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percome rovinare l'Italia :Clandestini, soldi a chi rimpatria Ma Bossi: "Vadano a casa e basta"
27/03/2011 03:03
Clandestini, soldi a chi rimpatria Ma Bossi: "Vadano a casa e basta"

Viminale e Farnesina in campo per far fronte all'emergenza: soldi ai clandestiniche rimpatrieranno spontaneamente. Si tratta di programmi internazionali già cofinanziati dall’Unione europea e gestiti in particolare dall'Organizzazione internazionale per le migrazioni. Frattini assicura: "Il programma sarà attiva solo con un finanziamento integrale dell'Ue". Ma il Senatur non ci sta: "Mandiamoli a casa e basta". Dal Mediterraneo il disperato sos di 330 eitrei e somali: "Salvateci"
Roma - Fa discutere, nel quadro più complesso legato ai problemi che pone l’aumento dei flussi migratori, la proposta di offrire un contributo di 1.500 euro ai tunisini che decidono di fare ritrono in patria. Il ministro degli Esteri Franco Frattini assicura che si tratta di programmi internazionali già cofinanziati dall’Ue e gestiti in particolare dall'Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim). Vista la particolare situazione e la dimensione del fenomeno in atto, i programmi del Viminale e della Farnesina "hanno lo scopo del reinsediamento dei migranti nelle loro aree di origine". Dal ministro Umberto Bossi arriva un fermo no ("Mandiamoli a casa e basta"), mentre le opposizioni invitano a gestire il fenomento senza alimentare paure.
Il piano per rimpatriare i clandestini Frattini ha ribadito che il modo migliore per sostenere le transizioni democratiche è "sostenerne il rilancio economico". "Se l’Europa non è pronta noi crediamo che sia opportuno iniziare a prendere impegni nazionali", ha spiegato il titolare della Farnesina riferendosi agli incontri a Tunisi. "Abbiamo offerto da un lato un sostegno per il bilancio del Paese nordafricano con una linea di credito di 95 milioni di euro, dall’altro abbiamo predisposto un pacchetto di aiuti che incida sui settori che hanno un valore aggiunto a cominciare dalle piccole e medie imprese - ha continuato il ministro degli Esteri - una proposta globale che cerca di affrontare le radici del problema".
Bossi e Lombardo polemizzano Al leader leghista UMberto Bossi non piace proprio la "dote" per i clandestini che sono disposti a rimpatriaren spontaneamente. "Ma che pagare? Io non gli darei niente. Li caricherei e li porterei indietro. E se tornano li riportiamo ancora a casa", ha commentato il ministro delle Riforme intervenendo a margine di un convegno sull’evoluzione federalista dei 150 anni dell’unità d’Italia. "Il Pd ha chiesto un ministro per l’immigrazione? - ha continuato il Senatur - ci penso io a farlo e vedrete che tutto va a posto". Anche il presidente della Regione Raffaele Lombardo ha polemizzato con il governo: "In un casotto di legno della mia campagna di Grammichele qualcuno ha dormito. Era prevedibile. Io l’avevo detto, che con l’arrivo degli immigrati bisognava uscire con il mitra". "I richiedenti asilo - ha osservato - sono liberi di uscire, vanno in giro, poi magari, disorientati, non riescono a tornare e cercano una casa dove dormire. Una ventina di loro non è rientrata, infatti, ed era immaginabile".
Ancora sbarchi a Lampedusa Sono proseguiti anche la notte scorsa gli sbarchi di nordafricani a Lampedusa. Nelle ultime ore altre due imbarcazioni con circa 140 persone hanno raggiunto l’isola dove al momento, nonostante continuino intensamente i trasferimenti via nave e con i ponti aerei, si trovano ancora più di quattromila immigrati. Il primo dei due natanti è stato soccorso intorno 2 a circa sei miglia a sud dalla costa dalle motovedette della Capitaneria di porto e della Guardia di Finanza, il secondo è approdato direttamente sulla terraferma. A mezzanotte, intanto, dopo aver caricato a bordo 500 persone, ha lasciato la rada lampedusana la nave San Marco, della Marina militare italiana, per far rotta verso il porto di Taranto dove arriverà questo pomeriggio. Al molo di Lampedusa, poi, questa notte ha attraccato la nave cisterna che con i suoi 4mila metri cubi d’acqua dovrebbe rimediare all’emergenza idrica creatasi negli ultimi giorni.
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France : Juppé, diplomate ministre de la guerre
27/03/2011 01:59
France : Juppé, diplomate ministre de la guerre
Alain Juppé y avait mis autant de conviction et de talent qui rappellent un autre précédent français, celui de Dominique de Villepin. |
S’il ne faut retenir que trois images de l’encore bref parcours d’Alain Juppé en tant que ministre des Affaires étrangères, il faut commencer par la première, celle qui le montre parcourant à pas de charge la place cairote de la liberté, serrant des mains qui se tendent au hasard, prenant le temps de discuter dans un français presque inconnu dans cette région. Ce fut le grand signal que la diplomatie française était de retour après avoir déserté son rôle sous la baguette impuissante de Bernard Kouchner et celle, confuse et brouillonne, de Michèle Alliot-Marie. La seconde image le montre aux Nations Unies à défendre avec une rare éloquence la nécessité pour la communauté internationale de se mobiliser pour tenter de sauver les civils libyens des massacres atroces que leur a promis Mouammar Kadhafi catalogué par l’opinion de psychopathe sanguinaire. Alain Juppé y avait mis autant de conviction et de talent qui rappellent un autre précédent français, celui de Dominique de Villepin, envoyé cette fois par Jacques Chirac à l’ONU plaider la dangerosité, voire l’insanité d’une guerre américaine contre l’Irak de Saddam Hussein. La troisième image est celle d’Alain Juppé devant l’Assemblée nationale s’échinant à rassurer la représentation nationale et l’opinion française de la validité des choix français militaires et politiques, à démonter les arguments de l’opposition qui craint que l’ensemble de cette opération militaire ne passe sous la coupe de l’Alliance atlantique. Avec le risque évident que la Libye ne suive le chemin des bourbiers irakien et afghan. Entre-temps, Alain Juppé est sur tous les fronts médiatiques. Comme si la consigne a été donnée d’occuper ce terrain, d’accompagner l’activité militaire contre Mouammar Kadhafi par une explication et une pédagogie permanentes. Mais si convaincu et si convaincant qu’il soit sur cette entreprise qui remet la diplomatie française au cœur des affaires du monde, Alain Juppé trébuche encore sur trois points essentiels de cette confrontation. Le premier est l’interrogation sur l’absence de commandement militaire unifié de cette opération. Ce qui peut paraître à la fois hasardeux et dangereux pour la suite. Alain Juppé ne rate aucune occasion pour éloigner l’hypothèse d’une mise sous le boisseau par l’Otan de l’ensemble de cette entreprise. Pour dissiper cette impression, l’idée a été lancée de former un comité de pilotage politique, dans lequel siégeront des pays arabes, qui définit la stratégie et contrôle son application militaire sur le terrain par l’Otan, bras armé de cette coalition. La seconde interpellation à laquelle Alain Juppé ne cesse de répondre est celle des objectifs de cette entreprise : est-il de se débarrasser de Mouammar Kadhafi et faut-il mettre des troupes au sol pour les réaliser? Alain Juppé navigue à vue d’œil entre les limbes obscurs de la résolution 1973 qui ne dit rien de tout cela mais dans la logique du terrain peut imposer des modifications d’objectifs. Alain Juppé se contente de focaliser l’attention sur le personnage de Kadhafi décrit comme «fou» et dont la fréquentation redevient impossible à imaginer. Le dernier point est celui de la paix et de la stabilité de la Libye après le départ de Kadhafi envisagé comme victime collatérale d’un missile intelligent ou poussé vers la sortie par un entourage putschiste. Alain Juppé qui souhaite que cette séquence militaire soit la plus courte possible redevient lyrique et d’un optimisme forcené. Après avoir été le déclencheur de la guerre, la France d’Alain Juppé espère être celle qui amorce la paix et configure la stabilité.
