se faire conduire dans la villa de Moustapha Abdeljalil, l'ancien ministre de la Justice devenu le chef politique de la rébellion. Coup de maître ; il est seul ; il a largué le troupeau des journaleux. Mais il ne se contente pas de faire une interview exclusive. Il passe directement à la diplomatie parallèle et secrète. Au maître de la Libye nouvelle, qui le reçoit entouré de son cabinet tout juste formé, il dit que les Libyens libres sont le sel de la terre et que le monde entier les regarde. Voilà pour l'entrée. Vient très vite le plat principal : BHL invite en France ses interlocuteurs, leur promettant de tout faire pour les amener à l'Élysée. Le soir venu, il parvient, depuis son téléphone satellite, à joindre Nicolas Sarkozy : «Accepterais-tu de recevoir les Massoud libyens ?» Le président de la République donne aussitôt son accord.
Le jeudi 10 mars, à 10 heures, dans le salon vert du 1er étage du palais de l'Élysée, le chef de l'État reçoit le philosophe et les trois émissaires libyens du CNT. À ses côtés, le conseiller diplomatique Jean-David Lévitte et, tout pâle, le conseiller spécial Henri Guaino qui, en 2007, traita BHL de «petit con prétentieux». Sarkozy, alors, annonce aux Libyens éberlués et ravis le plan qu'il a concocté l'avant-veille avec BHL : reconnaissance du CNT comme seul représentant légitime de la Libye ; envoi d'un ambassadeur de France à Benghazi ; frappes ciblées sur les aéroports militaires du pays ; le tout avec la bénédiction - qu'il a déjà obtenue - de la Ligue arabe. Deux heures plus tard, alors que les Libyens ont déjà annoncé aux médias du monde entier la bonne nouvelle, Alain Juppé descend du Thalys à Bruxelles. Les caméras se jettent sur lui. Le masque. Manifestement, le ministre des Affaires étrangères n'est au courant de rien.
Comment le «ministre-bis» gagne la partie
Changement de vent dès le week-end : alors que Kadhafi avance sur le terrain, les médias se déchaînent contre l'improbable duo Sarkozy-BHL et leur «diplomatie de perron». Pire encore, mardi 15 au soir : lors de l'entretien, organisé par BHL, à l'hôtel Westin à Paris, entre la secrétaire d'État de l'Amérique et l'émissaire libyen Mahmoud Jebril, le courant ne passe pas ; l'homme de Benghazi comprend que Washington ne veut pas d'une intervention militaire.
C'est alors que BHL décide de mettre la pression sur Sarkozy, en déclarant jeudi matin à la radio que si Kadhafi prend Benghazi, l'immense drapeau français qui flotte sur la Corniche sera littéralement éclaboussé du sang des Libyens massacrés. L'image porte. À 14 heures, Sarkozy appelle BHL. Il a pris sa décision. Il envoie Juppé à New York et appelle lui-même, un à un, les présidents ou chefs de gouvernement des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU. À minuit, le président annoncera lui-même à son «ministre-bis» qu'il a gagné la partie, que la résolution est votée…
LIRE AUSSI :
» L'Anglais David Cameron, premier allié des Français
http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/18/01003-20110318ARTFIG00671-la-campagne-libyenne-de-bernard-henri-levy.php
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Prédation mondialiste.Pendant qu'on rame ...Sarkö s’en va en guerre
19/03/2011 02:03
Nicolas Sarkozy voulait sa guerre, il va l’avoir. Sur pressions de la France et de la Grande-Bretagne, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté dans la nuit une résolution qui autorise l’établissement d’une « zone d’exclusion aérienne » au-dessus du territoire libyen, appelant à adopter « toutes les mesures nécessaires », sauf l’envoi de troupes terrestres (pour le moment), pour officiellement protéger les « civils » de ce pays d’Afrique du nord. Une fois de plus Sarkozy s’en va en guerre, sans accord de la représentation nationale, ni même du peuple français.
Ce sont donc des bombardements massifs, et non pas des « frappes chirurgicales » comme on ne manquera pas de nous présenter l’affaire, qui vont s’abattre sur ce pays du Machreq avec pour objectif final : mettre à bas le régime de Mouammar Kadhafi et faire main basse sur les réserves de gaz et surtout de pétrole du sous sol libyen. Et comme conséquence directe pour l’Europe occidentale et la France : une arrivée massive de « réfugiés » qui ne manqueront pas de s’établir durablement sur notre sol. Et comme ils fuient le « méchant » dictateur, ce sera une obligation morale que de les accepter ! La propagande et la désinformation que nous subissons en boucle depuis plusieurs semaines sur ce sujet ne sont là que pour nous imposer l’idée de devoir accueillir ces pauvres hères chez nous et avec notre argent. Ce ne sont pas des immigrés, mais des « réfugiés »…
Un « méchant » dictateur avec qui nous commercions, il y a peu, à qui Sarkozy espérait faire acheter plusieurs dizaines d’avions de guerre multirôle Rafale (appareils de dernière génération pour remplacer les antiques Su-22 et MiG-25 libyens), il y a encore quelques mois, et qui fut reçu en grandes pompes à Paris…
Cibles civiles
"Démocrates" anti-Kadhafi manifestant à Benghazi. Ca ne vous rappelle rien ? Ce sont ces gens-là que Sarkozy, Obama, Juppé, Cohn-Bendit et autres BHL veulent imposer en Libye
La résolution, présentée par la France, le Liban, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, a été adoptée par 10 voix pour et cinq abstentions, dont la Chine et la Russie. Le Conseil de sécurité « décide d’interdire tous les vols dans l’espace aérien de la Libye afin de protéger les civils », indique la résolution. En d’autres termes : des raids aériens massifs sur la Libye sont à prévoir d’ici 48 à 72 heures, avec des zones fortement urbanisées comme cibles privilégiées. Les civils libyens ne seront pas épargnés, puisque la tactique adoptée conformément aux trop fameuses méthodes en vigueur au sein de l’Alliance atlantique, sera de frapper en premier des cibles civiles en les présentant comme « militaires ». Les opérations dans les Balkans dans les années 1990, puis en Irak et même au Liban en 2006 peuvent témoigner de cette manière de faire la guerre aux peuples. On notera le refus de l’Allemagne de se voir engagé dans un tel aventurisme belliqueux, il est vrai que Berlin garde un souvenir ému de Benghazi ou Tobrouk…
Cependant, il n’est pour l’heure pas question d’une « force d’occupation » dans le pays, ni d’intervenir au sol. L’Occident, engagé massivement en Afghanistan, et encore en Irak, n’a plus de troupes disponibles et les Américains, échaudés par l’affaire irakienne, ne sont pas prêts pour engager un nouveau corps expéditionnaire.
