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Entre Chirac et Sarkozy, la haine... du partage des commissions par Morice sur Agoravox
10/03/2011 06:25
Entre Chirac et Sarkozy, la haine... du partage des commissions
Il est évident que sous les sourires de circonstance, on a affaire avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy à deux bêtes politiques prêtes à tout pour y arriver. L'un a trahi le gaullisme pour y parvenir, l'autre a fait un hold-up organisé avec quelques députés pour s'emparer du parti du premier. Entre les deux, ce n'est pas le parfait amour, loin de là. Pour la bonne et simple raison que nos deux utilisateurs de fauteuil présidentiel se sont écharpés à plusieurs reprises sur des histoires de gros sous. En France, c'est comme aux Etats-Unis désormais : pour faire campagne présidentielle, il faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Si Jean-Marie LePen avait trouvé un moyen efficace de s'en procurer (tenir la main d'un mourant et lui faire signer sept versions successives de l'héritage, chacune l'avantageant davantage !), nos deux lascars ont dû faire preuve d'imagination pour remplir leurs caisses de campagne. Retour sur un de ces épisodes particuliers de cette rivalité toute financière entre les deux hommes...
La "méthode Chirac", en politique, a fait des émules évidents en la personne de Sarkozy : trahir ses propres troupes, faire des coups d'état au sein même de son parti... et le financer de façon douteuse, voilà qui résume la carrière du précédent président, mais aussi celle de son successeur. Chirac, on l'a dit, avait berné l'UDR de Chaban et avait réussi surtout à partir avec la caisse de son parti. C'est aussi Chirac qui avait commencé à tisser des liens avec Khadafi et même Saddam Hussein : tout le monde se souvient de cette photo des deux protagonistes visitant Cadarache. Derrière les contrats, il y avait Dassault et ses avions : des Mirages F1 que les deux pays achèteront (pour Khadafi, la France venait juste de finir de les retaper- un contrat de "refurb" signé par Michèle Alliot Marie, chiraquienne en diable- quand ils se sont échappés vers Malte). Des avions, c'est-à-dire des sommes énormes à dépenser et des commissions a verser à la clé ! Au départ, Saddam commendera 16 F1EQ et 4 F1BQ, mais les fournitures finales se chiffreront à 90 appareils, plus 25 autres ajoutés en 1985. Le premier exemplaire avait été livré le 29 janvier 1981, et donc avant l'élection de Mitterrand du 10 mai : là c'était Giscard qui remplissait sa tirelire, cette fois sans De Broglie (voir l'épisode précédent)
La leçon a bien été retenue par son successeur. Le gag, en effet, c'est que 30 ans après, tenez vous bien, la France vient juste de reproposer les mêmes Mirages à l'Irak... (on a la bonne méthode, il paraît, pour convaincre les acheteurs !) et devinez qui en a fait la déclaration officielle ? Vous avez deviné, c'est notre "slipocrate" comme l'a moqué le Canard Enchaîné, le "petit arabe" de Sarkozy (qui le surnomme ainsi paraît-il !) : l'ineffable Boris Boillon ! "l'Irak doit protéger sa souveraineté et pour ce faire, la France a proposé de vendre 18 Mirage F1 rétrofités qui peuvent être livrés dès la fin 2011 et immédiatement opérationnels, car beaucoup de pilotes irakiens ont été entraînés dans le passé sur ce type d'appareil", avait-il dit sans sourciller du haut de sa morgue bien connue. Le prix annoncé étant d'un milliard de dollars. "Ce prix modeste n'obèrera pas la capacité financière de Bagdad d'acheter des F-16 américains (...). Cette vente s'inscrit dans la cadre d'une proposition sur un plan global militaire aérien que la France a soumis à ce pays". Boillon rêve éveillé, comme son président : le F1 qu'il annonce revient donc à 55 millions de dollars pièce. Les roumains, dernièrement, ont acheté leurs F-16 (d'occasion) pour 1 milliard aussi, mais pour 6 appareils de plus ! Les américains annoncent leurs Hornets aux brésiliens à 5,7 milliards contre 6,2 pour le Rafale...et de toute façon ; ce n'est pas pour cette année ! Et les irakiens, leurs Mirages, ils les ont déjà payés !
Car ce qu'avait oublié aussi Boillon, qui ne doit pas suivre de très près les événements historiques, c'est que suite à l'embargo décrété, tous les Mirages n'avaient pas été livrés : les 25 derniers n'avaient tout simplement pas été fournis. Mais avaient été cependant dûment payés par l'Irak... qui, en février 2010, réclamait tout simplement... leur livraison : le "slipocrate" a-t-il tenté de présenter les choses autrement en parlant de vente, alors qu'il s'agirait en quelque sorte d'une.... restitution ? Et Boillon sait-il au moins où sont passés les 651 millions d'euros qu'avaient versé les irakiens ? Son mentor doit le savoir, lui.... Le ministre de la défense du moment était alors Robert Galley, mari de la fille du maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque, qui deviendra ensuite, comme par hasard... trésorier du RPR fondé par Jacques Chirac ! Des irakiens qui avaient hérité aussi de cinq Super Etendards lanceurs d'Exocet, vus ici à Landivisiau en 1983, et fournis ("prêtés") cette fois par le gouvernement de Mitterand sous le nom de code d'opération "Sucre". Un de ces engins attaquera un navire américain, l'USS Stark, ou plus exactement un Falcon 50 spécialement modifié par Dassault (avec un radar Cyrano IV à bord) pour en emporter deux Exocets, les pilotes irakiens semblant avoir du mal à maîtriser l'Etendard. Plusieurs tankers ; dont le grec, Filikon L, feront aussi les frais d'une attaque, cette fois à l'Etendard, ravitaillé en vol par un Mirage F1 EQ-5, nouvellement arrivé, équipé du même radar que le Falcon (et du même nez !) qui tirera lui-même les missiles après (*) !
