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Ingrid Betancourt : « Lecompte n’est plus bon »
17/03/2009 02:08
16/03/2009 – 19h00
BOGOTA (NOVOpress) – Si l’on en croit la revue colombienne pipolo-informative Semana, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a introduit une demande en divorce d’avec son mari, le Colombien Juan Carlos Lecompte, « pour séparation de corps de fait ».
Très logiquement, l’icône fait valoir que pendant les six années de sa captivité, les corps de deux époux étaient bel et bien séparés et que six ans, mine de rien, ça fait deux ans de plus que la loi colombienne ne l’exige pour procéder à une telle démarche.
De son côté, M. Lecompte fait remarquer que « cette séparation n’a pas été volontaire mais est survenue à la suite d’un cas de force majeure », à savoir le ravissement de la belle par la guérilla marxiste et sa séquestration pendant de longues années au plus profond de la jungle profonde. Les avocats de Juan Carlos Lecompte ont même contre-attaqué afin que la personne demandant le divorce soit leur client, mettant en avant les récentes révélations de trois Américains qui furent pendant cinq ans les compagnons de détention de sa moitié.
Marc Gonsalves, Tom Howes et Keith Stansell ont en effet publié au mois de février un récit de leur captivité en compagnie de l’aristocratique Madame Betancourt, dont cette dernière ne sort pas vraiment grandie. Ils la dépeignent comme arrogante, égoïste, et même franchement garce. Ainsi, pour s’assurer les bonnes grâces de ses geôliers et quelque nourriture en plus, elle n’aurait eu de cesse de calomnier voire de dénoncer ses compagnons d’infortune, leur rendant la vie « infernale », au point que pour ces derniers « certains gardiens étaient plus humains qu’elle ».
Dans un autre livre, L’émissaire, (paru chez Robert Laffont), l’ancien consul français à Bogota, Noël Saez, est tout aussi sévère. M. Saez fut pendant six ans l’envoyé spécial de Chirac puis de Sarkozy pour négocier – souvent au péril de sa vie – la libération de la célébrissime otage : « une ingrate et une snob », confiait-il récemment à une radio périphérique, qui « se sert des gens » et « les jette à la poubelle après les avoir utilisés ». Après sa libération, Ingrid Betancourt a fait le tour du monde pour rencontrer tout ce que la planète compte de beau linge, oubliant totalement les petits et les modestes qui l’avaient soutenue et aidée pendant toutes ses années.
Six ans de captivité haletante, pendant lesquels la moindre ménagère de 50 ans était en alerte biquotidienne devant son poste de télé, des foules portées à un degré d’incandescence à rendre un Obama jaloux, et en arriver là… Quelle misère ! « Etre une femme libérée, tu sais, Ingrid, c’est pas si facile »…
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
http://fr.novopress.info/?p=15997
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Emeutes ethniques aux Mureaux : « Le pire est à venir ».16/03/2009 – 15h00 LES MUREAUX (NOVOpress) – Les émeutiers qui ravagent Les Mureaux (Yvelines) depuis plus d’une semaine, utilisent bien des arm
17/03/2009 02:06
16/03/2009 – 15h00
LES MUREAUX (NOVOpress) – Les émeutiers qui ravagent Les Mureaux (Yvelines) depuis plus d’une semaine, utilisent bien des armes à feu contre la police (voir Novopress). Dans la nuit de samedi à dimanche, une vingtaine de policiers ont été touchés par des projectiles, sans doute des plombs de calibre 12, blessant dix représentants de l’ordre au ventre et aux jambes.
Sept interpellations seulement ont été effectuées, et… un seul voyou a été maintenu en garde à vue pour des faits de caillassage. Une impuissance de l’Etat qui délie les langues de certains policiers, persuadés que « le pire est à venir », selon Le Parisien de ce jour. « Pour l’instant, on nous tire dessus avec du plomb, mais on sait que certains ont des armes bien plus dangereuses. Ils hésitent encore, c’est tout », confie un policier.
Le maire des Mureaux, François Garay, semble demeurer optimiste, soulignant sans rire dans les circonstances actuelles que la ville qu’il dirige vient « d’avoir une équipe championne de France cadette de cross », ajoutant avec fatalisme qu’on « aura toujours des phénomènes de violence ». A cause de qui ?
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
http://fr.novopress.info/?p=15994
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Guerilla urbaine aux Mureaux: ça continue!
Aux Mureaux, dimanche soir 15 mars 2009
Au lendemain d’une nouvelle nuit de violence aux Mureaux, environ 300 hommes ont été déployés, hier, et un hélicoptère a été mobilisé pour la surveillance des rues. La ministre de l’Intérieur s’est rendue sur place peu après 22 heures. Saluant le sang-froid des fonctionnaires de police, Michèle Alliot-Marie a tenu à adresser un message de fermeté en visitant l’impressionant dispositif déployé dans les quartiers : " C’est choquant de voir qu’on peut tirer sur des hommes qui ne font que faire respecter la loi."