Aussi, les bombardements seront d’autant plus massifs qu’aucune opération terrestre digne de ce nom ne semble prévue. C’est, une fois de plus, la théorie du « tout aérien » qui refait surface, théorie chère à un certain Wesley Clark, général américain aux commandes opérationnelles de l’OTAN en 1999 qui avait organisé les bombardements massifs de 78 jours contre le peuple serbe. occasionnant même des attaques massives contre des colonnes de réfugiés albanais que l’OTAN prétendait protéger au Kosovo. On peut donc craindre le pire.
"Démocrate" anti-Kadhafi expliquant à la presse anglo-saxonne les principes des droits de l'Homme dans la Libye "libérée"...
Nicolas Sarkozy qui a absolument tout raté en matière de politique étrangère (comme en politique intérieure du reste…) aura donc sa guerre à lui. L’arrivée d’un Alain Juppé aux Affaires étrangères, très atlantiste et ultra va-t-en-guerre, augurait un tel scénario. Sous le gouvernement Balladur, en 1994, c’était déjà lui qui avait poussé à des raids aériens contre les Serbes en Bosnie pour soutenir les musulmans et leurs alliés croates. Du reste, l’apparition au cœur de notre diplomatie d’un allumé comme BHL n’était pas bon signe, non plus…
Prédation mondialiste
In fine, le but réel des Occidentaux qui ont poussé les insurgés à l’insurrection armée jusqu’à l’anéantissement, sans vraiment les appuyer, reste pour le moins assez peu humanitaire. Après George Bush et plusieurs anciens protagonistes de l’intervention en Irak, l’ex-secrétaire d’Etat américain à la Défense Donald Rumsfeld, vient de publier à 78 ans ses mémoires. Si cet expert du mensonge et de la manipulation des faits revient très partiellement sur les événements qui ont conduits à la destruction de l’Irak de Saddam Hussein en affirmant s’être « trompé », l’avis qu’il émet sur la Libye et la révolte anti-Kadhafi est des plus prudents. Il recommande en effet des opérations clandestines (« covert actions »), et surtout pas de zone d’exclusion aérienne, ni de troupes sur le terrain… Une opinion qui a dû faire son chemin, d’autant qu’à la suite de la mise en place, avec une extrême rapidité à New York, Londres, Paris et Bruxelles, d’une « diplomatie coercitive » visant à isoler, affaiblir, diaboliser et abattre un régime honnis, le Département d’État et le Foreign Office ont agi de concert avec les ONG mondialistes pour présenter un scénario catastrophiste destiné à argumenter en faveur d’un interventionnisme bien trop belliqueux pour être honnête.
"Démocrates" anti-Kadhafi traitant avec humanité un prisonnier pro-Kadhafi
Et se profile déjà la renaissance du plan Bevin-Sforza, rejeté par les Nations Unies en 1949, projet proposant la création de deux Etats, la Tripolitaine, qui dispose aujourd’hui de l’essentiel des réserves gazières, et la Cyrénaïque qui produit le pétrole (Voir L’Afrique réelle n°15, mars 2011). En effet, le véritable objectif des Occidentaux n’est pas d’instaurer la démocratie et encore moins la « liberté » pour ces peuples, mais de déstabiliser la Compagnie pétrolière nationale de Libye et de privatiser tôt ou tard l’industrie locale, c’est-à-dire transférer le contrôle et la propriété de la richesse des énergies fossiles libyennes dans des mains étrangères. La firme libyenne est au 25e rang des 100 compagnies pétrolières les plus importantes. Partition ou unité du pays et contrôle du pétrole et du gaz, voilà tout l’enjeu de cette affaire libyenne et du conflit à venir.
Nous reviendrons dans le prochain Nations Presse Magazine sur les opérations en Libye de ces dernières semaines.
Partisans de Kadhafi fêtant la victoire à Tripoli. Ce sont ces gens là que Sarkozy, Juppé, Obama, Cohn-Bendit et autres BHL veulent bombarder et éradiquer
"Démocrates" anti-Kadhafi à Tobrouk : on remarquera les graffitis antisémites sur le portrait du dictateur. Un détail qui en dit long sur les vraies motivations de ces insurgés..., un détail qui a été soigneusement omis par les médias occidentaux et notamment en France.


Toutes ces photos proviennent d’agences et de photographes anglo-saxons et n’ont bien évidemment jamais été diffusées dans la presse française. Ces photos ont été prises indépendamment de tout contrôle des autorités libyennes et sont en libre accès sur internet.
http://www.nationspresse.info/?p=126911#more-126911
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Ils ont sélectionné la Lybie mais :En Arabie, le roi donne un nouveau tour de vis
19/03/2011 01:59
En Arabie, le roi donne un nouveau tour de vis
À la veille d'une manifestation annoncée dimanche, le monarque a distribué des milliards aux forces de l'ordre et aux agents de la police religieuse.
Pour la deuxième fois en un mois, Abdallah desserre les cordons de la bourse pour répondre à une demande sociale qui pourrait, à terme, déstabiliser le premier producteur mondial de pétrole, épargné jusque-là par les manifestations secouant le reste du monde arabe.
Dans un discours télévisé adressé - fait rarissime en Arabie - à ses 18 millions de sujets, le monarque, âgé de 87 ans, a ordonné la construction de 500 000 logements et la création de 60 000 postes au sein des forces de l'ordre. Parmi les autres décrets signés par le roi : un relèvement du salaire minimum à 800 dollars, une aide mensuelle aux chômeurs et la distribution de cadeaux en espèces.
