30/3/2011 – 12h10 BEAUVAIS (NOVOPress) : Alors que Zohire Zaafari (photo) est en cavale depuis jeudi dernier, recherché dans le cadre de l’enquête sur la mort de Damien Rouillier, ce motard des douanes qui poursuivait un convoi de trafiquants de drogue, le frère du fugitif l’a appelé à se rendre.
Ce matin sur RTL, Hamid Zaafari, frère aîné de Zohire, a lancé : « Zohire, rends-toi. On n’a pas la force pour vivre tout ça. Rends-toi qu’on en termine, que justice soit faite et qu’on sache aussi le fin mot de cette histoire, savoir ce qui s’est passé. » Tout en disant « compatir » avec la famille du douanier, c’est lorsqu’il a évoqué ce que sa propre famille vivait qu’il a quasiment fondu en larmes… « On souffre également pour notre propre famille, a-t-il affirmé entre deux sanglots […] Nous sommes dans une panique totale. On a peur, on n’est pas bien. […] Zohire rends-toi, je t’en supplie. On a mal, on est tous dans un état pas possible, on ne dort plus, on ne mange plus. »
Afin d’aider la famille Zaafari à retrouver l’appétit et le sommeil, nous republions ci-contre la photo et ci-dessous l’avis de recherche de l’individu recherché pour « homicide volontaire sur agent des douanes ».
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]
La Cour suprême des Etats-Unis a semblé perplexe mardi devant la possibilité...
La Cour suprême des Etats-Unis a semblé perplexe mardi devant la possibilité d'autoriser une plainte en nom collectif de plus d'1,5 million d'employées et anciennes employées du géant de la distribution américain Wal-Mart pour discrimination salariale.
La Cour suprême des Etats-Unis a semblé perplexe mardi devant la possibilité d'autoriser une plainte en nom collectif de plus d'1,5 million d'employées et anciennes employées du géant de la distribution américain Wal-Mart pour discrimination salariale. Elle doit rendre sa décision d'ici fin juin. La question est extrêmement sensible et la salle était comble mardi car quelle que soit la décision de la plus haute juridiction des Etats-Unis, rien ne sera plus jamais comme avant en matière de poursuites pour discriminations entre hommes et femmes dans les entreprises. Si la Cour suprême se range du côté des plaignantes, la plainte en nom collectif la plus large de l'histoire serait déclarée recevable et un procès sans précédent se tiendrait, ou plus probablement, Wal-Mart signerait un chèque astronomique à ses employées. Mais quoiqu'il en soit, l'affaire en provoquera moult autres. Si au contraire elle invalide la plainte en nom collectif, la Cour risque selon les plaignantes de limiter les recours des femmes affirmant être payées moins bien ou bénéficier de moins de promotions, à compétences égales, que leurs collègues masculins. Mardi, pendant une heure d'intense débat, certains juges, notamment les trois femmes siégeant à la Cour mais aussi son président, nommé par George W. Bush, ont rappelé que "chaque semaine, paraît un article sur de nouvelles affaires de discrimination" chez Wal-Mart. Mais le distributeur, premier employeur privé du pays, est un colosse: des dizaines de millions de clients passent chaque semaine par un des 3.400 magasins du groupe aux Etats-Unis. Wal-Mart réalise plus de 400 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans le monde. "La plainte couvre un plus grand nombre de personnes que tout le personnel en service dans l'armée de Terre, la Marine, l'armée de l'Air et les garde-côtes réunis", se plaît à rappeler le groupe. Son avocat, Theodore Boutrous, a rappelé que "chaque employée n'a pas la même histoire" et qu'il y a pas suffisamment "d'éléments en commun" entre chacune pour justifier une seule et même action en justice. Mais pour Joseph Sellers, qui représente les six premières femmes qui ont déposé plainte en 2001, "Wal-Mart donnait à ses directeurs locaux carte blanche" pour augmenter ou promouvoir les employés et "ce droit discrétionnaire était utilisé pour payer les femmes moins bien que les hommes". "Pensez-vous que vous montrez vraiment que cette politique (de discrimination) était centralisée" chez Wal-Mart ?, a interrogé le juge ultra-conservateur Antonin Scalia, pour qui laisser la décision des augmentations et promotions à la discrétion de la hiérarchie locale est précisément à l'opposé d'une politique centralisée. A l'extérieur des bâtiments de la Cour suprême, plusieurs dizaines de femmes manifestaient bruyamment, assurant que "Wal-Mart continue de discriminer". Le juge Anthony Kennedy, qui fait souvent pencher la balance entre les conservateurs et les progressistes de la Cour, a semblé peu réceptif à l'idée qu'entre 500.000 et 1,5 million de femmes puissent toutes avoir subi le même préjudice. "Je ne suis pas sûre de voir où est l'illégalité", a-t-il notamment assuré.
La Cour suprême des Etats-Unis a semblé perplexe mardi devant la possibilité d'autoriser une plainte en nom collectif de plus d'1,5 million d'employées et anciennes employées du géant de la distribution américain Wal-Mart pour discrimination salariale.
Libia, alleati al raìs: "Esilio senza salvacondotto" Ma la Francia avverte: "Diamo le armi ai ribelli"(la Francia ?Ma chi è il piu pazzo ? Taccotini del Fuquet o il rais ?Bianca cuffia e cuffia bianca
30/03/2011 01:08
Libia, alleati al raìs: "Esilio senza salvacondotto" Ma la Francia avverte: "Diamo le armi ai ribelli"
Dopo dieci giorni di bombardamenti, la Conferenza internazionale cerca di trovare una via d'uscita al post Gheddafi. Assente a sorpresa l'Unione africana. Obama assicura: "Non sarà un altro Iraq". Ma il raìs rilancia: "Siete come Hitler". La Nato prenderà il comando, ma solo da giovedì
< scrolling="no" id="f28e99476849802" name="f3fe876828faac4" style="border: medium none ; overflow: hidden; height: 35px; width: 450px;" title="Like this content on Facebook." class="fb_ltr" src="http://www.facebook.com/plugins/like.php?api_key=136492103064314&channel_url=http%3A%2F%2Fstatic.ak.fbcdn.net%2Fconnect%2Fxd_proxy.php%3Fversion%3D0%23cb%3Df25e0d3ed8aecae%26origin%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.ilgiornale.it%252Ff1567456872d12e%26relation%3Dparent.parent%26transport%3Dflash&href=http%3A%2F%2Fwww.ilgiornale.it%2Flibia%2Flibia_obama_fa_passo_indietro_non_rifaremo_errori_delliraq%2Fusa-politica-obama-iraq-libia-guerra-gheddafi-nato%2F29-03-2011%2Farticolo-id%3D514304-page%3D0-comments%3D1&layout=standard&locale=it_IT&node_type=link&sdk=joey&show_faces=false&width=450">>
Washington - Dall Conferenza di Londra sulla Libia "è emersa l’opzione dell’esilio" per Muammar Gheddafi ma senza "garantire un salvacondotto". Ma il ministro degli Esteri britannico William Hague ha avvertito che il Regno Unito non è impegnato a negoziare un'uscita del raìs anche se "questo non impedisce ad altri di farlo". La Nato prenderà il comando delle operazioni in Libia a partire da giovedì mattina: "In questo momento gli alleati stanno trasferendo i mezzi. Non c’è alcun ritardo. Spetta al comandante della task force, generale Buchard, annunciare la piena capacità operativa". Ma la Francia fa un altro passo in avanti dicendosi pronta a discutere con gli alleati di un aiuto militare ai ribelli in Libia.