"Nous ne laisserons pas des bandes venir perturber la vie des gens. Je comprends que le démantèlement de l’économie souterraine puisse déplaire à certains, mais nous ne laisserons pas faire cela."
Depuis lundi dernier, le quartier des Musiciens est le théâtre de violences urbaines presque tous les soirs. Ces échauffourées interviennent après la mort d’un homme de 29 ans, originaire de la ville. Ce dernier a été abattu le 7 mars au péage de Courtevroult (Seine-et-Marne), lors d’une course-poursuite avec la police sur l’A 4. C’était une figure du quartier...
Médiateur de la ville, il totalisait une trentaine de condamnations!
Vive tension dans les rangs
Depuis son décès, une rumeur court dans les quartiers : ses deux frères auraient annoncé leur intention de « tuer un flic pour se venger ». Dans la nuit de samedi à dimanche, dix policiers ont été légèrement blessés par un homme armé d’un fusil. L’un de ces fonctionnaires touchés raconte.
C’est avec cette menace en tête que les CRS et les policiers des Yvelines ont pris leur service samedi soir. Vers 20 h 30, les forces de l’ordre sont appelées pour protéger les pompiers alors qu’une voiture brûle dans le quartier des Musiciens. Dans une des allées de la cité, les fonctionnaires tombent dans un guet-apens.
« Une quarantaine de jeunes cagoulés nous ont accueillis avec des pierres et des cocktails Molotov. Puis on a vu un type surgir sur un talus. Il avait le visage bien camouflé et il brandissait un fusil. Il était assez près de nous, environ 30 ou 40 mètres. Il a tiré au moins 4 ou 5 fois. Nous formions une ligne et des plombs se sont abattus sur nous. Moi, j’ai été touché au bas-ventre. Les plombs ont rebondi sur mes protections. »
Lorsque le tireur est apparu, la tension était vive dans les rangs. « C’est impressionnant ! Mais nous avons tenu nos positions, explique le policier. Il faut comprendre qu’on nous tire dessus avec une arme à feu alors que nous ne sommes équipés que de matériel de maintien de l’ordre (NDLR : fusil à balle en caoutchouc et grenades lacrymogènes), ce qui ne nous place pas à armes égales. » Au total, 24 CRS et policiers des Yvelines ont été touchés par les projectiles mais seuls 10 ont été blessés au ventre et aux jambes. « Ce sont surtout des hématomes provoqués par le choc de plomb, précise le fonctionnaire. Tous les blessés ont été soignés sur place. »
Dans la soirée, sept personnes ont été interpellées. Un peu plus tard, d’autres affrontements ont éclaté dans le quartier de la Vigne-Blanche. Il y avait une quinzaine de jeunes armés de pierres et d’engins incendiaires. Vers 22 h 30 le calme était rétabli.
A Montgeron (Essonne), le commissariat a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche. Vers 2 heures, des coups de feu ont été tirés sur la porte principale, vraisemblablement avec un fusil de chasse. Plus de 140 impacts de petits plombs ont été dénombrés sur la porte vitrée. Le ou les tireurs ont pris la fuite. Personne n’a été blessé. Hier, le syndicat de policiers Alliance ainsi que Gérald Hérault, le maire PS de la ville, ont dénoncé cette attaque.
Le parisien - 16/03/09
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16/03/2009
Les Mureaux en état de siège - Tout le gouvernement est responsable de ces émeutes à répétition!
MAM aux Mureaux dimanche soir vers 23h
Hier soir, le ministère de l’Intérieur a déployé les grands moyens aux Mureaux. Environ 300 hommes étaient mobilisés, et un hélicoptère, équipé d’un projecteur, surveillait les rues. Un dispositif nécessaire, selon Michèle Alliot-Marie, présente sur place, au vu des violences qui durent depuis une semaine dans la ville.
Celles-ci ont d’ailleurs franchi un cap dans la nuit de samedi à dimanche : 21 policiers ont été touchés, dont 10 blessés en recevant quatre ou cinq tirs de plomb de calibre 12, lors d’affrontements avec des bandes, notamment dans le quartier des Musiciens. Sept interpellations ont été effectuées, mais un seul mineur de 15 ans a été maintenu en garde à vue pour des faits de caillassage.
Depuis sept jours maintenant, la ville est, presque chaque nuit, le théâtre d’affrontements après la mort d’un jeune Muriautin de 29 ans. Ce dernier a été abattu le 7 mars au péage de Courtevroult (Seine-et-Marne) lors d’une course-poursuite avec la police sur l’autoroute A 4. C’était une figure du quartier des Musiciens.