Enfin, des fonds supplémentaires sont alloués à la police religieuse, la redoutée Moutawaa, en charge du strict respect de la tenue islamique en public. À travers «cette dernière décision, plutôt impopulaire, le roi remercie les religieux, qui ont récemment édicté une fatwa déclarant “haram” (non islamique, NDLR) toute manifestation», souligne un diplomate occidental.
Car le royaume, où tout rassemblement est strictement interdit, n'est pas épargné par les appels à davantage de démocratie. Si la manifestation prévue le 11 mars n'a pas rassemblé grand monde à Riyad, une seconde doit se tenir dimanche à l'appel des libéraux, qui ont exigé ces dernières semaines des réformes politiques.
Quarante-huit heures avant un nouveau rendez-vous redouté par le pouvoir, l'annonce de cet important paquet d'aides n'a rien de fortuit. Son coût de 70 milliards de dollars est deux fois plus élevé que les 35 milliards de dollars de subventions distribuées le 23 février, jour du retour du roi, à l'issue d'une hospitalisation de plusieurs mois à l'étranger. Mais «il n'est pas sûr que l'argent suffise», concède ce diplomate.
Ces dernières semaines, de petites manifestations, rapidement étouffées, ont éclaté dans les provinces orientales, où vit la minorité chiite - 20 % environ de la population - écartée de la manne pétrolière. Victimes de discriminations, les chiites saoudiens ont d'autant plus de raisons d'être en colère que leur pays a envoyé dimanche dernier plus d'un millier de soldats chez le voisin bahreïnien pour l'aider à contrer la contestation de la majorité chiite de l'archipel. Mais hier, le souverain a mis en garde «tous ceux qui envisageraient de porter atteinte » au royaume, une allusion claire aux visées de certains radicaux au sein de la communauté chiite.
Ces dernières années, le roi Abdallah a entrepris des réformes, en matière d'éducation, notamment. Mais sa volonté réformatrice est souvent contrée par l'appareil religieux, voire par certains membres de la famille royale, hostiles à toute ouverture. La distribution d'argent à la police religieuse et aux institutions islamiques pour construire des mosquées illustre, une fois encore, sa faible marge de manœuvre, alors que les incertitudes sur la succession entraînent une inertie dans la prise de décision, comme en témoigne l'absence de tout remaniement ministériel dans le discours du roi. Un remaniement pourtant annoncé à maintes reprises ces derniers mois.
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Quand l’oligarchie politico-financière pratique la discrimination positive, avec le concours de Pôle emploi
18/03/2011 12:48
Posté par Novopress dans Économie, France, Société le 11 mars 2011 |
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11/03/2011 – 19h00 RENNES (NOVOpress Breizh) – Les grands groupes industriels et commerciaux mettent en place la discrimination positive dans leur politique de recrutement. Avec le concours actif de Pôle emploi. La préférence étrangère avant la préférence nationale : une réalité en 2011. Jusqu’à quand ?
Claude Bébéar : l'inspirateur de la discrimination positive
En 2000, Claude Bébéar, président d’honneur d’Axa, homme clef du Medef, membre du Siècle, où il retrouve Martine Aubry et François Fillon entre autres dirigeants politiques, médiatiques et financiers, crée l’Institut Montaigne. Depuis 2004, ce dernier est mobilisé pour imposer une « Charte de la diversité » aux entreprises. Ce qui veut dire accorder la priorité dans le recrutement et les plans de carrière aux populations d’origine extra européenne au détriment du « mâle blanc », selon l’aveu même d’Anne Lauvergeon, la présidente d’ Areva (voir vidéo ci-dessous).
Ainsi à Rennes le groupe PSA, pour recruter 450 salariés en contrat à durée déterminée, a conclu un partenariat très particulier avec Pôle emploi et la FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion). Présidée par Gérard Mestrallet, le très sarkozyste PDG de GDF Suez, la FACE se définit elle-même comme un « acteur incontournable de l’inclusion sociale».Ce partenariat permet de réserver une partie des emplois à des personnes résidant dans les fameuses ZUS (zones urbaines sensibles) de Rennes. Le président de FACE d’Ile et Vilaine reconnait qu’il s’agit là « en quelque sorte de discrimination positive » semblant ignorer que le code du travail interdit toute sélection de candidats en fonction de leur domiciliation.
Anne Lauvergeon : « A compétences égales, eh bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de… Autre chose que le mâle blanc, pour être clair. » Voir vidéo ci-dessous.
De même, à Nantes l’intranet des salariés de Pôle Emploi titrait le 1er mars dernier « vite l’industrie recrute en Loire Atlantique » se félicitant avec raison du fait que ses entreprises « clientes » comme Airbus de Nantes et de Saint Nazaire connaissent une forte demande de recrutement. Pôle emploi va donc mettre en place différentes actions de reclassement pour les salariés « issus des filières industrielles en déclin ou d’autres secteurs pour influer sur les pratiques de recrutement du secteur industriel et pour augmenter la ‘diversité’. » Cette dernière formule n’est pas neutre car elle qualifie la politique de placement pratiquée depuis sa création en décembre 2008 par Pôle emploi. Son directeur a en effet multiplié avec les grandes fédérations professionnelles du MEDEF et certaines grandes entreprises de la distribution, des accords instituant la discrimination positive et la favorisation de la « diversité ».
L’accord signé en 2009 entre Pôle emploi et le groupe Carrefour est à cet effet particulièrement révélateur. Selon les termes de celui-ci Carrefour s’est engagé en matière de « diversité » en recrutant prioritairement des « jeunes » issus de quartiers et zones urbaines dites « sensibles » dans le cadre du plan « espoir banlieues » afin de « promouvoir la diversité dans ses équipes en recrutant davantage de candidats ciblés… et personnes appartenant à une ‘minorité visible’. » De son côté Pôle emploi « poursuivra sa lutte contre l’exclusion professionnelle et les discriminations en donnant accès à Carrefour à des profils ‘diversifiés’ » et proposera des ’ jeunes’ demandeurs d’emploi résidant en ZUS. » Chaque année les deux signataires ont convenu de faire un bilan « quantitatif et qualitatif » de ces actions en mesurant la part des publics cibles dans les recrutements effectués par Carrefour.
