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Un avion de chasse américain s'est écrasé en Libye
22/03/2011 12:50
Un avion de chasse américain s'est écrasé en Libye
Un avion de chasse américain F-15 se prépare à décoller de la base d'Aviano, en Italie, le 21 mars 2011. Crédits photo : GIUSEPPE CACACE/AFP
EN DIRECT - L'un des deux membres d'équipage a été secouru, l'autre est recherché.
13h24 : Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi sur la base aérienne de Solenzara, en Haute-Corse, qui sert de plate-forme aux avions français engagés dans l'opération internationale. Le chef de l'État devait se faire présenter le dispositif mis en place dans le cadre des opérations aériennes au-dessus de la Libye.
13h20 : «Les importantes frappes militaires en cours devraient diminuer d'intensité dans les prochains jours», a déclaré le secrétaire d'État américain à la Défense Robert Gates, lors d'une rencontre à Moscou avec son homologue russe Anatoli Serdioukov.
13h09 : L'Italie a réaffirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu'elle souhaitait voir les opérations militaires placées sous le commandement de l'Otan.
» À CHAUD - Raids en Libye : «un bateau sans capitaine»
13h02 : La Russie appelle à un cessez-le-feu immédiat en Libye et à des négociations politiques, a déclaré le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov lors d'une rencontre à Moscou avec Robert Gates, le secrétaire d'État américain à la Défense.
12h38 : Les chasseurs F-16 danois «n'ont pas utilisé leurs armes» depuis le début de leur engagement en Libye, a indiqué un porte-parole de l'armée de l'air danoise. Il dément ainsi des informations de la télévision officielle libyenne qui, selon la BBC, a accusé le Danemark d'avoir commandité l'offensive menée dimanche soir sur la résidence-caserne de Bab el-Aziziya, à Tripoli.
12h22 : L'Union européenne va participer vendredi à Addis Abeba à une réunion sur la Libye convoquée par l'Union africaine, a indiqué un haut diplomate européen. L'objectif sera de trouver une approche commune pour mettre un terme aux combats.
12h11 : Cinq personnes, dont quatre enfants, ont été tuées mardi par des tirs des forces pro-Kadhafi à Misrata, selon un porte-parole des rebelles dans cette ville située à l'est de Tripoli.
11h47 : Un avion de chasse américain F-15 Eagle s'est écrasé dans la nuit de lundi à mardi dans une zone rebelle, probablement à cause d'un problème mécanique, rapporte le Daily Telegraph. Les deux membres d'équipage se sont éjectés et un a été récupéré, a annoncé mardi le commandement américain Africom à Stuttgart, en Allemagne, sans donner de précision sur les raisons du crash. «L'opération pour récupérer le deuxième membre d'équipage est en cours», a déclaré le porte-parole. Il s'agit de la première perte officiellement reconnue d'un appareil de la coalition en Libye.
10h30 : Les combats en Libye ont poussé des milliers de personnes à fuir leur domicile et se réfugier dans l'est du pays, indique le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui se base sur les témoignages de gens arrivés en Égypte. Ces personnes se sont réfugiés «dans des maisons, des écoles et des bâtiments universitaires à la frontière égyptienne», a expliqué un porte-parole du HCR.
10h25 : Stéphane Lehr, le photographe travaillant pour l'agence Polaris Images qui n'avait plus donné de nouvelles depuis dimanche alors qu'il se trouvait dans la région de Benghazi, a repris contact avec son agence lundi soir, indique Reporters sans frontières.
10h45 : 65% des Suédois sont favorables à une participation de leur pays aux opérations militaires en Libye et 88% pensent que l'intervention sous mandat de l'ONU est «juste», selon un sondage publié mardi par le quotidien Expressen. La Suède a pour l'instant réservé sa réponse dans la perspective d'une sollicitation de l'Otan. Le ministre des Affaires étrangères a indiqué lundi attendre une clarification sur le commandement de l'opération et plaidé pour que l'Otan en prenne la tête.
10h29 : Les forces loyales à Kadhafi tentent de prendre le contrôle de la ville de Zentane, dans l'ouest du pays, en attaquant les rebelles à l'arme lourde, selon al-Jezira. D'après des habitants, Zentane a déjà été bombardée plusieurs heures lundi.
10h10 : Le président ougandais Yoweri Museveni dénonce l'intervention de la coalition internationale. «En Libye, ils ont voulu absolument imposer une zone d'exclusion aérienne (...). A Bahreïn, comme dans d'autres pays pro-occidentaux, ils détournent pudiquement le regard alors que la situation est identique, voire pire», accuse-t-il.
8h43 : Reporters sans frontières indique que Stéphane Lehr, un photographe français travaillant en freelance pour l'agence Polaris Images et qui se trouvait dans la région de Benghazi, n'a plus donné de nouvelles depuis dimanche en début d'après-midi.
Par ailleurs, trois journalistes occidentaux (deux de l'Agence France-Presse et un photographe de l'agence Getty Images), ont été arrêtés samedi dans la région de Tobrouk par l'armée libyenne. C'est leur chauffeur qui a témoigné de cette information mardi. Dave Clark (britannique), Roberto Schmidt (germano-colombien) et Joe Raedle (américain) n'avaient plus donné de nouvelles depuis vendredi soir.
Quatre journalistes d'al-Jezira sont toujours détenus par les forces de Mouammar Kadhafi, rappelle également RSF, qui indique encore être sans nouvelles de six journalistes libyens.
8h26 : La Chine réitère son opposition à l'usage de la force - «qui pourrait entraîner davantage de victimes civiles et une crise humanitaire» - en Libye, déclare la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat», a-t-elle ajouté, sans préciser toutefois si elle faisait référence aux frappes de la coalition ou aux combats au sol entre les forces loyalistes et les insurgés.