Le parti de Jacques Chirac s'est donc ainsi financé, mais aussi avec d'autres moyens encore. Chaque parti ayant sa méthode particulière, dénoncée bien entendu à chaque occasion par le parti concurrent. Laissons donc le chroniqueur mondain Eric Zemmour (et oui, il n'a pas été que polémiste raciste !) raconter la méthode, après avoir cité les diamants de Bokassa et l'affaire Urba : "Le RPR connaîtra la même mésaventure avec l’affaire Poullain, promoteur immobilier du quartier de la Défense. Les chiraquiens ont toujours soupçonné le ministre du Budget d’Edouard Balladur en 1993, un certain Nicolas Sarkozy, d’avoir transmis le dossier au parquet de Créteil, pour ruiner les chances présidentielles du président du RPR, Jacques Chirac. Mais la machine s’emballera. Pasqua, passé dans le camp balladurien, sera atteint. Il tentera de se défendre en intimidant le juge. C’est l’affaire Schuller-Maréchal. Qui se retournera contre Balladur. Pendant que Bernadette Chirac elle-même sera atteinte par une affaire de revente de terrains à la mairie de Paris. Où les chiraquiens voient encore la main de Sarkozy". Bref, en 1994, le ton est sérieusement monté entre les deux rivaux... qui utilisent les mêmes procédés, et tentent de se détruire mutuellement : un gâteau qui se réduit avec les nouvelles lois à venir sur le financement des partis, et les parts deviennent plus difficiles à conquérir. Un gâteau qui offre encore des "frais de bouche" assez conséquents à un Jacques Chirac, comme le révèle le Canard Enchaîné, devenu plus tard un livre signé Alain Riou : "14 millions de francs de "frais de bouche" dépensés par les époux Chirac de 1987 à 1995 dans leur logement de fonction", ce n'est pas rien... payé par le contribuable parisien ! L'affaire sera enterrée en 2005. Pour prescription !
Un gâteau qui pour Chirac demeure en effet suffisamment vaste : "Du temps de Chirac, dans les années 1980 et jusqu'au début des années 1990, la Ville de Paris présentait un budget excédentaire d'un milliard de Francs par an. Un milliard. C'était un milliard d'argent de poche pour le maire Chirac, et comme celui-ci est d'un naturel empathique, il n'hésitait pas à en faire profiter des quantités de gens : électeurs de Corrèze, journalistes, réseaux divers, barbouzes de tous échelons, communautés, fils de, cadres sportifs, trouvaient des emplois pas toujours douteux auprès de la Ville," peut-on lire ici-même. Un gâteau qui continue à être exploité par l'adversaire, selon les méthodes débutées par De Broglie (voir notre épisode précédent). Le gouvernement d'Edouard Balladur, sous la cohabitation, donc, réusissant à conclure des contrats militaires juteux, le principe des commissions, que le gouvernement précédent a utilisé avec les Frégates de Taïwan, et où beaucoup de morts on jonché l'enquête qui a suivi leur conclusion, le même procédé dit de "rétro-commission". Pour résumer, on accorde à des intermédiaires bien placés de juteuses commissions, qui acceptent en retour d'en verser une partie à celui qui est à l'origine du contrat. Or depuis la loi du 29 septembre 2000, il est interdit aux sociétés françaises de verser des commissions à des agents publics étrangers pour les inciter à signer des contrats, de telles pratiques étant alors automatiquement assimilées à de la corruption pure et simple. Et l'enquête à démontré que les paiements, notamment à la société Heine, qui a servi d'écran, se sont étalés jusque 2004 au moins. Et le dernier sous-marin ; construit lui aussi sur place (seul le premier a été construit en France), a été livré... en 2008 seulement !
Sous Balladur, on ne va pas y aller de main morte, avec cette méthode de mafieux. Les ventes de sous-marins au Pakistan rapportent, visiblement. Les trois sous-marins de type « Agosta » vendus sont réglés par un montant total de 5 415 millions de francs de l'époque (826 M€), via l'accord conclu le 21 septembre 1994 (**), avec à la clé des paiements en sous-main : "tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord », raconte dimanche au Parisien un ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi.« En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...) cela pouvait aller de 100.000 à 500.000 F maximum (15.000 à 75.000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas contenir plus », se souvient Alexandre Galdin, 43 ans, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke"nous dit la presse. Derrière le contrat il y a "l'activisme" d'un François Léotard, raconte Jean Guisnel, lui aussi journaliste au Point.
L'enjeu ne porte pas que sur les sous-marins. Deux autres contrats seront signés, dont celui, "abracadabrantesque", pour l'achat de drones israéliens, des RQ-5 Hunter acheté à Israel Aircraft Industries (IAI). L'engin, qui a volé pour la première fois en février 1994 sera une catastrophe en opérations : plusieurs (7 exactement) seront perdus lors de crashs. Sa maintenance est un cauchemar : toutes les 25 heures de vol il est bon pour la révision complète et ses deux moteurs, au départ des Moto Guzzi bicylindres, ne tiennent qu'une centaine d'heures maxi ! (***). La bagatelle de 62 engins, pourtant construits et achetés par les Etats-Unis, resteront cloués définitivement au sol : personne n'en voulait plus. On a ressortira quelques uns pourtant pour le Kosovo, où trois seront abattus par des missiles Strella. Un achat donc plutôt... étrange (sa chaîne de production sera arrêtée dès 1996, soit trois ans AVANT son arrivée en France, qui reçoit donc ceux qui avaient été mis sous cocons comme invendus !) : "Les drones Hunter étaient destinés à la toute nouvelle Direction du renseignement militaire (DRM), mais celle-ci se montrera pour le moins réticente en raison des très médiocres qualités de l’engin. Quatre appareils seront finalement acquis, par l’entremise d’un agent à la fois bien introduit en Israël et très en vue sur la place de Paris, où il exerce alors le noble métier d’éditeur. Les drones arriveront en France en 1999, sans jamais quitter leur affectation au Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan, sinon pour effectuer quelques missions au-dessus du Kosovo, en 1999, et lors du G7 d’Évian en 2003," nous explique Guisnel, qui ajoute, non sans malice : "curieusement, au moment même où la France procédait à l’acquisition de ces engins israéliens, la société Sagem vendait des drones SDTI (Système de drone tactique intérimaire) aux Pays-Bas, sous la marque commerciale Sperwer. Une telle démarche, consistant à acheter des drones en Israël tout en exportant simultanément des engins de fabrication nationale, aux capacités certes différentes mais que les armées françaises n’avaient alors pas acquis, a beaucoup intrigué. Certaines sources militaires françaises évoquaient à l’époque des « intérêts commerciaux personnels de politiques » dans cette affaire. Sans plus de détails, comme souvent." Bref, le contribuable français, via François Léotard, va acheter des engins dont il n'a nul besoin et qui ne serviront jamais... à part de renflouer via des commissions versées le parti du commanditaire... pour ce qui est du troisième contrat, bien plus juteux encore, je vous en parlerai plus tard, si vous le voulez bien....