Médiateur de la ville, il totalisait déjà 35 condamnations... (De qui se moque-t-on? Des Français qui paient pour ces racailles!)
Hier matin, les habitants des Mureaux étaient sous le choc en découvrant les stigmates d’une nuit d’une intense violence. A quelques mètres des pierres et des cartouches de grenades lacrymogènes qui jonchent l’axe principal de la ville, l’avenue Paul-Raoult, Dienaba confie son angoisse : « En ce moment, dès que je finis les cours, je rentre chez moi parce que, ce qui se passe, c’est n’importe quoi. Le soir, j’observe ça depuis ma fenêtre. »
Certains policiers confient leurs craintes : « Avec une telle tension, on n’est jamais loin de la bavure. Surtout qu’on est persuadé que le pire est à venir. Pour l’instant, on nous tire dessus avec du plomb, mais on sait que certains ont des armes bien plus dangereuses. Ils hésitent encore, c’est tout. » Dès hier matin, les syndicats (Unsa, SGP et Alliance) montaient au créneau pour faire part de leurs inquiétudes.
Le parisien - 16/03/09
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Le Juge BURGAUD a-t-il envoyé en prison un innocent?
07/03/2009 10:27
MP champions lorry driver in French jail for drug smuggling
Published Date: 25 February 2009
By Ross Lydall
THE conditions being endured by a Scottish grandfather serving a nine-year sentence in a French prison are due to be raised tonight in the House of Commons.
Anne McGuire, the Labour MP for Stirling, will express concerns that Alistair Campbell has had little support from the UK government as he continues to protest his innocence after being convicted in his absence in connection with an £8 million cocaine deal.Campbell, 47, a lorry driver from Killin, Perthshire, went to France last year to serve his sentence after the Court of Criminal Appeal in Edinburgh ruled last February that he had to comply with an arrest warrant issued by a French court in 2006. The Scottish court passed no judgment on Campbell's guilt or innocence but merely considered whether he had to comply with the arrest warrant. However, it is claimed he is confined to his cell 23 hours a day, no longer qualifies for UK legal aid, and has had little contact with British Embassy staff in Paris. Mrs McGuire said: "In my conversations with Mr Campbell he has been very robust in proclaiming his innocence. "Alistair Campbell's family have raised with me, consistently their concerns about his treatment, both in terms of personal health and his access to proper advice. "I have not been able to reconcile these claims with the version I have received from the Foreign Office." http://thescotsman.scotsman.com/topstories/MP-champions--lorry-driver.5012384.jp
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Les dernières de L'Aviseur
23/02/2009 14:45
Lundi 23 février 2009
par L' Aviseur
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De la Théorie du complot...
18/02/2009 00:51
Le "journaliste" du Point Jean Guisnel qui a commis avec son stylo à clous un article diffamatoire de dénonciation à l'encontre d'Aymeric Chauprade afin de fournir le prétexte pour le ministre Morin de le congédier le 5 février du Collège interarmées de Défense, a écrit entre autres choses:
"Ce qui pose problème sous la plume de cet enseignant qu'on penserait enclin à une certaine rigueur, c'est qu'il conforte de son autorité "scientifique" ces théories complotistes.."
Qu'est ce qu'une Théorie du complot?
C'est l'appellation journaliste-policière pour discréditer d'entrée de jeu toute recherche indépendante et rigoureuse, la faisant passer pour une infériorité mentale.
Les gens qui voient des complots partout sont les paranoïaques: les adeptes d'une théorie du complot sont des malades mentaux.
A moins qu'ils ne fussent révisionnistes...On croyait l'appellation de révisionnisme brevetée pour la contestation de la version officielle de la Chôa. Il semblerait qu'elle s'étendît à toute recherche qui remettrait en cause les intérêts bien compris de l'empire israèlo-américain.
Pourtant c'est bien la version officielle qui est une théorie du complot. Un complot de cinéma, totalement "à la James Bond", ou un diabolique Mister No, ici Ben Laden (qui émarge toujours à la CIA) conspire pour ourdir de machiavéliques machinations.
C'est l'axe du Mal, le terrorisme comploteur.
Cette vision policière de l'histoire, monolithique, inquisitoriale, s'impose de plus en plus par l'intimidation et la terreur. Un hénaurme appareil de propagande, mis en marche par l’Alliance atlantique pour imposer la version officielle et écraser avec sa machine de fer toutes les fleurs du doute.
Tout au contraire, les contestations de cette version officielle, ne sont nullement des théories achevées affirmant que ce serait les uns ou les autres, ceux-ci ou ceux-là qui auraient tramés une gigantesque conspiration.