 À Manille, un étudiant brûle un drapeau américain pour protester contre les bombardements en Libye. Crédits photo : ROMEO RANOCO/REUTERS
7h57 : La Turquie ne figurera pas parmi les pays qui participent aux frappes de la force multinationale en Libye mais pourrait contribuer aux opérations humanitaires sur place, indique le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, cité aujourd'hui par le journal Hürriyet. Ankara a annoncé hier vouloir des clarifications sur les plans de l'Otan en Libye et Erdogan s'est entretenu au téléphone avec le président américain Barack Obama.
0h18 : Le gouvernement brésilien souhaite qu'un cessez-le-feu entre en vigueur «le plus tôt possible» en Libye afin de garantir la sécurité de la population. Brasilia plaide pour le dialogue dans ce pays. Le Brésil, membre non permanent du Conseil de Sécurité, est l'un des cinq pays qui se sont abstenus la semaine dernière lors du vote de la résolution 1973.
 Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.
(Avec AFP, AP et Reuters)
CE QUI S'EST PASSÉ LUNDI :
Sur le terrain, les forces internationales ont effectué 80 sorties pour assurer le respect de la zone d'exclusion aérienne. Selon les Américains, les forces fidèles au Guide «se sont retirées» des secteurs de Benghazi, d'Ajdabiya et de Misrata à la suite des frappes. Le régime dit, lui, avoir reconquis Misrata depuis trois jours.
» ZAPPING VIDEO - «On va défier l'Occident, cet ennemi tyrannique !»
Les critiques s'élèvent contre l'intensité des bombardements occidentaux : le chef de la diplomatie allemande a ainsi de nouveau défendu le choix de son pays de s'abstenir. Quant à l'Italie, elle veut vérifier la conformité des premiers bombardements effectués avec la résolution de l'ONU.
» Le «lâchage» des alliés fait polémique en Allemagne
Les états-majors anglais et américains ont démenti vouloir tuer et cibler le Guide et ne comptent pas soutenir une offensive des insurgés.
» Kadhafi, cible inavouée de la campagne de la coalition
» TRIBUNE - Libye : quelle mission pour quels objectifs ?
Les Etats-Unis vont bientôt réduire leur participation aux opérations en Libye, a déclaré le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.
» Libye : Washington cultive l'ambiguïté sur son rôle
L'absence de commandement unifié des opérations commence à poser problème.
» Nicolas Sarkozy en «chef de guerre»
Pour Alain Juppé, l'opération internationale contre les forces du colonel Kadhafi est un succès car elle a évité un «bain de sang». «Nous avons sauvé les civils de Benghazi», a assuré le chef de la diplomatie française.
» Revivez minute par minute les événements de la journée de lundi
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Dany Boon s’en prend au FN .
22/03/2011 12:47
Cinquième acteur préféré des Français l’an dernier, Dany Boon peut-il avoir une quelconque influence sur une échéance électorale ? Au lendemain des cantonales, le «ch’ti» le plus célèbre de France est monté au créneau sur RTL pour dénoncer le score réalisé par le Front national, en particulier dans sa région du Nord-Pas-de-Calais où le FN réalise traditionnellement de bons résultats.
Sur RTL, Dany Boon s’est donc dit «inquiet» par cette poussée du Front national dans les urnes. «C’est un vote de révolte, mais il ne faut pas que les gens se mettent à voter pour un parti d’extrême-droite (…) Si un parti d'extrême-droite avait résolu les problèmes d'un pays, ça se saurait. Le problème avec l’arrivée de Marine Le Pen, c'est qu'elle adoucit le discours mais le fond reste le même.» Et d’ajouter : «Moi je suis là pour faire rire, mais j'aimerais que le discours de la droite soit plus clair et que la gauche s'organise. Les deux sont responsables de la poussée du FN.»
Anti-peopolitisation
Invitée de Jean-Michel Aphatie ce mardi matin, Marine Le Pen s’est fait une joie de répondre à la critique, ironisant sur «Dany Boon, politologue très célèbre»… Une joie parce que Marine Le Pen - comme son père avant elle - fait partie de ces quelques hommes et femmes politiques qui inscrivent l’anti-peopolisation dans leur programme (quitte à, parfois, ouvrir quelques jours plus tard leur porte à Paris-Match, exemples ici ou là…). Souvenez-vous de cette formule de Laurent Fabius à l’encontre de Ségolène Royal en 2006 : «Je préfère dire ‘Voici mon projet’, que ‘Mon projet c’est Voici’». Repensez à cette phrase de Jean-Luc Mélenchon dans une interview au Figaro : «Actuellement il y a une ambiance ‘La Croisière s'amuse’. C’est insupportable ! La pipolisation de la présidentielle est criminelle. Elle masque la gravité des problèmes qui montent. »
Dans un registre similaire, Marine Le Pen s’en est donc pris mardi matin à tous ces «artistes, qui sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à aller planquer à l'étranger leur argent qu'ils ont gagné grâce aux Français». «Plus les artistes s'expriment contre le Front National, et plus le Front National monte, donc j'appelle l'ensemble des artistes à faire peut-être un grand concert contre le Front National ce qui nous permettra peut-être de doubler notre nombre d'élus dimanche prochain.»
Il y a deux ans, dans l’entre-deux-tours de l’élection municipale d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) - où Marine Le Pen a été élue conseillère municipale -, Dany Boon s’était déjà élevé contre le FN. «Le Front national véhicule des idées à l’opposé de notre identité régionale. Le Nord-Pas-de-Calais a toujours été une terre d’accueil, de tolérance, de respect de l’autre et de ses différences», avait-il écrit dans un communiqué adressé directement aux habitants d’Hénin-Beaumont. Avait-il été entendu ? Après avoir enregistré 39,3% des suffrages au premier tour, la liste FN avait atteint 47,6% au second.
