La deuxième cérémonie des bobards d’or aura lieu Le 5 avril 2011 à 20h15 Salle Athènes-Services, 8 rue d’Athènes, 75009 Paris.
Polémia a créé cette année une nouvelle catégorie de récipiendaires : « Strass et paillettes ». Il s’agit ici de récompenser les vedettes du show-biz qui s’illustrent par leurs sottises.
L’habitude a été prise de demander leur avis politique aux vedettes du spectacle qu’il s’agisse du spectacle sportif, du cinéma ou du théâtre. La logique est la suivante :
améliorer leur audimat pour les médias ;
gagner de la notoriété et assurer la promotion de leur spectacle pour les vedettes ;
le tout bien sûr au service du politiquement correct : l’objectif étant d’utiliser les vedettes pour faire passer des messages conformistes ; c’est en tout cas la condition pour être réinvité…
Bien entendu cela ne va pas sans une hypocrisie de bon aloi : des gens habitant dans des maisons de 400 mètres carrés défilent pour les « mal logés » …sans penser à les loger. Des révolutionnaires de salons vivent de la publicité qu’ils font à la télévision pour des banques. Des immigrés modèles d’intégration se drapent dans des drapeaux étrangers. Voilà qui mérite aussi ses bobards d’or.
Eric Cantona et Pierre Arditi : Deux faux culs dans un même panier
« Faites ce que je dis, pas ce que je fais » : voilà un adage populaire parfaitement intégré par Eric Cantona et Pierre Arditi.
En effet, Eric Cantona a tenu un discours aux accents révolutionnaires :
« Le Système c’est quoi ? Le pouvoir des banques. Au lieu qu’il y ait trois millions de gens qui aillent dans les rues, ces trois millions ils vont à la banque et ils retirent leur argent (…) Pas d’armes, pas de sang, à la Spaggiari. ».
De mâles et très antilibéraux propos qui cadrent mal avec les activités hautement rémunératrices de son épouse, Rachida Brakni, qui s’affiche sur le petit écran dans des publicités pour la banque Le Crédit Lyonnais. Quand monsieur conspue les banquiers, Madame en vante les mérites… Tant de cohérence peut faire douter de la sincérité de Cantona, lui aussi égérie publicitaire de nombreuses grandes marques capitalistes (Renault, Nike…).
De son côté, sur France 2, Pierre Arditi tenait le rôle d’animateur, démago humaniste donneur de leçons, dans une émission consacrée à une critique du système capitaliste.
Gauchiste de salon doré, Pierre Arditi semble ne voir, lui non plus, aucune contradiction entre cette posture anticapitaliste et le fait de participer à une publicité pour la banque Le Crédit Lyonnais… grassement rémunéré, comme il se doit.
Les mensonges de (et sur) l’équipe de France de football
Présentée comme un symbole du « Vivre ensemble », l’« équipe » de France de football est divisée, selon ses origines « ethniques et religieuses ». A la question du journaliste Vincent Duluc, « Est-ce que les différentes cultures forment des clans en équipe de France ? » Govou répond : « Quand on cherche des affinités, la couleur, c’est la première chose qui vient à l’esprit. »
Autre mensonge : Pour tenter de sauver un peu la face après leur prestation sud-africaine, les « Bleus » avaient affirmé qu’ils renonçaient tous à leurs primes de match (perdus !). Mais quelques semaines plus tard, on apprenait qu’il n’en était rien. Anelka et Henri réclamaient leurs primes.
Zinedine Zidane : L’imposture sonnante et trébuchante de l’icône
Emblème d’une intégration prétendument réussie et de la glorieuse France black-blanc-beur, mascotte de la victoire de football de 1998 qui nous a valu son pesant de déclarations démagogiques sur « le porte-drapeau d’une France plurielle », « Zizou » à la cote.
A écouter tous ces dealers de la pensée unique, notre Kabyle est un « bon Français ». Pourtant, ses origines algériennes sont restées bien vivaces au point de lui faire préférer le drapeau algérien au drapeau français lors de la dernière coupe du monde de football. Comme il le dit : « je suis fier d’être Algérien. »
Et le grand « Zizou », devenu VRP international, mange à tous les râteliers : au service de plusieurs grandes multinationales (Assurances Generali, Danone, etc.) mais toujours le drapeau vert frappé du Croissant en main, notamment quand il loue à prix d’or ses service aux émirs milliardaires du Qatar pour la préparation du prochain « mondial » de football !
Jamel Debbouze : « L’islam est en Europe depuis 3 000 ans » (sic) : Ou quand les clowns médiatiques se mettent à faire de l’histoire
A l’occasion de l’inauguration, le 25 janvier 2011, du Festival du cinéma à la prison de Fleury-Mérogis, Jamel Debbouze a fait au journal Le Parisien des déclarations pour le moins surprenantes… Il y prétend que: « L’Islam est en Europe depuis 3 000 ans » ! Ce qui est surprenant pour une religion né au… VIIe siècle de notre ère ! Après les films mensongers Les Indigènes et Hors-la-loi, Jamel Debbouze fait désormais partie de la grande cohorte des histrions ignares manipulateurs de l’histoire.
Désinformation et manipulations des « soutiens à Roman Polanski » : Quand les hommes de pouvoir voient l’un des leurs attaqué
Dans l’accès de véhémence et d’hystérie qui s’est emparé des soutiens de Roman Polanski lorsque ce dernier a été rattrapé par la justice pour avoir drogué et violé une jeune fille de 13 ans, les manipulations et les mensonges ont tenu une large place. T
ous refusant que le « génie » soit soumis à la loi du commun des mortels, les uns ont cherché à minimiser la gravité des faits, d’autres à salir la victime, d’autres encore à faire passer le cinéaste pédophile pour un martyr de l’antisémitisme…
Petit florilège :
« Le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens » Frédéric Mitterrand.