Ce sont des analyses rationnelles des faits. Les faits son têtus!
Or, leur examen contredit grandement la version totalitaire et policière du pouvoir.
Je renvoie aux différents livres, vidéo et textes...
http://www.dailymotion.com/video/x189l_loose-change-french-1_extreme
Le mensonge légal est massif, écrasant et réglementaire.
Comme toujours la vérité arrive, bancale, fragmentaire, maladroite, moquée, peut-il en être autrement?
Persécutée par les argousins de la presse qui clabaude aux ordres de la Terreur totalitaire, avant que de finir dans les camps de concentration pour réfractaires.
____________________________________________
« Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire » d'Aymeric Chauprade, Editions Ellipses, réédition 2003, 960 p., 112 cartes,
Source : L'Abbé Tymon de Quimonte
Félix Nietsche*
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Les vrais faux rapports de Kouchner sur la santé au Gabon: à 173 000 euros la page!
18/02/2009 00:49
Bakchich publie deux maigres "rapports" sur la santé au Gabon, signés Kouchner. 15 pages datant de 2004. De simples « synthèses », proteste le ministre. Qu’on nous montre les vrais rapports !
Le travail de consultant de Bernard Kouchner, pour le compte de la société Imeda au Gabon a laissé des traces. Et pas seulement des factures de 2,6 millions euros que Bakchich a déjà eu loisir de publier. L’incommensurable travail du French doctor pour améliorer la situation sanitaire du petit émirat pétrolier du Golfe de Guinée, se trouve aussi synthétisé…en 15 pages.
Les rapports, l’un de six pages l’autre de 9 sont signés Bernard Kouchner et datés de 2004. Est-ce cet« épais » dossier qui a été facturé 2,6 millions d’euros au Gabon, soit près de 173 000 euros la page ? Ou s’agit-il de simples « synthèses », « de pré rapports », comme l’affirment les proches du ministre ? Alors dans ce cas, pourquoi Bernard Kouchner ne publie-t-il pas les fameux rapports dans leur totalité ?
La première note, lourde de six pages est datée du 5 février 2004. Adressée directement à Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba par « Bernard Kouchner, ancien ministre ». Une sacrée carte de visite.
Et l’ex personnalité politique préférée des Français (derrière la délicieuse Rama Yade) de dresser un vaste panorama du système de santé gabonais. Du grand.
« Vers une harmonisation des relations inter médicales »
« Vous avez bien voulu confier à Imeda un travail d’analyse critique du système de santé gabonais et de son financement, écrit le consultant Kouchner. Cette société m’ayant consulté, je souhaite vous soumettre quelques observations et recommandations sur lesquelles je serais heureux de recueillir votre sentiment ». Doux préliminaire, qui n’a été rendu possible qu’après un dur labeur. « Après trois mois d’études il m’apparaît que les efforts de solidarité nationale devraient porter sur les points suivants ». A savoir que « l’organisation gouvernementale de la santé doit être remaniée », « l’offre de soin optimisée », « la formation, la répartition et la rémunération des personnels de Santé doivent être revue », « la participation du secteur privée doit être mieux encadrée ».
Ces quatre grands axes, dont on perçoit l’immense originalité, occupent chacun une page. Une page qui pèse lourd, au vu des sommes touchées par Kouchner et ses amis, lesquels amis sont devenus, depuis, porte parole du Quai et ambassadeur à Genève.
Pas de doute, Kouchner se glisse à merveille dans le costume de consultant, toujours habile pour « vendre du vent »… Selon le bon mot d’une des plus grandes boites de conseil parisien, « un consultant, c’est un mec qui vient chez vous, commence à casser les murs, avant de vous expliquer qu’il peut tout réparer mais qu’il lui faut un peu plus d’argent ».
Et Kouchner de poursuivre avec une recommandation savoureuse quant aux personnels de santé gabonais. « Les médecins s’engageraient au début de leurs études à servir la solidarité nationale (…) pour une période d’affectation d’au moins trois ans »…Nul n’est prophète en son pays. Secrétaire d’Etat à la Santé, Bernard ne s’était jamais risqué à une telle audace. Mais la situation l’exige. « Des malades mal soignées, des mécontents, une agitation sociale qui pourrait grandir : un sursaut s’impose dans le domaine de la Santé ». Bref Papa Omar, mieux vaut soigner vos ouailles, ils pourraient se rebeller.
Et le bon docteur Kouchner de conclure. « Le rapport final d’Imeda proposera les grandes lignes d’une harmonisation des relations inter-médicales (…) Si vous acceptez ces lignes de force, elles seront soigneusement étudiées et chiffrées ».