Conferenza internazionale a Londra Trentasette ministri degli Esteri di Europa, Paesi Arabi, Africani e i vertici delle principali organizzazioni internazionali, dall'Onu alla Nato, dalla Lega Araba, all’Ue e l’Organizzazione dei Paesi islamici (Oic) sono riuniti a Lancaster House a Londra, sede di rappresentanza del Foreign Office. E' il summit del Gruppo di contatto sulla Libia che intende trovare una via d'uscita - dopo oltre dieci gionri di bombardamenti aerei della "Coalizione dei volenterosi" prima e della Nato da domenica - alla crisi libica e sul dopo Gheddafi, dove sembra prendere sempre più piede l’ipotesi dell’esilio in un Paese africano del Colonnello. Presenti anche i vertici del Consiglio Nazionale Transitorio dei ribelli di Bengasi, la maggiore forza di opposizione al Colonnello, guidata da Muahammed Jabril. Ad aprire i lavori il premier britannico David Cameron, che cederà la guida al ministro degli Esteri William Hague. Assente a sorpresa l’Unione africana cui il Colonello si è affidato per la soluzione della crisi attraverso una road map.
L'ipotesi di esilio L'opzione di un allontanamento dal Paese di Muammar Gheddafi è stata avanzata dal ministro degli Esteri, Franco Frattini, e sostenuta tra gli altri dalla omologa spagnola Trinidad Jimenez. Secondo fonti diplomatiche italiane, questa sarebbe la "soluzione migliore" per la crisi libica e nell'operazione "può avere un ruolo l’Unione Africana". "La comunità internazionale non considera più Gheddafi un interlocutore politico" hanno ricordato le fonti. Ma gli insorti continuano a chiedere il processo: "I crimini commessi contro il popolo libico non possono essere dimenticati", ha ribadito Guma el-Gamaty, membro del Consiglio Nazionale di Transizione libico.
Gli Stati Uniti avanti coi raid I raid contro le truppe di Muammar Gheddafi andranno avanti fino a quando il Colonnello non rispetterà tutte le condizioni della risoluzione 1973 dell’Onu. Questa la posizione degli Usa ribadita da Hillary Clinton alla conferenza internazionale sulla Libia di Londra, che il segretario di Stato americano considera il punto di svolta della crisi libica. Per la Clinton la comunità internazionale deve continuare a fare pressione su Gheddafi per isolarlo completamente fino a quando non lascerà il potere
Scontro a distanza tra Obama e il raìs Il Colonnello ha fatto sentire la sua voce da Tripoli, tra invettive e aperture. "Lasciate che sia l’Unione africana a gestire la crisi, la Libia accetterà tutto quello che l’Ua deciderà", ha affermato Gheddafi in un messaggio diramato dall’agenzia ufficiale Jana. Unione africana che peraltro ha deciso di non partecipare alla conferenza di Londra. Gheddafi ha anche paragonato l’operazione militare alleata in Libia alla campagna di Hitler in Europa: "Sembra che voi in Europa e negli Stati Uniti non comprendiate che questa operazione militare, barbara e malefica, somiglia alle campagne di Hitler quando invadeva l’Europa e bombardava la Gran Bretagna". Sul terreno l’artiglieria di Gheddafi ha respinto i ribelli libici verso Ben Jawad, un centinaio di chilometri a est di Sirte.
Gli immigrati sono 6.200, pasti solo per 4.200. L'assessore alla Salute: "Se l’isola non si svuota avremo una bomba pronta a esplodere". E' polemica dopo la provocazione del Senatùr. Domani il cdm per l'emergenza. Video: Orrore al centro d'accoglienza
Monito della Cei: "Necessaria una nuova stagione di inclusione sociale che porti al riconoscimento degli immigrati come cittadini". La Caritas ha individuato 93 diocesi che metteranno a disposizione quasi 2.500 posti
Il ministro Maroni a muso duro con la Ue: "Il suo contributo è zero virgola. Ci dicono: è un problema dell'Italia, si arrangi". Poi tranquillizza sui rimpatri: "Il nostro Paese non rimpatrierà i profughi, ad esempio libici, somali ed eritrei". Confermato l'arrivo di sei navi per un totale di 10mila posti. "Da domani la situazione di Lampedusa si risolverà", dice Maroni. Intanto il premier pensa a un "catenaccio navale" intorno a Lampedusa. Il Colle: "Tutte le Regioni si diano da fare". E Vendola propone il permesso di soggiorno per tutti. Video: Orrore al centro d'accoglienza
Les victimes de délits face à leurs démons par Philippe Bilger
30/03/2011 00:56
Les victimes de délits face à leurs démons
Philippe Bilger - Blogueur associé | Lundi 28 Mars 2011 à 12:01 | Lu 4663 fois
Alors qu'une ancienne victime d'un vol à main armé vient de se donner la mort, après avoir étranglé son enfant, Philippe Bilger partage son expérience de magistrat face à des personnes qui restent longtemps marquées par les drames.
Elizabeth Taylor est morte et une partie de soi, qu'elle avait su si bien irriguer, faire rêver, enchanter, est partie avec elle (Le Monde, Le Figaro, nouvelobs.com, Marianne 2).
Mais ce n'est pas à elle que je désire consacrer ce billet mais à une femme qui vient de se suicider après avoir étranglé son fils de 4 ans. Elle habitait un petit village dans l'agglomération de Meaux. Agée de 35 ans, elle avait sans doute connu jusqu'en 2009 une vie tranquille, ordinaire, avec cette alternance de bonheurs et de tristesses propre à toute existence. Rien de formidable mais rien de désespérant. Une destinée comme tant d'autres. Un compagnon, gendarme réserviste, leur fils.
En 2009, elle est caissière dans une station-service à une quinzaine de kilomètres de chez elle quand, un jour, elle est victime d'un vol à main armée. Un agresseur, une arme. De l'avis de tous ceux qui la connaissaient et l'appréciaient, elle ne s'était jamais remise de ce traumatisme survenu dans sa quotidienneté professionnelle. La sécurité, partout et sur tous les plans, était devenue une obsession avant que des ombres l'envahissent tout entière et lui fassent commettre le pire sur son enfant puis sur elle-même.
Je veux bien admettre que ces tragédies n'ont pas eu pour cause exclusive le bouleversement de 2009 mais il est manifeste que celui-ci a perturbé un équilibre, suscité un désordre intime et ruiné la confiance.
Je songe à ces témoins qui viennent à la cour d'assises raconter ce qu'ils ont vu et subi lors de braquages à Paris et une impression superficielle pourrait laisser penser qu'ils n'ont pas été vraiment affectés par les épisodes durs, violents, parfois répétitifs, qui ont été leur lot. Hommes et femmes, ils semblent se contraindre à parler presque légèrement de ce qui leur est advenu pour ne pas s'effondrer tant à l'intérieur d'eux-mêmes l'emprise de ce passé demeure lourde. Mais que deviennent-ils après, ensuite ? Certains ont-ils sombré dans un désastre comparable à celui de cette femme ?
Je viens de terminer une session d'assises avec des magistrats, des jurés et des avocats exemplaires mais l'univers criminel est si intense, il emplit tellement l'être que tout ce qu'on lit et qu'on entend vous ramène à lui, quoi qu'on en ait. Les réquisitions de l'avocat général sont suivies et enrichies par la curiosité du lecteur, de l'épris d'humanité, du citoyen mais c'est le même domaine, les mêmes mystères qui sont appréhendés. Que se passe-t-il dans l'être humain quand il commet un crime ou quand il en est victime ? Interrogation lancinante qui, chaque jour, voit l'actualité ajouter à sa gravité. On ne sort pas aisément de ces labyrinthes.