Aujourd’hui, les groupes Carrefour et Casino recrutent donc activement parmi les « minorités visibles ». Claude Bébéar et ses amis du MEDEF peuvent se féliciter de la réussite de leur projet. Mais les chômeurs de la « majorité invisible » resteront-ils longtemps « insensibles » à cette nouvelle forme d’exclusion ? On peut commencer à en douter.
[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://breizh.novopress.info/]
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"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa:Comment interpréter l’offensive diplomatique et médiatique anti-Kadhafi en faveur de rebelles, en partie Islamistes, mais qui ont déjà les faveurs d
18/03/2011 12:36
14:35 16/03/2011
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa
Le directeur de l’Institut du Proche-Orient, Evgueny Satanovsky à donné récemment une interview extrêmement intéressante sur la position que la Russie devrait selon lui adopter face aux révolutions dans le monde arabo-musulman. Cette interview mérite une place dans le panthéon du multilatéralisme et du non-interventionnisme.
Selon lui, ces mutations dont on ne peut pour l’instant réellement prédire l’évolution pourraient également s’étendre aux pays d’Afrique noire (car ceux-ci sont victimes des même maux et que leurs frontières issues de la décolonisation sont fragiles) mais également à certains pays d’Asie comme par exemple le Pakistan, par ailleurs doté de l’arme nucléaire.
Cette potentielle agitation pourrait donc entrainer une modification des frontières mais aussi des grands équilibres internationaux. La Russie, poursuit Evgueny Satanovsky devrait "s’abstenir d’intervenir et conserver son énergie et son argent sur son développement intérieur, et ne pas du tout rentrer dans une logique néo-soviétique d’investissement à perte". Il affirme que "la Russie devrait probablement imiter la Chine qui construit des routes et des chemins de fer sur son territoire et qui ne va au Proche-Orient et en Afrique qu’à la recherche des matières premières". Enfin rappelle t-il "beaucoup de régions russes en Sibérie et en Extrême-Orient ont un niveau de vie inférieur aux pays que la Russie pourrait être tentée d’aider".
Ces révolutions qui se déclenchent ci et là ne sont réellement pas toute de mêmes natures même si on peut leur trouver des points communs, le premier étant d’appartenir à ce grand moyen orient que l’administration Américaine en 2003 s’était juré de remodeler et transformer en une zone libre, comprenne qui pourra. Certes la plupart des pays concernés ont en général une situation interne propice à des explosions sociales mais on peut se poser la question de savoir comment interpréter l’offensive diplomatique et médiatique anti-Kadhafi en faveur de rebelles, en partie Islamistes, mais qui ont déjà les faveurs de Nicolas Sarkozy, de Bernard Henri Lévy et de quasiment toute la communauté internationale. Bien sur le colonel Kadhafi est loin d’être un grand démocrate et la Lybie loin d’être une social-démocratie à l’Européenne, mais la Libye n’a jamais adhéré à l’Islamisme radical global.
La révolution socialiste y a abouti à la constitution d’un régime qui n’est finalement pas le moins démocratique ni le plus pauvre de la région, et ce malgré 10 ans d’embargo, et un leader ennemi public de la communauté internationale. En 40 ans, la population libyenne à été multipliée par quatre, une classe moyenne éduquée à vu le jour, le taux d'analphabètes était en 2006 de 8% pour les hommes (contre 36% au Maroc et 16% en Tunisie) et 29% pour les femmes (contre 50% au Maroc et 36% en Tunisie). Enfin les droits des femmes y sont mieux défendus que dans nombre d’autres pays musulmans puisque elles sont actuellement majoritaires dans l’enseignement supérieur. Une leçon aux Ben-Ali et autres Moubarak, amis de la communauté internationale, de l’Occident et du FMI, mais incapables d’instaurer le moindre embryon de justice sociale et financière au sein de leurs sociétés.
J’ai brièvement expliqué dans ma précédente tribune le risque quasiment nul qu’une révolution à l’Egyptienne puisse survenir en Russie. Pour autant, la Russie reste très attentive aux derniers évènements, notamment en Libye. Les conséquences que la chute du régime Libyen, souhaitée hâtivement par les Occidentaux, France en tête, auraient par ricochet sur la Russie sont en effet assez importantes. Bien sur depuis le début des évènements dans le monde arabe la Russie profite de la hausse du prix du pétrole qui lui permet de réduire fortement son déficit budgétaire mais également de consolider ses réserves financières. En outre, et peut être surtout, la Russie apparait désormais (et il était temps) à l’Union européenne comme un fournisseur stable et apte à compenser le manque libyen.
L’analyste Dmitri Babitch à même souligné que la crise libyenne était d’ailleurs devenue le catalyseur des bonnes relations Russie/UE. Néanmoins cette dépendance confortable et accrue envers l’or noir ne va pas dans le sens voulu par les autorités russes. La Russie souhaite en effet réorganiser et renforcer son industrie et ne souhaite pas s’installer seulement dans la rente pétrolière. Rappelons-nous également que la dernière flambée excessive des prix du pétrole en aout 2008 avait mené (plus ou moins directement) à l’implosion financière mondiale qui a fait tant de mal à l’économie russe. Enfin, les pertes économiques qui pourraient résulter d’un remplacement de Kadhafi ou d’une dislocation à la Yougoslave de la Libye pourraient faire perdre à la Russie des milliards de dollars, que l’on pense aux contrats en cours de vente d’armes, d’extraction de pétrole, de constructions d’installations énergétiques ou hydrotechniques, ou de l’immense projet par les chemins de fers russe de construction d’un réseau ferré à travers tout le pays.
Les évènements en Libye restent donc aujourd’hui l’équation la plus incertaine pour la Russie. Ce qui justifie les positions neutres et non interventionnistes russes, cherchant sans doute un statuquo. C’est peut être pour cette raison que Kadhafi, après avoir joué la carte du Panarabisme, du Panafricanisme, puis la carte d’un rapprochement désordonné avec l’Occident, vient de sortir un joker BRIC en appelant très récemment la Russie, la Chine et l’Inde à investir en Libye. Il est également possible que si les contestations venaient à se généraliser et s’étendre, le Caucase, voir l’Asie centrale pourraient être touchés par ces "agitations non violentes". Pas plus tard que avant-hier, l’Azerbaïdjan a par exemple connu sa première manifestation Facebook.