Pour les commissions liées aux drones ou aux sous-marins, les paiements se font évidemment en liquide, pour éviter qu'on ne remonte vers l'origine en cas d'enquête. Une banque a nécessairement blanchi quelque part le versement initial : l'une de celles située dans les multiples paradis fiscaux qu'avait dégotté... Jacques Chirac, les deux groupes ne cessant de s'imiter a-t-on dit. Pour Karachi, ce sera dans l'île de Man. "Ce matin-là, quand je suis arrivé au siège de l’association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. Un spectacle incroyable. J’étais stupéfait. « Qu’est-ce que c’est ? », ai-je demandé. La réponse qu’on m’a faite, en substance, c’était : « Ne pose pas de questions. » Et je n’en ai pas posé." Ah, ne rien demander sur cette accumulation de petites coupures : c'est mafieux, comme état d'esprit en fait. Une mafia qui s'étendait à du beau linge, pourtant : au 84, rue de Grenelle en effet, siège de campagne de l'opposant à Chirac, "tous les ministres du gouvernement Balladur y disposaient d’un bureau, le plus souvent occupé par un homme de confiance. On croisait Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, Michel Barnier, François Fillon, François Léotard, Michel Giraud… " Bref, les mêmes qu'aujourd'hui au pouvoir ! On comprend soudain beaucoup mieux l'acharnement véritable d'un Nicolas Sarkozy a vouloir à tout prix se transformer en VRP de l'armement ! "Le rapport de synthèse de la police luxembourgeoise, daté du 19 janvier 2010, fait également état du rôle central de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et bientôt chef de campagne d'Edouard Balladur, dans la constitution et la gestion de la société Heine..."nous avait dit la presse : en somme, il n'a rien perdu de ses (vilaines) habitudes, la société Heine ayant servi visiblement d'écran aux divers transferts d'argent liés au contrat de Karachi.
N'en jetez plus, ils sont tous passés, et ont donc tous vu les billets s'accumuler ! « Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait », dit-il. « Même si nous n'en parlions pas à l'époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d'armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée », poursuit le candide Alexandre Galdin, le fameux porteur de valises. Là c'est pire encore : le gars qui allait déposer les liasses pensait que c'était le gouvernement de l'époque qui payait sa propre campagne avec les fonds... de l'Etat ! Et il n'y trouvait rien à redire... Chirac ayant déjà puisé avant dans le même coffre... Mais cette fois on est en face de sommes qui vont devenir astronomiques : "Le 26 avril 1995, le volume d'argent (déposé à la banque) était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j'ai apportée à la banque", enfonce Galdin, évaluant à « peut-être 3 millions de francs, soit l'équivalent de six mallettes », le montant de ce dépôt". "Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait, dit-il". Ah, là, ça devient difficile de nier la liaison entre les balladuriens et l'argent frais débarqué d'on ne sait où... depuis, René Galy-Dejean s'est retrouvé face à Jean-François Lamour, le parachuté de sa propre circonscription, et a même été viré de son parti pour ne pas l'avoir accepté de gaieté de cœur... qu'attend-il donc pour parler ? 79 ans, c'est l'âge de se lâcher, non ? Qu'il le vide donc, son sac !
Les commissions, ou les rétrocommissions, ça rapporte, mais surtout au rival de Chirac, qui décide donc un jour d'arrêter de verser dans l'autre sens les versements aux responsables pakistanais décisionnaires. Comme le souligne Hervé Gattégno, Chirac, à peine éélu (le 7 mai 1995), veut en effet alors faire payer durement leur trahison à Balladur, Sarkozy et Léotard. Il décide de s'attaquer au portefeuille du parti. En allant saboter ses revenus, tirés des contrats d'armement passés à l'étranger. Notamment le fameux contrat de 1994 avec les sous marins pakistanais. Résultat, les pakistanais se retrouvent privés de leurs propres commissions et cela provoque au final en représailles onze morts chez les ingénieurs français dépêchés pour monter là-bas l'un des fameux sous-marins. Onze sacrifiés, le 8 mai 2002, soit à peine quelques jours après la réélection de Chirac (du 5 mai), élection qui ruine leurs espoirs d'être payés un jour. A noter que comme aujourd'hui Khadafi, on citera Ben Laden comme responsable, via un de ses fameux enregistrements qui revendiquera l'attentat auquel il n'a en rien participé ! Demain, nous verrons que cette guerre interne au sein de la droite française et de l'ex parti gaulliste a continué bien après l'élection de Chirac, qui n'avait pas du tout apprécié la manne pakistanaise sur laquelle le parti de Balladur s'était assis. La guerre avait en effet continué bien après, avec des méthodes des pires gangsters existants, comme nous le verrons.
(*) "les Super Etendards portaient les numéros 64,65,66,67 et 68" semble-t-il, et ils attaqueront plusieurs autres pétroliers : "le 27 mars 84 contre le - Filikon L - ( grec) Endommagé, le -27 mars 84 contre le -Hetan Ilho- coulé - le 25 avril 84 contre le -Safina al Arab- mis hors d'usage - le 27 avril 84 contre le -Sea Eagle- endommagé - le 14 Mai 84 contre le –Tabriz- endommagé -le 31 Mai 84 contre le –Atlanticos- coup au but - le 3 juin 84 contre le –Buyuk Hun- (Turc) mis hors d'usage - le 3 Juin 84 contre le –Giantkim- mis hors d'usage - le 3 Juin 84 contre le –Dashaki – coulé -le 12 Octobre 84 contre le –Sivand- mis hors d'usage - le 15 Octobre 84 contre le –Sivand- 2eme attaque et mis hors d'usage" note un forum.
(**) la "COUR DE DISCIPLINE BUDGETAIRE ET FINANCIERE", Siégeant à la Cour des comptes, en audience publique le 28 octobre 2005 affirmera en prime que la vente était quasi déficitaire, en raison du nombre d'heures non prévues pour les construire ! Et condamnera des lampistes de la DCN à des sommes variant entre 4500 et 6000 euros, dérisoires au vu des sommes engagées par l'Etat !
(***) avec le MQ-5B de 2003, on passera à deux moteur Mercedes bicylindres qui permettront d'atteindre 75 heures entre révisions et 300 heures par bloc moteur.
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Le siège de l'UMP a été perquisitionné lundi dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt.
10/03/2011 06:21
Le siège de l'UMP a été perquisitionné lundi
Le Point.fr - Publié le 09/03/2011 à 19:07
La brigade financière et des magistrats bordelais se sont rendus au siège du parti dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt.
Le siège de l'UMP a été perquisitionné lundi. © Jacques Demarthon / AFP
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Par Denis Demonpion
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Par Estelle Dautry
Source AFP
Le siège de l'UMP a été perquisitionné lundi par la brigade financière de la police judiciaire parisienne, accompagnée de magistrats de Bordeaux, dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, a annoncé mercredi l'UMP, confirmant une information d'Europe 1. L'entourage du secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a confirmé "une perquisition lundi 7 mars de 9 heures à 12 heures au siège national rue La Boétie effectuée par les juges de Bordeaux saisis dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt".