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| Le 25-03-2011 à 10:52 |
Par : Mustapha Tossa DNCP à Paris
http://www.aujourdhui.ma/international-details81607.html
**************************************************** .....Emplois fictifs de la Ville de Paris
En 1998, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République, et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il fut considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la Mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la Ville de Paris).
Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Le tribunal juge notamment que : « Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] »
L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d'appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
La cour d'appel formule quant à elle que : « Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement.
Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. »
Il démissionne le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux..... in :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Juppé#Emplois_fictifs_de_la_Ville_de_Paris
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Contounement de nos lois ;irrespect envers nos usages . Chasse aux sorcières?
27/03/2011 01:54
Chasse aux sorcières?
L'Hérétique - Blogueur associé | Vendredi 25 Mars 2011 à 15:01 | Lu 5970 fois
L'Hérétique revient sur la récente polémique au lycée Blanqui de Saint Ouen, où quatre jeunes filles ont été rappelées à l'ordre parce qu'elles portaient des robes longues. Il s'interroge sur la sens de cette quasi-interdiction au moment où la liberté religieuse revient dans le débat public suite aux déclarations de Claude Guéant sur l'interdiction de tous les signes religieux.
J'ai entendu qu'à Saint-Ouen, on veut interdire à quatre élèves de porter des robes longues dans un lycée. Je me demande si on ne pèche pas par excès, en la circonstance.
Bien sûr, ne nous leurrons pas : il s'agit bien de jeunes filles qui portent le voile en dehors de l'école et dont l'islamisme est patent. Pour autant, dans l'enceinte de l'école, elles en respectent le règlement, portent des tenues de sports quand cela leur est demandé, et cetera.
Il ne faudrait pas que la chasse au fondamentalisme vire au maccarthysme hystérique. On a le droit de se couvrir le corps si l'on désire l'exposer le moins possible.
Soit on impose un uniforme à tout le monde, et la règle est claire, soit on laisse chaque individu s'habiller comme il l'entend, dans les limites de la décence, de l'absence de prosélytisme et de respect des lois de la République.
Cela dit, les jeunes filles en question n'ont jamais été menacées d'exclusion. On leur a simplement rappelé la nécessité de ne pas faire preuve d'ostensation pour leur pratique religieuse. Il est clair qu'en ajoutant le voile à la robe longue, ne fût-il que sur la tête, elles cherchent certainement la castagne. Et puis quand on voit qui les soutient, ça ne donne pas envie de les défendre. Ce sont là certainement des gamines intoxiquées qui font leur crise d'identité, sans doute avec l'aval au moins partiel de leurs familles.
Bref, elles se moquent du monde en essayant de contourner la loi. Ce qu'a signifié le lycée à ces élèves, c'est qu'il ne fallait pas trop prendre sa direction pour des imbéciles.
Elles ont testé, elles ont vu, maintenant, elles devraient chercher à calmer le jeu : par exemple, garder leur robe longue, mais cesser de venir avec leur voile (elles voient bien que cela énerve passablement la société française, donc qu'elles évitent de faire de la provocation...). http://www.marianne2.fr/Chasse-aux-sorcieres_a204228.html
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Maroc/La nouvelle loi sur l’immigration, qui sera approuvée dans les prochaines semaines, prévoit de faciliter «un retour privilégié» en Espagne pour tout immigré au chômage.
27/03/2011 01:52
La nouvelle loi sur l’immigration, qui sera approuvée dans les prochaines semaines, prévoit de faciliter «un retour privilégié» en Espagne pour tout immigré au chômage. http://www.aujourdhui.ma/instantanes-depeche81602.html
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La nouvelle loi sur l’immigration, qui sera approuvée dans les prochaines semaines, prévoit de faciliter «un retour privilégié» en Espagne pour tout immigré au chômage qui opte pour le «programme du retour volontaire» à son pays d’origine, a affirmé, mercredi, la secrétaire d’Etat espagnole à l’Immigration, Anna Terron. Le plan de retour volontaire des immigrés au chômage devait cibler en principe environ 100.000 personnes. Toutefois, seul un nombre limité d’immigrés y ont adhéré en raison des conditions draconiennes qui sont imposées par l’administration d’Espagne notamment la renonciation au permis de résidence et de travail.
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| Le 25-03-2011 à 10:38 |
| http://www.aujourdhui.ma/ |
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Le cadre juridique de l’Instance centrale de prévention contre la corruption est appelé aujourd’hui à évoluer pour relever le défi de la moralisation effective de la vie publique.
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Compétents ? Complices objectifs de délits ? Etrangers: comment Sarkozy et Guéant ont rendu les expulsions impossibles
27/03/2011 01:48
Etrangers: comment Sarkozy et Guéant ont rendu les expulsions impossibles
Tefy Andriamanana - Marianne | Vendredi 25 Mars 2011 à 05:01 | Lu 11317 fois
Par manque de moyens ou de volonté, le gouvernement avait déjà du mal à remplir ses quotas d’expulsions. Et tous ses manœuvres pour faire accélérer les choses ont été retoquées. La fermeté affichée du chef de l'Etat risque de n'être que du vent.