« Rien ne ressemble plus à une fille de 18 ans qu’une jeune fille de 13 ans. » Pierre Benichou
« Ce sont des méthodes de la Gestapo, à la seule différence que sous l’Occupation on pouvait aller se cacher en Suisse. » Claude Lellouch
« La France est en proie à une véritable fureur de la persécution. Et il n’y a pas que la France. C’est toute la planète Internet qui est devenue comme une immense foule lyncheuse. » Alain Finkielkraut
Une « hystérie collective et lyncheuse » qui semble s’être rapidement calmée puisque le cinéaste violeur vient de recevoir le prestigieux César, récompense suprême du cinéaste, sous les applaudissements énamourés du Tout-Paris intellectuello-artistique.
Retrouvez le détail des candidatures et votez sur :
Vous pouvez aussi faire un don pour assurer l’équilibre financier de la manifestation : – Chèques à l’ordre de Polémia à adresser à la trésorière, Madame Vidal Monestier 48 rue Condorcet 75009 Paris. – Ou paiement par Paypal (voir la page d’accueil du site).
Rmistes, ils vendent 600 000 € de métaux .Dans cette famille de ferrailleurs... dont on tait les noms ...6 mois avec sursis
27/03/2011 01:06
Rmistes, ils vendent 600 000 € de métaux
justice
Le tribunal a condamné les récupérateurs à 6 mois avec sursis et 6.000 € d'amende pour le principal prévenu./Photo illustration Bernard Hugues Saint-Paul.
En trois ans, ils ont vendu pour 608.649 € de métaux, tout en percevant, RMI et RSA pour 20.807 € et 36.713 € de la Caisse primaire d'assurance maladie. Dans cette famille de ferrailleurs, ils sont trois - le père, le fils et le gendre - à être poursuivis pour travail dissimulé. Le directeur régional de l'entreprise AFM Recyclage est lui poursuivi pour avoir eu recours aux services d'une personne exerçant un travail au noir.
En revanche, les trois entreprises - Varel Europe à Ibos, Lafourcade (Barbazan-Debat) et Potez (Landes) - chez qui les récupérateurs s'approvisionnaient en métaux ne figurent pas dans la procédure. La présidente Gadoullet regrette qu'elle ne soit pas « allée jusqu'au bout » face aux révélations du père, principal accusé. « J'ai blanchi l'argent pour les autres. » Il admet qu'il reversait, en liquide, une partie du produit de la vente des métaux aux entreprises. « Soit ce paiement aux fournisseurs s'effectuait aux entreprises, et c'est de la fraude fiscale, soit il s'agit de rétro-commissions données à des personnels », indique le substitut Jardin.
Collusion
Ce dossier a mis au jour une collusion entre des entreprises productrices de déchets, des récupérateurs et des sociétés de recyclages. En effet, l'enquête a montré que l'entreprise AFM Recyclage mettait à disposition des récupérateurs camions et bennes. Alors qu'elle aurait pu traiter directement avec les entreprises, pourquoi passer par des intermédiaires si ce n'est pour générer un flux d'argent liquide.
Car les récupérateurs utilisaient des prête-noms dans le cadre familial afin de répartir les paiements. Il s'agissait de ne pas dépasser le seuil de 1.100 € à l'époque - il a été abaissé aujourd'hui à 500€- au-dessus duquel les paiements ne peuvent pas s'effectuer en liquide. Car le cash, ça laisse pas de trace et ne nécessite ni comptabilité ni compte en banque.
Les gendarmes ont pu toutefois établir le montant des transactions en consultant le livre de police d'AFM Recyclage sur lequel sont notés les achats.
Le directeur régional d'AFM savait qu'ils travaillaient au noir. Il leur a même conseillé de se déclarer. Le fils l'a d'ailleurs fait un temps. Le ministère public reproche au dirigeant d'AFM Recyclage d'avoir eu recours à leurs services en connaissance de cause. « Vous auriez dû vérifier s'ils étaient déclarés, inscrits au registre du commerce », indique le substitut du procureur.
L'avocat du directeur régional d'AFM Recyclage plaide, lui, que la loi ne fixe aucune obligation aux entreprises de recyclages de vérifier si les vendeurs de métaux sont déclarés ou non. L'avocat obtient la relaxe pour son client.
Me Montamat pour la CPAM et la représentante du conseil général réclament les sommes perçues indûment par le père de famille. « J'ai cinq gosses, je fais vivre ma famille. Je ne sais ni lire ni écrire » plaide-t-il à la barre. La présidente Gadoullet lui fait remarquer qu'il a cependant su cocher la case « sans activité professionnelle » pour percevoir les prestations du département et de la Sécurité sociale. Le tribunal a condamné les récupérateurs à 6 mois avec sursis et 6.000 € d'amende pour le principal prévenu et les deux autres s à 3 mois avec sursis et 1.000€. Et à payer 36.713 € à la CPAM et 20 € au conseil général.
Un motard des douanes de 38 ans est mort pendant son service. Dans la Vienne, on pleure un père accompli et un homme investi dans sa communauté.
Damien Rouillier motard des douanes de Poitiers (Vienne), est mort après avoir été grièvement accidenté jeudi alors qu’il poursuivait un véhicule lancé à environ 200 km/hDR
L’homme laisse derrière lui une épouse et deux enfants en bas âge. Après une demi-journée passée dans un état critique, Damien Rouillier est mort. Cet homme de 38 ans, motard des douanes de Poitiers (Vienne), avait été grièvement accidenté jeudi alors qu’il poursuivait un véhicule lancé à environ 200 km/h. Peu après 10 heures, Damien et ses collègues tentent un « contrôle volant » sur l’autoroute A10, une course-poursuite s’engage avec une BMW roulant à vive allure, fuyant manifestement la présence des douaniers. Aux environs de Nouâtre (Indre-et-Loire), des travaux font brusquement ralentir le véhicule. Damien, surpris, s’encastre dans l’arrière de la puissante berline. Il est retrouvé 150 mètres plus loin. Cette voiture faisait partie d’un go-fast – une série de puissantes BMW transportant plus de 400 kilos de stupéfiants – lancé sur l’autoroute qui relie Bordeaux à Paris, l’autoroute empruntée par les trafics entre l’Espagne et le nord de la France. Quatre personnes ont été interpellées, une cinquième est toujours en fuite.