"Parler n’a jamais fait cuire le riz", dit un proverbe chinois
Sans doute le président gabonais a-t-il été convaincu par une argumentation si poussée. Nous sommes en février 2004 Quatre mois plus tard, le 30 juin, un deuxième « rapport » voit le jour.
« Il y a quatre mois, rappelle Kouchner au doyen des chefs d’Etat africain, nous vous avons soumis un premier rapport qui résumait l’état des lieux ». Au passage un petit rappel des quatres axes de réflexion qui figuraient dans la première lettre. « Organisation de la santé publique, optimisation de l’offre de soins (…) amélioration de la situation des hôpitaux et des dispensaires, ainsi qu’une organisation plus rationnelle du système de formation ». On tire un peu à la ligne…
Puis l’ex futur socialiste enchaîne.« Comme nous en étions convenus, nous vous proposons aujourd’hui un schéma de mise en place d’une couverture maladie pour tous les Gabonais ». Et toujours, une petite caresse pour le client. « Comme vous il ne nous paraît plus possible qu’un nombre important de citoyens s’en remettent à la générosité du président de la République pour se faire soigner ». En revanche, un nombre imposant de ministres consultants et avocats français espèrent sa mansuétude…
S’ensuivent trois pages faussement techniques et truffées de chiffres sur le nouveau de système à mettre en place. Et la description de la suite des évènements à venir. A savoir une grande concertation nationale organisée dans le « cadre d’Etats généraux de la Santé », une campagne d’explication dans le pays, etc…Un dada de Kouchner, ces grandds messes, puisque devenu ministre, il demande à quelques amis d’organiser un symposium sur la santé… au Kurdistan. Le tout, cette fois, pour 300000 euros.
Et transparaît, dans ce deuxième "rapport", la satisfaction du travail bien fait. « Monsieur le président, j’ai le sentiment qu’International Medical Alliance (Imeda) et moi-même avons accompli notre tâche préparatoire ».
173 000 euros la page ?
Le tout, apparemment et à moins que Kouchner apporte d’autres oièces au dossier, sur quinze pages. Un travail très, très synthétique qui relègue Xavière Tibéri au rang de grand scribe…voire de gagne petit.
Avec 2,6 millions d’euros engrangés pour 15 pages, Imeda et Bernard Kouchner ont facturé tout simplement la page à 173 000 euros au Gabon. Un record à battre. A moins qu’une plus abondante documentation soit resté dans les tiroirs. Et n’ai fait chuter le tarif par page…
C’est la thèse défendue, pour l’instant par les proches de Kouchner contactés par Bakchich. Eric Danon, ambassadeur de France à la conférence sur le désarmement à Genève et toujours gérant d’Imeda, se rappelle très bien de ces deux textes. « On envoie pas des rapports entiers à un président de la République, ce sont de simples synthèses de présentation ». Et d’ajouter : « Il est vrai que les notes de Bernard sont le meilleur de notre audit. » On craint le pire.
Même son de cloche chez Jacques Baudouin, conseiller presse et communication au Quai d’Orsay et qui a bossé, si on peut dire, avec Danon et Kouchner sur le système de Santé au Gabon. « Peut-être avez-vous en main le projet de loi »…Et non ! Et le conseiller presse d’ajouter : « Je crois que certains de vos collègues de l’Afp ont vu les rapports au Gabon, il y a eu une dépèche » Bakchich n’en a pas retrouvé la trace.
Quant à Me Georges Kiejman, l’avocat du French docteur, il change de version au gré des parutions du JDD. Le 1er février l’ancien beau-frère du ministré évoque un rapport « facturé sur trois ans ». Avant d’affiner un peu son argumentaire, une semaine plus tard, en parlant de deux rapports. Un premier, de 107 pages, daté de 2004, « avec annexes et graphiques », intitulé « Le constat ». Un deuxième, de 25 pages, daté d’août 2004, intitulé « Les propositions de réforme ».
Un peu embrouillé ! Bref, tout serait plus simple si le ministre se décidait à publier l’ensemble de son œuvre gabonaise, dont il s’est proclamé si fier. Aux vu des prescriptions du bon docteur, dans les quinze pages que nous publions, il ne s’agit pas de secret médical !
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*Pour télécharger les rapports:
http://www.bakchich.info/Kouchner-au-Gabon-on-ne-voit-pas.html
Source : BakchichBaba
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Le commerce de proximité victime du déplacement de la criminalité
18/02/2009 00:45
Devenus des cibles de choix, les commerces de proximité doivent faire face aux agressions à répétition de malfaiteurs de plus en plus violents. A l’instar d’autres secteurs professionnels, une mobilisation générale et des actions concrètes pourraient permettre d’endiguer le phénomène.