Crédit photo : > Abaca Press / Montage lefigaro.fr http://blog.lefigaro.fr/peopolitique/2011/03/quand-dany-boon-sen-prend-au-fn-marine-le-pen-jubile.html *********************************
Dany Boon sur wikipedia : Dany Boon, de son vrai nom Daniel Hamidou, né le 26 juin 1966 à Armentières (Nord), est un acteur, humoriste et réalisateur français Vie privée
Dany Boon est issu d’une famille modeste du Nord, il est né d’un père algérien 1 ex-boxeur devenu chauffeur routier, et d’une mère française 2 mère au foyer. Il emprunte son nom de scène à un héros d'une série télévisée, Daniel Boone, un trappeur américain. Cette série passait à la télévision le mercredi après-midi au milieu des années 1970. Il a deux frères, Alexis et Philippe.
Divorcé en 2002 de l’actrice Judith Godrèche, qu’il avait rencontrée en 1998, il s’est à nouveau marié le 26 décembre 2003, avec l'ex-mannequin Yaël Harris alors âgée de 22 ans, qu’il a rencontré en décembre 2002. Elle tient un petit rôle dans le film Bienvenue chez les Ch’tis et a collaboré à la réalisation artistique du film. Il s'est converti au judaïsme3 avant de se marier avec sa compagne Yaël Harris. .... http://fr.wikipedia.org/wiki/Dany_Boon
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On attend les cris d'orfraie de la cacamunauté internationale :Représailles israéliennes sur Gaza, le Hamas prêt à une trêve conditionnelle .Avions & vecteurs contre kalash ...
22/03/2011 03:21
Représailles israéliennes sur Gaza, le Hamas prêt à une trêve conditionnelle
publié le 22/03/2011 à 00:10, mis à jour le 22/03/2011 à 00:29
GAZA (Territoires palestiniens) - L'aviation israélienne a violemment bombardé lundi soir la bande de Gaza, en représailles à des tirs de projectiles, tandis que le Hamas se disait disposé à réinstaurer une trêve à condition qu'Israël "cesse son agression" contre le territoire palestinien.
Une première vague de raids aériens a visé un centre de la police du Hamas et des terrains d'entraînement de sa branche paramilitaire, les Brigades Ezzedine al-Qassam, dans le nord et l'est du territoire, ainsi qu'une usine de matériaux de construction et un atelier de métallurgie dans la périphérie de la ville de Gaza, selon des témoins et les services de sécurité du Hamas.
Les bombardements ont blessé dix-sept personnes, dont deux femmes (bien deux) et sept enfants, la plupart légèrement, a déclaré à l'AFP le porte-parole des services d'urgence dans la bande de Gaza, Adham Abou Selmiya.
L'aviation israélienne a ensuite bombardé au moins trois sites près de la ville de Khan Younès, au sud du territoire, sans faire de victime.
Un raid a ciblé un groupe d'activistes palestiniens qui sont parvenus à s'enfuir, d'après des témoins, un autre un hangar appartenant à la municipalité de Khan Younès et le troisième un terrain vague.
L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire dans l'immédiat.
Juste auparavant, le bras armé du Hamas avait fait savoir qu'il était prêt à remettre en vigueur un cessez-le-feu si Israël stoppait ses attaques.
"Si l'ennemi stoppe l'escalade et son agression contre notre peuple, alors nous mettrons en oeuvre le consensus national palestinien", a indiqué un communiqué des Brigades al-Qassam en faisant allusion à une trêve annoncée par le mouvement islamiste en janvier 2009 à la suite de l'opération israélienne "Plomb durci".
"Mais l'ennemi paiera un lourd tribut s'il poursuit son agression et ses crimes contre notre peuple dans la bande de Gaza", ajoute le bras armé du Hamas.
Les raids de représailles israéliens surviennent au moment où la confrontation entre le Hamas et Israël menace de dégénérer en crise aiguë.
En fin d'après-midi, l'armée de l'air israélienne avait déjà conduit un raid contre le territoire palestinien, qui a fait un blessé léger, à l'est de la ville de Gaza, selon des sources médicales. Elle a visé un atelier de réparation auto appartenant au puissant clan local des Dogmoush, une famille liée à la mouvance islamiste radicale, d'après des témoins.
L'armée israélienne a affirmé avoir frappé un "tunnel terroriste" qui devait servir à lancer des attaques contre le territoire israélien.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un projectile tiré de la bande de Gaza avait atterri dans le sud d'Israël, quelques heures après l'explosion d'une roquette dans la ville israélienne d'Ashkelon, proche de la frontière. Ces engins n'ont pas fait de victime.
Samedi, les Brigades al-Qassam avaient tiré une cinquantaine d'obus vers le territoire israélien pour, selon elles, venger la mort de deux de leurs militants lors d'une frappe aérienne les précédents jours à Gaza.
Jusqu'à présent, le Hamas observait une trêve de fait avec Israël, souhaitant éviter une nouvelle épreuve de force après la dévastatrice opération "Plomb Durci" qui avait fait 1.400 tués palestiniens il y a deux ans à Gaza.
En janvier, le Hamas avait renouvelé ses consignes de faire respecter aux groupes armés du territoire ce cessez-le-feu avec Israël.
Les tirs à partir de la bande de Gaza ont ralenti mais n'ont jamais complètement cessé.
Lundi, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Dany Ayalon, a averti qu'Israël s'en prendrait aux dirigeants du Hamas si les tirs de Gaza continuaient.
