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Polémique autour d'une divinité maya (balourde?)

24/03/2011 15:10



Polémique autour d'une divinité maya  

Mots clés : ,

Par Valérie Sasportas
24/03/2011 | Mise à jour : 11:11
Réactions (5)

Le Mexique conteste l'authenticité d'une statue vendue près de 3 millions d'euros à Paris. 

La statuette contestée daterait de 500 à 950 ap. J.-C. Crédits photo: Pierre-Yves Dhinaut/Binoche et Giquello.
La statuette contestée daterait de 500 à 950 ap. J.-C. Crédits photo: Pierre-Yves Dhinaut/Binoche et Giquello.

La divinité maya vendue au prix record de près de 3 millions d'euros lundi, à Paris, est-elle un faux? C'était la pièce majeure de la vente de la collection d'art précolombien de l'industriel suisse Henry Law, qui a rapporté 7,45 millions d'euros frais compris. L'Institut national d'anthropologie et d'histoire (Inah) du Mexique a affirmé mardi dans un communiqué diffusé sur son site Internet qu'il s'agit d'une «pièce de fabrication récente». «C'est totalement ridicule. Je confirme que cette pièce est parfaitement authentique , rétorque Jacques Blazy, l'expert en objets précolombiens qui, avec l'étude Binoche et Giquello, a préparé la vente. J'ai appris ces accusations en écoutant la radio. Mais on est habitué à la réaction agressive des autorités mexicaines. Le Mexique, mais aussi d'autres pays sud-américains et l'Égypte ont décidé depuis plusieurs années de contrer toute vente d'objets archéologiques originaires de leur territoire, soit en revendiquant leur propriété, soit en arguant qu'il s'agit de faux. Ces problèmes datent de 2003, quand l'Équateur a bloqué les ventes d'art précolombien organisées à Paris par Artcurial, Christie's et Tajan. Les pièces archéologiques sont le support d'une identité nationale dont l'ancienneté est brandie face à l'arrogance des prédateurs occidentaux.»

Ni chaud ni froid 

Le contexte attise la polémique: l'année du Mexique en France a été annulée juste avant son lancement et l'Unesco vient de célébrer à Paris ses 40 ans de lutte contre le trafic illicite de biens culturels provenant notamment du Mexique. Jacques Blazy se dit confiant. «La divinité maya est une pièce extrêmement connue que personne n'a jamais contestée, rappelle l'expert. Elle a même été exposée une dernière fois en 1998 au Musée Rath de Genève.» Lors de son inauguration, Rafael Tovar, président du Conseil national pour la culture et les arts du Mexique, s'était félicité «de la richesse des cultures léguées par le Mexique à l'humanité». La divinité contestée illustrait aussi l'affiche de l'exposition. Est-on certain qu'il s'agit de la même statuette? Henry Law l'avait acquise auprès de la galerie Mermoz, référence internationale mais contestée par des spécialistes. Selon Jacques Blazy, «la contre-expertise a été faite sur la base des photos prises lors de l'exposition publique qui a précédé la vente». L'acheteur, une grande entreprise européenne, n'a pas réagi officiellement. «Elle m'a dit que cela ne lui faisait ni chaud ni froid», selon le commissaire-priseur Jean-Claude ­Binoche.


 

http://www.lefigaro.fr/culture/2011/03/23/03004-20110323ARTFIG00787-polemique-autour-d-une-divinite-maya.php






Cannabis : enquête sur les jardiniers de la pègre

24/03/2011 09:48



Cannabis : enquête sur les jardiniers de la pègre

Mots clés : , , ,

Par Jean-Marc Leclerc
23/03/2011 | Mise à jour : 22:31
Réactions (45)
«La lutte contre ce trafic en France devient une priorité parce que les organisations qui s'y livrent figurent parmi les plus dangereuses qui soient» estime le commissaire François Thierry.
«La lutte contre ce trafic en France devient une priorité parce que les organisations qui s'y livrent figurent parmi les plus dangereuses qui soient» estime le commissaire François Thierry. Crédits photo : -/AFP

De Montpellier à La Courneuve, les mafias investissent dans la culture massive de cannabis en intérieur. 

Orléans (700 pieds), Dinan (1000 pieds), Strasbourg (600 pieds), mais aussi Nîmes, Montpellier ou La Courneuve (700 pieds), sans oublier les plus petites villes, à l'instar de Pamiers (Ariège) ou encore Château-Gontier, paisible commune de la Mayenne, où les forces de l'ordre ont mis la main sur plus d'un millier de plans bien gras de la meilleure marijuana. La culture indoor de l'herbe de cannabis dans des locaux commerciaux désaffectés, des entrepôts, des hangars, diffuse partout dans l'Hexagone. «Comme si le crime organisé avait décidé d'investir massivement dans de nouveaux outils de production plus proches des marchés de consommation», s'inquiète Étienne Apaire, patron de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).

À l'entendre, ce type de culture rayonne en cercles concentriques depuis les Pays-Bas, où les autorités se montreraient plus pugnaces, ces temps-ci, contre les trafiquants. Internet aide à diffuser les méthodes et le matériel. Et les réseaux s'étendent au fil des mois. «À la manière d'une franchise criminelle», explique le juge Apaire.

Pour le commissaire François Thierry, nouveau chef de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants à la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre, «la lutte contre ce trafic en France devient une priorité parce que les organisations qui s'y livrent figurent parmi les plus dangereuses qui soient». Ce policier issu du terrain connaît l'adversaire. Durant des années, il a été le chef discret du Service interministériel d'assistance technique (Siat), cette structure très spéciale qui forme les agents infiltrés dans les réseaux du grand banditisme et du terrorisme.

L'affaire de La Courneuve, révélée le mois dernier, a fait l'effet d'un électrochoc. «Pour la première fois en France, ce type de trafic s'est révélé adossé à un vaste réseau de traite des êtres humains», note le commissaire Lucas Philippe, chef de la division du renseignement à l'Office des stups. Tout repose sur un calcul cynique: la pègre paie le voyage à des immigrés, venus en l'occurrence du Vietnam, et ceux-ci, tels des esclaves, remboursent leurs «bienfaiteurs» en travaillant comme «jardiniers» dans leurs entrepôts, où la drogue pousse sous lumière artificielle. Un système calqué sur celui des ateliers de couture clandestins. Parfois les «jardiniers» sont armés, pour leur propre sécurité. «Dans ce milieu, explique le commissaire Philippe , il n'est pas rare que la concurrence vienne rafler à force ouverte la production en cours.»