"Ils ont demandé à consulter nos archives et des pièces comptables qu'ils ont emportées et qui concernaient uniquement l'affaire Woerth-Bettencourt", a-t-on ajouté. "Ils ont essentiellement visité l'étage qui abrite les bureaux du service financier et le sous-sol pour les archives", a-t-on précisé.
Les différents dossiers de l'affaire Bettencourt ont été transférés le 17 novembre par la Cour de cassation du tribunal de Nanterre à celui de Bordeaux, et six juges ont été désignés le 17 décembre pour les instruire. Dans plusieurs de ces dossiers, l'ancien ministre, qui n'est pour l'heure pas judiciairement mis en cause, est soupçonné de conflits d'intérêts et de financement politique illégal. Depuis le transfert, les enquêteurs, sous la direction des magistrats bordelais, ont mené plusieurs auditions et perquisitions, dont celle du domicile d'Éric Woerth. L'ancien conseiller pour la justice du président Sarkozy, Patrick Ouart, a également été interrogé comme témoin par la brigade financière.
http://www.lepoint.fr/societe/le-siege-de-l-ump-a-ete-perquisitionne-lundi-09-03-2011-1304487_23.php
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Tragedia sfiorata nel Canale di Sicilia/ Lampedusa:Generale Pappalardo lascia l'amministrazione comunale
10/03/2011 06:17
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Sicilia Tragedia sfiorata nel Canale di Sicilia Cinquantacinque tunisini sono stati salvati questa notte dall'intervento della guardia di finanza al largo di Lampedusa. Scoppia il Centro di prima accoglienza, dove si trovano più di 1.600 immigrati Esteri Gheddafi: "Complotto colonialista" Il leader libico sostiene che le potenze occidentali vogliono appropriarsi del petrolio. E ritiene che il popolo prenderà le armi se verrà imposta la no fly zone Sicilia "Entro la settimana apre il villaggio di Mineo" Il prefetto di Palermo, commissario per l'emergenza immigrati, assicura che la struttura sarà presto operativa ed affiancherà Lampedusa. Intanto si cercano altri siti per accogliere le popolazioni in fuga dal nordafrica Sicilia Maroni: "Scenario preoccupante" Il ministro dell'Interno torna a parlare del rischio di esodi massicci di clandestini dal Nordafrica verso l'Italia. E teme la riorganizzione dei clan che potrebbero far riprendere un flusso di barconi direttamente dalla Libia Italia In calo il mercato immobiliare Dai dati dell'Istat emerge che nel terzo trimestre del 2010 le compravendite di case hanno segnato un -3,4% rispetto allo stesso periodo dell'anno precedente Sicilia La terra trema nel Messinese Una serie di scosse si registrano da ieri nella zona dello Stretto. L'ultima alle 5.23, di magnitudo 3.7, è stata avvertita a Messina e in diversi paesi della provincia. Non è stato segnalato alcun danno Altre notizie e multimedia su lasiciliaweb.it |
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SUD THAILANDE – Comme un échec, le gouvernement admet une escalade de la violence
10/03/2011 06:13
En proie à une insurrection armée musulmane ayant fait plus de 4.400 morts depuis 2004, les trois provinces de l’extrême sud ont connu ces dernières semaines de nombreuses attaques, visant de plus en plus les enseignants et les moines. Le secrétaire du Conseil national de sécurité, Tawin Pleansri, reconnait là une escalade de la violence, sans pour autant détailler de solutions concrètes pour le futur
(Photo Thierry Falise)
Face à une augmentation du nombre d’attentats dans les trois provinces de l’extrême sud depuis le début de l’année, le secrétaire du Conseil national de sécurité Tawin Pleansri a reconnu une escalade de la violence de l’insurrection dans cette région à majorité musulmane. "Je reconnais que la violence est en hausse mais nos agents sont déterminés à travailler au mieux de leurs capacités pour trouver une solution". En trois mois, les provinces de Yala, Pattani et Narathiwat, où l’état d’urgence a été prolongé de trois mois fin janvier, ont connu de nombreuses attaques considérées comme plus importantes qu’auparavant, a-t-il concédé. Ces déclarations interviennent environ deux semaines après la demande formulée par deux députés démocrates de limoger le chef de l’armée, pour ne pas avoir trouvé de solutions à cette crise qui embrase la région depuis 2004. Des groupuscules armés souhaitent plus de reconnaissance pour la différence culturelle de cette partie de la Thaïlande et une scission du pays. Plus de 4.400 personnes, bouddhistes et musulmans, ont trouvé la mort. Les policiers et les militaires sont toujours dans la ligne de mire des insurgés. Le mode opératoire des attaques, lui, reste sensiblement identique : bombes en bordure de routes, voitures piégées, fusillades sur des personnes circulant en voiture ou à moto, etc.
Moines et professeurs devenus des "cibles prioritaires" Les moines et les professeurs sont devenus maintenant des "cibles prioritaires" et les attaques ont plutôt lieu le matin ou le soir, selon le chef de l’armée Prayut Chan-O-Cha. Le gouvernement a beau avoir prolongé l’état d’urgence de trois mois, qui donne l’immunité aux militaires et leur permet de détenir des suspects sans chef d'accusation, les violences continuent. "Le problème ne peut être résolu en quelques mois", s’est défendu le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban. Pour l’instant, Prayuth a promis d’envoyer des renforts aux 60.000 hommes déjà présents sur place. Quant aux moines bouddhistes, le Conseil de la Sangha de la province de Pattani leur a demandé hier de stopper pendant un mois l’aumône dans les trois districts de Yarang, Panare et Khok.
"Les musulmans n’enseignent pas l’insurrection" A terme, le chef de l’armée a suggéré que les moines des trois provinces continuent de se déplacer escortés d’unités de sécurité ou que les fidèles viennent faire leurs offrandes à l’intérieur des temples. Le leader spirituel musulman, Chularajmontri Asis Pithakhumpol, a pour sa part tenu à rappeler que les violences s’intensifiaient toujours en début d’année, puis se calmaient. Il a par ailleurs déclaré que les musulmans de l’extrême sud n’enseignaient pas l’insurrection, en soulignant que les habitants de cette région avaient accumulé les déceptions et les frustrations depuis de nombreuses années. P.B. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mercredi 9 mars 2011
Une semaine sanglante Lundi, la journée a été encore sanglante. Un policier retraité a été tué par balles avec sa nièce de 14 mois dans la province de Pattani (district de Panare) et un ancien ranger a perdu la vie de la même façon dans le district Thung Yang Daeng. A Narathiwat, une voiture piégée avec une charge de 50 kilos placée dans une bombe de gaz à cuisiner a visé une résidence pour policiers, blessant un officier et un passant. Samedi, un moine avait été tué et deux autres blessés dans la province de Pattani.