Un accroc de plus dans la politique migratoire du gouvernement. Basé sur des quotas quasi-impossibles à respecter, sans vision d’ensemble, ni connaissance des flux, elle est en plus faillible juridiquement. Et dans ce domaine, l’enjeu n’est plus seulement national mais européen. En effet, une directive européenne dite « directive retour », adoptée en 2008, impose aux Etats-membres de fixer un délai de retour volontaire de 7 à 30 jours avant de pouvoir expulser de force un clandestin. Depuis le 24 décembre dernier, les Etats-membres n’ont plus aucune excuse pour ne pas avoir transposé cette disposition dans leur droit national, faute de quoi un sans-papier peut invoquer le texte européen devant la justice administrative pour faire annuler son expulsion. En effet, lorsqu’une directive européenne contient des dispositions très claires et précises, ce qui est le cas ici, elles s'appliquent directement dans les Etats membres. C’est le cas en France, la directive retour n’étant pas encore transposée. Une projet de loi à ce sujet est actuellement en discussion au Parlement. Pour l’heure, les arrêtés préfectoraux de reconduites à la frontière (APRF) ne sont assortis d’aucun délai pour un retour volontaire, sans coercition ni passage en rétention. De ce fait, ces arrêts sont contestables devant la justice administrative au nom de la directive retour. Serge Slama, juriste au Gisti, estime, dans Libération, qu’il existe déjà des « centaines » de cas d’expulsions qui ont été ainsi retoquées. Et partout en France, des tribunaux ont ainsi annulé des décisions préfectorales concernant notamment des Tunisiens venus de Lampedusa. Tant pis pour les discours offensifs du chef de l'Etat à ce sujet. C’est le Conseil d’Etat qui a donné le coup de grâce à Guéant et Sarkozy. Le 21 mars, saisi par le Tribunal administratif de Montreuil, il a confirmé que les APRF, tels que délivrés par les autorités, étaient bien contraires à la directive retour. « Il résulte clairement de l’article 7 de la directive du 16 décembre 2008 qu’une décision de retour doit indiquer le délai, approprié à chaque situation, dont dispose le ressortissant d’un pays tiers pour quitter volontairement le territoire national », explique l’avis.Toutefois, le Conseil d'Etat précise bien qu'un sans-papier coupable de fraude ou de trouble à l’ordre public ne pourra pas bénéficier de ce délai. Mais ces personnes ne seront pas pour autant de retour dans leur pays au lendemain de leur arrestation, il faut toujours un délai pour préparer le retour de l’intéressé. En fait, l’avis du Conseil va plutôt influer sur les personnes qui seront immédiatement susceptibles d'être placés ou non en rétention en vue d’une expulsion forcée.
Failles juridiques
Sur ce plan, une belle faille juridique vient de s’ouvrir, une faille qui met à bas les discours dits «sécuritaires» de Guéant et Sarkozy. En effet, sur un point particulier, la directive retour laisse une marge de manœuvre aux Etats membres pour expulser de force sans délai (et donc pouvoir placer en rétention) un sans-papier en cas de « risque de fuite ». Mais la définition de ce qu’est ce « risque de fuite » n’était pas précisé par le texte européen qui renvoie cette responsabilité aux Etats membres. Le problème est qu’en France, il n’existe pas encore de définition précise de ce « risque de fuite », la loi sur l’immigration étant toujours en discussion. Un vide juridique s'est donc créé au détriment des envolées du chef de l'Etat. En effet, sans définition précise, le « risque de fuite » ne peut être invoqué pour expulser de force un sans-papier. Ce dernier pourra toujours de ce fait bénéficier d'un délai pour le retour volontaire et donc échapper à la rétention. Cette faille ne pourra être comblée que lorsque le texte sur l'immigration s’appliquera (peut-être en juin). Par son inertie, le gouvernement a donc lui-même mis en place les freins à sa politique migratoire. On imagine facilement l’impact au quotidien. En 2009, 40 116 APRF avaient été délivrés. Si chacun se met à contester son arrêté, les tribunaux administratifs, qui n’ont pas besoin de ça, risquent d’être surchargés. La faille a bien sûr été exploitée par Marine Le Pen qui a dénoncé, dans un communiqué, l'« amateurisme déconcertant » du pouvoir. Face à cela, le Ministère de l’Intérieur a promis de faire passer des « instructions précises » aux préfets pour que les APRF mentionnent bien un délai de retour volontaire, probablement d’un mois comme le prévoit la future loi sur l’immigration. Par chance, l’avis du Conseil d’Etat n’affecte pas les Obligations de quitter le territoire français (OQTF), une autre procédure (40 191 en 2009) qui prévoit déjà un délai d’un mois pour que le sans-papier quitte la France de lui-même. Lorsque la loi sur l’immigration entrera en vigueur, tout devrait rentrer dans l’ordre. Enfin théoriquement.
Juges surchargés
En effet, cette loi prévoit, entre autres, que le délai maximal de rétention passe de 32 à 45 jours pour donner plus de marge aux autorités pour expulser les sans-papiers. La fin de la durée maximale de rétention est souvent un obstacle au renvoi au pays, la procédure pouvant être longue et compliquée. Pour exemple, 70% des décisions d’expulsions n’ont pas été exécutées en 2009. C'est notamment l'obtention d'un laissez-passer consulaire de la part du pays d’origine, document qui permet à l''intéressé de passer la frontière, qui peut poser problème. Selon un rapport de la députée UMP Béatrice Pavy, 34% de ces non-exécutions étaient dues à la non-délivrance durant le délai de rétention de ce document suite à l'absence de représentation consulaire, à un retard ou même à un refus pour et simple du pays concerné. Car derrière, ces mesures, il y a un défi politique. Le gouvernement ayant eu du mal l’année dernière à remplir ses quotas d’expulsions, tous les artifices législatifs sont bons à prendre, même les plus tordus. D’un autre côté, mener une politique du chiffre, tout en baissant les effectifs de police et en pondant des textes de loi bourrées de failles est une chose peu aisée. Le problème est que maintenir plus longtemps les sans-papiers en rétention jouera naturellement sur leur population au risque de les surcharger. Le nombre de places en CRA devrait atteindre 2063 cette année, leur taux d’occupation était en moyenne de 69% en 2009. Autre mesure pour remplir les promesses démesurées du chef l’Etat : retarder l’intervention du juge des libertés et de la détention (JLD). Ce dernier libère souvent des sans-papiers en centre de rétention administrative (CRA), empêchant ainsi toute expulsion par la force (le JLD n’annulant le principe du retour vers le pays d’origine). Ce sont 27% des décisions d’expulsions non exécutées en 2009 qui étaient dues à l’intervention du JLD. La loi sur l’immigration a donc prévu une mesure pour le contrer. Désormais, le JLD interviendra au bout de cinq jours et non plus de deux, et c’est donc le juge administratif qui interviendra en premier dans le contentieux. A la base, le juge administratif est censé seulement la décision d’expulsion en elle-même, mais vu qu'il intervient désormais en premier, il pourra aussi juger le maintien en rétention via un référé-liberté.