Dans Vivonne, une commune de la Vienne où Damien vivait, où sa famille a ses racines, l’émotion est grande. D’autant plus que dans cette ville de 3.000 habitants, Damien était très investi. Conseiller municipal depuis 2008, membre à la fois des commissions consacrées aux campings, aux sports et à la voirie, il est décrit par Jacky Quintard, également membre du conseil, comme « un homme très dynamique, capable de défendre ses idées. Il avait son franc-parler, et c’était un garçon entier ».
Un sportif accompli
Investi, Damien l’était aussi dans les associations sportives. « Il faisait partie du bureau de l’association de karaté, poursuit Jacky Quintard. Ses enfants aussi adoraient le karaté, peut-être parce que lui l’aimait autant… » Joël Chartier, président du club Vivonne 86 Loisirs, témoigne d’un membre « très sportif. Il était ceinture noire de karaté et donnait des cours aux jeunes des centres d’aide par le travail (CAT) de Vivonne. »
Son implication sportive ne s’arrête pas aux arts martiaux. La course à pied prend beaucoup de son temps libre. Damien est de toutes les épreuves, jusqu’au marathon de New York, qu’il parcourt en 2009 en moins de 3 h 40. « Dernièrement, raconte Joël, il ne courait plus car il s’était blessé au genou. Alors, en attendant qu’il aille mieux, Damien nous accompagnait à vélo le dimanche matin. » Infatigable. Et quand il ne court pas, il participe à l’organisation des événements de l’association, les sorties, les courses. Aujourd’hui, l’heure est au recueillement pour les fondus de sport qui partageaient sa passion. Joël, ému, a encore a faire : « Je dois prévenir les autres membres de l’association. On va essayer de se réunir ce soir et on décidera de quelle manière on lui rendra hommage. »
« A fond »
Un sportif donc, mais aussi un motard chevronné. Mathieu Poisay, 38 ans, a rencontré Damien à l’école primaire, l’a suivi sur les bancs du collège. Il se souvient d’un garçon gentil et discret, passionné de moto. « Ça a toujours été une grande part de sa vie. A l’époque, son père en avait une », confie-t-il. Son service militaire ? Damien le passe naturellement au peloton d’autoroute de Naintré, dans la Vienne. En 2006, il entre tout aussi naturellement dans les douanes, comme motard. Joël a appris sa mort par un ami de Damien. Par les journaux, il a appris les circonstances du drame. « Connaissant Damien, il a voulu faire son métier à fond. Il y a laissé sa peau… »
& en avant la ruine : 1ers immigrés (clandestins faut-il le rappeler ) de Libye proches de l'Italie
27/03/2011 00:57
1ers immigrés de Libye proches de l'Italie
AFP 26/03/2011 | Mise à jour : 19:52 Réactions (54)
La première embarcation transportant des immigrés illégaux africains en provenance de Libye s'approchait samedi soir des côtes italiennes, ont annoncé des organisations de défense des migrants et des réfugiés. Au total, quelque 350 personnes, essentiellement des Erythréens, des Ethiopiens et des Somaliens, se trouvent à bord de ce bateau qui a quitté Tripoli dans la nuit de jeudi vendredi, a indiqué à l'AFP Mussie Zerai, un prêtre catholique qui a été en contact direct avec le navire.
Selon l'organisation des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un hélicoptère italien a dû intervenir pour se porter au secours d'une femme qui venait d'accoucher à bord et de son nouveau-né. "Une femme a accouché cet après-midi. Une autre femme enceinte est en train de souffrir et les gens à bord craignent qu'elle n'accouche à son tour", a dit Mussie Zerai. Selon lui, le bateau, surchargé et qui a des problèmes de moteur, se dirigeait samedi soir vers la petite île de Lampedusa.
Le colonel Mouammar Kadhafi, qui avait signé un accord de contrôle des côtes libyennes ayant permis de limiter de manière draconienne l'émigration clandestine vers l'Italie, a prévenu que des milliers de migrants pourraient rejoindre l'Europe s'il était chassé du pouvoir.
La première embarcation transportant des immigrés illégaux africains en provenance de Libye s'approchait samedi soir des côtes italiennes, ont annoncé des organisations de défense des migrants et des réfugiés.
Au total, quelque 350 personnes, essentiellement des Erythréens, des Ethiopiens et des Somaliens, se trouvent à bord de ce bateau qui a quitté Tripoli dans la nuit de jeudi vendredi, a indiqué Mussie Zerai, un prêtre catholique qui a été en contact direct avec le navire.
26/03/11
L'immigration vers l'Europe, c'est la véritable arme de Kadhafi! Plus on crée le chaos en bombardant la Libye, plus les bateaux de "refugiés" vont arriver nombreux sur les côtes méditerranéennes.
Mexique: fusillade armée/trafiquants .5traficants pacifiques mais armés de kalash comme les pacifiques manifestants en Lybie ?)
27/03/2011 00:56
Mexique: fusillade armée/trafiquants
AFP 26/03/2011 | Mise à jour : 22:47 Réactions (4)
Sept hommes armés ont été tués dans la ville mexicaine de Nuevo Laredo (nord est), à la frontière avec les Etats-Unis au cours d'une fusillade qui les a opposés à des militaires, a annoncé samedi un responsable des douanes mexicaines.
"Les hommes armés se trouvaient à l'intérieur d'une remorque transportant des armes en contrebande dans la nuit de vendredi à samedi. La fusillade a éclaté lorsque des soldats ont arrêté le camion-remorque et demandé à l'inspecter. Les hommes armés sont apparus lorsque les soldats ont ouvert la portière de la remorque.
Les soldats ont ouvert le feu et sept civils ont été abattus" a précisé à l'AFP un fonctionnaire du bureau du Procureur général de la République qui a préféré garder l'anonymat. D'autres hommes armés sont arrivés sur les lieux et ont tiré jusque dans l'intérieur du camion pour faire exploser les munitions des armes transportées, a-t-il ajouté.
Une explosion s'est effectivement produite, des grenades à fragmentation ayant notamment été touchées. Les trafiquants transportaient en plus des armes, des ordinateurs et des équipements sophistiqués de communication radio et de vidéo, a-t-il poursuivi.