Lire aussi : Notre article du 7 mars 2011, Un moine tué et deux autres blessés lors d'une attaque Notre article 24 février 2011, Deux députés démocrates appellent à la démission du chef de l'armée Notre article du 21 février 2011, 17 blessés dans un guet-apens tendu aux policiers à Narathiwat Notre article du 14 février 2011, Incendie et 18 personnes blessées par une voiture piégée Notre article du 4 février 2011, Cinq personnes tuées et trois blessées lors d'une attaque armée Notre article du 2 février 2011, La dernière famille bouddhiste d'un village assassinée Notre article du 26 janvier 2011, Neuf morts lors d'une explosion Notre article du 21 janvier 2011, Quatre soldats tués lors d'une attaque de rebelles à Narathiwat Notre article du 19 janvier 2011, L'état d'urgence prolongé de trois mois Notre article du 17 janvier 2011, Un enseignant tué la veille de la Journée nationale des professeurs Notre article du 13 janvier 2011, Quatre personnes tuées lors de fusillades
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A l’heure des révolutions des peuples contre les régimes autoritaires et corrompus le motif de la guerre en Afghanistan devient obsolète
10/03/2011 06:10
- Bonjour Malheureusement, un très bon article sur le fond et un constat d’évidence. De nouveaux éléments apportés sur le maintien ou le retrait d’une action dans ce pays. Janmary
Janmary Lire les réactions
A la veille de quitter son poste, Robert Gates, secrétaire US à la Défense ne cache pas son hostilité au renforcement des dispositifs militaires en Afghanistan. Ses propos illustrent bien sa pensée : « Le prochain secrétaire à la Défense qui recommandera au président d’envoyer un contingent important de l’armée en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique devrait se faire examiner la tête ».
Par Jean-Marc Trappler
Il y a désormais consensus dans les familles politiques démocrates et républicaines aux États-Unis pour une pensée de désengagement dans ces zones d’enlisements. L’Afghanistan absorbant pour sa part et depuis dix ans, une grande partie du mécontentement général, mettant en cause même l’idée d’intérêts vitaux qui seraient défendus par notre présence en ces contrées, Afghanistan en particulier. « Notre présence », il s’agit ce celle de l’OTAN et de ses alliés, donc de la notre aussi. La question de nos intérêts vitaux se pose donc aussi car notre présence, en Afghanistan, découle très directement de celle de l’OTAN, Américains en particulier. Dire que nos intérêts vitaux sont liés à ceux de nos alliés n’est pas une ânerie. Quand allons-nous nous poser la même question de ces intérêts vitaux discutés aux Etats-Unis alors que nous faisons l’autruche ? Il y a toujours un décalage entre le moment ou un courant de pensée naît à Washington et le moment ou il nous arrive, mais le sujet nous impose une réflexion rapide et nous ne semblons pas y être intéressés, absolument convaincus que notre mission contre le terrorisme défend nos intérêts nationaux.
Où sont les bases talibanes qui menacent Paris ? Les indices du ralentissement de la pensée guerrière contre les talibans sont limpides : très vite passer le flambeau aux troupes régulières afghanes et repartir, progressivement mais sûrement. Cette prévision, pour 2014, est un vœu pieu car nous savons très bien que les troupes afghanes ne sont pas en capacité, ni aujourd’hui ni demain, de reprendre le flambeau de l’OTAN. L’illettrisme et la faible instruction des militaires afghans ne les placent pas en situation de tenir les rênes laissés par la plus grande coalition du monde ; mais bien plus en situation d’embrasser d’autres carrières plus lucratives. Nous pourrions les laisser se débrouiller seuls et repartir mais la réalité sera plus complexe encore. Nous resterons, partiellement, tant que les Afghans ne pourront régler seuls le problème taliban, désormais entièrement le leur, mais le notre toujours parce qu’enlisés dans une situation dont nous ne savons nous dépêtrer aujourd’hui espérant que ce sera fait demain. Nous sommes déjà très loin de nos intérêts vitaux qui seraient de partir, sans pour autant baisser la garde contre le terrorisme.
Les opinions ne fulminent pas encore mais les indices de réprobation sont forts, près des trois-quarts des Américains sont hostiles à cette guerre et souhaitent un retour rapide de leurs soldats. En France, l’opinion est identique mais sans grand soutien pour nos soldats, les Français se demandent bien ce qu’on est parti faire là bas mais le fait que les unités engagées soient professionnelles dégage peu d’empathie avec nos militaires.
Aujourd’hui que le monde arabe s’embrase, les récents évènements en Tunisie, Égypte et maintenant Libye, éclipsent l’Afghanistan et ses problèmes, tandis que se profile l’onde de choc dans un monde arabe remplit, lui, de nos intérêts vitaux.
L’Afghanistan et le Pakistan, que nous soutenons, sont dirigés, et cela compte dans les opinions, par des présidents aux mœurs politiques identiques à ceux qui viennent de tomber à Tunis, au Caire et bientôt à Tripoli. Alors à quoi bon soutenir d’un côté ce que nous réprouvons de l’autre, applaudissant à deux mains lorsqu’un dictateur corrompu tombe, et promettant à un autre le soutien implicite ? Les 3 premières révolutions arabes se sont faites sans Al-Quaïda, nous ferions bien d’y réfléchir et d’en tirer les conséquences.
Un autre aspect de cette guerre est son coût, astronomique pour les Américains, et pénalisant pour le budget de nos armées en France. A l’heure donc ou les Américains songent sérieusement à replier leurs dispositifs, nous ferions bien, à défaut de les précéder, de penser à la question avant que d’autres militaires ne tombent là bas, au champ d’honneur comme on dit, mais pour une cause qui a pris quelques rides depuis sa conception.
Les élections présidentielles françaises ne pèseront pas sur le sujet, mais les américaines, en 2014, se joueront sur le retrait.
http://www.armees.com/info/actualites/a-l-heure-des-revolutions-des-peuples-contre-les-regimes-autoritaires-et-corrompus-le-motif-de-la,39127.html
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TANGER:RAPATRIEMENT DES MAROCAINS DE LIBYE
10/03/2011 06:07
RAPATRIEMENT DES MAROCAINS DE LIBYE Trois bateaux attendus à Tanger-Med..COMARIT exigerait 12 millions de dirhams faisant fi de toute solidarité nationale !..La communauté marocaine résidant en Libye, estimée à 100 000 personnes, quitte progressivement ce pays depuis le déclenchement des hostilités internes dans plusieurs régions de la Jamahiria.