Usine à gaz
La mesure est une usine à gaz. Les juges administratifs arguent qu’ils seront surchargés par les procédures, sachant qu’ils devront se prononcer 72 heures après avoir été saisis. Auparavant, c’était plutôt sur le JLD que pesait le contentieux en la matière. Selon l’Union syndicale des magistrats administratifs, les JLD s’occupent en moyenne de 40 000 dossiers d’immigration par an contre 10 000 pour les juges administratifs. Inverser leur ordre d’intervention risque naturellement d’inverser cette tendance. Autre problème : la loi sera sûrement examinée par le Conseil Constitutionnel qui pourrait considérer que le report de l’intervention du JLD nuit aux droits de la défense. Bref, encore une mesure d’affichage vouée à faire du chiffre et risquant de n’avoir aucun effet concret. Même exemple avec la Loppsi. Toujours dans l’optique d’accélérer les expulsions, le texte initial prévoyait que le JLD puisse statuer au sein même des centres de rétention. C'était autant de temps de transport gagné. En 2006, le gouvernement avait déjà aménagé des salles d’audience à l’intérieur de plusieurs CRA, mais, en 2008, la Cour de Cassation avait déclaré ces installations illégales au motif que la loi en vigueur n’autorisait que les salles d'audience « à proximité immédiate » des CRA et non en leur sein. La Loppsi était censée réparer cette petite subtilité juridique. Mais le 10 mars, le gouvernement a été retoqué par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier a censuré cette mesure estimant qu’elle méconnaît « les règles du procès équitable et les exigences de publicité des débats ». Plus que l’indécence, c’est donc l’incompétence qui caractérise la politique de Guéant et Sarkozy. http://www.marianne2.fr/Etrangers-comment-Sarkozy-et-Gueant-ont-rendu-les-expulsions-impossibles_a204217.html
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Libye : Sarkozy veut « son » Irak à lui
27/03/2011 01:44
Libye : Sarkozy veut « son » Irak à lui
Jean-Louis Denier - Tribune | Samedi 26 Mars 2011 à 05:01 | Lu 8595 fois
En mettant en parallèle l'actuelle intervention en Libye et la guerre en Irak, Jean-Louis Denier critique l'excitation soudaine de la diplomatie française qui laisse présager un enlisement du conflit, entre risques terroristes et coûts financiers.
Le mécanisme est le même : porter l’affaire devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, invoquer des arguments fleurant bon l’éthique, la morale et les Droits de l’Homme, obtenir la caution de l’un ou l’autre intellectuel, de préférence germanopratin.
Cela vous rappelle quoi ... ?
La Libye avec un méchant dictateur qui opprime et massacre son peuple ? Ou plutôt ... l’Irak avec un méchant dictateur qui, lui aussi, hasard, opprimait et massacrait son peuple ?
On ne peut que confondre les deux tant les « grosses » ficelles des scenarii sont les mêmes afin de convaincre (manipuler ?) les opinions publiques de la légitimité d’une intervention armée : un méchant vraiment méchant, de (bien) bonnes intentions, une future guerre juste, guerre digne de la doctrine mêlée d’Ambroise, Augustin de Côme et Hugo de Groot dit « Grotius » où un conflit se trouve légitimé s’il répare une injustice, l’entregent d’un BHL – promu ministre des Etranges Affaires en lieu et place de Juppé cantonné aux seules Affaires [qui lui sont devenues soudain] Etrangères – dont l’intervention est à l’unisson du soutien apporté jadis, à Bush Jr et à son assaut contre l’Irak, par un Goupil, un Glücksman, un Bruckner ou encore un Kouchner.
Tous les éléments se trouvent donc réunis comme dans une tragédie de bonne facture, unité de temps, de lieu, d’action, un véritable « Cercle Rouge » à la J-P. Melville, sans oublier les acteurs, Juppé, Sarkozy et Kadhafi.
QUAND JUPPÉ A LA MÉMOIRE PLUS QUE COURTE
Le pseudo-ministre des Affaires Etrangères devrait s’inquiéter. Non pas de la concurrence (loyale ?) de son ami BHL, mais de l’élasticité de son propre duo mémoire/conscience. Début mars, en effet, au 20H de TF1, d’abord, en Egypte, ensuite, il n’avait pas de proclamation assez ferme pour signifier, urbi et orbi, que toute intervention en Libye serait contreproductive. Manifestement, et devant les micros de l’ONU, le bombardement aérien est (re)devenu, aussi récemment que soudainement, productif.
L’ancien ministre de la défense n’a, également, guère de souvenir de ses précédentes responsabilités.
Bien que l’armée française soit à la peine en Afghanistan – du fait notamment d’un manque de moyens, par exemple en hélicoptères de transport d’assaut et de combat – on va, comme par miracle, trouver des avions, des équipages, du kérosène, des missiles et autres bombes de précision ... pour aller faire la nique à Kadhafi, lequel, voilà à peine deux ans, avait le droit de planter sa tente en plein Paris !
Ce, sans oublier le coût financier d’une telle opération alors que selon un certain premier ministre, notre pays est en faillite.
On remarquera, ainsi, qu’il est des options stratégiques proprement édifiantes : on distille les moyens au compte-goutte quand il s’agit de mener un conflit d’importance première – car, selon la vérité officielle, l’intervention en Afghanistan permet de prévenir et de protéger la France de toute tentative de terrorisme fomentée par Al-Qaeda – par contre, quand il s’agit d’intervenir en dehors de toute nécessite défensive vitale, on se déclare prêt à mettre le paquet et à frapper sans attendre ... .
SARKOZY : GESTICULER POUR EXISTER
Cette volonté d’agir et de « sur-agir » porte la marque (de fabrique) de Nicolas Sarkozy.
Afin de faire oublier atermoiements, quiproquos et ridicules « MAMESQUES » lors du soulèvement tunisien, l’actuel locataire de l’Elysée a décidé d’adopter une posture morale et « droits de l’hommesque ». Il a fait cavalier seul, ignorant les réticences des partenaires européens, pour reconnaître le gouvernement (?) insurrectionnel libyen. Il a poussé à la roue les Britanniques afin d’obtenir leur éventuels concours à des frappes.
Cette diplomatie élyséenne hésite entre délire et danger. Délire : car des armes françaises vont s’abattre sur celui à qui l’on voulait, lors de sa dernière visite sur le sol français, vendre des avions de combat multi-rôles de dernière génération. Que se passerait-il si le marché avait été conclu et honoré ... assisterait-on à un match Rafale contre Rafale ?