Bien sur il est possible que ces révolutions entrainent également la chute de régimes plutôt hostiles à la Russie comme en Géorgie, mais pour autant l’instabilité de son étranger proche n’a jamais contribué à sa sérénité intérieure, surtout à la veille d’élections. Evgueny Satanovsky pense lui que "la boite de Pandore est ouverte, et qu’on verra ce qui va en sortir". Une chose est certaine, la Libye pourrait marquer un coup d’arrêt à ces mouvements de protestations si Kadhafi arrivait à restaurer l’ordre et écraser la rébellion, ou les accélérer dans le cas contraire.
La disparition des "dictateurs" a déclenché un courant d’enthousiasme dans de nombreux pays occidentaux, qui comprennent mal l’attitude prudente de la Russie. Il suffit pourtant de regarder le prix de l’essence à la pompe pour comprendre ce qui se passe. Si d’autres producteurs de pétrole sont déstabilisés, notamment dans le golfe arabo-persique, c’est la faible croissance économique des USA et de l’Europe occidentale qui sera menacée en premier.
"Un autre regard sur la Russie": Le rôle de la Russie dans la journée de la femme
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* Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".
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Pendant qu'un "miles gloriosus" nous empêtre en Lybie :Seine-Saint-Denis : nouvelle fusillade sur fond de trafic de drogue
18/03/2011 12:33
Posté par Novopress dans France, Société le 17 mars 2011 |
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19/03/11 – 23h00 PARIS (NOVOpress) – Trois individus de 18 ans à 26 ans ont été blessés par balles rue Charles-Schmidt, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) , hier en fin d’après-midi.
Un périmètre de sécurité a empêché la circulation des piétons comme des voitures ou des bus, le temps que Samu et pompiers interviennent. Les trois victimes ont été atteintes à la jambe, pour deux d’entre elles, et à la main pour la troisième. Leurs jours ne sont pas en danger. Deux personnes ont été interpellées hier soir et confiées à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, chargée de l’enquête.
Pour les riverains, aucun doute, ces tirs à balles réelles sont forcément le fruit du trafic de drogue : « On les voit, ils dealent et ce n’est pas la première fois qu’on entend des coups de feu », explique une habitante, accablée et excédée.
[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://paris.novopress.info/]
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Crapulistan:Radioscopie des 480 bandes qui sévissent en France (au lieu de s'empêtrer en Lybie ,que font nos "élites"...)
18/03/2011 12:29
Radioscopie des 480 bandes qui sévissent en France
L'année dernière, 438 mineurs ont été interpellés par la police. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP
Elles seraient deux fois plus nombreuses qu'en 2008. Constituées de 15 à 20 jeunes, les bandes défendent un territoire et s'agressent pour des motifs futiles.
Ce ne sont ni les gangs armés de Harlem ni ceux du Bronx de jadis. Mais leur inexorable montée en puissance et leurs indicibles bouffées de violence ont suffi à en faire une cible prioritaire du ministère de l'Intérieur. Selon un bilan de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) porté à la connaissance du Figaro, pas moins de 480 bandes actives écument l'ensemble du territoire. Soit le double de ce qu'avait observé la très discrète section «dérives urbaines» en septembre 2008, lorsqu'elle s'était mise à défricher cet univers méconnu.
«Articulées autour d'un noyau de trois ou quatre individus, ces structures mouvantes sont composées de quinze à vingt personnes, observe le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, sous-directeur de l'Information générale (ex-Renseignements généraux). En général, le ciment du groupe est territorial, que ce soit la cité mais aussi une grande tour, voire une simple cage d'escalier…»
1096 individus interpellés, dont 438 mineurs
Leurs membres, qui n'affichent aucun signe d'appartenance pour ne pas attirer l'attention de la police, s'agrègent dans une moindre mesure autour d'établissements scolaires et de centres commerciaux. En rajoutant la mouvance des «occasionnels qui se réunissent ponctuellement dans 120 groupes de circonstances à l'occasion d'une rumeur, d'un incident quelconque avec un vigile ou une patrouille», les services spécialisés estiment à 10.000 le nombre d'aficionados composant les bandes en France. L'année dernière, ils en ont interpellé 1096, dont 438 mineurs. Les plus jeunes ayant quatorze ans à peine. Impliquées dans des trafics de drogues et des petits recels dans 75% des cas et composées de filles uniquement pour 2,5% d'entre elles, les bandes passent à l'action sur la voie publique, au hasard des rencontres et pour des motifs insignifiants.
«Un simple vol de casquette ou une histoire de cœur suffit pour que l'on sorte les couteaux, déplore un officier. Les motifs des agressions et des affrontements sont aussi futiles qu'irrationnels. Quand on fait des prisonniers, rares sont ceux qui parviennent à expliquer les déchaînements de violence. Récemment, une personne a été lardée de neuf coups de couteau dans un escalator pour un simple regard de travers.» Les incidents les plus graves n'éclatent pas forcément dans les grandes métropoles. Ainsi, fin janvier, à Villeneuve-sur-Lot, deux bandes rivales se sont affrontées à l'arme blanche au cours d'une invraisemblable rixe. Trois protagonistes, dont l'un poignardé à mort, avaient été relevés sur le champ de bataille.
Un simple regard de travers
«En général, les belligérants s'arrangent pour emporter leurs blessés avant l'arrivée des collègues», constate un policier. Quelques mois auparavant, là encore, un simple regard de travers et une insulte avaient coûté la vie à un Antillais de 19 ans, tué à l'arme blanche en plein cœur du vieux Millau (Aveyron).
En région parisienne, où un plan antibandes a été déclenché depuis le 1er juillet dernier par le préfet de police Michel Gaudin, 154 voyous gravitant dans des «gangs» ont été appréhendés pour le seul mois de février dernier. Au sein de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), une trentaine de policiers spécialisés passent au crible 78 bandes, dont 23 sont enracinées dans la capitale et cinq classées comme «cibles prioritaires». Parmi elles, le gang des «Candy shop» et sa centaine d'adolescents soudés par la culture «gangsta rap» convergeant de toute la banlieue vers la gare du Nord ou le forum des Halles pour chercher la bagarre.