Sur hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, une cellule de crise a été mise en place composée de représentants du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et de celui chargé de la Communauté marocaine à l’étranger, en coordination avec les missions diplomatique et consulaire marocaines en Libye. Cette cellule a mobilisé d’importants moyens pour faciliter le rapatriement des MRE désirant quitter la Libye pour rentrer au Maroc. Ainsi, la compagnie nationale de transport aérien, Royal Air Maroc (RAM), a affecté plusieurs avions pour assurer ce rapatriement par voie aérienne. D’autre part, trois bateaux, pour le moment, dont deux de la compagnie maritime Comarit et un de la compagnie IMTC, ayant toutes les deux leur siège à Tanger, affrétés par le ministère de la Communauté marocaine à l\'étranger, s’apprêtent à quitter les ports libyens en direction du port de Tanger-Med où des préparatifs sont en cours et un dispositif d’accueil d’envergure est mis en place pour accueillir nos MRE en provenance de la Libye. Selon M. Jamal Azouaoui, conseiller en communication auprès du ministre de la Communauté marocaine à l’étranger, une collation sera offerte aux arrivants à Tanger et une équipe médicale et des psychologues seront présents. En outre, une centaine d’autocars sera mise à disposition pour permettre à ceux qui le souhaitent de rejoindre leur famille vers toute destination au Maroc. Il faut souligner que l’ensemble de ces opérations de rapatriement pourrait s’avérer très coûteux, sachant que l’affrètement des bateaux et le dispositif d’accueil à Tanger coûteraient quelque 30 millions de dirhams au ministère des MRE, dont 12 millions seraient exigés par la seule compagnie Comarit. On remarque ainsi que, malheureusement, cette compagnie fait fi de toute solidarité nationale à un moment où tout le pays vit dans le souci de se porter au secours de nos ressortissants en détresse dans un pays en guerre où ils risquent leur vie et celle de leurs enfants, à tout moment. N’était-il pas indiqué que les responsables de Comarit se contentent de couvrir leurs frais et d’une marge bénéficiaire raisonnable au lieu de chercher à profiter d’une situation dramatique, pour équilibrer le budget déficitaire de leur compagnie au détriment du malheur de leurs compatriotes et des deniers publics de la nation. La RAM n’est pas en reste : « Notre assureur vient de nous saisir d’une demande visant à augmenter sa taxe pour atteindre 1,5 million de dirhams par vol à destination de Tripoli », explique M. Driss Benhima, PDG de Royal Air Maroc. Cela n’empêchera pas la compagnie de poursuivre ses vols réguliers tant que l’aéroport de Tripoli n’est pas déclaré zone d’exclusion, annonce-t-il. Depuis le début de l’opération de rapatriement, les vols quotidiens de la compagnie aérienne ont rapatrié au total 2800 Marocains depuis Tripoli et 300 depuis Tunis. Il faut noter, cependant, que certains problèmes ralentissent les opérations à l’exemple de l’un des navires affrétés qui a quitté, jeudi, le port de Benghazi avec, à son bord 400 personnes seulement, sur les 1400 réservations et les 1800 places disponibles. Ce navire devait rejoindre un autre bateau au port de Tripoli pour y charger les MRE qui attendent d’embarquer pour le Maroc. D’autre part, un vol de la RAM ramenant, mercredi, des Marocains depuis l’aéroport de Tripoli, comptait plusieurs places vides. Signalons, par ailleurs, que des centaines de Marocains résidant en Libye, ayant regagné l’Egypte, ont commencé à quitter Le Caire dans le cadre d’une opération de rapatriement. Ces Marocains sont entrés en Egypte par le poste frontalier d’Assaloum (ouest), sur la côte méditerranéenne, parmi un groupe de ressortissants égyptiens et arabes qui ont fui les villes d’Ajdabia, Benghazi, El Beïda, Tobruk et Marsa El Brega, en proie à des violences sans précédent, depuis plusieurs jours. D’autre part, dès le début de l’opération de rapatriement, les autorités tunisiennes ont donné leur accord pour faciliter le transit des Marocains venant de Libye par voies terrestre et aérienne. Ainsi, un groupe de ressortissants marocains établis en Libye est arrivé à Tunis, en transitant par la frontière terrestre entre la Tunisie et la Libye. Les membres du groupe, dont plusieurs enfants, ont été accueillis par les services consulaires du Maroc en Tunisie qui leur ont fourni hébergement et services indispensables, avant de s’attacher à faciliter les procédures de leur voyage au pays à bord d’un avion de Royal Air Maroc (RAM). Plusieurs membres de ce groupe ont affirmé avoir rencontré des difficultés au moment où ils s’apprêtaient à quitter Tripoli vers le poste frontalier Ras Jdir, à 170 km de la capitale tunisienne, affirmant qu’ils avaient été violentés et fait l’objet de menaces de la part d’hommes armés de gourdins et d’armes blanches. On déplore le décès d’un jeune soudeur marocain, Mohamed Mokadem Ansari, tué lors d’affrontements sanglants dans la ville d\'Al Bayda. Agé de 21 ans, originaire de Nador, ce ressortissant marocain a été enterré à Benghazi où réside sa famille. D’un autre côté, la cellule de crise aurait à résoudre d’urgence un autre problème au profit des Marocains rapatriés de Libye : celui de l’échange du dinar rapporté de Libye contre le dirham marocain. En effet, des MRE déjà arrivés au Maroc ne parviennent pas à échanger leur argent libyen, cette transaction étant refusée dans les agences bancaires et les bureaux de change autorisés. D’ailleurs, les tableaux des cours de devises dans ces points de vente et d’achat de la monnaie étrangère n’afficheraient plus la valeur du dinar libyen, alors que Banque Al Maghrib continuerait à l’afficher en son site officiel avec une valeur variable de quelque 6.55 DH. Cette intrigante situation aurait contraint certains MRE à s’orienter vers le marché noir du change, mais là encore, la transaction ne se fait pas parce que le dinar libyen est refusé malgré sa dévaluation. Apparemment, avant le déclenchement des événements dans la Jamahiria, la monnaie libyenne était très sollicitée. M. ABOUABDILLAH http://www.lejournaldetanger.com/article.php?a=3303
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La preuve s'il en était des ratiocinades de bonnets rouges :Chirac - Pas prêt d’être jugé
10/03/2011 06:04
Chirac - Pas prêt d’être jugé
Jacques Chirac n’est pas prêt de comparaître devant la justice dans l’affaire des emplois présumés fictifs à la ville de Paris. Alors que le procès devait s’ouvrir hier, il a été renvoyé à juin, et sans doute plus, pour une question de procédure : un vice constitutionnel qui tombe à pic
Jacques Chirac sera-t-il jugé un jour ? Au vu du renvoi prononcé hier par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, on peut en doute. L’ancien Président, âgé de 78 ans, devait comparaître hier, « poursuivi pour äbus de bien social » et « prise illégale d’intérêt », mais l’audience a finalement été repoussée au 20 juin prochain... au plus tôt. Les avocats de la défense de l’ex chef d’Etat ont mis en avant une question de procédure pour retarder l’échéance, suivis en ce sens par le Procureur de la République. L’étude du vice constitutionnel par la cour de Cassation, puis le Conseil du même nom, où siège Jacques Chirac (!), pourrait prendre 6 mois. On se retrouvera alors en pleine campagne électorale, et il faudrait envisager le second semestre 2012 pour voir enfin JC à la barre. Bref, c’est pas gagné...