Nuevo Laredo, point de transit terrestre le plus important pour le commerce entre le Mexique et les Etats-Unis, est le théâtre depuis plus d'un an d'une vague de violence due au conflit qui oppose les deux principaux cartels de la drogue, autrefois unis, le cartel du Golfe et celui des Zetas dirigé par d'anciens militaires appartenant aux corps d'élite de l'armée mexicaine.
A Paris, on déplore cette dégradation confirmée des relations franco-turques, mais on choisit de ne pas dramatiser : le dossier libyen – capital et à l’issue imprévisible – est déjà assez compliqué en soi. L’important pour Paris – on parle même d’une « grande victoire » – c’est que le Quatar et les Emirats arabes unis aient décidé de s’engager, et participent aux frappes que conteste la Turquie. Pour le reste, il y aurait un compromis satisfaisant pour Washington comme pour Paris : le contrôle de la zone d’exclusion aérienne par l’Otan et un « pilotage politique » de l’intervention en Libye qui reste – ou resterait – hors-Otan.
Le fait est que, sur le terrain, les frappes se multiplient. Il est question de « désertions » dans les troupes de Kadhafi. Mais, à Paris, on admet qu’il ne faut pas « se leurrer » : « Si ses moyens militaires sont atteints, Kadhafi est encore déterminé. » Bref, a priori, le conflit n’est pas prêt de s’achever : il y en a encore, laisse-t-on entendre, « pour des semaines ».
Ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle a été hier très sec avec le chef de l’Etat français, lui reprochant d’avoir laissé entendre à Bruxelles que la « communauté internationale » pourrait, comme en Libye, intervenir chaque fois que des manifestants seraient pris à partie ou en danger, en Syrie ou ailleurs : « Ce n’est pas une solution de memacer maintenant chaque dirigeant arabe d’une intervention militaire. J’y vois là une discussion très dangereuse avec de graves conséquences. » Un avertissement sans frais, mais sérieux.
Le conflit menace-t-il l’ensemble de la région ? C’est désormais la crainte des pays du Sahel. Ainsi, hier, le président tchadien, Idriss Déby, s’alarmait : « Les islamistes d’al-Qaida ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s’approvisionner en armes, y compris en missiles sol-air. »
Sur le terrain, les opérations aériennes occidentales ont pris de l’ampleur. Des chasseurs-bombardiers de la coalition ont notamment mené des raids à Adjedabia, où sont retranchés des soldats pro-Kadhafi. La chute de ce bourg stratégique à 160 km au sud de Benghazi serait imminente.
Mais Mouammar Kadhafi ne désarme pas. Il a décidé de promouvoir au grade supérieur tous les militaires pour leur « lutte héroïque » contre la coalition internationale et aurait fourni des armes à des « volontaires » civils pour aller combattre les rebelles.
A compter de dimanche, c’est le général canadien Charles Bouchard sera à la tête des opérations de l’Alliance atlantique en Libye.
La mission européenne Eulex a ouvert une nouvelle enquête préliminaire sur les allégations de crimes de guerre et de trafic d’organes contenues dans le rapport de Dick Marty. Les enquêteurs reviennent vers des témoins qu’ils ont déjà interrogé, mais ceux-ci et leurs familles ne bénéficient toujours pas d’une protection suffisante, malgré le programme mis en place par la mission européenne. Pourtant, sans une véritable protection des témoins, aucune enquête ne pourra avancer. Notre enquête.
Par Jean Daville
Le Kosovo entre dans une situation de plus en plus complexe : son tour est venu de se confronter à son propre passé et au mythe de la « guerre propre ». Ce processus a toujours été difficile, même pour les pays voisins, politiquement et juridiquement plus solides que le Kosovo. Des procès pour crime de guerre ont déjà commencé au Kosovo et d’autres, encore plus sensibles, pourraient bientôt s’ouvrir. L’un des enjeux essentiels de ce processus crucial pour l’avenir du pays est sans doute la protection des témoins, notoirement insuffisante, ainsi que l’ont dénoncé Dick Marty ou son collègue Jean-Charles Gardetto, rédacteur d’un autre rapport sur ce sujet pour le Conseil de l’Europe (lire notre interview « La protection des témoins, « pierre angulaire de la justice et de la réconciliation dans les Balkans »).
Or, justement, à la recherche de « nouvelles » preuves et informations, Eulex frappe de nouveau à la porte des témoins qui pourrait faire avancer certains des dossiers « remis à jour » par le rapport de Dick Marty. Même si la plupart de ces témoins ne semblent pas avoir donné d’informations fiables sur les trafics d’organes, certains d’entre eux auraient donnés des informations sur des crimes commis avant et pendant la guerre par d’anciens membres de l’UÇK, éclaircissant aussi certaines pistes possibles sur la destinée des personnes toujours portées disparues.
Des témoins bénéficiant du programme de protection mis en place par Eulex expliquent que les enquêteurs font sans cesse « pression » sur eux pour obtenir des détails sur les transplantations et le trafic d’organes. « J’ai témoigné pour ce qui s’est déroulé dans la Dukagjin, dans la région de Prizren et Rahovec. J’ai assisté moi-même au meurtre de sept civiles serbes qui avaient été arrêtés dans des villages proches de Rahovec et qui ont été conduits à Kleçka pour y être assassinés. D’autres civils serbes ont été arrêtés, certains ont été transférés en Albanie », explique Z.Z. Ces meurtres auraient été commis entre la fin mai et la fin juin 1999. Nazim Bllaca, un ancien combattant de l’UÇK, qui se présente lui-même comme ancien tueur du SHIK, confirme en partie ces aveux : « des atrocités ont été commises dans cette zone, où j’ai moi-même combattu ».
Une autre personne qui a bénéficié du programme de protection des témoins affirme avoir personnellement participé à l’enlèvement de cinq personnes d’origine albanaise et serbe, en juin 1999 dans le sud du Kosovo. « Notre mission était de les conduire au QG de l’UÇK, où ils étaient interrogés. Je ne sais pas quel était leur destin ultérieur. Les ordres étaient donnés par notre officier, qui a été inculpé pour crime de guerre », explique C.C., qui conteste les allégations de Dick Marty. « La vraie question, ce ne sont pas les transplantations d’organes, mais de connaître l’endroit où les personnes disparues ont été enterrées », ajoute-t-il.