Par AFP http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/represailles-israeliennes-sur-gaza-le-hamas-pret-a-une-treve-conditionnelle_974760.html
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Dans l'Express Par Eric Mandonnet et Benjamin Sportouch:Cantonales: l'UMP au bord de l'implosion
22/03/2011 03:18
Cantonales: l'UMP au bord de l'implosion
Par Eric Mandonnet et Benjamin Sportouch, publié le 21/03/2011 à 19:48
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Edictée par Nicolas Sarkozy, la consigne de "ni FN, ni front républicain" au second tour des cantonales est critiquée par François Fillon.
REUTERS/Philippe Wojazer
Coup de tonnerre: François Fillon contredit Nicolas Sarkozy!
La consigne décidée par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé -refuser toute notion de front républicain contre le FN- passe mal au sein de l'UMP. Déjà, les centristes et les radicaux s'en étaient éloignés. Lundi soir, au bureau politique de l'UMP, François Fillon, en demandant à son tour, en cas de duel entre le Parti socialiste et l'extrême droite, de "voter contre le FN", commet un acte politique majeur. Celui qui s'érige en chef de la majorité contredit ainsi le chef de l'Etat et le chef de l'UMP. "Notre position n'est pas tenable pendant une semaine, à moins que l'on nous enferme dans un loft, s'exclame un conseiller ministériel. Il y a une espèce d'hypocrisie à ne pas vouloir prononcer le mot PS."
De son côté, selon les informations de LEXPRESS.fr, l'ancien secrétaire général du mouvement, Xavier Bertrand, a recommandé le vote blanc.
Cette réunion s'est tenue dans une ambiance "très particulière". Aucun intervenant n'a été applaudi. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était déjà démarquée, avant le premier tour, de la ligne de la direction, a reproché à Jean-François Copé de mettre sur le même plan FN et PS. Les deux ex-ministres de Jacques Chirac, Nicole Ameline et Nicole Guedj, ont, de leur côté, fait part de leur malaise.
Sur le terrain, il est des endroits où les instructions parisiennes ne connaissent pas davantage de succès. Dans les Yvelines, par exemple, le président UMP du conseil général exhorte ses électeurs à soutenir les candidats qui se présentent contre l'extrême droite.
Un député UMP de l'ouest s'avoue lui aussi "pas très à l'aise" avec la consigne de "ni-ni". "On est tellement obsédé par le FN qu'on prend des décisions qui nous reviennent dans la figure. Sur le plan des valeurs, cette course à l'échalote avec Marine Le Pen me gêne", avoue cet élu, qui redoute à terme "une implosion de l'UMP".
Le calcul de Nicolas Sarkozy était simple: préserver la possibilité de bons reports de voix entre Marine Le Pen et lui en 2012 et retenir les très nombreux électeurs UMP de plus en plus tentés par un vote FN. Le président voulait ainsi envoyer un message fort. Le résultat est illisible.
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/cantonales-l-ump-au-bord-de-l-implosion_974727.html
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En attendant, on oublie la crise, la banqueroute des Etats:La Libye et le rivage du Cirque .Molière avait du flair pour débusquer les cabotins manipulateurs.
22/03/2011 03:13
La Libye et le rivage du Cirque
| Claude Bourrinet |
Étranger
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La politique est devenue depuis longtemps une entreprise de spectacle : il s’agit de séduire, de valoriser son image, de remplacer l’action par des effets d’annonce. Les médias détiennent une valeur stratégique dans cette opération de promotion, car images, sons et rhétorique y abondent.
La politique extérieure a suivi la même évolution. Ne parle-on pas de « scène internationale » ? Nous avons même maintenant un « théâtre » des opérations, celui de Libye, dont le sable s’apparente à celui des arènes, dont on est sûr qu’il s’abreuvera du sang bédouin, et qui est de toute façon mouvant (quels sont les objectifs réels ?). Evidemment, comme presque tout ce qu’entreprend l’Occident comme opération guerrière, il n’est pas question de prendre des risques matériels et humains : la Libye n’est pas l’Afghanistan, mais s’apparenterait davantage à la Serbie, avec comme points communs les agissements « délictueux » et « criminels » de « dictateurs » soi disant « fous » (l’aliénation étant, depuis Hitler, un concept politique opératoire et bien pratique), et une pauvre population de victimes innocentes massacrées (voire « génocidées » - c’est à la mode) de façon tout ce qu’il y a de plus sadique.
Le fourbe Scapin répondait, en personnage de la commedia dell’arte, à une Hyacinte éplorée (I, 3) : « Il faut se laisser vaincre et avoir de l’humanité. Allez, je veux m’employer pour vous. » Molière avait du flair pour débusquer les cabotins manipulateurs. La folie, au demeurant, n’empêcha jamais qu’on traitât et qu’on conclût des contrats mirobolants, l’argent rendant parfois la raison aux sots et aux ânes.
Le plus frappant en l’affaire – mais cela ne surprendra personne- c’est la souplesse (relative aux échines) avec laquelle notre clergé cathodique emboîte le pas (de l’oie) aux puissances de ce jour. Nul doute que la panoplie lexicale et sémantique, passablement mélodramatique, eût été endossée contre un autre ennemi des « droits de l’homme », de la « liberté », de la « démocratie » et de tout ce que vous voulez, pour peu qu’on l’eût désigné avec la candeur cynique qui est requise dans ces occasions. Pourquoi par exemple ne pas viser l’émir de Bahreïn, qui trucide ses sujets chiites avec l’aide des forces armées saoudiennes, ou bien le dictateur yéménite Ali Abdallah Saleh, qui massacre les émeutiers (sans parler d’Israël, ce serial killer, qui officie avec la complicité du shérif) ? Mais il est vrai que ces pays sont de fermes soutiens du Nouvel Ordre mondial.