Commerçant serait-il devenu un métier à risques ? Au vu des statistiques sur la délinquance, la question est désormais posée sans tabous. Sur les 5 500 vols à main armée enregistrés l’an passé sur le sol français, plus de 2 1 79* (40%) ont visé des commerces de proximité, soit en moyenne 6 attaques tous les jours ! Même si le nombre de crimes et délits a ponctuellement diminué depuis quatre ans, la France voit les vols en général augmenter régulièrement depuis 50 ans. En 1950, les services du Ministère de l’Intérieur en constataient 187 496 . A l’aube de l’an 2 000, il y en avait deux millions de plus ! Une explosion due à l’avènement d’une société plus violente dont les victimes n’hésitent plus à se manifester.
Les commerçants en première ligne
Si les vols à main armée constituent une part modeste de ces vols, ils demeurent une des manifestations les plus graves de la criminalité violente et sont souvent l’œuvre de récidivistes. Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes : les braquages ont augmenté de 405% entre 1963 et 1974 (2 632 faits) et de 185% entre 1974 et 1999 (7 515). Les commerçants restent en première ligne et représentent à peu près la moitié de ces agressions. Viennent ensuite les particuliers, attaqués sur la voie publique ou à domicile lors de séquestrations qui, au fil des années, deviennent eux aussi de plus en plus violents.
A l’inverse, les établissements bancaires et financiers ont enregistré une décrue sensible des Vols à main armée (10% de l’ensemble à la fin des années 1990). On en comptait environ 2 000 par an à la fin des années 1970. En 2008, il n’y en avait plus que 213. Une baisse significative qui est tout sauf un miracle. Pris pour cible pendant de nombreuses années, les banques ont réfléchi ensemble aux moyens d’améliorer leur sécurité. La baisse des liquidités disponibles aux guichets, l’amélioration des systèmes de sécurité (sas d’entrée, video surveillance, coffres à ouverture temporisée, liasses de billets piégées, etc…), le développement d’une culture de la sûreté avec un personnel mieux formé, ont contribué à décourager les malfaiteurs.
Les marques font rêver les voyous
Si certains se sont tournés vers les attaques de transport de fonds ou de dabistes, d’autres, moins expérimentés ont bien compris que les commerces de proximité étaient plus vulnérables et demeuraient des cibles plus faciles. Ils restent l’un des derniers endroits à disposer de fortes sommes d’argent en liquide ou de produits (bijoux, cigarettes, alcools, jeux de hasard) ayant une forte valeur marchande à la revente. La puissance du marketing et la starisation de certaines marques n’ont fait que renforcer l’attrait du public pour certains accessoires de la vie quotidienne, devenus des objets tendances ou des signes extérieurs de richesse. Ainsi, depuis l’arrivée de certaines marques dans l’univers des lunettes, les opticiens ont enregistré une augmentation sensible des vols et des agressions. Souvent onéreuses, certaines paires de lunettes, parées de marques prestigieuses de prêt à porter, deviennent aussi convoitées que des montres, des stylos ou des bijoux de luxe !
Autant de sinistres parfois dramatiques sur un plan financier pour des commerçants démunis face à une loi mal adaptée. Il est ainsi difficile d’interpeller un voleur potentiel au sein même d’une boutique. Tant qu’il n’aura pas passé la caisse, il sera impossible de l’arrêter même s’il a volé un produit et l’a glissé dans son sac… D’où un dangereux sentiment d’impunité pour les voyous et d’injustice pour les commerçants.
Manifestations de ras le bol
Conscients que la situation empirait, certains se sont laissés aller à des manifestations de ras le bol à l’issue de vagues d’agressions ayant touché leurs magasins en centre-ville. Les pouvoirs publics sont montrés du doigt alors que parallèlement les centres commerciaux en périphérie investissent dans des systèmes de sécurité et font appel à des sociétés de gardiennage privées. Désormais, l’heure est venue de trouver des solutions pour stoper la vague des braquages et éviter que certaines agressions de commerçants deviennent mortelles comme cela a pu être le cas ces derniers mois à Paris et Marseille. Des efforts pour le développement de la vidéo protection aux abords des magasins doivent être mise en place rapidement en raison de son efficacité dans de nombreuses villes testes. Une réflexion devrait être également entreprise pour favoriser l’acquisition de systèmes de sécurité préventifs. Pourquoi ne pas imaginer des crédits d’impôts motivants ?