Prescription ?
La question préalable de constitutionnalité (QPC) concerne la prescription des délits financiers dissimulés et pour laquelle il demande au président de la 11e chambre de saisir la Cour de cassation. Si le magistrat accédait à cette requête, le procès sera alors gelé trois mois, le temps que la Cour de cassation étudie s’il y a ou non, un doute sur la constitutionnalité et transmette éventuellement à son tour la QPC au Conseil constitutionnel qui disposera aussi d’un délai de trois mois pour se prononcer.
Des emplois fictifs
Le procès qui devait s’ouvrir dès lundi est une première en France. Jamais auparavant un Président de la République n’a eu à comparaître devant un tribunal correctionnel. Et c’est bien en tant que délinquant financier présumé que Jacques Chirac (photo AFP), 78 ans, mais « bon pied bon œil » selon son épouse, est cité devant la 11e chambre correctionnelle de Paris. Au côté de neuf autres prévenus, il devait revenir sur le recrutement d’un certain nombre de chargés de mission par la Ville de Paris à l’époque où il en était le maire et patron du RPR. Rémunérés par la Mairie de Paris, ces personnes sont présumées avoir occupé des emplois qualifiés de fictifs ou sans contrepartie crées dans le seul but de servir les intérêts de l’ancien président ou encore de son parti et non pas dans celui des Parisiens.
Une affaire exceptionnelle
Sur la liste du personnel figuraient notamment des noms célèbres tels que Jean Debré, le frère du président du Conseil Constitutionnel, ou encore Marie-Thérèse Poujade, l’épouse de l’ancien ministre, payés pour des rapports ou des enquêtes qu’ils n’ont jamais remis. D’autres comme le député RPR Jean De Gaulle, le petit-fils du Général avaient des assistants pris en charge financièrement par la capitale. Au fil des années, le nombre de chargés de mission est passé de 17 lors de l’élection de Jacques Chirac en 1977, à plus de 400 vingt ans après. Aujourd’hui la justice ne retiendra toutefois que 21 postes fictifs considérant les autres comme prescrits. Pour sa part, la Mairie de Paris, victime et partie civile depuis 2001, avait évalué le montant total des salaires détournés à plus de 4 millions et demi d’euros. Mais un accord a finalement été passé l’hiver dernier entre Bertrand Delanoë, maire de la capitale et Jacques Chirac ainsi que l’UMP, qui a succédé au RPR. La signature d’un protocole dans lequel l’ancien président et le parti politique s’engagent à rembourser 2.2 millions d’euros avait conduit la mairie de Paris se retirer du procès.
Julie Ketkosol et Thierry Clément (www.lepetitjournal.com) mercredi 9 mars 2011
http://www.armees.com/info/actualites/chirac-pas-pret-d-etre-juge,39151.html
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Immigration humanitaire : qui va sortir le portefeuille ? Chantal Brunel a raison .Attendu que plus on manie d'argent ,plus on peut sucrer les copains voire ,museler des contradicteurs...
10/03/2011 06:00
Immigration humanitaire : qui va sortir le portefeuille ? Chantal Brunel a raison
- Bonne nouvelle, enfin quelqu’un qui ose dire ce qui est vrai et que bien des gens pensent. Bravo !!! Il y aurait une manifestation à prévoir en ce sens, il y aurait sûrement du monde !!
SE Lire les réactions
Les mots de certains de nos élus sont parfois plus forts que les maux des pauvres hères qui cherchent refuge chez nous mais ils ne doivent pas faire oublier que l’accueil à un coût. Tout le monde veut ouvrir son cœur et les portes de la France à ces hommes jeunes et robustes qui fuient zones de combat, d’exclusion, de pauvreté et de révolutions pourvu que ce soit avec les fifrelins de la communauté nationale.
A vos portefeuilles et tirelires
Les coûts occasionnés sont comptabilisés dans la « colonne dépenses » et les capitaux nécessaires à l’insertion de centaines de milliers de ces immigrés doivent bien provenir de quelque part et, une fois sortis du chapeau, être payés à défaut d’être amortis.
L’immigration massive et non productive pèsera immanquablement sur nos revenus et prestations sociales au simple nom du partage : plus nous serons, moins nous aurons. Les partageurs, s’ils sont, pour beaucoup, des « poches cousues » au grand cœur, devraient se porter volontaires pour accueillir « en direct », chez eux, et durablement, de jeunes et robustes immigrés et leur apprendre les rudiments de notre démocratie : la langue, les lois ou, à minima, les règles de vie en société ici, le travail, l’éducation et la contribution.
Je propose de recueillir les candidatures des bobos et autres profils en capacité de céder quelques mètres carrés à ces pauvres hères qu’ils entretiendront avec leurs fifrelins en se portant garants des dégâts que l’opération pourrait occasionner.
Inscription gratuite, mais prévoir un investissement d’environ 300.000 euros pour une intégration réussie (logement, nourriture, éducation, santé, besoins technologiques, grandes études) et un suivi individualisé d’un quart de siècle.
Dans le meilleur des cas le produit sera intégré seul, mais prévoir tout de même l’arrivée de produits dérivés, familles directes et cousins qui pourrait occasionner quelques surcoûts ; un bon cœur averti en vaut deux. Un bon milliard dépensé est un milliard qui rapporte...
Louis Pinou
http://www.armees.com/info/actualites/immigration-humanitaire-qui-va-sortir-le-portefeuille-chantal-brunel-a-raison,39162.html
A lire également :
Réfugiés des révolutions arabes : pauvres de vous, pauvres de nous
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Algérie:Le gouvernement dos au mur . La fièvre du front social persiste et prend de l’ampleur.
10/03/2011 05:54
Le gouvernement dos au mur
le 10.03.11 | 01h00 Réagissez
La fièvre du front social persiste et prend de l’ampleur. La grogne n’épargne pratiquement aucun secteur depuis quelques semaines. Les sit-in, rassemblements et marches de protestation sont tenus quotidiennement à travers le pays.