On hésite, pour qualifier Sarkozy, entre les qualificatifs de Monsieur Loyal (ce qui, littéralement, ne lui ressemblerait pas, n’ayant jamais fait preuve de loyalisme envers ses « amis » politiques) et de prestidigitateur. Pour justifier le premier terme, il faudrait décrire par le menu comment il a mis toute sont énergie hâbleuse, son dynamisme de bonimenteur à rassembler une partie des brigands occidentaux (dont certains plutôt réticents, comme la patronne de l’Europe, l’Allemagne, ou se réduisant à accepter, comme les USA (qui, par leur puissance, contrôleront la pièce, avec l’appui de leurs frères de race anglo-saxons), que le petit Nicolas s’amuse un peu dans la cour de récréation), avec, comme clown triste et psychorigide, aussi séduisant qu’une brosse à cirer les pompes, la girouette Juppé, dont la drôlerie onusienne a été trouvée épique par nos inénarrables journaleux (il faut bien une claque pour créer l’ambiance) ; pour donner du crédit au second, il faudrait rappeler comment notre magicien a tiré de son chapeau le cocasse BHL, qui, tout sautillant comme un lapin du désert (« disert rabbitus »), nous a refait le coup de Sarajevo, en tentant de rappeler le non moins mythomane André Malraux et ses brigades internationales. Nous voilà donc plongé dans une fête des écoles, au lieu de la Grande Histoire.
En attendant, on oublie la crise, la banqueroute des Etats, la ruine de pays surendettés, le chômage, la souffrance du peuple d’en bas, la menace écologique, les déboires électoraux, la popularité en berne (qu’on essaie de rehausser par ces pitreries), et la montée des mécontentements.
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFppykZpkugsvGkNeV.shtml
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Les « copains du pouvoir » ? Abus de biens sociaux: les Sages peuvent-ils (dé)faire la loi ?
22/03/2011 03:08
Abus de biens sociaux: les Sages peuvent-ils (dé)faire la loi ?
Tefy Andriamanana - Marianne | Samedi 12 Mars 2011 à 12:01 | Lu 5181 fois
http://www.marianne2.fr/Abus-de-biens-sociaux-les-Sages-peuvent-ils-de-faire-la-loi_a203696.html
Maintes fois reportée politiquement, la réforme de la prescription des abus de biens sociaux pourrait passer par la case Conseil Constitutionnel. Ce fut déjà le cas pour la garde à vue. Les politiques vont-ils se faire déposséder par les juristes ?
L’affaire dépasse le cadre du procès Chirac. Ce dernier est actuellement suspendu à l’examen d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Cette procédure permet à un quidam de contester la constitutionnalité d’une loi justifiant une décision de justice le concernant. Elle a été introduite par la réforme constitutionnelle de 2008 et s’applique depuis le 1er mars 2010. La QPC en question doit d’abord passer le filtre de la Cour de Cassation. La Cour a trois mois pour décider si elle transmet ou non au Conseil Constitutionnel. Ces derniers pourront ensuite décider si la législation visée par la QPC est bien conforme aux droits fondamentaux. Cette QPC est l’œuvre de Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de Rémy Chardon, ex-directeur de cabinet de Chirac, et co-prévenu dans le volet des chargés de mission (instruit à Paris). Pour lui, cette partie du dossier est prescrite, c’est-à-dire non passible de poursuites, jugeant qu’il s’est passé plus de trois ans entre les faits et le dépôt de la première plainte. Sauf qu’en 2007, la Cour de cassation, suivant sa jurisprudence, avait estimé qu’il y avait « connexité », un lien entre cette affaire parisienne et l’autre volet du procès Chirac, dits « des emplois fictifs », instruit lui à Nanterre et ouvert depuis 1995. En bref, l’affaire de Paris pouvant être reliée à une procédure plus ancienne et non prescrite, la Cour a estimé qu’il est toujours possible de juger les faits. A l’inverse, Me Jean-Yves Le Borgne estime que cette « connexité » est inconstitutionnelle car nuisant notamment à la « prévisibilité de la loi ». Mais ce n’est pas le seul point en cause. Me Le Borgne a également déposé une QPC dans le cadre d’un autre procès (sans rapport avec Chirac) se déroulant à Nanterre. Et avec les mêmes arguments juridiques que pour la QPC précédente. Là, l’avocat conteste le délai de prescription qui s’applique aux abus de biens sociaux brandissant toujours la question de la « prévisibilité ». Sur ce point, la jurisprudence de la Cour de Cassation estime que ce délit bénéficie d’un régime particulier. En effet, la Cour considère ces délits comme « dissimulés », car n’étant pas remarquables immédiatement (à l’inverse d’une agression physique par exemple). De ce fait, la Cour a jugé que la prescription doit débuter au moment où les faits sont découverts et non au moment où ils ont été commis. La justice obtient ainsi un laps de temps supplémentaire au détriment de ceux qui auraient voulu se faire oublier.