Je suis persuadé que certains accusés pourtant enracinés dans la criminalité pourraient être touchés par les dérives, les catastrophes parfois irréversibles que leurs agissements à terme sont susceptibles d'engendrer. Et, qui sait, être dissuadés de les renouveler ? Naïveté ? En matière pénale, c'est ce qu'on appelle un peu d'espoir, non ?
Une femme en moins.
Plus d'articles de Philippe Bilger sur son blog. http://www.marianne2.fr/Les-victimes-de-delits-face-a-leurs-demons_a204427.html
L’intervention militaire menée par les États-Unis et l’OTAN contre la Libye comporte des implications géopolitiques et économiques d’une portée considérable.
La Libye est l’une des plus grandes économies pétrolières du monde : elle détient 3,5 % des réserves mondiales de pétrole, soit plus du double de celles des États-Unis.
L« Opération Libye » fait partie du programme militaire élargi au Moyen-Orient et en Asie centrale et qui consiste à prendre le contrôle et à s’approprier plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel, y compris les tracés de pipelines et de gazoducs.
Les pays musulmans, incluant l'Arabie Saoudite, l’Irak, l’Iran, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Yémen, la Libye, le Nigéria, l’Algérie, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, la Malaisie, l’Indonésie et le Brunéi possèdent entre 66,2 et 75,9 % de toutes les réserves pétrolières, selon la source et la méthodologie d'évaluation. (Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007).
Avec ses 46,5 milliards de barils de réserves prouvées (10 fois plus que l’Égypte) la Libye constitue la plus grande économie pétrolière du continent africain, suivie par le Nigeria et l’Algérie (Oil and Gas Journal). À titre de comparaison, les réserves de pétrole prouvées des États-Unis sont de l’ordre de 20,6 milliards de barils (décembre 2008) selon l’Energy Information Administration (U.S. Crude Oil, Natural Gas, and Natural Gas Liquids Reserves)
Les évaluations les plus récentes estiment les réserves pétrolières de la Libye à 60 milliards de barils et ses réserves de gaz à 1500 milliards de mètres cube (m3). Sa production de pétrole se chiffre entre 1,3 et 1,7 millions de barils par jour, bien en-deçà de sa capacité de production. Son objectif à plus long terme est de produire 3 millions de barils de pétrole et 2600 millions de m3 de gaz par jour, selon les données de la Compagnie pétrolière nationale (CPN).
Le BP Statistical Energy Survey (alternatif, 2008) estimait pour sa part les réserves pétrolières prouvées de la Libye à 41,464 milliards de barils à la fin de 2007, ce qui représente 3,34 % des réserves mondiales prouvées. (Mbendi Oil and Gas in Libya - Overview).
Le pétrole est le « trophée » des guerres menées par les États-Unis et l’OTAN
Une invasion de la Libye sous mandat humanitaire servirait les mêmes intérêts privés que l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003. L’objectif sous-jacent est de prendre possession des réserves de pétrole de la Libye, de déstabiliser la CPN et, en dernier lieu, de privatiser l’industrie pétrolière du pays, soit transférer le contrôle et la propriété de la richesse pétrolière libyenne dans des mains étrangères.
L’invasion planifiée de la Libye, déjà en cours, fait partie d’une bataille plus vaste, la « bataille du pétrole ». Près de 80 % des réserves pétrolières de la Libye se trouvent dans le bassin du golfe de Syrte à l’est de la Libye. (Voir la carte ci-dessous)
La Libye a une économie remarquable (Prize Economy). « La guerre est bonne pour les affaires ». Le pétrole est le trophée des guerres menées par les États-Unis et l’OTAN.
Wall Street, les géants anglo-américains du pétrole et les producteurs d’armes étasuniens et européens seraient les bénéficiaires cachés d’une campagne militaire contre la Libye menée par les États-Unis et l’OTAN.
Le pétrole libyen constitue une aubaine pour les géants du pétrole anglo-américains. Alors que la valeur marchande du pétrole brut est actuellement bien au-delà des 100 dollars le baril, le coût du pétrole libyen est extrêmement bas, aussi bas que 1 dollar le baril (selon une estimation). Un expert du marché pétrolier l’a fait remarquer de manière plutôt cryptique :
« À 110 dollars [le baril] sur le marché mondial, un simple calcul mathématique donne à la Libye une marge de profit de 109 $ [le baril]. » (Libya Oil, Libya Oil One Country's $109 Profit on $110 Oil, EnergyandCapital.com, 12 mars 2008)
Intérêts pétroliers étrangers en Libye
Les compagnies pétrolières étrangères en activité en Libye avant l’insurrection comprenaient Total de France, ENI d’Italie, China National Petroleum Corp (CNPC), British Petroleum (BP), le consortium espagnol REPSOL, ExxonMobil, Chevron, Occidental Petroleum, Hess et Conoco Phillips.
Le fait que la Chine joue un rôle central dans l’industrie libyenne est significatif. La CNPC avait un effectif de quelque 400 employés. Les effectifs chinois totaux en Libye étaient de l’ordre de 30 000.
Onze pour cent (11 %) des exportations de pétrole de la Libye sont acheminées par la Chine. Alors qu’il n’existe pas de chiffres sur la taille et l’importance de la production et des activités d’exploration de la CNPC, certaines indications laissent croire qu’elles sont importantes.
De manière plus générale, Washington considère la présence de la Chine en Afrique du Nord comme une intrusion. D’un point de vue géopolitique, la Chine est un empiètement. La campagne militaire dirigée contre la Libye est destinée à exclure la Chine de l’Afrique du Nord.
Le rôle de l’Italie est également important. ENI, le consortium pétrolier italien, produit 244 000 barils de gaz et de pétrole, ce qui représente presque 25 % des exportations totales de la Libye. ( Sky News: Foreign oil firms halt Libyan operations, 23 février 2011).
Parmi les compagnies étasuniennes en Libye, Chevron et Occidental Petroleum (Oxy) ont décidé il y a à peine six mois (octobre 2010) de ne pas renouveler leurs permis d’exploration de pétrole et de gaz en Libye. (Why are Chevron and Oxy leaving Libya?: Voice of Russia, 6 octobre 2010). En revanche, en novembre 2010, la compagnie pétrolière allemande R.W. DIA E a signé un accord de grande envergure avec la CPN libyenne, comprenant l’exploration et le partage de la production. (AfricaNews - Libya: German oil firm signs prospecting deal - The Africa News)
Les enjeux financiers et les « butins » sont extrêmement importants. L’opération militaire a pour but de démanteler les institutions financières de la Libye ainsi que de confisquer des milliards de dollars d’actifs financiers déposés dans des banques occidentales.
Il faut par ailleurs souligner que les capacités militaires de la Libye, y compris son système de défense antiaérienne, sont faibles.
Les concessions pétrolières libyennes
Redessiner la carte de l’Afrique
La Libye détient les plus grandes réserves pétrolières de l’Afrique. Le but de l’interférence des États-Unis et de l’OTAN est stratégique : il consiste à voler purement et simplement la richesse pétrolière du pays sous le couvert d’une intervention humanitaire.
Cette opération militaire vise à établir l’hégémonie étasunienne en Afrique du Nord, une région dominée historiquement par la France et, dans une moindre mesure, par l’Italie et l’Espagne.
En ce qui concerne la Tunisie, le Maroc et l’Algérie, le plan de Washington consiste à affaiblir les liens politiques de ces pays avec la France et à faire pression pour l’installation de nouveaux régimes politiques ayant des rapports étroits avec les États-Unis. Affaiblir la France fait partie des ambitions impériales étasuniennes. Il s’agit d’un processus historique remontant aux guerres d’Indochine.