Ce durcissement des méthodes serait notamment venu du Royaume-Uni, où une mafia vietnamienne, justement, a su s'imposer pour contrôler la culture indoor. «Amsterdam a diffusé le process agricole, Londres fournit le management et le petit personnel», résume d'un trait un analyste de la PJ. La Belgique aussi subit de plein fouet ces évolutions.

Récoltes piégées

Parallèlement à la résine marocaine, toujours prépondérante dans le trafic de cannabis, mais malgré tout en perte de vitesse depuis quelques années, «l'herbe des entrepôts cannabiques garantit de beaux profits aux voyous», assure un enquêteur. En la matière, c'est le rendement qui compte. Ainsi, à raison de quatre à cinq récoltes par an, 700 plans saisis, comme à La Courneuve, correspondent à plus d'une tonne d'herbe produite annuellement. Soit environ 1,5 million d'euros de revenus criminels par an. «Ces cannabis factories ne coûtent pas cher à monter, mais elles rapportent 40 fois la mise!», s'exclame un analyste de l'Office des stups. Il n'est pas rare que les gardiens de ces coffres-forts cannabiques piègent les récoltent pour feinter la police ou les éventuels gangs adverses. En Belgique, les «jardiniers» avaient creusé un trou profond planté de pieux en bambou et caché sous une paillasse, pour que l'«ennemi» vienne s'y empaler. Une vieille technique en vogue au temps du Vietcong.

LIRE AUSSI :

» Un vaste entrepôt de cannabis découvert à La Courneuve

» Cannabis : une production française

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/03/23/01016-20110323ARTFIG00723-cannabis-enquete-sur-les-jardiniers-de-la-pegre.php






Terre sainte. Les chevaliers de la paix

24/03/2011 02:44



Terre sainte.

Les chevaliers de la paix

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Chevaliers du Saint-SépulcreL’ordre du Saint Sépulcre vient en aide aux chrétiens depuis cent soixante ans. Un soutien indispensable pour une Église vivante mais démunie.

Ils sont à peine 180 000 : moins de 2 % des habitants de Terre sainte. Ils maintiennent pourtant, dans ces territoires sans cesse déchirés par la guerre, l’espoir d’une paix durable. Que deviendrait en effet la Terre sainte si les chrétiens décidaient ou étaient un jour obligés de quitter le berceau de leur foi ? Ils sont les seuls à dire que la paix passe par le par­don des violences et des offenses. Ils sont « la première Église », rappelle aussi Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal. Une Église qui souffre et qui, comme celles d’Orient, mais pour des raisons différentes, a besoin d’être aidée.

Les chrétiens de Terre sainte ne sont pas persécutés : « En Israël et dans les territoires palestiniens, nous pouvons pratiquer librement notre foi, construire des églises, ouvrir des écoles, enseigner le catéchisme, utiliser les symboles chrétiens », dit Mgr Shomali. Mais les conflits incessants entre Israéliens et Palestiniens, dont l’un des plus meurtriers, la seconde Intifada, n’a pris fin qu’en 2005, ont précipité le départ de nombreux chrétiens. Ceux qui sont restés circulent difficilement dans une région morcelée par la guerre et par le mur édifié par Israël pour se protéger des incursions armées. Ils souffrent de l’insécurité et, pour beau­coup, de la pauvreté. La destruction des infra­structures, la fermeture des entreprises, la diminution du nombre des pèlerins et des touristes liées à ces conflits ont engendré un chômage considérable.

« En Palestine, 25 à 30 % des gens n’ont pas d’emploi, précise l’évêque auxiliaire de Jérusalem. Et bien plus dans la bande de Gaza », où 3 000 chrétiens vivent presque coupés du monde dans un territoire surpeuplé (1,5 million d’habitants pour 360 kilomètres carrés), désormais administré par le Hamas. Dans l’incapacité de travailler, la jeu­nesse chrétienne émigre vers l’Europe, l’Amérique ou l’Australie. Un exode douloureux pour toute l’Église car « toutes les racines de notre foi sont entre Bethléem, Nazareth et Jérusalem », rappelle le général Bernard Fleuriot. « Qui pourrait imaginer que ces lieux soient un jour transformés en un musée de pierres ? »

Bernard Fleuriot est en France le lieutenant (c’est-à-dire le responsable) de l’ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, dont la mission spécifique est d’aider les chrétiens de Terre sainte. Les origines lointaines de cet ordre remontent aux croi­sades, quand les chevaliers se faisaient adouber sur le tombeau du Christ, et Chateaubriand a raconté comment il en devint chevalier en 1806, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem. Mais c’est à partir de 1847 – date de sa “restauration” par Pie IX – que l’ordre du Saint Sépulcre s’est développé dans le monde entier. Association de fidèles placée sous l’autorité du Saint-Siège, il compte aujourd’hui 27 000 membres dans trente-deux pays, dont 900 chevaliers et dames en France.

« Nous agissons bénévolement pour soutenir les œuvres et les institutions caritatives, culturelles et sociales de l’Église catholique en Terre sainte, sur­tout celles qui sont situées dans le pa­triarcat latin de Jérusalem », qui englobe Israël, les territoires palestiniens et, pour partie, la Jordanie, précise Ber­nard Fleuriot. Aide à la fois matérielle et spirituelle car l’ordre du Saint Sépulcre a aussi pour but « d’encourager la conservation et la propagation de la foi dans ces régions, en y intéressant les catholiques du monde entier ».

Les dons collectés par l’Ordre sont affectés à des projets concrets. L’œuvre est immense : le patriarcat latin de Jérusalem compte 64 paroisses, desservies par 85 prêtres. Il faut entretenir les églises, en édifier de nouvelles : à Akaba (Jordanie), l’Ordre soutient la construction de l’église Stella Maris, en remplacement de la chapelle actuelle. « Ce projet répond aux besoins spirituels de la communauté chrétienne, qui croît en raison du développement de cette localité », se réjouit Bernard Fleuriot. Il faut rénover des presbytères, bâtir des salles paroissiales, agrandir le séminaire de Beit Jala où sont formés plus de 70 étudiants (40 pour le grand séminaire) dont les études sont en partie payées par l’ordre du Saint Sépulcre. « Ils font leur théologie en français. C’est un clergé très bien formé », souligne le lieutenant.