Enjeu politique
On voit bien l’enjeu derrière ces QPC déposées. C'est un débat politique qui sera tranché par une instance chargée de dire le droit. Les Sages pourraient alors obliger le gouvernement à une réforme bouleversant la législation sur la prescription en général et en matière économique et financière en particulier. Cette réforme serait aiguillé par le Conseil vers un délai clair et précis de prescription dans tous les cas pourrait voit le jour, quitte à réduire les marges des enquêteurs. Un casus belli en perspective. Tout se passe comme si les Sages pouvaient déposséder les politiques de cette question. La réforme du délai de prescription en matière d’abus de biens sociaux est pourtant depuis longtemps sur la table. Depuis plus de 15 ans, la droite tente de changer la loi au profit d’un régime plus laxiste. En vain, le sujet étant très sensible. Le dernier projet avorté date du printemps 2010, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Justice, voulait inverser les choses et faire débuter la prescription en matière d’abus de biens sociaux à la date de commission des faits et non à la date de leur découverte. Et ce n’est pas la première fois que les Sages devront se pencher sur une réforme politique sensible et maintes fois repoussée. Ce fut le cas, entre autres, avec la garde à vue. En juillet dernier, le Conseil Constitutionnel avait demandé au Gouvernement de modifier la loi actuelle d’ici le 1er juillet de cette année. La réforme est actuellement en discussion à l’Assemblée. Elle devrait notamment permettre la présence d’un avocat tout au long de l’interrogatoire et non durant seulement trente minutes au cours de la première heure, une vielle polémique. Et que les Sages puissent obliger les politiques à entamer des réformes suffit à raviver chez certains la thèse d’un « Gouvernement des juges ». « C’est de la rigolade, toutes les démocraties modernes fonctionnent comme ça », conteste Denys de Béchillion, professeur de droit à l’université de Pau et ex-membre du Comité Balladur sur la réforme de la Constitution, joint par Marianne2.
Légitimité par le peuple ou le droit ?
Pour lui, la loi est certes « l’expression de la volonté générale, mais dans le respect de la Constitution ». Le débat théorique est ancien, il y a d’un côté ceux qui pensent que la légitimité populaire est la seule acceptable pour mener la conduite des affaires d’un pays, en face, ceux qui pensent que le législateur doit aussi être encadré par des textes fondamentaux et qu’à partir de là, des juges ou tout autre instance peut abroger une loi votée et en application au nom du droit. On dira que ce principe n’est pas dans la tradition française, attachée à la « volonté générale ». Pourtant, « Cela l’est devenu depuis 30 ans sans qu’on s’en rende compte », raconte Denys de Béchillon. Il renvoie ainsi au fait que tous les juges, judiciaires et administratifs, pouvaient déjà écarter l’application des lois contraires aux traités internationaux et européens, de valeur supérieure aux lois. Après celle sur la garde à vue, cette nouvelle QPC sur la prescription confirme donc le rôle grandissant du Conseil Constitutionnel dans l’élaboration de la loi. Il peut non seulement contrôler la loi a priori mais aussi la faire ou plutôt la défaire a posteriori et ainsi impulser des réformes. Depuis l’entrée en vigueur de la réforme, 83 décisions des Sages ont été rendues sur des QPC. Et sur la question de la prescription, comme ce fut déjà le cas pour l’adoption par les couples homosexuels, le Conseil Constitutionnel pourra non seulement contrôler la loi telle qu’elle écrite dans les Codes mais aussi son interprétation à travers la jurisprudence de la Cour de Cassation. Une différence avec le contrôle a priori où le Conseil ne contrôle que le texte de loi stricto sensu. Faut-il pour autant y voir une « Cour suprême à l’américaine » ? Denys de Béchillon dément, parlant d’ « abus de langage ». En effet, le Conseil Constitutionnel, n’est pas « une instance de contrôle des décisions des juges », il examine une loi, le cas échéant telle qu’elle est interprétée en jurisprudence ; mais ne censure pas une décision de justice précise comme le fait la Cour de Cassation. D’ailleurs, ce duel à distance entre la Cour de Cassation et le Conseil Constitutionnel pourrait poser quelques problèmes. Selon certains juristes, la Cour pourrait faire barrage et ne pas transmettre la QPC pour éviter de remettre en cause sa propre jurisprudence.
Les « copains du pouvoir » ?
Malgré tout, un problème de fond demeure. Avec les QPC, les compétences du Conseil Constitutionnel se sont étendues sans que l’on change fondamentalement le mode de nominations de ses membres. Les neufs membres sont nommés par le chef de l’Etat et les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Les membres nommés par le chef de l’Etat doivent seulement recueillir 40% des voix devant les commissions des lois du Parlement. D’où la tentation de nommer des gens selon des affinités politiques et non des compétences juridiques, pourtant de plus en plus indispensables. « Ce sont les copains du pouvoir » qui composent alors le Conseil, s’indigne Bastien François, professeur de droit constitutionnel et conseiller régional Europe Ecologie en Île-de-France, contacté par Marianne2. Pour lui, l’étendue des compétences des Sages pourrait se faire avec une procédure de nomination plus transparente : « C’est possible si les juges ont les qualités de juge ». Il propose pour ce faire que les Sages obtiennent 60% de voix en commissions pour être acceptés ce qui permettrait « la composition la plus vertueuse possible ». La « vertu » remplacerait alors l’élection pour légitimer les acteurs de l’élaboration de loi. D’un autre côté, il est vrai que la vertu fait défaut à nombre d’élus.
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Tunisie: pas encore la démocratie, mais déjà un premier sondage!(plus simplement :qui dans 2 ans sera le nouveau Ben-Ali et famille ?)
22/03/2011 03:07
Tunisie: pas encore la démocratie, mais déjà un premier sondage!
Régis Soubrouillard - Marianne | Lundi 21 Mars 2011 à 15:01 | Lu 5097 fois
Quelques semaines après la révolution qui a fait tomber Ben Ali, la Tunisie découvre les joies de la démocratie et ses outils politiques. Parmi lesquels les sondages, gadgets survendus dans nos vieilles démocraties qui en abusent, ils apparaissent comme des outils de connaissance et d'expression politiques dans des pays récemment sortis de longues périodes d'absolutisme. Marianne2 dévoile les résultats de l'un des premiers sondages réalisé en Tunisie.