Dangereux : car il est tout aussi faux et vain de croire que des frappes aériennes, seules, permettront de résoudre, en totalité, la situation en Libye. La campagne aérienne du Kosovo est là pour le prouver : 79 jours de bombardement n’y apportèrent aucune solution de stabilisation concrète et de règlement politique. Il en sera de même si la Libye « kadhafienne » est frappée. Pire encore, l’on assistera à la partition du pays et à des raids sporadiques des forces loyalistes contre les territoires « libérés » aux mains des insurgés, lesquels réclameront, alors, une intervention terrestre et ce sera un nouvel engrenage, un nouvel Irak si les Occidentaux – notamment les Français - répondent à cet appel ... .
Ceci est d’autant plus vrai que Kadhafi, contrairement à Juppé, à de la mémoire.
KADHAFI VA SE SOUVENIR QU'IL A SOUTENU LE TERRORISME AVEC SUCCÈS
Le Guide de la Révolution a été, pendant les années 1970 et 1980, un généreux financier et organisateur du terrorisme international. Nul doute que s’il subit les affres de frappes aériennes, il reprendra ses habitudes et contact étroits avec la Syrie et l’Iran voire, et alors qu’il accuse cette organisation de lui avoir nui, ouvrira ses frontières à l’AQMI, filiale maghrébine d’Al-Qaeda.
Dotées de frontières communes avec l’Algérie, le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Egypte, la Libye est, de ce point de vue, un espace plus qu’intéressant pour l’AQMI : on peut s’y entraîner, on peut y manœuvrer pour s’infiltrer, on peut s’y replier après avoir frappé tout autour.
Par ailleurs, la Jamahiriya libyenne dispose de suffisamment de représentations diplomatiques à l’étranger pour organiser et/ou téléguider, de-ci, de-là, l’un ou l’autre attentat ... contre un centrale nucléaire notamment.
Et où justement ... ?
En France. http://www.marianne2.fr/Libye-Sarkozy-veut-son-Irak-a-lui_a204225.html
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Affaire Tapie : la preuve que le pouvoir a illégalement favorisé l’escroc Tapie
27/03/2011 01:27
Affaire Tapie : la preuve que le pouvoir a illégalement favorisé l’escroc Tapie
La presse ne semble pas en faire sa une, et pourtant l'affaire est gravissime puisqu'elle met en cause l'administration française, le gouvernement et sans doute plus haut. Cette fois-ci la justice a été saisie contre deux hauts fonctionnaires dans le cadre du règlement arbitral en faveur éhontée de Bernard Tapie : il s'agit de Jean-François Rocchi, président du CDR et de Bernard Scemama, président de l'EPFR, l'établissement qui finance et supervise le CDR.
Cette affaire pue à plein nez, mais ce n'en est qu'une parmi la myriade de casseroles de ce pouvoir (tiens en passant une nouvelle affaire concerne Gérard Longuet. La commissaire aux comptes, l'ex plutôt, de la société dudit Longuet a transmis un dossier à la justice sur soupçon d'illégalité pénale : c'est ici (Cette procédure de "révélation" de faits délictueux intervient lorsque le commissaire aux comptes d'une société découvre des irrégularités susceptibles de recevoir une qualification pénale.)). Enfin nous avons la preuve - nous découvrons au passage des informations inconnues mais subodorées (cela tombe bien puisque cela dégage le plein de nauséabond(ance) ) - que le pouvoir a tout fait pour favoriser celui qui avait appelé à voter Nicolas Sarkozy, à favoriser scandaleusement ce pilleur d'entreprises, menteur, tricheur, corrupteur, fraudeur fiscal et douanier, exploiteur, ex-taulard, fossoyeur d'emplois.
Vous verrez il y a de quoi tomber à la renverse (Le NouvelObs) : La Première chambre de la Cour des Comptes vient de décider de transmettre au procureur général de la Cour de discipline budgétaire et financière, un rapport mettant en cause Jean-François Rocchi, le président du CDR. Un fait rare et grave pour ce haut fonctionnaire qui dépend de Bercy. […] C'est Jean-François Rocchi, qui a bataillé pour convaincre le conseil d'administration du CDR d'abandonner les procédures judiciaires qui opposaient l'ancien Crédit lyonnais et Bernard Tapie sur la vente d'Adidas, pour recourir à un tribunal arbitral privé (l'homme d'affaires assure que la banque l'a volé lors de la revente d'Adidas, en février 1993). L'avocat historique du CDR, Jean-Pierre Martel, y était opposé, Rocchi en a pris un autre. C'est aussi Jean-François Rocchi qui a accepté d'inscrire, "dans l'ultime version du compromis d'arbitrage", précise la Cour, la possibilité d'accorder aux époux Tapie une indemnité pour préjudice moral allant jusqu'à 50 millions d'euros. Au final, ils ont touché à ce titre 45 millions d'euros. A titre de comparaison Patrick Dils, qui a passé à tort quinze ans de sa vie en prison, n'a reçu que 700.000 euros d'indemnisation ! C'est enfin Rocchi qui a outrepassé le mandat que lui avaient donné ses administrateurs. Selon nos informations, Rocchi avait mis sa démission dans la balance, pour arracher le droit de négocier un montant avec le camp Tapie. Mais cette délégation ne l'autorisait pas pour autant à conclure un accord pour une indemnité aussi élevée. "Jamais le conseil ne l'aurait accepté", jure un administrateur. Rocchi a mis en œuvre un protocole différent de celui qui avait été accepté ses administrateurs, il aurait même modifié certains procès verbaux de séance. Cela expliquerait la saisine de la Cour de discipline budgétaire.[…] Elle [Christine Lagarde] avait donné l'ordre à Jean-François Rocchi de recourir à cette procédure d'arbitrage privé très favorable à Tapie. Or, les investigations de la Cour ont mis à jour des notes des services de Bercy (l'Agence des Participations de l'Etat) déconseillant ce choix à Lagarde, ce qu'elle n'avait jamais dit. Autre point noir : la Cour des comptes a exprimé, dans un référé adressé au premier ministre François Fillon, ses doutes sur la capacité du CDR à recourir à une procédure d'arbitrage, normalement interdite aux établissements publics. Enfin, la ministre avait justifié ce choix par des raisons économiques expliquant que c'était la formule qui coûterait le moins cher à l'Etat. "Mes services m'ont indiqué que après déduction des impôts et des créances détenues par l'Etat 30 millions d'euros devront être réglés au bénéfice des époux Tapie", avait déclaré Christine Lagarde à l'été 2008. En réalité, il lui reste 260 millions d'euros, une fois payées ses dettes, selon les documents comptables que nous avons consultés. Soit huit fois plus ! Cela fait beaucoup d'erreurs.