La mobilisation paie
Reste aussi aux commerçants à se mobiliser comme certaines professions l’ont déjà fait. Confrontés à une augmentation continue des agressions, les bijoutiers ont ainsi décidé en septembre 2002 de prendre leur destin en main. Sous la houlette de leur chambre syndicale HBJO et du Ministère de l’Intérieur, ils ont mis au point une « charte de la sécurité » sur l’ensemble de la filière qui a permis la création d’un « Observatoire de la sûreté ». Interlocuteur privilégié auprès de l’Etat, celui-ci fait des préconisations notamment en matière de sécurité passive et de formation du personnel aux risques d’agression. D’où la réalisation d’outils concrets comme le « livret de sûreté » distribué aux commerçants partenaires. Autre création importante, une « chaîne de sécurité » qui rassemble de nombreux professionnels. Cette structure recueille et analyse les informations ayant trait à la sécurité des magasins. Elle les répercutent ensuite préventivement à ses membres à travers des bulletins d’alerte. Elle émet aussi des signalements de suspects et livre de précieux conseils pour anticiper les menaces. Ce qui a parfois permis de mettre les policiers sur la trace de dangereux malfrats. Enfin, des spécialistes en matière de sécurité mettent en place des outils d’information et de formation comme le site internet : http://infosecuritecommerce.hautetfort.com/. Voilà, des actions concrètes qui prouvent que la mobilisation paie et que l’insécurité est loin d’être une fatalité.
* Source : OCLCO
°Les chiffres sont extraits du livre « Le vol » Que sais-je, PUF
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51167
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Affaire Chauprade : le géopoliticien attaque Hervé Morin en justice
18/02/2009 00:42
Le scandale est grand et pourtant il n’a pas fait de bruit... jusque-là. Un géopoliticien français de renommée internationale, Aymeric Chauprade, vient d’être démissionné de son poste d’enseignant au Collège interarmées de défense pour avoir présenté, dans son dernier ouvrage, les théories alternatives à la "version officielle" des attentats du 11 septembre 2001. Sous ce motif affiché, d’autres raisons, plus obscures, pourraient expliquer ce renvoi, décidé par le ministre de la Défense lui-même. Aymeric Chauprade a annoncé qu’il allait porter plainte contre Hervé Morin pour abus de pouvoir et promet de la bagarre...
Un CV impressionnant. Politologue renommé, Aymeric Chauprade est chercheur à l’université René Descartes et professeur de science politique à l’Université de Neuchâtel en Suisse. Depuis 1999 et jusqu’à ces derniers jours, il enseignait aussi au Collège interarmées de défense (CID), où, depuis 2002, il occupait la chaire de géopolitique. Chargé de cours de géopolitique à la Sorbonne, il dispense également des enseignements à l’École de guerre économique à Paris, au Collège des forces armées royales du Maroc à Rabat, à l’Institut supérieur de gestion, au Centre d’enseignement supérieur aérien de Paris et à l’école de gendarmerie de Maisons-Alfort. Directeur de collections depuis 1995, il a édité plus de 200 ouvrages, en mathématiques, sciences physiques, chimie, histoire, géographie et science politique, aux éditions Ellipses. Il est l’auteur (entre autre) de Géopolitique : Constantes et changements dans l’histoire, une référence. Fondateur et rédacteur en chef de la Revue française de géopolitique, il est aussi chroniqueur expert au Figaro.
Morin synchro avec Le Point. Aymeric Chauprade a été limogé du CID sur décision du ministre de la Défense Hervé Morin le 5 février 2009. Sa faute ? Avoir exposé, en introduction de son ouvrage, Chronique du choc des civilisations, les "théories du complot" autour du 11-Septembre, de façon, dit-on, complaisante. La décision du ministre de la Défense fait directement suite, selon Libération, à la publication le 4 février sur le site Défense ouverte du Point.fr, d’un article de Jean Guisnel dans lequel le journaliste, spécialiste des questions militaires et de renseignement, dénonce "Chauprade, l’homme qui forme les officiers et déforme l’histoire" (un bon titre assassin).
Jean Guisnel met lui-même en avant ce lien de cause à effet : "Le ministre français de la Défense Hervé Morin n’aura pas tardé à réagir à l’article du Point paru cette semaine pointant la complaisance apparente d’Aymeric Chauprade (...) vis-à-vis des thèses conspirationnistes relatives aux attentats du 11 septembre 2001. En arrivant sur le porte-avions Charles de Gaulle qui navigue au large de Toulon, Hervé Morin a déclaré jeudi au Point : "J’ai découvert un texte au travers duquel passent des relents inacceptables. Sur onze pages, on nous parle d’un complot israélo-américain imaginaire visant à la conquête du monde. Quand j’ai appris cela mardi soir, j’ai donné pour consigne au général Desportes, le directeur du Collège interarmées de défense, de ne pas conserver ce monsieur Chauprade dans son corps enseignant. Il n’a absolument rien à faire à l’École militaire." Une décision à valeur de renvoi pour Aymeric Chauprade." Hervé Morin a réagi tellement vite - mardi soir, c’est-à-dire le 3 février - qu’il a devancé la parution de l’article de Guisnel - le 4 février à 19h43 selon lepoint.fr - qui est pourtant censé être à l’origine de sa décision !