L’intervention des États-Unis et de l’OTAN, qui mènera tôt ou tard à la formation d’un régime fantoche étasunien, a également pour but d’exclure la Chine de la région et d’évincer la CNPC. Les géants du pétrole anglo-américains ayant signé un contrat d’exploration en 2007 avec le gouvernement Kadhafi, dont BP, font partie des potentiels « bénéficiaires » de la proposition d’opération militaire des États-Unis et de l’OTAN.
De manière plus générale, c’est le dessin d’une nouvelle carte de l’Afrique qui est en jeu : un autre processus de division néocoloniale, la réforme des démarcations de la Conférence de Berlin de 1884 et la conquête de l’Afrique par les États-Unis, alliés à la Grande-Bretagne, dans une opération menée par les États-Unis et l’OTAN.
La nouvelle division coloniale de l’Afrique. 1913
Libye : une porte d’entrée stratégique du Sahara vers l’Afrique centrale
La Libye a des frontières avec plusieurs pays dans la sphère d’influence de la France, dont le Tchad, le Niger, l’Algérie et la Tunisie.
Le Tchad représente potentiellement une riche économie pétrolière. ExxonMobil et Chevron ont des intérêts au sud du Tchad, y compris un projet de pipeline. Le sud du Tchad est une porte ouverte sur la région du Darfour au Soudan, lui aussi stratégique, vu sa richesse pétrolière.
La Chine a pour sa part des intérêts pétroliers à la fois au Tchad et au Soudan. La CNPC a signé un accord d’envergure avec le gouvernement tchadien en 2007.
En raison de ses vastes réserves d’uranium, le Niger est également stratégique pour les États-Unis. En ce moment, la France domine l’industrie de l’uranium par le biais de son conglomérat nucléaire Areva, autrefois connu sous le nom de Cogema. La Chine a également un intérêt dans l’industrie de l’uranium nigérien.
De façon plus générale, la frontière sud de la Libye est stratégique pour les États-Unis dans leur quête d’une plus grande sphère d’influence en Afrique francophone, un vaste territoire couvrant le nord, le centre et l’ouest du continent. Historiquement, cette région appartenait aux empires coloniaux de la France et de la Belgique et ses frontières ont été dessinées à la Conférence de Berlin en 1884.
Les États-Unis ont joué un rôle passif à la Conférence de Berlin en 1884. Cette nouvelle division du continent africain au 21e siècle, fondée sur le contrôle du pétrole, du gaz naturel et de minéraux stratégiques (cobalt, uranium, chrome, manganèse, platine et uranium), favorise principalement les intérêts privés anglo-américains dominants.
L’interférence des États-Unis en Afrique du Nord redéfinit la géopolitique d’une région entière. Elle ébranle la Chine et fait ombrage à l’influence de l’Union européenne.
Ce nouveau découpage du continent réduit non seulement le rôle des anciens pouvoirs coloniaux en Afrique du Nord (incluant la France et l’Italie), il fait aussi partie d’un processus élargi visant à supplanter et affaiblir la France (et la Belgique) sur une vaste étendue du continent africain.
Les régimes fantoches étasuniens ont été installés dans plusieurs pays africains autrefois dans la sphère d’influence de la France (et de la Belgique), dont la République démocratique du Congo et le Rwanda. Il est planifié que plusieurs pays d’Afrique occidentale (incluant la Côte d’Ivoire) deviennent des États mandataires des États-Unis.
Par ailleurs, l’Union européenne dépend grandement du flux de pétrole libyen : 85 % de celui-ci est vendu à des pays européens. En cas de guerre avec la Libye, l’approvisionnement de pétrole en Europe de l’Ouest pourrait être perturbé davantage et affecter sérieusement l’Italie, la France et l’Allemagne. Trente pour cent du pétrole italien et 10 % de son gaz sont importés de la Libye. L’alimentation en gaz libyen se fait par le gazoduc Greenstream en Méditerranée (Voir la carte ci-dessous).
Le gazoduc Greenstream reliant la Libye à l’Italie
Conclusions
Par une désinformation intensive, les médias dominants sont complices dans la justification d’un programme militaire, lequel, s’il est mis en oeuvre, n’aurait pas seulement des conséquences dévastatrices pour les Libyens : le monde entier en ressentirait les effets sociaux et économiques.
À l’heure actuelle, il existe trois théâtres de guerre distincts dans le grand Moyen-Orient et en Asie centrale : la Palestine, l’Afghanistan et l’Irak. En cas d’attaque contre la Libye, un quatrième théâtre de guerre prendrait naissance en Afrique du Nord, comportant le risque d’une escalade militaire.
L’opinion publique doit prendre connaissance des intentions cachées derrière cette présumée entreprise humanitaire que les chefs d’États et de gouvernements des pays de l’OTAN proclament comme une « guerre juste ». La théorie de la guerre juste, autant dans sa version classique que contemporaine, soutient que la guerre est une « opération humanitaire ». Elle appelle à l’intervention militaire sur des bases éthiques et morales contre des « États voyous » et des « terroristes islamiques ». Cette théorie de la guerre juste diabolise le régime de Kadhafi tout en fournissant un mandat humanitaire à l’intervention militaire des États-Unis et de l’OTAN.
Les chefs d’États et de gouvernements des pays de l’OTAN sont les artisans de la guerre et de la destruction en Irak et en Afghanistan. Dans une logique complètement tordue, ils sont présentés comme les voix de la raison, comme les représentants de la « communauté internationale ».
La réalité est sens dessus dessous. Une intervention humanitaire est lancée par des criminels de guerre en haut lieu, lesquels sont les gardiens incontestés de la théorie de la guerre juste.
Abou Ghraib, Guantanamo, les pertes civiles dans des villes et des villages pakistanais dues aux attaques de drones ordonnées par le président Obama ne font pas la une des journaux, pas plus que les 2 millions de civils morts en Irak.
Il n’existe rien de tel qu’une « guerre juste ». Il faut comprendre l’histoire de l’impérialisme étasunien. Le rapport de 2000 Project for the New American Century intitulé (PNAC) « Rebuilding Americas' Defenses » réclame la mise en œuvre d’une longue guerre, d’une guerre de conquête. L’une des composantes importantes de ce programme militaire consiste à « [s]e battre et gagner de manière décisive de multiples guerres de théâtre simultanées ».
L’« Opération Libye » fait partie de ce processus. Il s’agit d’un autre théâtre dans la logique de « guerres de théâtre simultanées » du Pentagone.
Le document PNAC reflète fidèlement l’évolution de la doctrine militaire des États-Unis depuis 2001. Les États-Unis prévoient être impliqués simultanément dans plusieurs théâtres de guerre dans différentes régions du monde.
Tout en confirmant que l’objectif est la protection du pays, la « sécurité nationale » des États-Unis, le rapport PNAC explique clairement pourquoi ces multiples guerres de théâtre sont nécessaires. La justification humanitaire n’est pas mentionnée.
Quel est le but de la feuille de route militaire des États-Unis?
La Libye est ciblée parce qu’elle est l’un des quelques pays à se maintenir en dehors de la sphère d’influence des États-Unis et qu’elle ne s’est pas conformée aux demandes étasuniennes. La Libye est un pays sélectionné dans le cadre d’une « feuille de route » militaire, laquelle comporte « de multiples guerres de théâtre simultanées ». Pour reprendre l’ancien commandant en chef de l’OTAN Wesley Clark :
[A]u Pentagone en novembre 2001, un officier d’état-major de haut rang avait du temps pour discuter. Oui, nous nous dirigions toujours vers une confrontation avec l’Irak, a-t-il affirmé. Mais il y avait plus. Cela faisait l’objet de discussions dans la planification d’une campagne de cinq ans, disait-il, où l’on trouvait en tout sept pays, en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, le Lybie l’Iran, la Somalie et le Soudan. (Wesley Clark, Winning Modern Wars, p.130).
Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du Centre de recherche sur la mondialisation.
Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission d'envoyer la version intégrale ou des extraits d'articles du site www.mondialisation.ca à des groupes de discussions sur Internet, dans la mesure où les textes et les titres ne sont pas modifiés. La source doit être citée et une adresse URL valide ainsi qu'un hyperlien doivent renvoyer à l'article original du CRM. Les droits d'auteur doivent également être cités. Pour publier des articles du Centre de Recherche sur la mondialisation en format papier ou autre, y compris les sites Internet commerciaux, contactez: crgeditor@yahoo.com
www.mondialisation.ca www.mondialisation.ca contient du matériel protégé par les droits d'auteur, dont le détenteur n'a pas toujours autorisé l’utilisation. Nous mettons ce matériel à la disposition de nos lecteurs en vertu du principe "d'utilisation équitable", dans le but d'améliorer la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux. Tout le matériel mis en ligne sur ce site est à but non lucratif et est mis à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent dans le but de faire de la recherche ainsi qu'à des fins éducatives. Si vous désirez utiliser du matériel protégé par les droits d'auteur pour des raisons autres que "l'utilisation équitable", vous devez demander la permission au détenteur de ces droits.
Qui dit site touristique très fréquenté par les étrangers, dit forte concentration d’arnaques. La Thaïlande, avec ses lois aux contours flous et ses pouvoirs publics corruptibles, est loin de pouvoir échapper au fléau des escrocs. Parmi les internautes citoyens, un résident de Pattaya a lancé récemment Thailand Undercover, une chaine Youtube qui cherche, par des enquêtes filmées, à alerter les touristes et mobiliser les autorités locales
L'arnaque des jet-skis est un piège très répandu dans les zones touristiques proches de la mer comme Phuket ou Pattaya (copie d'écran du site Thailand Undercover)
Les stations balnéaires les plus fréquentées par les étrangers sont souvent celles qui regorgent le plus d’escrocs prêts à profiter de la vulnérabilité des touristes et leur extorquer de l'argent. L'une des arnaques les plus communes sur les plages de Thaïlande est celle des vrai-faux dégâts sur le jet-ski. Des loueurs de jet-skis font croire à leur client (un touriste étranger) qu’il a abîmé l’engin qu’il vient d’utiliser en lui montrant des dégâts sous la ligne de flottaison, donc invisibles au moment de la transaction de location. Après l’avoir dument harangué, les escrocs lui demandent une forte somme qui peut avoisiner les 50.000 ou 60.000 bahts (entre 1.100 et 1.400 euros) alors même qu'une réparation coûte en réalité bien moins cher. D'après les autorités de Phuket, près de 3 millions de bahts auraient été versés en 2008 sur l’ile en compensation pour des jet-skis endommagés. Les arnaques de ce type sont dénoncées par des sites et autres blogs créés par des internautes qui dédient un peu de leur temps à l'information sur les escroqueries les plus courantes pour éviter à d’autres les mésaventures. Actif depuis fin 2010, Thailand Undercoverdémasque des arnaques dans la station balnéaire de Pattaya pour alerter les touristes et sensibiliser les locaux.
Les escrocs au grand jour, les justiciers dans l'ombre Cette chaine Youtube se donne pour mission d’informer le public de certaines arnaques et déviances néfastes à la Thaïlande en diffusant des sortes d’enquêtes filmées. Une vidéo postée en novembre dernier mettant en scène l’arnaque au jet-ski compte déjà plus de 70.000 visites. "Cette vidéo a été mise en ligne pour sensibiliser les touristes qui viendraient en Thaïlande", a confié au site lepetitjournal.com James son créateur, qui tient à garder l’anonymat. "Toutes les personnes qui visitent le pays doivent être conscientes que ce mauvais tour les attend. Vivant ici, je vois ce type d'escroquerie tous les jours, généralement plusieurs fois par jour, et je pense que cela peut grandement nuire à l'image de Pattaya en tant que destination touristique", estime ce résident de Pattaya."Je préfère rester anonyme. Je le fais parce que le producteur du documentaire Big Trouble in Thailand a été poursuivi en justice pour avoir filmé des escroqueries en Thaïlande", explique-t-il. L’une des vidéos de Thailand Undercover met en scène trois touristes indiens piégés par des loueurs de jet-ski et un policier. "Les policiers de Pattaya travaillent avec les escrocs et obtiennent 20% de l'argent collecté. Cela m'a été confirmé officieusement par un agent de la police touristique", déclare James.
Alerter les autorités et mobiliser l'opinion Il n'y a pour l'heure que trois vidéos sur la chaine Thailand Undercover : celle consacrée à l'arnaque des jet-skis, une autre dénonçant la vente de DVD porno pédophiles dans les rues de Pattaya et la dernière sur le non respect des feux rouges par les Thaïlandais. "J'ai déjà enregistré plusieurs arnaques et continue de le faire quand je le peux, mais je n'en ai mis qu'une seule en ligne", déclare James. "Le maire de Pattaya est censé travailler sur quelque chose pour mettre un terme à cette escroquerie, je lui accorde donc le bénéfice du doute et je ne posterai pas d'autres vidéos tant que son plan ne se sera pas concrétisé et que nous verrons les premiers résultats", ajoute-t-il. Il reste optimiste sur les capacités des autorités locales à stopper ces escroqueries le plus souvent contrôlées par les mafias locales. "Je crois vraiment que le maire va mettre un terme à tout cela. S’il en est incapable, la seule chose que je peux faire est de continuer et sensibiliser autant que possible", confie-t-il. Le créateur de Thailand Undercover conseille de se tenir aussi loin que possible des arnaques touchant à la location de jet-skis en Thaïlande. "Le seul conseil que je peux donner à ceux qui viennent en Thaïlande est de ne pas louer de jet-skis. Ne les louez nulle part en Thaïlande", conclut-il. La police touristique met également en garde les visiteurs contre ce type d'arnaque et de nombreuses autres recensées dans la capitale. Melaine BROU (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 29 mars 2011
Ces insurgés Libyens, dont on ne veut savoir grand chose (ou des paciques aux kalsh en sautoir...)
30/03/2011 00:35
Ces insurgés Libyens, dont on ne veut savoir grand chose
Quand, dans la presse et les médias, à propos des heurts en Libye, le terme four-tout de "Manifestants", qui au fil des images provenant de Libye, de rebelles armés chassant les mercenaire Africains de Kadafi, devenait difficile a tenir sans tomber dans le ridicule, fit place au terme tiroir, non moins vague "d'insurgés dont on se sait pas grand chose" et ce de façon systématique , Il m’est apparu comme intéressant, voir nécessaire de gratter un peu la zone d'ombre.
Donc, ni une ni deux, en internaute lambda, un petit coup de revue de presse internationale , quelques recherches wiki (en approfondissant un peu les sources), et voici un tableau non-exhaustif, et qu'il conviens de prendre avec une pincée de sel. Mais qui je l’espère donnera un aperçu de l’opposition libyenne et permettra de former une perspective ainsi qu’une rétrospective un peu plus pertinente, que ce que les média veulent bien nous donner sur des forces et groupuscules Anti-Kadafiste en présence.