Des adolescents en rupture avec leur entourage
En juin dernier, ces voyous s'en étaient pris à un sourd-muet parce que ce dernier n'avait pas compris qu'on lui demandait une cigarette… «Faites de bric et de broc, dépourvues de leader véritable, ces bandes sont composées d'adolescents désœuvrés et en rupture avec leur entourage, précise le commissaire divisionnaire Stéphane Gouaud, patron du service de l'investigation transversale (SIT). Complètement immatures, les jeunes ne mesurent jamais les conséquences des blessures qu'ils occasionnent. Nous sommes loin des caïds.»
Actuellement, les bandes tamoules des Red Boys, des Viluthus ou des Sathanai qui hantent le Xe arrondissement sont aussi dans le collimateur de la police. Leurs adeptes, très alcoolisés versent désormais dans l'ultraviolence. Début mars, le corps sans vie d'un Sri-Lankais de 26 ans a été retrouvé après une rixe à La Courneuve, la tête et le visage partiellement fendu en deux. Et les deux mains tranchées par une hache ou un sabre.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/03/17/01016-20110317ARTFIG00779-radioscopie-des-480-bandes-qui-sevissent-en-france.php
LIRE AUSSI :
» Trois suspects écroués après la rixe de Villeneuve-sur-Lot
» Doubs: rixe entre 2 bandes, 1 blessé
» Couvre-feu pour les mineurs de Gennevilliers et d'Asnières
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Quid de la thèse de mercenaires israéliens, coté Kadhafi ?
18/03/2011 10:40
Libye entre retour à la normale et internalisation
Q – Où en est-on, aujourd'hui en Libye ?
Jacques Borde – Aussi bizarre que cela puisse paraître : entre un retour à la normale, sous le contrôle de l'administration Kadhafi, et un risque d'internationalisation. Retour à la normale dans la mesure où Kadhafi reprend progressivement la main, je développerai, par la suite. Et un risque réel d'internationalisation du conflit..
Q – comment expliquez vous ce risque ?
Jacques Borde – Oh ! Essentiellement en raison de l’incommensurable étroitesse de vue géopolitique des acteurs français du dossier. Nicolas Sarkozy et son chef de l'adiplomatie, Alain Juppé, pour que les choses soient claires. Le premier se prenant pour un mix de Jules Ferry et de Lyautey, le second, rêvant de briller internationalement comme l'avait fait Dominique Galouzeau de Villepin, sur le dossier irakien.
Q – En somme, vous regrettez Villepin ?
Jacques Borde – Absolument pas ! Villepin a toujours été creux, au plan international. Y compris lors de son discours devant le Conseil de Sécurité. Prestation sans grand intérêt qui ne sera suivi d'aucun geste fort, notamment vis-à-vis du peuple irakien qui, à l'époque, était victime d'un blocus génocidaire qui a fait, je vous le rappelle, un million et demi de victimes civiles innocentes (dont plus de cinq cent mille enfants). Vous comprendrez pourquoi je me méfie des pulsions interventionnistes de certains. Or, Paris, Chirac et Villepin regnante, n'a jamais tenté d'interrompre la participation de la France à ce génocide. Seule, la participation des ailes françaises à la No Fly Zone (NFZ) au-dessus de l'Irak fut partiellement allégée. Pour cette raison, je suis également opposé à la plus petite NFZ au-dessus de la Libye. On sait comment ça commencera : pas de vols militaires, puis, pas de vols du tout. Y compris sanitaires. Avec, à la clé – un jour ou l'autre, si la crise devait perdurer, ce qui ne semble pas être le cas – des dommages collatéraux tuant, de plus en plus, de civils innocents...
Q – Sarkozy se trompe, selon vous ?
Jacques Borde – Il s'égare. D'ailleurs, vous aurez noté qu'il n'a pas été suivi par le reste des Européens, qui ont su raison garder. Du genre : « Cause toujours, on en reparlera dans quelques semaines ». Lorsque, tout sera réglé ou en passe de l'être. La mine enjouée d'Angela Merkel en disait plus qu'un long discours sur le peu de cas qu'elle compte faire des propositions belliqueuses du locataire de l’Élysée. En fait, seuls les Britanniques – qui ont joué, dès le début, la carte des insurgés, dans ce qui s'apparente plus à un coup d’État de putschistes minoritaires qu'à une véritable révolution populaire – font mine de suivre Sarkozy, en lui laissant occuper, à leur place, le rôle du petit roquet détestable au possible...
Q – Où se situe de le risque, alors ?
Jacques Borde – Dans la capacité de nuisance de Sarkozy lui-même. Tout de même, chef de l’État et des... armées. Le problème de Sarkozy est double. Il y a son (maigre) bagage intellectuel et son ego démesuré. Gépolitiquement parlant, Sarkozy n'est pas grand-chose au niveau du discours. C'est un pragmatique et un animal politique, plutôt doué. Pour le reste, il puise son inspiration autant à droite qu'à gauche dans des images d’Épinal qui lui servent de bagage géopolitique. C'est-à-dire, peu de choses. Il a souvent émaillé ses propos de références à Jules Ferry. Homme de gauche certes, mais fondateur de la vulgate du colonial-socialisme français. S’exprimant à la Chambre des Députés, Jules Ferry affirmait : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ». Et Léon Blum, autre personnalité de gauche qu'admire le chef de l’État, proclamait, encore plus près de nous, le 9 juillet 1925 dans (décidément) la même enceinte, « le droit et le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ». Mélangez-moi ça à quelques pages de De Gaulle mal comprises, au souvenir brumeux de Lyautey, et vous obtenez de la bouillie pour chat...
Q – Mais, il y a tout de même des personnes pour le conseiller ?