Tétanisé, le gouvernement se révèle impuissant à stopper cette montée en puissance du mécontentement, misant toute son intervention sur des réponses sectorielles et techniques au marasme global, cumul d’années de ratages économiques et de panne politique. Deux semaines après les «mesures importantes» du Conseil des ministres du 22 février dernier, la contestation, loin de marquer le pas, s’amplifie.
MARASME GÉNÉRAL
Les étudiants, malgré l’abrogation du fameux décret du 13 décembre 2010, ne lâchent pas prise. Leur mouvement tend aujourd’hui, via l’initiative de créer une coordination nationale, à revoir à la hausse ses revendications. Des enseignants, solidaires, proposent quant à eux une refonte globale du système d’enseignement via des états généraux sur l’enseignement supérieur. Une mobilisation que l’université algérienne n’a pas connue depuis plusieurs années. Plus spectaculaire encore, ce cri de détresse et de colère lancé par des milliers de gardes communaux le 7 mars à Alger. Fort d’une mobilisation qui a concerné toutes les régions du pays, ils ont pu imposer leur marche dans la capitale, interdite à toute manifestation de rue. Ils ne comptent pas céder de sitôt, alors que le gouvernement, par la voix du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, vient de juger que bien des revendications de ce corps sont «irrationnelles».
Un bras de fer s’installe. Dans le secteur de la santé, les promesses et les assurances de Djamel Ould Abbès n’ont jusqu’ici pu arracher qu’une trêve. Les paramédicaux menacent de revenir à la charge et ils ont démontré par le passé récent qu’ils sont capables de paralyser des hôpitaux. Les médecins ne sont pas en reste et organisent un énième sit-in de protestation aujourd’hui. Les cheminots, pour leur part, ont maintenu les trains dans les gares pendant deux jours en début de semaine, notamment dans la capitale et sa périphérie. Un mouvement qui risque de reprendre et de s’étendre si les promesses faites par la direction de la SNTF ne sont pas tenues dans le court terme, ont menacé les grévistes.
SONATRACH AUSSI...
Secteur névralgique par excellence, celui des hydrocarbures connaît également des convulsions qui peuvent annoncer des perturbations sérieuses dans les jours ou semaines à venir. Pour l’heure, le malaise est exprimé via des grèves de la faim sporadiques et des rassemblements dans les zones pétrolières et gazières du Sud. Un peu loin du monde du travail, comme c’est le cas de le dire, les chômeurs, qui peinent, certes, à adopter une forme d’organisation, font parler d’eux et provoquent des vagues loin de la capitale. Dans les villes de l’est du pays (Annaba, Tébessa, Souk Ahras…), l’exaspération a conduit beaucoup d’entre eux au geste suicidaire, puis à l’émeute cyclique.
Ces mouvements contredisent donc tous les bulletins de bonne santé délivrés régulièrement par le gouvernement, qui parie encore sur la dénégation selon laquelle la protestation ne renferme aucune substance politique, soit une remise en cause massive de sa façon de tenir le pays. L’UGTA, qui garde une certaine influence dans le monde du travail, est mise à contribution pour désamorcer ce qui peut l’être des foyers de tension. Mais l’exemple de la grogne dans les universités, la protestation des chômeurs, celle des gardes communaux, qui tous renferment des rudiments de revendications politiques, rendent ces mouvements éligibles à une mobilisation unifiée autour de la contestation du gouvernement et non plus seulement de sa politique.
Mourad Slimani
http://www.elwatan.com/une/le-gouvernement-dos-au-mur-10-03-2011-115398_108.php
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Quand elle posait la première pierre d'une mosquée...
10/03/2011 05:51
La député UMP de Seine-et-Marne Chantal Brunel, posait le 5 juin dernier la première pierre de la mosquée de Roissy-en-Brie aux côtés de Said Ramadan Al-Bûti, un cheikh syrien recommandant le djihad offensif.
 Source : Islamisation.fr
La députée UMP Chantal Brunel a choqué l’opposition en affirmant, mardi, qu’il fallait « remettre dans les bateaux » les immigrés venant d’Afrique du Nord. En début de soirée, elle s’est expliquée sur le site du Nouvel Obs’ sans revenir sur le fond de ses propos. Ce qui lui a valu un rappel à l’ordre de Jean-François Copé, patron de l’UMP.
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Le patron de l’UMP, Jean-François Copé, a déclaré ce mercredi que son parti « prendrait position au soir du 1er tour » en cas de duels FN/PS aux cantonales.
Nathalie Kosciusko-Morizet et Gérard Larcher se sont déjà prononcés pour un vote en faveur du PS.
Copé : « Il n’y aura jamais d’alliances avec le Front national »
« Aujourd’hui il n’y a pas lieu d’avoir une position, le temps viendra pour cela, et j’ai dit très clairement qu’il n’y aurait jamais, jamais, d’alliance avec le Front national », a réaffirmé le secrétaire général à l’issue du bureau politique (BP) hebdomadaire de l’UMP. Cette question devrait être tranchée au BP de la semaine prochaine, selon plusieurs sources UMP.
« Même si ici ou là, les Français peuvent exprimer des déceptions ou quelques regrets par rapport à la manière dont nous faisons les choses, il faut que chacun sache qu’il n’y aura jamais d’alliance avec le Front national », a insisté le député-maire de Meaux, interrogé sur la consigne de vote de l’UMP dans l’hypothèse de son élimination au 1er tour.
Longuet : « Il n’a jamais été question de choisir l’extrême droite »
« Pour le reste, le problème ne se pose pas aujourd’hui, il se posera peut-être au soir du premier tour des cantonales et à ce moment-là on prendra une position, et on se prononcera », a-t-il dit. « Les problèmes, on les pose quand ils arrivent », a ajouté M. Copé : « vous connaissez notre jurisprudence, vous connaissez notre histoire, vous connaissez aussi notre courage », a conclu le député-maire de Meaux.
La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé mardi qu’elle appellerait à voter socialiste en cas de duel PS-FN au second tour. « Ma position à moi, elle est très claire : on s’adresse à tous les électeurs parce que tous les électeurs sont des Français, en revanche on ne s’adresse pas à tous les partis parce que tous les partis ne sont pas des partis républicains », a expliqué la maire de Longjumeau, membre du bureau politique de l’UMP.
De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, a déclaré qu’à « titre personnel, il n’a jamais été question de choisir l’extrême droite ». Invité à dire si sa position signifiait qu’en cas de duel FN/PS, il voterait PS, M. Larcher a répondu : « Bien sûr. »
09 mars 2011
in :
http://gaelle.hautetfort.com/
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