Et il est aussi important de noter que la France, en tous cas son appareil d'état, devrait bien connaître son dossier libyen pour si être frotté au Tchad (ancienne colonie française et voisin immédiat au sud de la Libye), dans les années 80 avec les opérations Manta et Épervier 1984 et 1986 (sous F.Mitterand)
Il existe pas moins d'une vingtaine de groupes d'opposition Libyen en exil, répertoriés en tant qu'organisations, qui participèrent plus ou moins activement à plus de 40 ans de guerre secrete contre la Libye.
Je ne traiterai ici que de deux à trois des principaux groupes qui eurent ou ont un impact international signifiant de par leurs actions et/ou allegeances et ce, sans rentrer dans les composantes tribales ou ethniques.
Commençons par le plus ancien et plus gros groupe qui comptabilisera en 1987 une branche armée d’environ 2000 « irréguliers »
Le "Front National de Salut Libyen" (National Front for the Salvation of Libya –NFSL ou Libyan National Salvation Front - LNSF) et "L'armée Nationale Libyenne" (Libyan National Army - LNA )
Le NFSL est formé le 7 Octobre 1981 a Khartoum au Soudan ce qui donna lieu a une conférence de presse, et dont le dernier Congrès date de juillet 2007 aux Etats Unis. Il a pour but avoué le renversement du régime de Kadafi. Le groupe restera basé au Soudan jusqu’en 1985 avec la chute du régime en place du Colonel Nimerey. Son premier chef de file fut Muhammad Yusuf al Magariaf, ancien ambassadeur de Libye en Inde. Il est actuellement présidé par un secrétaire général désigné en 2001 et reconduit lors du congres de 2007, Ibrahim Abdulaziz Sahad, ancien militaire et diplomate Libyen
Le 17 Avril 1984, le NFSL organise une manifestation à Londres devant l'ambassade de Libye, s'en suit une fusillade ou 11 personnes furent blessés et une jeune policière Britannique, Yvonne Fletcher décéda de la suite de ses blessures. Les tirs furent attribués à des agents au sein du personnel de l'ambassade Libyenne, qui auraient tiré des rafales de pistolet mitrailleur, depuis le deuxième étage de l’ambassade ce qui donna lieu a un siège de plus de onze jours, qui pris terme avec avec un départ négocié des diplomates libyens et déboucha sur la rupture des liens diplomatique entre la La Grande Bretagne et la Libye. Cependant plusieurs experts en balistique y compris au sein de l’armée Britannique dont le Lt-Col George Styles ainsi que le Médecin légiste du « Home Office », Hugh Thomas, émirent des doutes sur la provenance des tirs imputés, aux vues des angles de pénétration des balles sur les victimes.
Suivant le principe du « Cui bono » Il n’est pas trés difficile de supputer une opération déstabilisation sous faux drapeau du type « on tir sur des manifestants/ opposants qu’on a pris le soin de rameuter et on impute la faute au bouc émissaire du moment », qui n’est pas sans rappeler le putsch raté contre Hugo Chavez orchestré en 2002 par l'administration Bush et la jeune actrice Iranienne Neda Soltani laissé sur le carreau lors des manifestations dites « révolution twitter » de 2009 en Iran, parmi d’autres. La Libye finira cependant par endosser la faute ainsi que l’attentat de Lockerby lors de son rapprochement avec l’occident et les instances de sécurité Onusiennes.
Le meurtre d’Yvonne Fletcher fut un facteur déterminant dans l’accord donné par Margareth Tatcher à Ronald Reagan pour le bombardement de la Libye en 1986 par USAF a partir ses bases au Royaume Uni.
Peu après sur le territoire Libyen la seul action connue des commandos du NFSL fut la tentative d'attaque du QG de Kadafi à la caserne de Bab al-Aziziyah le 8 mai 1984. Son chef Ahmed Ibrahim Ihwas fut capturé alors qu'il tentait de franchir la frontière Libano-Tunisienne, il s'en suivit l'arrestation de plus de 2000 personnes en Libye et la pendaison de huit en place publique. - Sources : U.S. Library of Congress
L'année suivante en 1985, les E.U. sous l'administration Reagan firent part via l'Admiral John M.Poindexter , a l'Egypte de Moubarack d'envahir la Libie suivant un plan issu du National Security Council et Robert M. Gates, mais Le President Moubarack refusa. Proposition qui fut revelée par le Washigton Post et reprise par d’autre quotidiens US. - Sources : Nytimes
Le NFSL dispose au milieu des années 80 de bases au Tchad et il est (suivant plusieurs sources) financé principalement par les E.U. et Israël ainsi que d’autres nations. Les archives officielles U.S. indiquent que le financement de la guerre secrète contre la Libye venait aussi de l'Arabie Saoudite, d'Égypte du Maroc, d'Israël ainsi que d'Irak. Il (le NFSL) recevrait aussi l'appui de la CIA et des services Français.
Il est bon de rappeler que le Tchad fut considéré comme protectorat français à partir de 1900, fut érigé en colonie en 1920 dans le cadre de l'AEF (Afrique équatoriale française). Sous l'impulsion du gouverneur Félix Éboué, il fut la première colonie française à se rallier à la France libre en 1940. Le Tchad accède a son indépendance qu’en 1960 sous la présidence de François Tombalbaye. La moitié nord du pays restera sous contrôle de l’armée française jusqu’en 1965.. Il s’en suit plusieurs crisses et interventions dans les années 70 entre Tripoli, N’djamena et Paris. Et de noter que les Forces Françaises seront en force au Tchad de 1983 à 1984. Puis de 1986 a nos jours. Opérations Manta et Épervier lors du conflit Tchado-libyen en soutient du gouvernement Tchadien d’Hissène Habré. Et dont la dernière phase du conflit en 1987 fut nomé « la guerre des Toyota » Puis l’Opération Dorca est venue se greffer sur l'opération Épervier en 2004 lors des événements du Darfour et en suite au sein de L’EUFOR jusqu’en 2009. En août 2010, le président Tchadien Idriss Déby remet en cause la présence militaire française au sein d'Épervier (environ 1100 hommes) dans son pays en l'absence de contreparties financières, après avoir obtenu le départ de la MINURCAT de l'ONU pour fin 2010.
Le NFSL fini par se constituer d’une réserve d'environ 2000 rebelles Libyens capturés par l'armée Tchadienne qui firent allegence au NFSL et formerent de facto la LNA en 1987 La LNA fut subséquemment obligée de quitter le territoire Tchadien en 1990 quand le Président Hissène Habré fut renversé par Idriss Déby (Pro Kadafi) Ayant apparemment abandonné l’idée du renversement du régime de Kadafi par la force armée, Le NFSL re-apparaît ensuite en Juin 2005 lors de la 1ere Conférence Nationale de l’Opposition Libyenne (NCLO) qui se tiendra à Londres
Le NFSL pparaît etre encore a ce jour un interlocuteur privilégié pour l'occident.
La Conférerence Nationale de l’Oposition Libyenne (NCLO)
NCLO qui revendiquera ertre a l'initiativede l'appel du « Jour de la Colère » 17 février 2011, sur Facebook lancé à partir de Londres pour commémorer le massacre de la prison de Abou Sélim de 2005 qui sonera le coup d’envoi de la trente neuvième tentative de renversement Kadafi en l’espace de quarante ans (sic).