Jacques Borde – Qui ? À la demande de Juppé – qui avait peur que l'homme, trop intelligent, prenne le pas sur lui – a demandé et obtenu que Jean-David Levitte soit remercié. Pierre Lellouche, l'un des meilleurs connaisseurs européens des questions de Défense n'a plus l'oreille du chef de l’État qu'au coup à coup. Comprenez-bien : que les choix géopolitiques de l’Élysée ne correspondent pas à mes vues, en tant que démocrate, c'est OK pour moi. Que la géopolitique de la France soit gérée par des incapables, des fumistes et des ignorants, là c'est plus grave...
Q – Selon-vous sur le dossier libyen, Sarkozy n'a écouté personne ?
Jacques Borde – Si, hélas ! Bernard-Henry Lévy. Autrement dit, un individu trouble dont les compétences en matière de relations internationales sont biaisées, parcellaires et vagues. BHL, je vous le rappelle est un essayiste, un pamphlétaire, un philosophe – d'ailleurs, j'en profite, au passage, pour lancer un appel : où puis-je consulter les mémoires et thèses qui fondent le statut « philosophique » de M. Lévy ? – mais en rien un géopolitologue, un hoplomaque, ni même quoi que ce soit d'autre. Avoir un avis sur tout ne fait pas de vous un spécialiste d'une chose précise. À la rigueur un – mais assez mauvais – journaliste. Rien, en tout cas, qui le fonde à conseiller ainsi le chef de l’État sur sa politique étrangère. Quelque part, BHL, ça serait une sorte de boussole indiquant le...Sud. En clair, ne JAMAIS le suivre là où il vous dit d'aller...
Q – Et sur la Libye ?
Jacques Borde – Sur la Libye, ce serait donc BHL, qui, de passage à Benghazi, aurait fortement conseillé au président français de recevoir les représentants du comité Thédodule local. Puis d'en faire les représentants « légitimes » (sic) du peuple libyen et, de prôner, dans la foulée, des frappes aériennes. Le problème, c'est que BHL n'a aucun bagage intellectuel, militaire, paramilitaire, scolaire, universitaire qui fasse de lui un spécialiste de la Méditerranée, de la Libye ou des questions stratégiques. C'est un phénomène typiquement français : contrairement aux Anglo-Saxons, nous n'avons pas (ou peu) de spécialistes, qui, de toute manière, sont bien moins écoutés que nos « intellectuels ». Ce qu'est, je le reconnais volontiers, M. Lévy. Or, c'est quoi un « intellectuel » ? En fait, quelqu'un qui a son avis sur tout, à commencer par les sujets qui dépassent totalement ses compétences généralement limitées. Vous connaissez l'adage sur la culture : « moins on en a, plus on l'étale ». Nos intellos, c'est du pareil au même : ils ne savent rien, ou pas grand-chose, mais ont un avis sur tout : le Darfour, la Libye, le Timor, le nucléaire, la fonte des glaces, le numérique, etc. Et, le pire c'est qu'il faut les écouter...
Q – Donc l'avis de BHL c'est cette bouillie pour chat dont vous nous parliez ?
Jacques Borde – C'est une opinion. Pourquoi pas ? C'est le droit de tout un chacun d'avoir son avis sur les sujets du moment. Mais de là, à avoir l'oreille du chef de l’État et des armées sur nos Opex futures ! Et si, même hypothétiquement, je vous disais que l'Otan va fonder sa stratégie sur le SEUL avis d'Amélie Nothomb, romancière brillante au demeurant, avant de tapisser de bombes Tripoli ou Abidjan, vous réagiriez comment ?
Q – Comment expliquez-vous cet égarement français ?
Jacques Borde – La praxis, permanente, depuis Chirac, pour nos dirigeants de s'entourer de personnalités dont ils savent n'avoir rien à craindre. D'une poignée d'intellos de cour, et de seconds couteaux, ternes, peu compétents mais obéissants (mais pas assez courageux pour dire la vérité au grand homme). Puis les places qu'on distribue en fonction des arrangements politiques. Avec Mitterrand, c'était différend. On a eu Dumas et Védrine aux Affaires étrangères. Et brièvement Michel Jobert ! Avec Sarkozy : Kouchner, MAM, Juppé. Et je ne vous parle pas de la Défense – Morin, gentil garçon qui n'y connaissait rien, maintenant Juppé – tout ça, en laissant Pierre Lellouche sur la touche. Affligeant...
Q – Vous citez souvent Pierre Lellouche. Vous en pensez beaucoup de bien, apparemment ?
Jacques Borde – Oui. Lisez son rapport sur les armes de destruction massives, vous m'en direz des nouvelles. Je l'ai vu en conférence de presse, travaillé au corps par de VRAIS spécialistes des questions de Défense... Brillantissime ! Le fait que Nicolas Sarkozy (dont Lellouche partage pourtant une large part des engagements) ne l'a jamais promu à la Défense, ou aux Affaires étrangères, restera une des questions sans réponse qui me troublera toujours sur le mandat de ce président. Mais qu'y puis-je ?
Q – Avec Lellouche, ça aura été différent ?
Jacques Borde – je ne peux pas juger des idées de Pierre Lellouche sur le dossier libyen. N'ayant rien eu à me mette sous la dent à ce sujet. Ce dont je suis certain, c'est que sa conduite des opérations aurait été professionnelle, rigoureuse et terriblement efficace. S'il fallait me lancer dans un kriegspiel, jeu de rôle ou wargame, avec la Libye comme théâtre d'opération, je ne jouerais pas la partie aux côtés des Kadhafi si Lellouche se trouvait de l'autre côté de la table. Fort heureusement pour eux, ça n'est pas le cas, dans la réalité...
Q – Donc Kadhafi est en train de gagner ?
Jacques Borde – Oui.
Q – Des raisons que cela change ?
Jacques Borde – Sans intervention extérieure, non ! Apparemment, comme le font les armées modernes en Opex, Kadhafi a constitué des task forces (une à quatre sans doute) regroupant ses troupes les plus expérimentées. Celles-ci ont reçu mandat de liquider les poches adverses, patiemment, une à une. Apparemment, cela se fait, pour l'instant, sans excès, sans débordements sur une population civile qui, de toute façon, se tenait à l'écart de l'agitation – conduite, on s'en rend de plus en plus compte avec le retour au calme, par des agitateurs instrumentalisés et des opportunistes – attendant simplement le retour au calme et au statu quo ante. Visiblement, les forces en présence ne sont pas très nombreuses. Et, les pertes journalières peu élevées. Internationalement, acceptables, en tout cas. On ne nous rejoue, ni d'un côté ni de l'autre, ni Stalingrad ni même Grozny !