Il faut s’occuper aussi des établissements de soins. Créé par sœur Katarina Fuchs, le centre pour enfants handicapés d’Ein Karem prend en charge une cinquantaine de petits pensionnaires palestiniens et israéliens. Les dons collectés par les dames et les chevaliers ont permis sa rénovation et sa mise aux normes. Fondée en 1884 par les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, la crèche de Bethléem héberge une trentaine d’enfants. Là, c’est la rénovation du chauffage que l’Ordre a financée. C’est encore grâce à l’Ordre que les sœurs qui l’animent ont pu restructurer la cour intérieure de la maison de retraite Notre-Dame-des-Douleurs, créée par une congrégation française.

Et puis il y a les écoles. Un chantier très important. Le patriarcat latin de Jé­rusalem dirige 40 éta­blissements sco­laires, qui emploient 2 000 per­sonnes et accueillent plus de 18 000 en­fants, chrétiens mais aussi musulmans (jusqu’à 40 % dans certaines écoles), « ce qui contribue à la co­existence pacifique des com­munautés », explique Ber­nard Fleuriot. « L’une de nos priorités est de rechercher de nouvelles ressources, notamment pour payer les professeurs. » Grâce à l’ordre du Saint Sépulcre, des écoles récemment construites s’élèvent par­tout en Terre sainte : à Bir Zeit près de Jérusalem, à Rameh en Galilée, à Ma­daba en Jordanie, où le patriarcat entreprend l’édification d’une uni­versité dont Benoît XVI a béni la pre­mière pierre en mai 2009.

« Nous avons aussi un grand projet de rénovation de logements à Jérusalem, pour les jeunes couples : beaucoup sont tentés par l’expatriation car ils ne trouvent pas à s’installer, explique Mgr Sho­mali. Les chrétiens de Terre sainte ont besoin de la solidarité que leur témoignent les fidèles du monde entier à travers l’ordre du Saint Sépulcre. Nous savons ainsi que nous ne sommes pas seuls, que nous ne sommes pas abandonnés. »

Un soutien nécessaire pour que la “première Église”, se maintenant sur la terre qui l’a vu naître, puisse accueillir les pèlerins de Terre sainte et leur rendre alors au centuple l’aide qu’elle a reçue d’eux.  Fabrice Madouas
   
À noter
Valeurs actuelles est partenaire du colloque organisé le 26 mars, à Paris, par l’ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem : “Géopolitique et religions au Proche-Orient”. Sur Internet : http://ordredusaintsepulcre.org

À lire également sur valeursactuelles.com :
Sauvons les chrétiens d'Orient, par Max Gallo, Jean Raspail, Jean-Claude Guillebaud, Bernard-Henri Lévy, le père Pascal Gollnisch, Jean de France, Jacques Julliard...

Photo © SIPA

Valeurs actuelles cette semaine


Ecolos : guerre à l'atome
, par Fabrice Madouas.
Des cantonales à la marseillaise, par Jean-Michel Verne.
Présidentielle : l'enjeu sécuritaire, par Fabrice Madouas.
Peillon, un philosophe dans l'arène, par Valentin Goux.
"Parvis des gentils", dialogue avec les non-croyants, par Laurent Dandrieu.
Le Pentagone sous pression, par Sophie Bellemanière.
Coup de spleen outre-Rhin, par Caroline Bruneau.
Strindberg entre génie et névrose, par Alfred Eibel.
Littérature jeunesse : talents nordiques, par Virginie Jacoberger-Lavoué.
S'évader entre mer et golf, par Virginie Jacoberger-Lavoué.

Royal hors jeu ; Loppsi 2 amputée ; Nationalité : l'UMP divisée ; Renault : fin d'un cauchemar ; Rixe meurtrière à Asnières ; et bien d'autres chose encore...






Emeutes, répression, manœuvres et rumeurs.Que veut Bouteflika ?

24/03/2011 02:41



Emeutes, répression, manœuvres et rumeurs

Que veut Bouteflika ?

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le 24.03.11 | 01h00 Réagissez


Au moment où les raïs et autres monarques effarouchés multiplient speechs et apparitions publiques, le président Bouteflika continue
de se confiner dans un silence mystérieux.

Soixante-dix-sept jours. C’est le temps écoulé depuis les émeutes du 5 janvier 2011. Et le président Bouteflika ne s’est toujours pas adressé à la nation. Pourtant, que de cataclysmes depuis.
Ni la rue qui gronde, ni le front social qui s’embrase, ni le tsunami arabe qui déferle en emportant dans sa furie Ben Ali et Moubarak, ni la guerre qui s’est installée à nos frontières avec cette campagne militaire contre El Gueddafi, rien de tout cela n’a réussi à sortir le président de la République de son mutisme.


Ainsi, au moment où, de Rabat à Sanaa, les raïs et autres monarques effarouchés multiplient speechs et apparitions publiques pour se «rabibocher» avec leurs peuples, le président Bouteflika continue de se confiner dans un silence mystérieux. Un silence qui trouverait probablement son explication dans l’une de ces trois hypothèses : le mépris, la maladie ou le désir de dédramatisation. Au plus fort déjà des émeutes de janvier, le pouvoir s’était évertué à placer ces soulèvements populaires dans un registre strictement social et «œsophagique». Et pour leur ôter toute connotation politique, un simple conseil interministériel fut chargé de suivre les événements et d’y apporter les réponses adéquates. Et quand, le 3 février, la levée de l’état d’urgence était annoncée, le chef de l’Etat n’avait pas jugé utile, là non plus, de s’embarrasser de questions de forme en dépit de l’importance d’une telle annonce.