Un autre témoin confirme également qu’Eulex essaye d’obtenir des informations sur les transplantations d’organes. « Je leur ai dit que je n’avais pas de preuves sur les transplantations d’organes, j’ai seulement entendu quelques bruits qui traînent, alors que des meurtres, ça oui, j’en ai vu de mes propres yeux », affirme D.D, qui bénéficie du programme de protection des témoins. Ce programme prévoit un hébergement protégé dans différentes localités au Kosovo et la prise en charge des besoins matériels des témoins et de leurs familles.
Des témoins sans protection
Le Kosovo n’a toujours pas de loi sur la protection des témoins et, bien souvent, les juges et les procureurs n’utilisent pas les mesures qui sont à leur disposition. Le secret de l’identité des témoins aurait même été violés quelques fois par des représentants internationaux. Une dizaine de témoins clés ont été assassinés au Kosovo durant la dernière décennie dans des circonstances obscures. « Si les témoins ne sont pas tués, alors ils sont isolés par la société qui les frappe d’un véritable ostracisme. Les menaces et les pressions les poussent parfois à prendre des décisions fatales », explique C.C. « Je ne serais jamais plus tranquille, j’en suis conscient. Maintenant, mon soucis, c’est surtout mes enfants. Partir ? Je ne pense pas que cela soit une solution. Eulex ne propose que la Bulgarie et le Monténégro comme pays d’accueil », soupire-t-il.
La police du Kosovo devrait rapidement se doter d’un département spécialisé pour la protection des témoins. « Une partie des futurs membres déjà sélectionnés de ce programme sont en formation en Grande-Bretagne », affirme Reshat Maliqi, directeur général de la police du Kosovo. « Comme partout, la protection des témoins et des victimes est un problème majeur mais, au Kosovo, c’est un grand problème de relocaliser les témoins, car c’est un très petit pays et tout le monde se connaît », explique un procureur internationnal au Kosovo.
Le porte-parole d’Eulex, Anne Blanksma confirme que des enquêtes préliminaires ont été engagées sur la base des accusations présentées par le rapporteur du Conseil de l’Europe. « Je ne peux pas donner de détails sur les enquêtes préliminaires qui sont en train de se dérouler. Ce que je peux assurer, c’est que nos enquêteurs et nos procureurs sont en train de travailler selon les normes de l’UE », explique-t-elle. « On sait que des témoins ont été assassinés dans le passé. Désormais, nous sommes entrés dans une nouvelle époque, et nous pouvons leur offrir une protection. Eulex a un bon programme de protection des témoins », affirme Anne Blanksma, sans donner plus de précisions.
Pourtant, certains témoins ne cachent pas leurs inquiétudes, au regard des mesures prises par Eulex. « Aucun membre de ma famille n’est protégé, même s’ils ont demandé des mesures de sécurité », affirme A.A, témoin dans un procès pour crime de guerre contre des anciens membres de l’UÇK. « Personnellement, j’ai considéré qu’il était suffisant de porter un revolver avec la permission d’Eulex, car je ne voulais pas que ma maison soit sans cesse protégée par des blindés et des policiers d’Eulex. Je fait constamment attention, j’essaye de ne pas trop m’exposer », explique ce témoin qui affirme avoir été détenu, torturé et maltraité pendant plusieurs mois dans un centre de détention de l’UÇK en Albanie.
Nazim Bllaca, les aveux d’un ancien tueur
En résidence surveillée, protégé par des caméras, des blindés d’Eulex et des dizaines de policiers spécialisés, Nazim Bllaca vit dans son village de Ribar i Madh, près de Lipjan/Ljipljan. C’est protégé par un gilet pare-balles qu’il s’est présenté il y a quelques jours comme témoin collaborateur à l’un de ces premier procès (lire notre article « Meurtres politiques au Kosovo : « nous avons tué 600 personnes en un an »).
Installé dans sa demeure, il explique qu’il avait lui-même été chargé jadis de menacer, de harceler et d’intimider les personnes qui devaient témoigner dans des procès contre d’anciens commandants de l’UÇK menés au TPIY de la Haye. Entré en conflit avec ses chefs pour une affaire d’honoraires impayés, Nazim Bllaca déclare avoir quitté le Kosovo en 2007 pour se réfugier en Croatie pendant deux ans. « Au lieu de me payer, ils m’ont d’abord demandé de quitter le Kosovo, puis ils ont essayé de me tuer », confesse l’ancien agent qui, dès son retour au Kosovo en 2009, se serait caché durant six mois dans les bois avant de choisir de livrer ces aveux en public. « Certains me qualifie de réformateur, mais je suis en réalité un petit exécuteur criminel qui veut dévoiler qui sont les grands commanditaires des crimes commis au Kosovo », poursuit-il. Selon lui, aujourd’hui encore, le silence des témoins pourrait se négocier en échange de quelques centaines de milliers d’euros. « Je connais leur méthode, mais c’est pour ma famille que j’ai peur. J’ai la conscience tranquille et je suis plus calme que jamais. J’ai été contraint à envoyer mon fils à l’étranger pour des raisons de sécurité, et les autres membres de ma famille n’ont aucune protection” » affirme Nazim Bllaca. « Quand on sait qu’ils ont même des connexions au sein de la police et probablement dans la mission Eulex, il faut être très courageux pour accepter de témoigner dans ce pays », conclut-il.
Des membres de la police du Kosovo (KPS) ont refusé dernièrement de prêter main-forte à leurs collègues européens lors de l’arrestation du directeur régional de la police du Kosovo à Prizren, Nexhmi Krasniqi, soupçonné d’avoir commis des crimes de guerre contre des civils serbes et albanais pendant la guerre.