Dessin de Louison
Après le temps des révolutions, la Tunisie découvre les joies fragiles d'une démocratie balbutiante. Parmi les nouveautés qui s'installent peu à peu dans le paysage politique tunisien : les sondages. Gadgets suspects, polluants des côtes démocratiques dans nos contrées qui en consomment plus que de raison, tout en relativisant leurs résultats, ils apparaissent comme un espace d'expression politique et de connaissance des aspirations des populations dans des pays à peine sortis de l'absolutisme. En Tunisie les bureaux d’études multiplient les enquêtes pour prendre le pouls de l'opinion. Du temps de Ben Ali, ces enquêtes politiques n’étaient que très rarement réalisées, compte tenu du fait que le pouvoir n’acceptait aucune critique. Selon l’un des premiers sondages politiques réalisé par l'Institut ID Claire, 64,3% de la population affiche un certain optimisme concernant l’avenir de la Tunisie contre 15,4% qui se montre plus sceptique. Les domaines à améliorer en priorité concernent la justice (34,1%), l’éducation (13,3%), l’administration publique (13%), la santé et l’emploi (7,9%). Les principales attentes et aspirations des personnes sondées sont en premier lieu l’amélioration du niveau de vie (27,3%), plus de justice sociale (18,1%) et une baisse du chômage (16,7%). La lutte contre la corruption, les réformes économiques et la réforme de la constitution font également partie des priorités.
Les Tunisiens défavorables à un régime présidentiel
Interrogés sur les changements à apporter à la Constitution Tunisienne, il apparait que la principale préoccupation est le nombre de mandats présidentiels qu’ils ont demandé de préciser et de limiter. Les répondants souhaiteraient également, à travers la constitution, garantir la démocratie, la liberté d'expression et la liberté de la presse. D’autres éléments ont été évoqués tels que l'immunité du président (qui doit pouvoir être levée), la liberté et la transparence des élections, la réduction des pouvoirs du président, l’indépendance de la justice, la séparation entre les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judicaire) et le changement de régime. Le parfait anti-portrait du régime Ben Ali...
Concernant le type de régime souhaité, la majorité des interrogés (66,2%) choisit le régime parlementaire. Cette préférence est principalement motivée par la volonté du tunisien de participer, de donner son avis et surtout de prendre part aux décisions. Seuls 18,1% veulent maintenir un régime présidentiel car depuis l’indépendance c’est le seul qu’ont connu les Tunisiens.
C’est le comportement des Tunisiens lors des différentes élections (municipales, législatives et présidentielles) qui se révèle particulièrement intéressant. Le sondage montre que la participation aux votes a toujours été très limitée. Il s’est avéré ainsi que seulement 18,1% ont déjà voté dans des élections municipales, 15,5% dans des élections législatives et 30,6% dans des élections présidentielles quand Ben Ali annonçait des scores fleuves de 85% voire 95% et des taux de participation jamais inférieurs à 80% !
Aucune figure politique ne sort du lot
A l’évidence, il est beaucoup trop tôt pour que les Tunsiens voient clair dans la nouvelle donne politique : « Concernant les représentants des partis, il apparait nettement un manque de connaissance étant donné que la scène politique de l’avant 14 Janvier était dominée par le RCD. Nous avons demandé aux répondants de nous donner spontanément leurs visions de l’orientation politique des partis. Faute de bien connaître le programme politique de chaque parti, les sondés ont donné des réponses subjectives » fait remarquer l’Institut. Le sondage montre que les Tunisiens n’ont toujours pas de figure politique qui se distingue des autres vu que 83,3% des répondants n’ont pas donné de nom ! Néanmoins, Ahmed Nejib Chebbi, le leader du Parti Démocratique Progressiste prend timidement la tête du classement avec seulement 6,6%, suivi par Rached Ghanouchi (5,1%), le leader du mouvement islamiste tunisien, largement réprimé sous Ben Ali et qui a obtenu sa légalisation récemment après 30 ans d’interdiction. Un air de démocratie souffle bien sur la Tunisie, mais le chemin sera long et difficile : le journal tunisien WMC rapportait récemment que lors d'un débat télévisé sur une chaîne privée tunisienne, on a demandé à un jeune ce que signifiait la démocratie pour lui, il a répondu: «Je ne sais pas. Vous me demandez quelque chose que je n’ai jamais connu et que je n’ai jamais pratiqué. Je répondrais à votre question lorsque je l’aurais pratiqué!». Tout est dit. http://www.marianne2.fr/Tunisie-pas-encore-la-democratie-mais-deja-un-premier-sondage_a203954.html
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Maroc /Tanger :Démantelement d'un réseau criminel de trafic des drogues (entre le Maroc et la France)entre le 14 et 17 courant
22/03/2011 03:05
Démantelement d'un réseau criminel de trafic des drogues entre le 14 et 17 courant http://www.aujourdhui.ma/instantanes-depeche81498.html
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Dans le cadre de la lutte contre la criminalité transnationale organisée, plus particulièrement le trafic international des stupéfiants, les services de police marocains, en coordination avec leurs homologues français, sont parvenus à démanteler, entre le 14 et 17 courant, un réseau criminel de trafic des drogues s’activant entre le Maroc et la France, a annoncé la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). L’intervention, réalisée dans le cadre d’une opération de livraison surveillée sous le contrôle du Parquet général compétent, a abouti à la saisie d’un camion de transport de marchandises, immatriculé au Maroc, et affrétant une cargaison d’agrumes dissimulant 7,64 tonnes de chira. Cette cargaison était destinée à un dépôt situé dans la périphérie de Paris via le port de Tanger Med, précise la DGSN dans un communiqué.