Des plans furtifs de Bouteflika au JT de 20h, à l’ouverture du Conseil des ministres, avaient été jugés suffisants pour le rappeler au bon souvenir des Algériens avant que l’ENTV ne se charge de la communication gouvernementale proprement dite à coup de lectures fastidieuses des communiqués-fleuves du Conseil des ministres. Il n’aura pas échappé également aux observateurs l’épisode du 19 mars dernier, lorsqu’un conseiller du Président avait parlé de «réformes profondes» au détour d’une lettre lue dans une conférence à Mostaganem.
A une autre occasion, c’est El Hadi Khaldi, ministre de la Formation professionnelle, qui a pris le soin d’expliquer le sens de ces réformes. Et il ne se passe plus de jour sans que des mesures d’importance ne soient distillées par bribes homéopathiques dans la presse. Parmi les grands chantiers annoncés : l’amendement de la Constitution et l’organisation d’élections législatives anticipées.
Dans un contexte aussi explosif, les Algériens sont en droit d’attendre un geste fort de la part du premier magistrat du pays. Et surtout un minimum de communication directe. De chaleur.


Aussi, un discours à la nation n’aurait sans doute pas été de refus tant les mots, en la circonstance, valent au moins autant que les mesures décrétées. Il est des situations où c’est la parole même du président de la République qui est requise et les événements que nous vivons imposent au locataire d’El Mouradia de prendre ses responsabilités et de «daigner» enfin s’adresser à son peuple.
Malheureusement, ce lien semble cassé. A aucun moment, Abdelaziz Bouteflika ne s’est donné la peine d’expliquer son projet aux Algériens, se contentant de répéter, par la voix de ses émissaires, que ces (hypothétiques) réformes étaient déjà inscrites dans son programme dès son arrivée au pouvoir, en 1999, négligeant ainsi profondément la portée qu’une apparition solennelle pourrait avoir sur une opinion en proie au doute et en quête de réponses claires quant au destin national.             
 

M. B.
http://www.elwatan.com/une/que-veut-bouteflika-24-03-2011-117471_108.php




Les media servent une pseudo démocratie, en réalité une oligarchie ploutocratique

24/03/2011 02:36

Les media servent une pseudo démocratie, en réalité une oligarchie ploutocratique


Opinion de Bernard Dugué*
23/03/11 :: 16:18
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Les media servent une pseudo démocratie, en réalité une oligarchie ploutocratique
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Le mal est profond mais indolore. Les médias offrent une représentation de la société et du monde complètement faussée, suscitant pratiquement un délire de représentation. Plusieurs exemples récents en témoignent. Réchauffement climatique, grippe H1N1, volcan islandais. Et maintenant, guerre contre la Libye, nuage radioactif, front républicain. Justement, le citoyen est en droit de s’interroger sur cette exacerbation face au vote FN lors de cantonales instrumentalisées par d’opportunistes partis qui les détournent en enjeu national. Se plaisant à commenter, pavoiser, tracer des enseignements en jouant sur les chiffres, alors qu’il n’y a aucun enseignement à tirer. D’ailleurs, la gauche n’est pas si triomphante, totalisant moins de la moitié des votes. Quant au FN, compte tenu de l’abstention, on devrait dire qu’il a recueilli moins de 7% des inscrits. La plupart des Français n’ont rien à cirer de voir un élu du FN siéger dans un Conseil général, éventualité qui n’empêchera pas un département d’être administré, pas plus qu’une Région n’est perturbée par la présence d’élus FN. Il faut une bonne dose d’obsession politicienne pour se prendre la tête sur cette question du front républicain, comme le fait le PS, intimant aux membres de l’UMP d’afficher un code moral, un peu à la manière d’un juriste de l’Inquisition demandant aux accusés d’avouer ou de se dédire. Le plus inquiétant, ce sont ces médias qui remplissent leurs journaux de cette polémique sans intérêt où l’on traque les mots, où l’on suppute les arrière-pensées, où l’on tente de faire croire à une fracture entre Fillon et Sarkozy sur la base d’une divergence amplifiée démesurément par le miroir grossissant médiatique. Faisant de cet insignifiant enjeu une question d’Etat et d’honneur national.


Les médias livrent une pièce de théâtre jouée par les politiciens. Les médias ne montrent ni le monde, ni la France, ni les gens. Ils offrent le spectacle d’un simulacre de vie politique. Traduction de simulacre en grec ancien, eidôlon. L’idole. Les médias fabriquent des idoles. Naguère, Sylvie, Sheila et Johnny. Maintenant, DSK, Sarkozy, Royal ou Mélenchon apparaissent telles des idoles livrées à l’adhésion des masses citoyennes. Les médias à grande diffusion se sont constitués en instruments au service d’intérêts nécessitant la diffusion en masse d’informations, messages et images. Les masses citoyennes sont irriguées par un faisceau de séquences. Les médias servent les intérêts de puissances sectorielles. Inversement, des secteurs de la société sont devenus des puissances grâce aux médias, ou se sont renforcés. Les mondes de la politique, du spectacle, de la finance, de l’industrie culturelle, sont façonnés par l’augmentation de pouvoir et de puissance qu’offrent les médias à grande diffusion. Le média de masse est un mur qui sépare ceux qui diffusent et ceux qui sont irradiés par les séquences. Le pouvoir s’exerce derrière ce mur qui produit des séquences. Le journaliste tente bien de croire qu’il est l’arbitre, qu’il est le juge distributif, le magistrat équilibrant les droits du diffuseur et des infusés. Mais non, c’est une illusion. Ceux qui pensent autrement se racontent des histoires. Le journaliste est une partie intégrante du système qui domine, qui exerce le pouvoir et la puissance depuis la citadelle médiatique. Le système permet de gagner des voix, des postes et beaucoup d’argent pour ceux qui s’offrent de la pub chèrement payée, comme n’importe quelle firme le fait, ou de la pub offerte gratuitement, on appelle cela la promotion. Des célébrités comme Johnny, Pagny, Dubosc, Noah, ou Depardieu ou tant d’autres, bénéficient de dizaines de minutes de publicité gratuite offerte gracieusement par les grandes chaînes privées mais aussi la télévision d’Etat. Sans pour autant incarner la quintessence de l’art.