Nous découvrons donc que contrairement aux experts de Bercy, contrairement à l'avocat du CDR, contrairement aux limites du mandat, le pouvoir a non seulement obtenu un jugement arbitral mais y a introduit une clause extravagante autorisant des dommages-intérêts allant jusqu'à 50 millions d'euros ! Infernal (rappel du NouvelObs) Patrick Dils pour accusation de meurtre et quinze ans de prison (on a envie de vomir quand on voit les larmes de crocodiles de l'escroc devant la commission parlementaire), qui a touché 700 000 euros soit 64 fois moins ! Qui ne peut être écœuré après cela ? Nous découvrons donc que sans cette clause introduite par le pouvoir, en parfaite opposition aux intérêts de l'Etat, Tapie n'aurait jamais touché cette montagne d'or. Notez que les juges sont allés à la limite avec 45 sur 50. Ils ont fait mine de laisser 5 millions de côté. C'est donc en mission commandée que le nouveau président du CDR, l'ancien ayant été remplacé de façon rocambolesque sur ordre du pouvoir car il n'aurait jamais accepté, a demandé cet arbitrage, qu'il a "dans l'ultime version du compromis d'arbitrage", ajouté cette clause, outrepassant son mandat, faisant de faux procès verbaux, utilisant un protocole différent de celui qui avait été accepté par les administrateurs.
Venons à la marquise cycliste qui ne peut que démissionner avant d'être poursuivie en justice. Elle a ordonné à un de subalterne de violer la loi et les règles, de mentir et de favoriser un particulier au détriment de l'Etat. C'est évident d'une gravité sans nom. Elle-même a menti nous disant que des avocats jugeaient que le risque était grand en justice, ce que contestaient nombre d'avocats dont celui du CDR et ce n'est pas le jugement de la Cour de cassation qui allait dans le sens de Lagarde. Il était apparu en fait qu'il n'y avait que deux avocats sur quatre. Soit la moitié. Cependant nous apprenons avec une stupéfaction sans bornes ceci : Or, les investigations de la Cour ont mis à jour des notes des services de Bercy (l'Agence des Participations de l'Etat) déconseillant ce choix à Lagarde. Là aussi elle s'est bien gardée de le dire. Elle a donc sciemment menti, aux Français, aux élus, et, pour faire plaisir à Marine, à la Nation. Tout comme elle a menti quant à la somme finale que devait recevoir Tapie ("Mes services m'ont indiqué que après déduction des impôts et des créances détenues par l'Etat 30 millions d'euros devront être réglés au bénéfice des époux Tapie"). Ce sera 260 !
N’oublions pas Fillon qui est cité : la Cour des comptes a exprimé, dans un référé adressé au premier ministre François Fillon, ses doutes sur la capacité du CDR à recourir à une procédure d'arbitrage, normalement interdite aux établissements publics. Il a donc participé à cette mascarade enrichissante alors qu’on lui disait que c’était illégal.
Résumons : illégalité, mensonges, faux procès verbaux, mandat outrepassé. On va plus vite pour mettre en taule un voleur de bicyclette bleue ou non. Il ne s'agit que d'un vol de plusieurs centaines de millions. Mais il est vrai que Lagarde avait pour directeur de cabinet le nouveau grand manitou de France Télécom un certain Richard (il porte bien son nom) qui était condamné à verser au fisc 660 000 € pour fraude fiscal y compris 5 % pour mauvaise foi. De quoi pouvons nous être étonnés ? De plus rien, mais il nous reste quand même le droit à l'indignation qui ne doit pas être émoussée.
Si nos bras n'étaient pas déjà au fin fond des enfers, ils nous en tomberaient.
PS : Pour tout connaître de cette affaire et ne pas vous faire abuser par le bateleur tapie, voici une enquête avec tous les éléments soumis à votre sagacité qui prouve sans l'ombre d'un doute que, loin d'avoir été escroqué, Tapie s'est enrichi scandaleusement dans l'affaire Adidas et a été sauvé par le Lyonnais. C'est ici : L’affaire Tapie
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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 10é version du 18 janvier 2011) :
N’oublions jamais :
- l’affaire Karachi
- l’affaire GDF
- l’affaire Tapie
- l’affaire Clearstream
- l’affaire Bettencourt
- les affaires Wildenstein
- l'affaire César
- l’affaire de Compiègne
- l’affaire Peugeot
- les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa
- l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, le copinage avec Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobela de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
- la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles)
- l’affaire de la Jatte, du Fouquet's, du Paloma, de la villa mexicaine, de Wolfeboro, du voyage en Egypte …
- l’affaire Pérol
- l’affaire de l’Epad (et du scooter)
- Gandrange
- les vaccins du virus H1N1
- les affaires Yade, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Marleix, Charron, Longuet …
- l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
- l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy
- les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
- l'Air Sarko one, le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
- la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité
- l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
- la circulaire Hortefeux, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant
- la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
- la réforme constitutionnelle
- l'irresponsabilité pénale du Président de la république
- la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
- l’affaire des sondages
- les classements du parquet
- l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
- l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
- l'affaire Servier
- l'affaire Bongo
- la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilsation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
- les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20
Vignette Wikipédia
par Imhotep (son site) mercredi 23 mars 2011 - 36 réact
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Kiosque Courtois du samedi 26/3/2011 – L’actualité de la semaine en écrit
27/03/2011 01:19
Posté par Novopress dans France, Monde, Politique, Société le 26 mars 2011 |
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Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Jean-Yves Le Gallou et Françoise Monestier qui remplacent aujourd’hui Henri Dubost et Catherine Noailles.
Novopress a publié dès ce samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre « RADIO COURTOISIE – LE BULLETIN DE REINFO » de sa colonne de droite.
Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme texte enrichi d’images.
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FRANCE
Goldnadel démonte le mécanisme affectif de la Shoah
Elu minoritaire du comité directeur du CRIF, l’avocat Gilles-William Goldnadel (photo) affirme dans Valeurs actuelles, je cite : «La médiatisation de la Shoah, à la faveur du développement de l’audiovisuel dans les années 1960, a suscité dans l’inconscient collectif occidental un traumatisme dont il n’a pas guéri. » « Il s’est créé sur les ruines du catholicisme une nouvelle religion profane centrée, elle aussi, sur la crucifixion : non plus celle de Jésus, mais celle du juif en pyjama rayé, pauvre et décharné comme le Nazaréen. »
« Cette idéologie a son panthéon démoniaque. À son sommet, Adolf Hitler, figure justement abhorrée, mais à qui l’on assimile aujourd’hui tous ceux qui tiennent à leur identité nationale, décrits par l’extrême gauche comme des beaufs franchouillards et hétérosexuels. » Et même des « gros cons » selon l’expression d’une certaine Sophie Amram, sur les ondes du service public. POLEMIQUE ASSUREE
Deuxième tour des cantonales : l’attitude de l’UMP face au Front National au cœur du débat
Dans 227 cantons le Font national sera seul en lice face à la gauche demain dimanche. L’UMP absente, a donné durant la semaine écoulée des « consignes » aux électeurs. Petit rappel de ses « consignes » qui nécessitent au moins une boussole…
Pour Juppé (photo), il faut voter socialiste, en tout cas dans le bordelais. Pour Fillon, « Aucune voix de la droite et du centre ne doit se porter sur le Font national (…) le choix c’est s’abstenir ou voter PS ». Pour le collectif de la droite populaire et beaucoup de députés UMP pas question de voter PS. Reste donc l’abstention. Vous me suivez toujours ?