Selon Human Rights Watch, les menaces contre les témoins ont notamment été encouragées par les propos du Premier ministre Hashim Thaçi, immédiatement après la publication du rapport de Dick Marty. Hashim Thaçi avait déclaré qu’il connaissait les noms des personnes qui avaient collaboré avec Dick Marty et qu’il allait rendre publics leurs noms. Amanda McRae, de l’équipe des enquêteurs de HRW, affirme que le problème des témoins est toujours actuel au Kosovo. « Toute enquête menée sur la base des accusations de Dick Marty doit avoir comme priorité majeure la protection des témoins. La déclaration du Premier ministre Thaçi est une menace directe contre les témoins », estime-t-elle.
« Human Rights Watch n’a pas enquêté sur les accusations spécifiques de trafic d’organe contenues dans le rapport de Dick Marty, mais nous considérons ce rapport comme sérieux et crédible. Les données du rapport, surtout sur les personnes disparues, sont conformes à celles que nous avions obtenues et aux recherches intensives menées pendant et après la guerre », souligne Amanda McRae, en rappelant que son organisation réclame que l’enquête soit menée par une structure indépendante, qui pourrait assurer une protection des témoins, des documents et des interprètes.
Traduit par Persa Aligrudic Trois ans après la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, Belgrade continue de financer sa « province » avec largesse : plus de 450 millions d’euros par an. Pourtant, difficile de comprendre à quoi servent réellement ces fonds puisqu’aucun organisme de contrôle de Belgrade n’est présent au Sud de l’Ibar. Une chose est sûre, les Serbes du Kosovo vivent toujours dans une misère absolue.
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Ou encore :
Kosovo : manifestations contre les arrestations d’anciens combattants de l’UÇK
Des manifestations étaient organisées mercredi à Pristina et dans 26 communes du Kosovo pour dénoncer l’arrestation d’anciens combattants de la guérilla suspectés de crimes de guerre. Le gouvernement du Kosovo a également critiqué ouvertement l’opération lancée par la mission européenne Eulex.
À Pristina, les manifestants ont défilé sur l’avenue Mère Térésa en acclamant l’UÇK et lançant des slogans contre Eulex : « La guerre de l’UÇK est sainte », « Liberté pour les libérateurs », « Stop au rôle exécutif d’Eulex ». Les manifestants ont été rejoints par des étudiants.
Sabit Krasniqi de l’Organisation des Vétérans de l’UÇK a déclaré que les « cercles anti-albanais » continuaient d’attaquer les anciens membres de l’UÇK. « Nous sommes témoins de l’arrestation des meilleurs combattants de l’UÇK depuis la fin de la guerre. Alors que nous espérions que ces arrestations cesseraient après la proclamation de l’indépendance, elle continuent avec encore plus d’intensité, car elle font partie de l’agenda serbo-russe pour diaboliser l’UÇK. Nous demandons le retrait des compétences exécutives d’Eulex. Cette mission n’est pas un succès, c’est un échec. Nous exigeons la libération de tous les combattants, car leurs procès sont des procès politiques. Nous demandons au Parlement de la République du Kosovo d’approuver la loi sur les valeurs de la guerre, qui protégera l’UÇK et ses anciens combattants », a déclaré Sabit Krasniqi.
Les manifestations se sont déroulées dans le calme et sans incidents, et les organisateurs ont prévu un nouveau rassemblement à Pristina le 29 mars.
Neuf anciens membres de l’UÇK ont été arrêtés la semaine passée. Ils sont soupçonnés d’avoir participé, en tant que membres de la 121e brigade de l’UÇK, à l’élimination des « collaborateurs » albanais et d’avoir détenu et assassiné des civils serbes. L’application du mandat d’arrêt lancé contre le commandant de cette brigade, Fatmir Limaj, ancien ministre et toujours vice-président du Parti démocratique du Kosovo (PDK) est suspendu au débat sur l’immunité dont il jouit, en tant que député au Parlement du Kosovo.
Alors que le Premier ministre Hashim Thaçi ne s’est toujours pas exprimé sur ces arrestations, le gouvernement du Kosovo a fait part de son « inquiétude » sur les opérations menées par Eulex. « Tout tentative visant à entacher l’honneur des combattants de l’UÇK échouera une fois de plus », a souligné le gouvernement dans son communiqué. Depuis le déploiement de la mission Eulex au Kosovo, en décembre 2009, c’est la première fois qu’elle est ouvertement critiquée par le gouvernement kosovar.
Cette ruineuse €urope de techocrates goinfrés & si peu démocratiques :Au sein de l'Union européenne il existe certains sommets réguliers auxquels personne ne souhaite participer.
Au sein de l'Union européenne il existe certains sommets réguliers auxquels personne ne souhaite participer. La réunion actuelle (24-25 mars) à Bruxelles fait partie de cette catégorie. La Libye, les "conséquences nucléaires" des tremblements de terre au Japon, les tsunamis et Fukushima, la crise de l’euro et la démission du gouvernement au Portugal, la révision de la politique économique de la zone euro et une discipline financière plus stricte. Il est même effrayant de simplement jeter un coup d’œil dans le tunnel de ces problèmes: et si, au bout de ce tunnel, il y avait non pas la lumière, mais les flammes d’enfer?
Ajouté à cela une atmosphère insalubre. Dans la matinée du 24 mars, des dizaines de milliers d’Européens mécontents se sont rassemblés à Bruxelles et ont commencé à protester contre toutes les choses qu’on leur mijote dans le "quartier européen" de la capitale de l’Union. Les principaux slogans des manifestants stipulaient que les mesures adoptées (augmentation des impôts, diminution des salaires et des emplois, l’économie des budgets) étaient conçues pour les entreprises, et non pas pour les citoyens ordinaires. Ce qui est vrai.
Bien sûr, tout n’est pas aussi apocalyptiquement désespéré. L’Union européenne est périodiquement confrontée à des problèmes à première vue insurmontables et arrive à les éviter en les laissant pour plus tard et à les contourner si subtilement que ces problèmes parviennent parfois à se résoudre spontanément.
Les sommets du Conseil européen sont remarquables par leur prévisibilité. Et plus les problèmes sont graves et profonds, plus les sommets sont prévisibles. Or les problèmes actuels sont si graves et profonds qu’on pourrait difficilement s’attendre à quelque chose de radical de l’assemblée printanière actuelle. Toutes les questions de l’ordre du jour seront réglées comme toujours: en suivant la procédure et en poursuivant les consultations.