Les médias de masse ne sont pas un quatrième pouvoir comme l’ont décrété naguère quelques intellectuels désinvoltes, ni un contre-pouvoir comme l’ont suggéré récemment quelques penseurs soucieux de corriger le tir. Les médias constituent un pouvoir dont le mécanisme est différent. C’est donc un autre pouvoir, d’essence différente, qui agit selon le processus de l’influence. Les citoyens sont placés sous influence, le plus souvent à leur insu. Il est pratiquement acquis que les avantages évolutifs reposent sur le développement du système cognitif animal. Les sociétés humaines ont transposé l’avantage adaptatif en quantité de pouvoir et de puissance. Là aussi le système cognitif joue un rôle essentiel. Foucault l’avait bien montré. Le savoir est au service du pouvoir. Le savoir permet d’obtenir un avantage, domination, soumission des masses, manipulation, avantages particuliers, pouvoir politique, profits économiques. Le jeu n’est pas forcément équitable. Les dominants exercent leur domination en jouant sur l’asymétrie d’information et l’usage des médias capable de mettre les dominés sous influence.


L’influence médiatique se joue sous la gouverne de deux facteurs. L’un, humain, lié à l’intention dominante et à l’intelligence cognitive des puissants qui savent et manipulent avec un instinct sans faille les instruments leur conférant un avantage pour leurs affaires. L’autre, lié à la nature du média et au format nécessairement limité et court qui ne permet pas aux intervenants de développer la controverse, la contradiction, la complexité. Les courtes séquences, les images choc et les phrases percutantes sont privilégiées. Celui qui parle est obligé de se plier à cet effort de raccourcissement, ce qui ne pose pas de problème à ceux qui n’ont rien à dire, comme par exemple les sportifs, mais lamine toute la subtilité d’une longue analyse sociologique ou politique. Le mécanisme de l’entonnoir rétrécit le monde. Les marronniers du moment se pressent dans les tuyaux médiatiques, engendrant une thrombose événementielle et névrotique à l’occasion de faits divers ou de polémiques exacerbées. Le monde représenté par les médias est comme réduit, avec des scènes et séquences, bruits et images ; un monde passé au tamis d’un miroir assez déformant, créant une image instantanée et partielle, pour ne pas dire partiale ou même spartiate. On apprend qu’il faut absolument frapper Kadhafi parce qu’il projette de massacrer son peuple. Les mots ne sont pas choisis au hasard. On ne doit pas jouer avec les mots a dit Medvedev à Poutine qui a parlé de croisade, au risque de raviver le ressentiment islamique à l’égard de l’Occident. Guéant s’est laissé prendre au piège des mots. C’est un peu son bizutage de haut fonctionnaire promu ministre. Pendant ce temps, les bombes font des morts et Kadhafi continue sa guerre pour rester au pouvoir. La comédie médiatique nous dira quelques mots sur le clash entre Marine Le Pen et Dany Boon. La représentation du monde est faussée, orientée par ceux qui ont accès aux plateaux de télé et aux studios de radios.


Dans un tel contexte, la démocratie classique est morte, livrée aux simulacres et autres idoles venus diffuser leur manière de voir. La démocratie représentative place au pouvoir des élus représentant les aspirations du peuple. Dans la démocratie ploutocratique et oligarchique, une caste accapare les leviers du pouvoir en manipulant la représentation populaire. Le principe est complètement inversé. Le peuple n’est qu’un exécutant qui agit pour servir les aspirations des dirigeants et autres idoles venus faire leurs affaires en se servant des gens. Des chanteurs médiocres, comme Noah, Biolay ou Maé, vendent un million de disques. L’axe de ce basculement économique et politique, c’est le système médiatique. On comprend que le peuple s’éloigne des dirigeants, se sentant inconsciemment floué, escroqué, manipulé, mais ce même peuple suit les modes, les chanteurs de merde, les nouveaux comiques troupiers.


Les politiciens projettent sur la société française leurs propres fantasmes. Le peuple ne sait plus où donner de la tête. Les dirigeants prétendent savoir ce que doit être la société, la civilisation. Ils fabriquent la société selon leurs plans, une société pas pour que les gens y vivent mais pour que eux prospèrent. Dans le fascisme médiatique, les zélites font en sorte que le peuple agisse pour leurs propres intérêts, au service d’une volonté qui accomplit leur représentation, avec l’appui des médias diffusant ces représentations. Quand les peuples auront compris ce mécanisme, la société changera. Mais rien ne dit que l’humain aille plus loin que son intelligence limitée par sa démission et ses désirs prosaïques. Auquel cas, la civilisation se détruira dans un totalitarisme universel. C’est pour bientôt, quelques décennies. Une autre option verrait les philosophes entrer en scène pour éclairer les peuples de représentations inédites de sociétés avenir. Mais les médias poursuivront leur œuvre au noir. Les nouvelles lumières ne sont pas prêtes d’émerger à moins que des règles nouvelles naissent dans les médias.
____
*
http://bdugue.typepad.com/a/
Le titre est de TSS
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFppAEEulVAMxuKzXA.shtml





Japon-Libye, la honte de l’Occident !par Georges Yang depuis Kampala

24/03/2011 02:30



Japon-Libye, la honte de l’Occident !

Ils ont totalement raison, ceux qui veulent changer les paroles de la Marseillaise, ce chant patriotique d’un autre temps est trop viril et ne correspond plus à notre époque. Aux armes, citoyens n’a plus aucun sens dans la France de 2011, il faudrait plutôt chanter aux larmes, citoyens, mais aux abris, citoyens sonne mieux du fait du contexte.

Deux événements majeurs viennent de frapper notre petite tranquillité. En apparence, ils n’ont rien de commun entre eux, si ce n’est qu’ils traduisent la lâcheté de l’Occident, France en tête. Le Japon vient d’être victime de l’une des plus grandes catastrophes naturelles de son histoire, sur laquelle s’est greffé un accident nucléaire dans l’une de ses centrales. Et la première réaction de l’Europe, au lieu de compatir, de vouloir aider, de demander aux Japonais ce dont ils auraient besoin a été de craindre pour nos petites personnes au cas où un nuage radioactif viendrait nous éradiquer. Sans penser que si ce peu probable nuage arrivait au dessus de nos têtes, il ne serait guère dangereux du fait de sa dilution. Et même, s’il y avait un danger quelconque, ce serait encore les Japonais qui en seraient les premières victimes directes étant exactement en dessous à une concentration radioactive nettement plus élevée.