Cerise sur le gâteau, Jean-François Copé a envoyé un courriel à ses sympathisants. Curieusement intitulé — erratum — , cherchez l’erreur !, ce courriel affirme : « Nous laissons donc nos électeurs libres de leur choix ». Ce qui en bon français veut dire qu’il autorise les électeurs UMP à voter Front national !
A gauche, le compagnon de Cécile Duflot l’écologiste Xavier Cantat, sème la pagaille à Villeneuve Saint Georges en appelant à voter blanc dans le duel opposant Front National et Front de Gauche. Il estime, en effet que le Front de Gauche du cru n’est pas plus estimable que le parti de Marine Le Pen. Une divergence d’opinion qui fait grincer bien des dents au sein du camp autoproclamé Républicain
Conséquence de l’incompétence du gouvernement, la libération des clandestins interpelés est facilitée par le Conseil d’Etat
Petit historique des faits : en 2008 la présidence française de l’Union européenne fait adopter une directive européenne baptisée « directive retour ».
Cette directive prévoit que les gouvernements doivent la mettre en œuvre avant la fin 2010. Mais le gouvernement français s’avère incapable d’agir dans les délais.
Résultat le Conseil d’Etat reconnaît à la directive un effet directement invocable par les personnes menacées de reconduite.
Or cette directive prévoit de laisser aux clandestins un « délai approprié » entre 7 et 30 jours pour permettre le départ volontaire de l’étranger. En clair : « si tu veux, tu pars, si tu restes, tu as 30 jours pour te cacher. » Ce n’est qu’à l’expiration du délai que la reconduite peut être faite.
La « directive retour » autorise certes une reconduite immédiate en cas de risque de fuite. Mais c’est aux législations nationales de définir la notion de risque de fuite sur des critères objectifs. A ce jour, le gouvernement n’a pas encore adopté cette définition.
L’Etat ne peut donc pas invoquer cette possibilité. Résultat : 30.000 arrêtés de reconduite par an risquent d’être ainsi privés de toute efficacité par cet avis du Conseil d’Etat sanctionnant l’amateurisme gouvernemental.
L’UMP contre une trop grande liberté sur Internet !
Le Sénat publie une synthèse des auditions menées à propos de l’action de l’Hadopi. Il a curieusement coupé un passage bien intéressant des déclarations du sénateur UMP Jean-Pierre Leleux, je cite : « Moi je voudrais dire que l’Hadopi, je la sens aller bien, dans le bon sens en tout cas. Il faut surtout qu’elle ne désarme pas, et qu’elle ne se laisse pas affaiblir par une partie de l’opinion qui souhaite vraiment mettre en place sur les réseaux une liberté qui va à l’encontre de ce que nous souhaitons. Une trop grande liberté. » SANS COMMENTAIRE
L’UMP crée les franco musulmans
C’est l’histoire d’un communiqué virtuel posté quelques heures sur le site de l’UMP et retiré : vite fait, bien fait. Car les réactions ne sont pas faites attendre, et pour cause : l’UMP annonçait la création d’une « Union des Français Musulmans », une nouvelle catégorie de Français. Une façon de draguer l’Islam de France donc, et de faire accepter le débat dit « sur la laïcité ». Rappelons que le socialiste Tito fut le premier à créer une nationalité Musulmane en Yougoslavie. Une nation alors multiethnique, sans doute un modèle pour l’UMP.
Une hausse annoncée du prix de l’électricité
30% de hausse en cinq ans des prix de l’électricité : c’est ce propose EDF. En exploitant les craintes éveillées par le drame de la centrale de Fukushima.
En réalité, cette augmentation des prix est prévue de longue date. Elle découle des exigences de l’Union européenne concernant la libéralisation du secteur énergétique. Ce qui conduit à faire exploser les tarifs au profit de quelques élites et au détriment du consommateur français.
Eric Besson, nie l’augmentation de 30 % prévue sur cinq ans. Marine Le Pen, elle, demande à l’Etat – actionnaire majoritaire d’EDF — d’opposer un refus immédiat à ce projet d’explosion des tarifs.
L’américain General Mills rachète Yoplait
Le Groupe français Yoplait annonce le rachat de 50 % de son Capital par le groupe américain General Mills. De nombreux autres groupes, dont le français Lactalis, ont ainsi été éliminés de la restructuration de la filière laitière.
Avec ce rachat, la perte de pouvoir de la filière coopérative est entérinée ainsi qu’une pression accrue sur le prix payé aux éleveurs.
Le gouvernement a néanmoins affirmé, qu’il s’intéresserait de près à la politique industrielle mise en place par les Américains. PAROLE … PAROLE…
Les parisiens ont la possibilité d’admirer un colon géant sur le parvis de la gare Montparnasse
A l’occasion de la campagne de prévention du cancer colorectal, dernière marotte des autorités de santé et des lobbies pharmaceutiques, la mairie de Paris a fait installer un gros intestin factice.
Philippe Muray n’aurait pas rêvé mieux pour Homo Festivus. Vivement la journée de prévention de la blennorragie !
(NdlR :Voici qui devrait séduire les proctophiles ;du muscle blanc...géant .En attendant la promo du croûton ammoniaqué si cher à...qui vous ne savez pas...)
MONDE
LES IMMIGRES CLANDESTINS PRENNENT POSSESSION DE VINTIMILLE
Après l’île de Lampedusa, théâtre de vives tensions entre la population et les clandestins originaires d’Afrique, la ville frontalière de Vintimille connaît les joies des flux migratoires. Une centaine de nord-africains ont installé un campement dans la gare et provoqué de graves troubles à l’ordre public. Le maire ne décolère pas après les dégradations et les nuisances engendrées. Pendant ce temps, les refoulements augmentent à la frontière avec notre pays : une moyenne de trente par jour.
En Finlande, les populistes pourraient participer au prochain gouvernement
Timo Soini, leader des « Vrais finlandais »
La Finlande renouvellera son parlement le 17 avril prochain. Le mouvement des « Vrais finlandais » qui avaient recueilli 4 % des suffrages en 2007 est crédité d’un score de 18 % dans les sondages.