Q – Quid de la thèse de mercenaires israéliens, coté Kadhafi ?
Jacques Borde – J'ai lui quelque chose allant dans ce sens sous la plume de Thierry Meyssan. Mais je n'ai pas creusé le sujet. Mais sérieusement, je ne voudrais pas sombrer dans la théorie du complot. Au vu des images, ce qu'on nous donne à voir sont des unités régulières... libyennes mettant en œuvre des matériels, essentiellement d'origine soviétique et russe, qui sont ceux en dotation depuis des décennies dans l'inventaire militaire local. À en juger de ce qui nous est donné à voir des tactiques sur le terrain : cela reste de l'école soviétique classique. Rien de bien « israélien ». Quant au fait de que des Sociétés militaires privées israéliennes (SMP) aient cherché (et, le cas échéant réussi) à se placer. Quoi de plus normal. Le terrain correspond parfaitement à leur expertise. En revanche, cette expertise n'apparait guère sur les images. Tout reste très rustique et très « écoles de guerre russes ». Pour ce qu'on en voit, bien sûr...
Q – Que pensez-vous des insurgés ?
Jacques Borde – Oh, pas grand-chose. Une certaine motivation, beaucoup d'agitation, d'opportunisme, je vous l'ai dit, et très peu de professionnalisme et de résultats... Leur problème est que, désormais, ils ont en face d'eux de véritables professionnels avec du VRAI matériel. Les antiques T-55 ont laissé la place à des T-72 et T-80. Les forces régulières se mettent à aligner des ZSU-23 Shilka. Redoutables en combat urbain (et très russe comme modus operandi). En revanche, le reste est classique : armement léger à base d'AK, RPK. Mais, les Libyens ne semblent pas adopter les techniques de combat nées lors des batailles de Grozny. Par exemple, on ne voit pas de fantassins suréquipés de RPG, utilisés à outrance pour nettoyer les positions adverses. Les insurgés, a contrario, sont équipés de bric et de broc et ne semblent même pas capables d'utiliser leurs FAL, une arme remarquable, comme de véritables battle rifles (comme les Marines US le font avec leur M14 en Irak et en Afghanistan), font beaucoup de bruits, mais s'accrochent assez peu au terrain. Être Boïviki [combattant tchétchène, NdlR] se s'improvise pas... Quant à l'aviation, les images montrent des Su-22 Fitter et Su-24 Fencer de plus en plus précis, face une défense antiaérienne au comble de l'inefficacité tactique.
Q – Cela devrait durer longtemps selon-vous ?
Jacques Borde – Si Kadhafi ne commet pas l'erreur de massacres à grande échelles de nature à provoquer une intervention extérieure – et, au train où vont les choses, patiemment et méthodiquement – quelques semaines, au plus. Probablement, AVANT la prochaine réunion européenne sur le sujet. Le gros problème va être Benghazi. Mais une bonne stratégie d'encerclement, et un siège en règle, à la soviétique, devrait régler définitivement le problème.
Q – Un siège à la Grozny ?
Jacques Borde – Même pas. Les insurgés (ni d'ailleurs les forces régulières) n'ont ni les moyens humains et encore moins matériels de nous faire un remake, même à échelle réduite, des batailles de Grozny.
Q – Et, au plan international ?
Jacques Borde – Arrêtons de nous faire des films. En dépit de l'onanisme médiatique de nos intellos parisiens, qui a vraiment envie de mourir pour Benghazi ? Certainement pas eux (et probablement pas les insurgés). Leur genre c'est plutôt : « Armons nous et partez ». Le seul problème, c'est que cette fois, personne n'a envie d'y aller. Il ne suffit pas de savoir tenir un stylo pour être Malraux. Tant mieux.
Pour finir, deux points positifs de cette affaire :
1. Elle aura permis à Seif el-Islam de s'affirmer, et de faire ses preuves comme homme d’État. Au pied du mur, il s'est révélé comme compétent, efficace et... mesuré.
2. L’État libyen qui, de toujours, montrait de grandes failles en terme de fonctionnement s'est réveillé et a su faire preuve d'une réactivité inattendue face à une crise grave. Apparemment, pour la Jamahiriya, les temps de l'amateurisme et d'une certaine nonchalance (même si elle faisait partie de ses charmes) appartiennent désormais au passé. Tant mieux pour la Libye et les Libyens... http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFppplEVZlxHiZFiTk.shtml
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Selon l'Onu si sélectif...Abidjan : le camp Gbagbo s’est illustré, 30 morts après des tirs à l’arme lourde sur un marché
18/03/2011 10:34
30 morts, selon l’ONU, c’est le bilan d’une attaque à l’arme lourde, commise par les fidèles de Gbagbo, hier, à Abobo à Abidjan.
C’est près de 500 morts depuis le depuis des exactions en décembre dernier. Alors guerre civile ou pas guerre civile ? Qu’attend la communauté internationale pour intervenir alors que les moyens diplomatiques et autres restrictions échouent jour après jour ? La glissade dans la guerre civile n’est plus une perspective mais bien une triste réalité. Les forces de Gbagbo ont « simplement » tiré à l’arme lourde sur un marché, des civils, une trentaine, faisant pacifiquement leur emplettes ont été tués et on déplore autant de blessés graves.
Alors ? Alors on s’indigne et on lance un communiqué contenant un avertissement à des tueurs qui se moquent bien de ces communiqués vides d’action. Que font les 10.000 soldats de l’ONU sur place ?
Ils circulent mais ne s’interposent pas entre les forces antagonistes ivoiriennes alors qu’ils ont pour mission de protéger les civils avec libre intervention de la force à condition qu’elle soit utilisée dans un protocole bien défini de protection de la population. En attendant, les gens fuient les zones des violences.
A.C.
http://www.armees.com/info/actualites/abidjan-le-camp-gbagbo-s-est-illustre-30-morts-apres-des-tirs-a-l-arme-lourde-sur-un-marche,39725.html
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