Face à Kadhafi, Sarkozy joue les gros bras entraînant la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et quelques états suiveurs derrière lui. Kadhafi n’est pas un sain, son éradication n’est pas une grosse perte. Mais quelle gloire y a-t-il à tirer d’utiliser une telle force de frappe, protégée par tout un arsenal électronique de brouillage qui rend toute défense libyenne vaine et inoffensive. Le courage aurait été d’agir en homme et non en lâche, c'est-à-dire débarquer des troupes sur les côtes comme en Normandie et éliminer Kadhafi et sa bande au fusil d’assaut, au mortier et à la baïonnette. Bref laisser à l’adversaire, si ce n’est une chance de gagner, du moins de perdre dans la dignité et non l’humiliation.

Un pays qui a peur de tout, y compris d’une éventuelle radioactivité qui au pire nous diminuera de quelques années une espérance de vie déjà très élevée, ne peut accepter des pertes en hommes au niveau de ses armées. Certes, la vie d’un militaire français est respectable, mais celle d’un militaire libyen l’est aussi, ainsi que sa dignité. Pas besoin d’être pacifiste, la guerre est quelquefois utile, mais à force de la faire de façon disproportionnée, on obtient en retour, la haine et l’esprit de revanche. Israël et les Etats-Unis en ont déjà fait les frais. Du fait de la disproportion des forces en présence, le camp le plus faible n’a que le terrorisme et l’attentat suicide pour faire mal à son adversaire.

Après, pourquoi se plaindre de bombes dans les bus à Tel-Aviv, d’individus armés d’un couteau poignardant dans un kibboutz, du 11septembre ou d’attentats suicide ! Quand on ne laisse pas à l’ennemi la possibilité de perdre la guerre mais pas la face, on doit s’exposer à des représailles.

Hélas, la seule guerre digne, entres hommes fût celle des Malouines. Pour quelques moutons et l’honneur de deux nations, Anglais et Argentins s’étripèrent sans molester les civils, sans prise d’otage, sans attentats. Les Anglais après une âpre bataille navale et des pertes non négligeables, débarquèrent des fantassins et reprirent leurs îles contre des Argentins se défendant pied à pied. L’Argentine perdit, sans avoir honte et arriva même à se démocratiser en se débarrassant de sa junte. Si Londres, alors avait écrasé Buenos-Aires sous les bombes, les Généraux seraient encore au pouvoir en Argentine de nos jours.

Ne nous méprenons pas, nos militaires ne sont pas des poltrons, ils ne se défilent pas. Si le chef de l’Etat leur avait demandé de débarquer en barge sur les côtes libyennes, ils y seraient allés sans rechigner. Mais il y aurait eu des pertes, et l’opinion publique aurait hurlé à la mort dans les deux sens du terme. Ceux qui poussaient à la roue des bombardements et des représailles sans risque, auraient dénoncé illico une dérive militariste, s’il y avait eu des pertes importantes.

Concernant le Japon, la lâcheté est identique. Et pendant la première semaine, entendre des psychologues, des psychiatres et des commentateurs s’étonner du manque de panique parmi la population japonaise a atteint le niveau de la nausée. Pour ces défenseurs de la peur de tout, de la psychologisation du traumatisme, il était surprenant, pour ne pas dire inadmissible que les Japonais ne s’arrachent pas les cheveux, ne courent dans tous les sens, ou ne s’écroulent en larmes à chaque coin de rue. Le comportement digne de la population japonaise nous a remis face à notre incommensurable couardise. Pour ces beaux esprits, il n’est pas concevable de résister à l’adversité, il faut à tout prix se victimiser pour être un homme civilisé. Pour paraphraser Malraux, l’Occident du XXIème siècle sera sans couilles ou ne sera pas ! Les Verts et les écolos font l’apologie de la poltronnerie, sans vergogne, ils utilisent le drame japonais à des fins électorales. Une véritable irradiation massive du Japon serait pain béni pour faire avancer leurs arguments. On se demande s’ils ne souhaitent pas une sorte d’holocauste nippon pour arriver au pouvoir. Pitoyables et misérables clowns grotesques, ils reprochent aux Japonais leur courage, leur résistance. Salauds de Japonais qui ne pleurnichent pas assez pour nous faire gagner des voix ! Voila, résumé en une phrase le sentiment profond des écolos. Remarquons que si les Japonais avaient fui en masse pour se refugier en Europe, tous les bons esprits qui condamnent l’escapade de Marine le Pen à Lampedusa, auraient été les premiers à craindre que ces asiatiques éduqués, courageux et doués viennent prendre nos places d’ingénieurs, de techniciens de pointe et de chimistes dans notre pays et auraient alors parlé d’invasion de « bridés  » à défaut de « ratons » ou de « bougnoules ».

Quand la radioactivité aura baissé au Japon, quand Kadhafi sera définitivement devenu un mauvais souvenir, la France et ses voisins occidentaux ne seront pas plus calmes, ni sortis d’affaire pour autant. Ils continueront à avoir peur des Chinois, des Russes, des Indiens et de l’Islam ! Cette médiocrité est-elle spontanée ou est elle organisée pour créer une société de moutons. Le débat devrait être ouvert, mais il n’est hélas pas d’actualité. La lâcheté est devenu un fond de commerce. La panique organisée sert indéniablement des intérêts politiques et économiques. On ne parle pas de marketing de la peur pour rien.

Ecrit à Kampala, le 22 mars 2011, belle date pour fustiger le créateur d’un mouvement devenu un pitre des médias !

par Georges Yang mercredi 23 mars 2011 - 31 ré




La grande guerre de Nicolas le petit (un avatar du luxe ,mieux que les montres ou les excursions nautiques en somme)

24/03/2011 02:27



La grande guerre de Nicolas le petit, par Christian Bouchet

March 22nd, 2011

Éric Besson avant de se renier, alors qu’il était encore socialiste, publia un petit opuscule fort bien fait intitulé « Sarkozy l’Américain ». Il y expliquait comment les néo-con yankees mettaient tous leurs espoir dans l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Ils ne le soutenaient pas, à ses yeux, comme ils soutiendraient n’importe quel candidat de droite, mais parce qu’il était le seul homme politique français important qui incarnait leurs idées. Pour eux, Nicolas Sarkozy était l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec l’hydre à deux têtes constituée par ce qui reste du modèle social français et de la politique étrangère indépendante de la France.