Les « Vrais finlandais » sont très attachés à la défense de l’identité finlandaise et très critiques vis-à-vis des institutions européennes. Ils sont aussi farouchement opposés à l’immigration et dénoncent les problèmes posés par les réfugiés somaliens. Les « Vrais finlandais » se définissent comme un « parti ouvrier sans le socialisme ». Ils mêlent un programme économique anti mondialisation à une politique de « préférence nationale ».
Le Premier ministre sortant, la présidente conservatrice du Parti du centre, s’est dit disponible pour négocier avec tous les partis, y compris un les « Vrais finlandais ». Il est vrai que nous sommes en Finlande, pas en France !
TUNISIE, LE FEU COUVE TOUJOURS
Une nouvelle immolation a eu lieu dans la ville tunisienne de Sidi-Bouzid. Signe que les troubles continuent. Le Premier ministre tunisien admet, je cite, « Que l’ordre public fait parfois défaut » et qu’il « contrôle insuffisamment la police ». Insuffisamment effectivement aux yeux de nombreux Tunisiens qui se plaignent de l’insécurité.
La situation économique est également précaire
Les exportations tunisiennes ont chuté de 20 % et l’activité touristique de 40 %. L’immobilier et le bâtiment sont aussi en régression. Enfin les troubles sociaux et les revendications salariales contribuent à l’incertitude sur l’avenir économique du pays et incitent de jeunes Tunisiens actifs à immigrer en Europe.
La situation politique est aussi hasardeuse.
49 partis politiques sont autorisés dans la perspective des prochaines élections avec des islamistes en embuscade. Ce qui ne fait pas l’affaire des femmes tunisiennes. Elles craignent une islamisation de la société. Pour elles, « Il n’est pas question de faire des concessions sur nos acquis, ni d’accepter l’obscurantisme de ceux qui veulent nous ramener 14 siècles en arrière ». Dont acte.
Année 1389 en Iran
Des millions d’Iraniens ont célébré leur nouvel an Norouz, qui a marqué l’arrivée du printemps. Cette fête ne correspond pas au calendrier musulman qui en est à l’année 1432.
Exprimant ses vœux pour cette nouvelle année, le président Ahmadinejad (photo) a déclaré: « La fête de Norouz est l’une des plus belles manifestations du patrimoine culturel de la nation iranienne. (…) cette nouvelle année nous permettra de résister à l’injustice et à l’unilatéralisme tout en insistant sur les droits des nations »
LE CHANTRE ISRAÉLIEN DE L’HOMOGÉNÉITÉ ETHNIQUE EN VISITE A PARIS
Avigdor Lieberman (photo), vice-premier ministre et ministre des Affaires Etrangères d’Israël, a demandé à son homologue Alain Juppé un soutien JE CITE aux « actions de Tsahal menées contre les attaques de missiles de la Bande de Gaza vers Israël ».
Cette visite intervient après l’attentat suicide qui a fait un mort et des dizaines de blessés à Jérusalem et après l’avis favorable de Juppé pour la création d’un Etat palestinien. De quoi satisfaire Lieberman, partisan de la création de deux Etats ethniquement homogènes afin de séparer Juifs et Arabes.
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La grande colère des maraîchers nantais (qui ne cultivent pas de hashchich ou de ganja...)
27/03/2011 01:13
Posté par Novopress dans Économie, France, Société le 26 mars 2011 |
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26/03/2011 – 22h10 NANTES (NOVOpress Breizh) – « Pourquoi la France est-elle le seul pays à se faire envahir de produits étrangers quand la production française est présente ? ». Maraîcher dans la région nantaise et président national du groupe « Jeunes maraîchers » Louis Vinet a fait part au micro d’Europe 1 de son amertume. Car la colère monte chez les producteurs et ils le font savoir. Avec, dans leur collimateur, la grande distribution et les importations à bas prix. Une guerre des prix qui menace les entreprises et les emplois locaux.
Mâche nantaise. 3000 tonnes détruites dans le mois écoulé
L’enquête qui vient d’être réalisée par la Fédération des maraîchers nantais dans les rayons primeurs de 30 grandes surfaces de la région nantaise est édifiante: on trouve ainsi une barquette de mâche achetée 0,25 € et revendue huit fois plus cher dans un supermarché, des concombres payés 0,28 € au producteur et revendus 1,35 €, ou encore un kilo de poireau pour lequel le revendeur fait cinq fois la culbute…
Selon Louis Vinet, les coûts de transport et de personnel de la grande distribution ne justifient pas de tels prix aux consommateurs. Selon lui l’écart vient donc des marges. « Dire que les légumes sont chers est faux : ils sont vendus cher, c’est différent. » précise-t-il à 20 Minutes.
Les producteurs nantais reprochent aussi à la grande distribution de trop souvent favoriser les achats de fruits et légumes importés du Maghreb ou d’Espagne plutôt que des produits cultivés dans la région. D’excellents primeurs ne trouvent pas place sur les étals des grandes surfaces, qui préfèrent proposer à la vente des légumes similaires importés de l’étranger. On peut ainsi trouver des tomates marocaines à moins d’un euro le kilo. A des prix moins chers – compte tenu du faible coût de la main-d’œuvre – mais très souvent de moins bonne qualité.
Tomates marocaines : produites à bas coût, importées sans limites et sans contrôles par la grande distribution
Résultat : le maraîchage nantais, qui représente 4 000 emplois dont 1 600 permanents, pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 200 millions d’euros connait aujourd’hui une crise sans précédent. Dans le mois écoulé ce sont ainsi près de 3000 tonnes de mâche nantaise qui ont dû être détruites, faute de trouver preneur. Et certaines exploitations sont contraintes de licencier du personnel.
Une situation que le nouvel accord de libre échange signé entre l’Union Européenne et le Maroc, qui doit être soumis prochainement au Parlement européen, risque d’aggraver un peu plus. Cette libéralisation accrue accentuera en effet la destruction de la production de fruits et légumes, la désertification et la destruction de l’emploi dans les zones rurales de l’Europe.
Face à cette crise, Frédéric Lefebvre, le très sarkozyste secrétaire d’Etat au Commerce, interrogé par Europe 1 s’est contenté de dire qu’il avait demandé que des contrôles soient effectués par la DGCCRF « afin de détecter d’éventuelles pratiques abusives ». « On doit veiller à ce qu’un certain nombre de petits producteurs ne soient pas étranglés » a –t-il ajouté, sans proposer de mesures concrètes. Pas vraiment de quoi rassurer un secteur à la merci de la grande distribution, qui représente 90% de sa clientèle. Une grande distribution qui se refuse quant à elle à tout commentaire.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://breizh.novopress.info/]
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