Il apparaît concomitamment dans un article du Daily Mail daté du 25 Mars 2011 que pas moins de 350 SAS et SBS britanniques seraient a l’oeuvre alors en Libye depuis déjà un mois. - Sorce : the Daily Mail
Le Groupe de Combat Islamique Libyen ou Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya - Libyan Islamic Fighting Group – LIFG
Le LIFG est une des faction Anti-Kadafiste qui fait parler d’elle en ce moment et dont les liens étroit avec Al Quaida lu valurent de figurer dans la liste des associés de Ben Laden par le comité 1267 du Conseil de Sécurité des Nations Unis, dit "comité des sanctions Alquaida et Talibans". L'agence de presse Italienne Adnkronos International rapporte que Le LIFG est formé en automne 1995 en Afghanistan par Abu Laith Al Libipar et est composé des Libiens ayant combattu les forces de l’Union Soviétique en Afghanistan auprès des Moudjahidin. Ses objectifs sont le renversement du régime de Kadafi et l’instauration d’une république Islamique en Libye Le LIFG revendiquera la tentative d’assassinat de Mars 1996 a l’encontre de Kadafi dans la ville côtière de Sirte, qui selon David Shayler (ex agent du MI5 de 1991 a 1996) fut en parti financé par le MI6 a hauteur de 100,000 livres . L’engin explosif fut mis sous la mauvaise voiture, Kadafi echapa a l’attentat, mais plusieurs civils perirrent.
Le LIFG continura de porter quelques attaques sur les forces de securité libyennes jusqu'à la fin des Années 90. Le LIFG nie a cette époque avoir de liens avec AlQuaeda malgres une genèse partagée en temps et lieu et insiste sur le fait que leur terrain d’action est circonscrit à la Libye et ne vise pas la population civile. En 1999 Shayler fit parvenir un dossier documenté comportant preuves et noms des intervenants au Home secretary Jack Straw qui declara qu’il se pencherai sur l’affaire, le dossier fut transmit au Conseil de Securité du Parlement et la police Britanique. Le LIFG fut finalement interdit en Grande Bretagne et porté sur la liste des organisations terroristes en 2005.
Mention suivit par l’ONU en février 2006 qui publia une liste de cinq responsables du LIFG ayant des liens avec AQ, le GIA l’un d’entre eux recherché au Maroc en connexion des attentats de 2003 à Casablanca, ainsi que quatre entreprises soupçonnées de financer le groupe
De 2007 à 2009 une guerre de communiqués fait rage au sein du groupe entre ex membres et leader proclamés, les uns prônant l’arrêt de la lutte armée les autres déclarant que le groupe avait rejoint Al Quaeda, puis finalement que le groupe fit scission avec AQ en 2009.
En 2008 Al Jazeera rapporte que 90 membres du LIFG sont relachés des prisons Llibyennes Parmi les libérés figure Abdel-Hakim al-Hasidi qui capture en 2002 au Peshawar (Pakistan ) fut confié aux troupes US en Afghanistan puis transféré en Libye Abdel-Hakim al-Hasidi apparaît aujourd’hui comme le Leader du LIFG en Libye et confie dans un interview au quotidien Italien « Il Sole » repris par « The Telegraph » « Qu’il avait initialement recruté 25 hommes de la zone de Derna afin de combattre la coalition US en Irak, certain de ces hommes sont aujourd’hui dans les premières lignes à Adjabiya. Il précise notamment que ses hommes sont de bons patriotes et de bons musulmans, pas des terroristes. Et d’ajouter, que les membres d’Al Qaeda sont aussi de bon musulmans qui combattent l’envahisseur » - Source : The Telegraph
La veille du 17 Février 2011 (Jour de la colère) Moammar Kadhafi tente de désamorcer la contestation en proposant de doubler les traitements des fonctionnaires et relâche 110 autres détenus du Groupe islamique de combat libyen. Seuls 30 membres de ce groupe, restent en détention. Le LIFG semble malgré son peu de troupes, être aujourd’hui la faction qui semble la plus active sur le territoire Libyen, en tous cas en termes médiatique
Les transfuges Lybiens de la France
Si on se refere aux informations apparues via le resau Voltaire issue du journaliste de la droite libérale italienne Franco Bechis, sur l’action Francaise de déstablisation de la Libye, c’est dès novembre 2010 (avant le Noel de MAM en Tunisie, de la chute de Ben Ali et de Moubarack) que l’offensive et le reversement de Kadafi se preparait - Sources : Résau Voltaire
Vers une partition de la Libye, Le spectre du Kosovo ?
Ne voulant pas trop charger mon premier article ni trop me disperser, je m’arrêterai là.. J'aimerais pourtant souligner les similitudes entre L’opération aujourd’hui en Libye et l’intervention de L’Otan en Serbie, de la partition du Kosovo, dans le traitement médiatique comme dans les alliances et rapprochements dit « contre nature »..., peut être lors d’un prochain article si ce premier est publié. En espérant que vous serez indulgent avec moi, aussi bien sur la forme qui devrait receler nombre de fautes que sur le fond, forcement réducteur en termes de vision d’ensemble.
Alerte rouge pour les associations (bénévolat ? sans financement sélectif & PUBLIC ?chiche!)
30/03/2011 00:33
Alerte rouge pour les associations
Les associations qui reposent sur l'engagement bénévole tissent du lien social et développent une citoyenneté réelle.
L'Union Européenne préconise "une concurrence libre et non faussée" et demande que les associations soient mises aux mêmes contraintes que les entreprises...
Le gouvernement français fait du zèle et le premier ministre qui n'ose pas présenter son projet de transposition de la directive européenne sort une circulaire....
C'est une attaque en règle contre les associations...
La transposition de la directive « service » est une menace pour les associations
Le gouvernement prône le dialogue avec les associations en organisant de grandes initiatives comme la conférence de la vie associative du 17 décembre 2009 et après avoir jeté de la poudre aux yeux il poursuit sur la voie tracée : l'adaptation des textes au « droit européen »....
C'est ainsi qu'il a sorti le 18 janvier 2010 une circulaire pour soi-disant clarifier et sécuriser les relations que les services de l'Etat et les collectivités territoriales entretiennent avec les associations.
Il s'agit là de mettre en conformité les modalités et conditions de financement avec la réglementation européenne...C'est-à-dire transposer la directive « service » appelé hier « Bolkestein » pour la « gestion » du secteur associatif.
Cette circulaire comprend cinq annexes :
Annexe I : rappels sur les règles encadrant les relations financières des collectivités publiques avec les associations ;
Annexe II : le nouveau modèle de convention (pluri-) annuelle d’objectifs (CPO) avec une association ;
Annexe III : le nouveau formulaire de dossier de demande de subvention CERFA.
Annexe IV : le manuel d’utilisation de la CPO et du dossier de demande de subvention ;
Annexe V : les critères formant le « tronc commun » d’agrément.
Ces outils complexes et technocratiques vont à la fois compliquer la vie des associations et notamment celles qui n'ont pas de conseil juridique et à la fois remettre en cause un principe républicain : la libre administration des collectivités territoriales.
Il s'agit au nom du « principe » de la concurrence libre et non faussée de remettre en cause la liberté qu'avaient l'Etat et les collectivités territoriales à aider les associations qui assurent un service public : subventions, exonérations sociales et fiscales, mise à disposition de personnels et de locaux...
Le Collectif des Associations citoyennes qui s'est constitué analyse clairement les dangers d'une telle circulaire :
« En affirmant que « la grande majorité des activités exercées par des associations peuvent être considérées comme des activités économiques », le gouvernement franchit ainsi une nouvelle étape, décisive, dans la mise en œuvre d’une politique « ultralibérale ». Menée avec constance, les objectifs poursuivis visent en réalité à affaiblir le secteur associatif et à favoriser son instrumentalisation par les pouvoirs publics : multiplication des appels d’offres et mise en concurrence quasi-systématique des associations entre elles, complexité croissante de la procédure de subventionnement pour les petites associations, perte de l’initiative des associations dans l’identification et la satisfaction de besoins d’utilité sociale ou d’intérêt général mise en place de critères d’évaluation de l’action associative totalement inadaptés.