 

Et de rappeler qu’alors qu’il était déjà candidat à la présidence de la République, Sarkozy de passage aux États-Unis n’avait pas hésité à déclarer qu’il se sentait étranger dans son propre pays, qu’il était fier qu’on l’appelle « l’américain » et qu’il considérait comme arrogant le discours d’un premier ministre français (de Villepin à l’ONU en 2003) qui a fait l’admiration du monde entier.

Au lendemain de son accession à l’Élysée, l’universitaire Jean Bricmont, n’avait pas hésité à écrire, quant à lui, que cette « victoire représente une inféodation de la France à l’étranger comme il n’y en a jamais eu dans le passé, sauf suite à des défaites militaires. »

 

Tout ceci pouvait sembler excessif.

 

Malheureusement il n’en était rien et ce qu’avaient prédit ces auteurs s’est malheureusement confirmé : la France de Sarkozy est devenu le caniche de l’oncle Sam.

 

L’opération en Libye nous en donne une nouvelle preuve.

 

La propaganda staffel des médias aux ordre nous présente dans cette affaire une « France aux commandes » et un Président « chef de guerre »… Cela avec un objectif purement politique évident : rehausser l’image du nain hongrois en chute libre dans les sondages en donnant l’impression qu’il a une véritable surface internationale et qu’il est, au moins, capable de réussir quelque chose… Fut-ce faire tuer des femmes et des enfants par des missiles téléguidés !

 

La réalité est plus cruelle et nous pouvons la découvrir dans la presse yankee dont les articles sont repris en France par quelques blogs et sites « mal-intentionnés ». La réalité c’est que, comme l’écrit Jean Guisnel sur Le Point.fr, « la France est placée sous commandement américain » et que Paris est uniquement un « fournisseur de moyens » de la coalition internationale engagée contre Kadhafi. Et notre journaliste d’expliquer « . Lors d’un briefing organisé samedi au Pentagone, le vice-amiral William E. Gortney a précisé que l’opération (…) est placée sous le commandement du général Carter F. Ham, chef du U.S. Africa Command (Africom), basé à Stuttgart (Allemagne). Une force navale portant la dénomination Task Force Odyssey Dawn est commandée à la mer par l’amiral américain Samuel J. Locklear III, dont l’état-major est embarqué à bord du navire de commandement USS Mount Whitney. À ce stade, les conditions précises de l’organisation de l’opération Odyssey Dawn ne sont pas entièrement définies. Les autorités politiques françaises présenteront sans doute une version les plaçant en tête de gondole, mais la réalité est plus prosaïque : les Américains sont aux manettes et assurent le contrôle opérationnel de l’ensemble du dispositif (OPCON, pour Operational Control) en assurant la coordination de l’ensemble des missions et des moyens qui leur sont attribués. La raison en est simple : alors que la coalition pourrait compter jusqu’à une vingtaine de pays dans les jours qui viennent, seuls les Américains sont en mesure de gérer un tel dispositif. Les Français sont donc des “fournisseurs de moyens” à la coalition qui leur a accordé le “privilège” (ou vécu comme tel par Nicolas Sarkozy) de prendre l’air les premiers. »

 

Pire, une lecture de la presse américaine permet d’apprendre que ce sont les États-Unis, seuls, qui ont décidé qu’il était enfin possible de se lancer dans l’opération diplomatique ouvrant la voie à l’emploi de la force contre la Libye et que une fois ces opérations entamées, la France sarkozyste a été placée sous commandement américain et obéit depuis au doigt et à l’œil à ce que disent et décident Hillary Clinton et le président Obama.

 

Ainsi, notre pays est engagé dans une opération militaire, dont on ne comprends guère le sens et dont on ignore tout de l’issue, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec notre intérêt national mais beaucoup avec celui des États-Unis et avec l’avenir politique d’un lilliputien ambitieux.

 

Voici à quoi sont utilisés nos impôts (le coût de cette opex devrait rapidement se chiffrer à plusieurs dizaines, voire centaines si elle dure, millions d’euros), voici pourquoi le sang de Français sera peut-être versé demain !

 

Mais que Nicola le petit et ses sbires n’aient crainte, tout se paie (parfois pas uniquement dans les urnes…) et le peuple de France a commencé à faire l’addition. La vague bleu marine de dimanche pourrait bien n’être encore qu’une vaguelette en comparaison des élections futures !

 

Christian Bouchet

http://fr.altermedia.info/general/la-grande-guerre-de-nicolas-le-petit-par-christian-bouchet_33908.html#more-33908






Dépenser plus pour manger moins…

24/03/2011 02:21



Dépenser plus pour manger moins…

March 23rd, 2011 /

Hausse des prix alimentaires : vers de nouveaux choix de consommation

 à la hausse de leurs dépenses courantes, devront de nouveau adapter cette année leur consommation à l’augmentation prévue des produits alimentaires.

“Ce ne sont pas tout à fait les mêmes hausses que la dernière fois, mais les consommateurs vont se débrouiller pour manger autrement et ne pas dépenser plus”, prévoit Pascale Hébel, directrice du département consommation à l’organisme de recherche Crédoc.

Les consommateurs vont “changer leur régime alimentaire pour arriver à ne pas augmenter leur chariot moyen”, estime-t-elle. Ils ne se restreindront pas nécessairement sur les articles qui afficheront les plus fortes hausses, car il s’agit de produits de base comme le café, les farines et les pâtes, mais bouderont plutôt d’autres produits plus onéreux.

Suite….






Chez les réalistes :Renforcement de la coopération entre la Serbie et la Russie

24/03/2011 02:18



Renforcement de la coopération entre la Serbie et la Russie

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23/03/11 – 18h05
BELGRADE (NOVOpress)
– Alliés traditionnels, la Russie et la Serbie ont profité de la visite de Vladimir Poutine à Belgrade pour encore resserrer leurs liens.

Les gouvernements russe et serbe ont ainsi signé des accords de coopération dans les domaines de l’énergie, du tourisme, des transports et de la science.