Le problème ne réside pas là, mais dans les tendances centrifuges croissantes et défavorables pour l’Union européenne (pour la zone euro, pour l’euro, pour l’Europe, pour la stabilité financière et économique, pour le monde, etc.). Le plus grave problème est dû au fait qu’actuellement l’UE erre de plus en plus souvent à la recherche de la lumière dans la pénombre. Et certains groupes ou individus se détachent clairement des autres.
L’Allemagne et la France, les plus matures et nanties, ont de toute façon toujours été à l’écart de la "masse principale." Désormais, en raison du refus des Allemands de soutenir la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies N°1973 sur la Libye, ils ont été classés dans un groupe à part et sont même qualifiés de "contestataires" (avec Malte qui partage leur avis sur la question mais dont peu se préoccupent). Aujourd’hui, l’Allemagne affirme qu’elle est en réalité en faveur de toutes les actions actuelles et futures de l’OTAN, mais qu’elle est incapable de les soutenir intégralement et par la force militaire. Pour des raisons de politique intérieure (Merkel doit gérer une série d’élections locales en Allemagne). Mais lors du sommet, les participants ont clairement fait entendre à Berlin qu’il ne devait pas se démarquer de cette manière et espérer que son souhait de devenir par la suite membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies soit soutenu.
La confusion concernant "l'apprivoisement de Kadhafi" a déjà placé la France dans une situation particulière. Nicolas Sarkozy espérait qu’il dirigerait toute l’opération et exploiterait la victoire sur le dictateur dans sa campagne électorale de 2012. Sarkozy était contre l’OTAN, car l’OTAN se trouve "sous l’égide" de l’administration américaine. Effectivement, selon le dernier schéma, l’OTAN et le chef du commandement européen des Etats-Unis, le chef des forces de l’OTAN en Europe l’amiral américain James Stavridis, géreront le volet militaire de l’opération. Et un comité spécial composé d’Européens et de représentants du Qatar et des Emirats Arabes Unis sera chargé de l’encadrement politique. Les détails du "compromis" se précisent.
La surprise portugaise
Il est même gênant de discuter au sommet les problèmes financiers actuels de la zone euro et de l’Union européenne. On ignore ce qu'il faut discuter.
Car il existe des problèmes qui ne nécessitent pas des discussions mais des mesures urgentes. Car les affaires dans la péninsule ibérique vont mal.
Littéralement à la veille de la réunion, dans la soirée du 23 mars, le premier ministre portugais José Socrates a démissionné. L’opposition de centre-droit a refusé d’approuver son projet de loi sur les économies budgétaires drastiques (augmentation des impôts, réduction des salaires et des prestations sociales) nécessaires à la "santé financière" de Lisbonne. Le Portugal était le troisième candidat de la zone euro à la faillite, après la Grèce et l’Irlande.
Toute l’absurdité flagrante des actions de l’opposition réside dans le fait qu’elle n’a fait que pousser le Portugal vers l’abîme financier. Sans gouvernement et sans le programme de Socrates personne ne débloquera de nouveaux crédits à Lisbonne. Et même si c’était le cas, les taux d’intérêt seraient exorbitants. Désormais, l’UE devra certainement racheter la dette du Portugal (plus de 60 milliards d’euros) et ce dernier sera obligé de prendre des mesures d’économie plus sévères. Mais personne ne peut les prendre dans le contexte de vacuité du gouvernement. Selon la législation, les élections devraient avoir lieu en juin. Mais même si Socrates arrivait à trouver un terrain d’entente avec le parlement (ce qui est peu probable, mais néanmoins possible) et à créer une sorte de nouvelle coalition, son programme d’économies ne sera pas approuvé. Les sociaux-démocrates ont déjà senti le vent de la victoire (c’est le parti le plus populaire) et ils attendent les élections avec impatience.
Le Portugal sans gouvernement n’est pas une bonne chose. Mais ce n’est pas létal pour l’Union européenne. En fin de compte, c’est loin d’être l’économie la plus importante de l’UE. Selon l’indice du PIB, elle est en 15e position (223 milliards de dollars en 2010).
Mais il y a bien pire. L’horrible bruit des dominos s'effondrant commence à retentir de plus en plus souvent dans l'UE. L’année dernière, la Grèce était au bord de la faillite et est en train d’être rachetée par l’UE (une dette de 110 milliards d’euros). Elle a été suivie de l’Irlande (85 milliards d’euros), où le gouvernement est parti en début d’année. Aujourd’hui, c’est le cabinet du Portugal au complet (60 milliards d’euros).
Cette succession d’effondrements était prédite dès l’année dernière. Peu nombreux sont ceux qui y croyaient. Actuellement, on dit que l’Espagne, la cinquième économie de l’UE (PIB de 1,4 milliards de dollars) pourrait être la suivante. Mais si l’Espagne s’effondrait, il serait pratiquement impossible de la racheter sans conséquences graves pour l’UE et la zone euro.
Le tremblement de terre au Japon a "provoqué" une autre discussion ardue au sein de l’UE et au sommet: que faire avec l’énergie nucléaire de l’UE? Angela Merkel a annoncé que l’Allemagne avait gelé pour trois mois sa décision de prolonger de 10-12 ans le délai de service de ses centrales nucléaires. L’Allemagne voulait abandonner le "nucléaire pacifique", mais en le faisant progressivement. En 25 ans. Aujourd’hui, Angela Merkel laisse entendre que Berlin a l’intention de revoir complètement sa politique nucléaire, et il n’est pas exclu que l’arrêt des centrales nucléaires se produise en 2020. L’année dernière, les Allemands ont investi 20 milliards d’euros dans l’élaboration de sources d’énergie renouvelables. L’énergie nucléaire représente environ 26% du mix énergétique allemand. La réorientation progressive de l’Allemagne vers des sources moins risquées n’est pas une tâche insurmontable. Difficile, certes, mais pas impossible. Bien que peu croient en l’abandon complet du nucléaire pacifique.