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| Le 21-03-2011 à 09:35 |
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Bientôt un logo VPF pour le porc français à qui l'on interdit de fait ,la double ou triple provenance
22/03/2011 03:01
Bientôt un logo VPF pour le porc français
AFP 21/03/2011 | Mise à jour : 19:02 Réactions ()
La Fédération nationale porcine (FNP), une des branches de la FNSEA, a indiqué lundi qu'un "accord a été trouvé" pour généraliser l'adoption du logo "VPF", qui deviendra ainsi l'unique mention de l'origine française des viandes et charcuteries de porc. "Les représentants de la filière porcine sont en passe de clarifier l'indication de l'origine des produits issus du porc. Ainsi un accord a été trouvé et devrait être entériné cette semaine sur le principe de fondre le logo VPF et la mention d'origine française des produits de viande fraîche et charcuterie", écrit la FNB dans un communiqué. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avait appelé fin janvier distributeurs et industriels à respecter leur engagement d'indiquer l'origine de la viande de porc comme le souhaitent les producteurs, soucieux de mettre en avant leur viande. "Le logo VPF devrait ainsi être l'unique identifiant de l'origine française des viandes de porc, ce qui permettra leur apposition sur l'ensemble des produits. Les éleveurs de porcs seront vigilants sur son application rapide", ajoute-t-on de même source. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a assuré à plusieurs reprises que "toutes les enseignes avaient mis en place dans leurs magasins, depuis plusieurs années, le logo VPF". "Au-delà de cette clarification de l'origine, les éleveurs restent engagés sur tous les efforts faits en termes de qualité et traçabilité au stade de la production", poursuit la FNP. La filière porcine française, confrontée depuis de nombreux mois à des prix bas et à une hausse de l'alimentation animale, craint d'être encore plus déstabilisée depuis le scandale à la dioxine en Allemagne. A la mi-décembre, après de longues négociations, industriels, distributeurs et producteurs étaient tombés d'accord pour que soit signalée l'origine de la viande.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/03/21/97002-20110321FILWWW00697-bientot-un-logo-vpf-pour-le-porc-francais.php
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Dans la série "À vos poches fromages":Le Portugal au bord du plan de sauvetage
22/03/2011 02:58
Le Portugal au bord du plan de sauvetage
Crédits photo : HUGO CORREIA/REUTERS
Le chef du gouvernement menace de démissionner si l'opposition ne vote pas son plan d'austérité d'ici à mercredi. Un sommet européen se tient jeudi et vendredi.
L'appel à l'aide européenne n'est plus un sujet tabou pour le gouvernement portugais, tant la crise politique est tendue à Lisbonne. Le ministre des Finances Fernando Teixeira dos Santos l'a clairement évoqué, en marge de la réunion de l'Eurogroupe, ce lundi à Bruxelles. «Si on déclenche une crise politique en ce moment, ça va créer de grandes difficultés pour le pays pour accéder au marché financier et je crois que ça fait peser un risque sur notre capacité de financier», a-t-il averti. Cette crise, a-t-il ajouté, «contribue effectivement à pousser le pays dans les bras de l'aide extérieure».
Même s'il s'agit sûrement d'une ultime tentative de pression sur l'opposition, accusée de provoquer la crise, avant un vote décisif sur de nouvelles mesures d'austérité mercredi, au Parlement, le gouvernement portugais risque de devoir accepter le plan de sauvetage financier qu'il tente d'éviter depuis des mois.
Dans ce bras de fer, le premier ministre socialiste, José Socrates, joue son va-tout politique. Pour sauver sa tête, il cherche à obtenir l'aval des députés sur son plan d'économies, le quatrième en moins d'un an. Ce plan, qui prévoit des hausses d'impôt et des coupes dans les prestations sociales, est hautement impopulaire, même s'il lui fait gagner du temps face aux marchés.
Par fierté nationale, José Socrates résiste à l'offre d'aide financière de l'UE et du FMI depuis des semaines. «C'est politiquement très coûteux d'abandonner sa souveraineté, on l'a vu avec l'Irlande », reconnaît Jacques Cailloux, chef économiste de la Royal Bank of Scotland. Sachant que le gouvernement doit faire face à une grogne sociale de plus en plus marquée. Samedi, plusieurs milliers de Portugais, fonctionnaires et salariés du privé, ont battu le pavé contre la politique d'austérité, la hausse du chômage et la précarité.
«Socialement injuste»
José Socrates a tenté ce lundi, tout au long de la journée, de rallier les chefs de file de partis à sa cause. Mais il s'est heurté une nouvelle fois à l'opposition inflexible du leader de centre droit Pedro Passos Coelho, qui a rejeté «une quelconque négociation avec le gouvernement », dénonçant un «programme socialement injuste», qui touche «les membres les plus vulnérables de la société». Le leader du PSD s'était abstenu lors des précédents votes d'austérité, sauvant aussi Socrates à deux reprises de motions de censure, déposées par la gauche antilibérale.
Mais cette fois, «c'est fini», a insisté Pedro Passos Coelho, qui s'est déclaré ce week-end favorable à une aide extérieure. Face au blocage politique, le scénario d'un sauvetage européen, à l'instar de celui de la Grèce et de l'Irlande, semble imminent. Et ce d'autant plus que les conditions de financement sur les marchés restent très difficiles. Les taux des emprunts à dix ans ont encore augmenté hier, à 7,262 % contre 7,212 % vendredi. D'ici au 15 juin, le Portugal doit faire face à des échéances de dette de plus de 9 milliards d'euros.
«Le problème, c'est que l'appétit pour la dette portugaise n'est plus là. Les investisseurs n'ont plus confiance », ajoute l'économiste. Soucieux de rassurer les marchés et la Commission européenne, Pedro Passos Coelho, donné favori en cas de législatives anticipées, a réaffirmé «son soutien indéfectible à un programme de réforme structurelle visant la consolidation budgétaire, la réduction de la dette et la croissance économique». Lisbonne s'est engagé à ramener le déficit public à 4,6 % du PIB en 2011, 3% en 2012 et 2% en 2013.
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