En voulant réduire la plus grande partie des actions associatives à des activités marchandes, cette politique entend privilégier « le tout concurrence » au détriment de la solidarité et organise une réduction drastique des financements publics.
Pour les associations qui emploient des salariés comme pour toutes celles dont l’activité repose sur le bénévolat, la subvention devient l’exception et l’appel d’offres la règle. Les subventions ne sont plus autorisées, au-delà de200.000 euros sur 3 ans, qu’en contrepartie d’un mandat public. Le modèle de convention annexé à la circulaire est dissuasif pour celles qui n’ont pas l’appui d’un juriste et se révèle totalement inadapté pour la majorité des associations qui n’exercent aucune activité économique régulière. »
Est considérée comme une activité économique, toute activité qui peut être développée par ailleurs par le secteur marchand : c'est ce qui se passe, entre autres, pour la « dépendance » et pour le soutien scolaire particulièrement lucratif pour certaines entreprises.
Si effectivement pour l'instant existe un seuil de 200 000 euros sur trois ans, il va sans dire que ce texte est un banc d'essai...Si cette circulaire est appliquée, il pourra toujours être possible pour ce gouvernement ou un autre de baisser le seuil.
Désaveu des élites nationales et locales, rejet de l’UMP, PS en très petite forme, FN à nouveau au cœur du débat : les enseignements des cantonales 2011 sont clairs. Reste la question essentielle : les Français sont-ils prêts à trancher le nœud gordien ? Sont-ils prêts à changer les paradigmes dominants pour changer de politique ? Réponse dans la décennie qui vient ?
1-L’abstention marque le désaveu des élites politiques nationales et locales
Le système électoral français est frappé au cœur. Le mode de scrutin majoritaire n’opère plus aussi facilement que par le passé : la mise au service des politiques nationales de la notoriété et de la popularité des élus locaux ne fonctionne plus. Car le discrédit atteint désormais les élus locaux : 52% des Français ne font plus confiance au maire de leur commune (sondage Opinion Way/Cevipof du 7 au 22 décembre 2010, Le Monde du 1/02/2011). Dans ces conditions nombre d’électeurs ne se croient plus obligés d’aller voter pour « Monsieur le maire ». Voilà une cause majeure de la montée de l’abstention (55 % au lieu de 35 % en 2004)*, d’autant plus qu’elle accompagne la « rurbanisation » (et donc la diffusion des comportements urbains d’abstention dans l’espace rural). Une abstention qui accroît l’incertitude car elle rend les électeurs disponibles demain pour une offre politique réellement nouvelle mais aussi… un simple leurre médiatique.
2-L’effet rejet de l’UMP
L’UMP est la force la plus désavouée. Elle perd de l’ordre de 1 million et demi d’électeurs par rapport aux élections de 2004. Encore faut-il noter que beaucoup de candidats UMP ont caché leur étiquette ; et que, là où les électeurs avaient le choix, les dissidents ont fait recette : dans les Hauts-de-Seine, notamment, où les candidats officiels de l’UMP ont été défaits à Neuilly, Levallois-Perret et Rueil-Malmaison ; pendant que Devedjian, en ballotage difficile à Antony, était sauvé par son… antisarkozysme. A noter aussi le succès de candidats catholiques face à l’UMP officielle à Versailles. Enfin, entre ses dirigeants médiatisés, favorables au « Front républicain », et ses élus de la « droite populaire », plus proches des préoccupations identitaires et sécuritaires de leurs électeurs, l’UMP court le risque de passer à la centrifugeuse.
3-Un PS en très petite forme
Manifestement les déçus de l’UMP ne se sont pas portés vers le PS qui a perdu un million de suffrages par rapport à 2004. Il y a peut-être un effet Strauss-Kahn dans les médias mais pas dans les urnes ! A cet égard la perte pour le PS du Val-d’Oise, dont le directeur général du FMI était l’élu, a valeur de symbole. Pour la gauche le possible choix comme candidat PS du champion de « la mondialisation heureuse » est à tout risque.
4-Un FN à nouveau au cœur du débat
Même s’il a perdu 100 000 voix par rapport à 2004, le FN obtient ses plus hauts scores à une élection cantonale : plus de 15 % des suffrages exprimés au premier tour ; 35 % au deuxième tour, là où il était présent (en progression de 50 % d’un tour à l’autre dans ces cantons, face au PS comme face à l’UMP). Cela confirme les sondages qui « qualifient » Marine Le Pen pour le second tour de l’élection présidentielle et cela assure à la présidente du FN une présence médiatique minimale dans l’année qui vient, ce qui est la garantie, sinon de gagner, du moins de rester « dans la course ».
Ce succès, qui ne s’est pas traduit en sièges compte tenu de la faiblesse de l’implantation territoriale du FN, a des causes multiples :
il est en phase avec la montée du populisme partout en Europe ;
le FN joue le rôle de valeur-refuge face à « l’UMPS » ;
le discours de Marine Le Pen apparaît doublement nouveau : sur la forme et sur le fond ;
la critique globale de la mondialisation (dont l’immigration n’est finalement qu’un aspect) rencontre les aspirations de larges couches sociales : populaires mais aussi moyennes.
Il reste que pour continuer sa progression le FN devra concilier un discours à tonalité de gauche, d’un côté, avec la volonté de recomposer la droite, de l’autre : une logique somme toute « bonapartiste », selon le classement des droites de l’historien René Rémond.
5-Les Français trancheront-ils le Nœud gordien ?
Cela étant, les Français restent placés devant un dilemme :
Voter pour les « partis de gouvernement » qui conduisent des politiques contraires à leurs intérêts mais favorables à ceux de la superclasse mondiale et donc présentés par les médias comme « raisonnables » et « modérés » ;
Voter pour le Front national qui s’inscrit dans la logique d’une alternative mais persiste à souffrir de la diabolisation, précisément parce qu’il n’est pas « normalisé ».
L’abstention apparaît alors comme un refus de trancher entre nationaux encore « sulfureux » et mondialistes jugés plus « convenables ».
En attendant tout ce qui va dans le sens de la conscientisation du peuple français va dans le bon sens : sur le terrain électoral, bien sûr, mais aussi dans la vie quotidienne par le développement de comportements et d’attitudes enracinés ou réenracinés. Le redressement national, s’il doit s’opérer, ne sera pas qu’une aventure personnelle, il reposera sur une démarche collective.
6-Le changement de politique passe par le changement de paradigmes idéologiques
D’ailleurs, quel que soit le président qui sera élu en 2012, il n’y aura pas de changement des politiques s’il n’y a pas de changement des paradigmes idéologiques dominants : retour de la notion de frontière (frontière économique, politique, culturelle) ; réhabilitation des notions de patriotisme et de préférence (locale, nationale, civilisationnelle) ; défense de la proximité et de l’identité ; mise en place de vrais mécanismes de démocratie directe à la suisse ou à l’islandaise.
Cela suppose évidemment de sortir victorieux d’un affrontement avec les forces financières et médiatiques de la superclasse mondiale, ennemie des peuples.
Bien sûr, cette problématique ne concerne pas seulement la France : partout en Europe, la vague populiste enfle. Reste à savoir quel sera le premier peuple qui tranchera le nœud gordien.
(*) A noter une différence : en 2011 les Français n’ont voté que dans un canton sur deux ; en 2004 les élections cantonales étaient couplées avec les élections régionales.