Or, l’Allemagne pourrait devenir un "mauvais exemple." C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy porte un regard réprobateur sur Angela Merkel. La production française d’électricité est à 70% d’origine nucléaire. Et la France est dans l'incapacité d'agir comme les Allemands.
Ce texte n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti.
Plus de 100.000 personnes sont descendues samedi dans les rues de Londres pour une manifestation des syndicats britanniques contre le programme d'austérité budgétaire, annoncé en 2010 par le gouvernement britannique, rapporte la chaîne BBC.
En octobre 2010, le gouvernement britannique a dévoilé ses plans pour réduire les dépenses de l'Etat de plus de 80 milliards de livres au cours des cinq prochaines années. Cette mesure est destinée à freiner la croissance de la dette publique britannique.
Le programme pourrait notamment aboutir à une suppression d'environ 500.000 emplois dans le secteur public. Suite à l'annonce du plan gouvernemental, le Congrès des syndicats britanniques (TUC) a déclaré son intention d'organiser la plus importante manifestation nationale depuis 20 ans.
La manifestation intitulée Marche pour l'alternative a commencé à 11h00 heure locale sur le quai Victoria et se déroule de façon pacifique. Parmi les intervenants figure le leader du Parti travailliste, Ed Miliband.
Earthquake preparedness is a must for Bangkok as the capital is not far from active fault lines where even a moderate quake could send strong shock waves to the city, seismologists have warned.
City Hall has issued a warning that about 2,700 buildings in the capital could be damaged by an earthquake.
Bangkok is less than 200 kilometres from Kanchanaburi, home to the Chedi Sam Ong fault line, and about 800km from Chiang Mai, where the Mae Ta and Mae Chan fault lines are located.
The Chedi Sam Ong, Mae Ta, and Mae Chan are among 13 active fault lines in Thailand covering 22 provinces.
Studies showed there is a high possibility that a powerful earthquake of 6-7 magnitude will occur along the fault lines in Kanchanaburi and Chiang Mai provinces, Pennung Warnitchai, a seismologist from the Asian Institute of Technology, said yesterday.
His comment followed the 6.8-magnitude earthquake in northern Burma that killed at least 75 people, including a Thai villager in Chiang Rai, on Thursday.
The quake sent shock waves that could be felt in several parts of Thailand, including Bangkok.
Quakes in Kanchanaburi or Chiang Mai would not only cause severe damage to the two provinces but also to Bangkok, Mr Pennung said.
"We will see severe damage to buildings and other structures in Bangkok," the seismologist said.
He said most people only pay attention to the 13 main fault lines, but studies have confirmed that many sub-fault lines are also active and have the potential to produce mild earthquakes.
The Chedi Sam Ong fault line has eight sub-fault lines, while the Mae Chan fault line in Chiang Mai has up to 18 sub-fault lines, he said.
However, Lertsin Raksaskulwong, director of the Mineral Resources Department's environmental geology and geohazard bureau, disagreed.
He said earthquake damage in Bangkok would not be serious.
"There won't be total building collapse. People will only feel the buildings shaking, like many people in highrises felt on Thursday," he said.
Mr Lertsin also dismissed speculation that Thursday's quake, which had its epicentre at the Nam Ma fault line on the Burma-Laos border, would trigger a quake at the nearby Mae Chan fault line in Chiang Mai and Chiang Rai provinces.
The Nam Ma fault line runs parallel with the Mae Chan fault line, so it would not have any impact on the Thai fault line.
Surachai Ponpattarakul, a senior expert at the Department of Public Works and Town and Country Planning, said the issue of buildings' resistance to earthquakes had become a major concern following frequent natural disasters.
The agency has been drafting a regulation to help owners of buildings constructed before the enforcement of the 2007 Building Control Act improve their buildings' structures to ensure they are earthquake-resistant.
The Building Control Act stipulates that buildings 23 metres or higher and buildings covering more than 10,000 square metres must have structures that can resist an earthquake of at least 5 on the Richter scale.
Under the regulation, tax reductions would be offered to owners wanting to strengthen a building's foundations and structure, Mr Surachai said.
Prime Minister Abhisit Vejjajiva yesterday said that highrise buildings must be designed and built to ensure they can absorb the impact of earthquakes and measures must be put in place to prevent and mitigate disasters related to quakes.
Deputy Bangkok Governor Pornthep Techapaiboon said initial inspections of 12 highrise buildings in Bangkok after Thursday's earthquake found none had been damaged, but a close watch would be kept on the situation.
The buildings, which are located near communities, include Sermmitr Tower, First Tower, MBK Centre, the All Seasons building, Empire Tower, Chai Tower, the Benjinda building, Shinawatra Tower III, the Thai Military Bank building and the Sun Tower building.
Mr Pornthep said a fire that broke out at Platinum Mall at Pratunam had nothing to do with the earthquake.
He said more than 2,700 buildings in Bangkok that stand five metres or higher are still vulnerable to future earthquake tremors.
City Hall has written to ask owners of the buildings to check the strength and security of the structures. Mr Pornthep said 905 of the buildings were built before the Building Control Act came into force.
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Two powerful earthquakes hit northern Burma last night, sending shock waves that shook buildings in many parts of Thailand and caused panic among high-rise residents in Bangkok.
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PM Abhisit said that "highrise buildings must be designed and built to ensure they can absorb the impact of earthquakes..." "Must"? By law? Or should? How does the PM want to ensure buildings can absorb the impact of strong earthquakes?
The damage caused to buildings by earthquakes depends on a large number of factors, not least local soil conditions: soft soil tends to amplify vibrations. I have seen buildings in Thailand damaged by ground shaking, caused by bomb disposal training at a police academy within city limits. The soil those buildings are built on is soft - and the bombs used for controlled explosions heavy, causing strong vibrations.
The map above although detailed only show Thailand faults and doesnt show the full extent of them either. The Three Pagodas fault is not shown or at least only part of it is shown. It actaully extends all the way down to Ratchaburi. http://www.docstoc.com/docs/2815790/South-East-Asia-Seismic-Hazard-Maps