Le ministre russe des Transports Igor Levitine et le ministre serbe de l’Infrastructure et de l’Energie Milutin Mrkonjic ont également signé un accord sur la circulation automobile internationale, tandis qu’un accord de coopération dans le tourisme était signé par la vice-ministre russe du Sports, du Tourisme et de la Politique des jeunes Nadejda Nazina et le ministre serbe de l’Economie et du Développement régional Nebojsa Ciric.

De son côté, Le président du conseil d’administration du groupe énergétique russe Inter RAO EES Boris Kovaltchouk et le maire de Belgrade Dragan Djilas ont convenu de coopérer dans les livraisons d’équipements.

Enfin, le vice-ministre de l’Enseignement et de la Science Alexeï Ponomarev et le ministre serbe de l’Education et de la Science Zarko Obradovic ont signé un accord de coopération scientifique et technique.


[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]






Destruction du symbole de la révolte au Bahreïn où l'on n'enverra pas un porte-aéronef sans hélices & dont la cacamunauté internationale ne dit mot.

24/03/2011 02:16



Destruction du symbole de la révolte au Bahreïn

En ce moment une répression sanglante a lieu au Bahreïn qui fait bien moins de morts qu'en Libye ou au japon, bien sûr, mais quoi qu'il en soit le silence de nos autorités ainsi que des Etats-Unis ou même la communauté internationale est de mon point de vue plus que significatif. Ce pays ou 75 % de la population est Chiite est en proie à une violente répression en ce moment. Le pouvoir en place depuis un peu plus de 200 ans des AL KHALIFA, dynastie sunnite au courant religieux majoritaire du monde musulman (85 à 90 %), vient de réduire à néant l'emblème de la contestation qui jusque-là était pacifique. La semaine dernière a été décrété l'état d'urgence visant à empêcher toutes manifestations mettant en avant l'exigence de réformes contre l'illégitimité du pouvoir Sunnite des Al Khalifa et maintenant de leur sanglante répression sur le peuple Bahreïn. Mercredi matin les forces d'interventions bahreïniennes sont intervenues à l'aide d'hélicoptères et de matériels lourds place de la perle à Manama, capital du Bahreïn. Cette réaction dure du pouvoir en une semaine a fait au minimum une dizaine de morts, ce qui est probablement sous-estimé en raison des moyens employés et de façon certaine des centaines de blessés. L'armée aurait ensuite bloqué l'entrée d'un hôpital local, empêchant les manifestants d'y amener leurs blessés (1).

Manifestation réprimée à balle réelle.

Destruction du symbole.

(3)

Depuis Jeudi, 7 membres majeurs de l'opposition ont été arrêté, d'autres ont tout simplement disparus. Rien ne semble plus pouvoir retenir les tirs à balles réelle de la police et des militaires. L'état d'urgence décrété, le roi et son premier ministre ont tous pouvoirs pour faire intervenir leurs alliés comme les membres du CCG, Conseil de Coopération du Golf. Ces accords de défense des pays liés par ce conseil donnent au roi le pouvoir de faire intervenir ses amis tous pétroliers. L'Arabie Saoudite a, d’ores et déjà envoyée un millier de soldats et des dizaines de chars accompagnés de divers matériels, le Qatar ainsi que les Emirats arabes se sont joint maintenant à l'arbitraire. A mon sens, il est relativement facile d'expliquer ce fait soit disant découlant d'accords de défense du CCG. L'éveil à la contestation ne concerne pas seulement ce pays, des milliers de Chiites manifestent en Arabie Saoudite ou ils sont largement minoritaires, mais aussi en Irak ou 65 % de la population musulmans est de ce même courant religieux, contre la répression sanglante et pour le retrait des forces étrangères au Bahreïn (2). L'Arabie Saoudite ou la population Chiite est concentrée autour de ses plus grands champs pétrolifères et ses voisins s'inquiètent maintenant de la contagion possible du mouvement qui risque de ne plus être pacifique longtemps. De plus, L’Arabie Saoudite ainsi que les Etats-Unis craignent l'Iran qui jusqu'en 1978 revendiquait le Bahreïn. Certains membres de l'opposition sont très proche de Téhéran et par la pourraient influencer le destin Chiite du Bahreïn ainsi que l'équilibre des forces dans le golf. Au Bahreïn, un diplomate Irannien qui était accusé d'avoir fait entrer des armes clandestinement a été expulsé et en réponse immédiate, un diplomate Bahreïn à lui aussi été chassé d'Iran.

Il me semble maintenant important d'ajouter deux choses. La tiédeur de la contestation occidentale est tout de même surprenante.

Elle peut toutes fois s'expliquer par certains faits. Bien sûr il y a moins de morts qu'en Libye et au Japon, c'est donc moins spectaculaire et beaucoup moins rentable pour l'audience de nos médias impartiaux, n'est-il pas ? Il y a tout de même deux faits incontournables... Le Bahreïn est un pays tout à fait stratégique de par sa situation géographique tout d'abords, il est à l'entrée du golf et peut donc permettre aux Etats-Unis, qui y ont le commandement de leur 5 éme flotte en stationnement, de contrôler et d'intervenir quand elle le désir les allées et venues dans le Golf. Hilary Clinton, secrétaire d'état, a en personne approuvé le droit souverain des Al Khalifa a appeler ses voisins en renforts. Les Etats-Unis ont juste demandé une certaine "retenue" au pouvoir Bahreïn mais aucunes pressions n'existent véritablement. Le Bahreïn est aussi un pays ou la France y est le premier investisseur en matière d'énergie nucléaire, d'infrastructures, d'aéronautique et de défense (4). Une nouvelle inertie bien silencieuse, les Chiites sont pourtant a priori religieusement plus modérés que les Sunnites.

Visite du premier ministre bahreïni, l'oncle du roi qui est aussi le plus riche de la famille au premier ministre français en 2009.

Le Président déchu et le roi toujours en place.

 

(1) http://fr.rian.ru/world/20110316/188887353.html*

(2) http://www.20minutes.fr/article/689736/monde-bahrein-autorites-detruisent-monument-place-perle-manama

(3) http://fr.euronews.net/nocomment/2011/03/19/bahrein-demolition-du-monument-de-la-place-de-la-perle/

(4) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/bahrein_425/france-bahrein_1024/index.html

par Auguste Mouret (son site) mercredi 23 mars 2011 - 12 réactions





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