Interrogation coupable. "Ce qui pose problème, écrit Jean Guisnel, sous la plume de cet enseignant qu’on penserait enclin à une certaine rigueur, c’est qu’il conforte de son autorité "scientifique" ces théories complotistes qu’il ne conteste pas, avec lesquelles il ne prend pas de distance." Jean-Dominique Merchet, auteur du blog Secret Défense de Libération, qui a interrogé Chauprade dès le 5 février et qui a lu les pages incriminées, assure de son côté que "les thèses complotistes sont présentées avec beaucoup de complaisance et surtout que l’auteur omet sciemment de présenter l’autre version des faits, qu’il qualifie de "version officielle", ainsi que les critiques des scénarios complotistes, que l’on peut découvrir en détail sur Rue89." Chacun pourra juger si le géopoliticien prend parti pour telle ou telle thèse ou garde au contraire ses distances ; des extraits de ces dix fameuses pages relatives au 11-Septembre (sur les 240 que compte l’ouvrage) sont en effet disponibles ici ou là sur Internet.
Chauprade, pour sa part, dit exposer une "hypothèse qui ne manque pas d’arguments, à défaut de forcément convaincre", la replaçant "dans le contexte d’une Amérique hantée par le souvenir de l’assassinat de Kennedy et par les ambiguïtés de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, profondément marquée par la culture du complot […] et où la CIA a de lourds antécédents en matière d’opérations sous “faux drapeau”." Cela semble déjà trop... Suffisant pour que Rue 89 qualifie l’universitaire de "conspirationniste".
Chauprade récuse fermement cette accusation : "Je présente la thèse [du complot américano-israélien], certes de manière avantageuse, mais sans la faire mienne. Je souhaitais mettre en opposition deux façons de voir le monde, sachant que la moitié de l’humanité pense que les attentats du 11 septembre sont le fruit d’un tel complot". S’il dit en effet ses doutes à Jean-Dominique Merchet, il se refuse à adhérer à quelque thèse que ce soit : "On a le droit de ne pas savoir (qui est à l’origine des attentats). Je ne suis pas convaincu par la version officielle. J’ai en effet présenté de manière crédible les thèses alternatives. Mais je donne la version officielle - que tout le monde d’ailleurs connait - dans une chronologie. J’ai des doutes importants, mais cela ne veut pas dire que je crois que les responsables sont des éléments des services américains ou israéliens. Je ne tire pas de conclusions, je m’interroge". Mais s’interroger semble déjà être devenu un péché.
Raisons cachées. Aymeric Chauprade soupçonne, derrière le motif de façade qui a servi à sa révocation (10 pages peu orthodoxes sur le 11-Septembre), d’autres raisons, plus profondes. On chercherait en réalité à écarter un représentant de la droite nationale, souverainiste, partisan d’une Europe indépendante, très hostile au courant néo-conservateur, au moment où la France s’apprête à rejoindre le commandement intégré de l’OTAN.
Dans un communiqué publié le 13 février, Chauprade affirme que "ses opinions politiques et ses convictions religieuses déplaisaient à Hervé Morin. Croyant plaire à l’entourage du Président de la République, monsieur Morin (...) n’a pas caché que sa décision avait été prise en considération de ce que monsieur Chauprade, de religion catholique, était critique à l’égard de la politique américaine". La veille, le géopoliticien affirmait au micro de Novopress : "On m’élimine pour ce que je suis, pour ce que je représente, pour ma liberté de ton". Une "élimination" qui était, selon lui, "programmée" depuis longtemps. Toute pensée géostratégique dissidente, toute vision non atlantiste de la Défense nationale française serait, à l’en croire, en passe d’être étouffée par "le petit clan qui, au coeur de la Défense défend des intérêts étrangers, essentiellement américains". Chauprade accuse un lobby de type "néo-conservateur" français d’être à l’origine de ses ennuis...
Des accusations qui rappellent étrangement celles de Richard Labévière... Le journaliste, renvoyé de RFI durant l’été 2008 pour un motif peu crédible (une interview de Bachar el-Assad réalisée sans l’aval de sa direction), avait alors dénoncé la tentative d’imposer une lecture néoconservatrice, américaine ou israélienne, des crises proche-orientales au sein de l’Audiovisuel extérieur de la France (RFI, France 24 et TV5 Monde), ainsi qu’une "orwellisation" de la presse française. Un même mouvement de mise au pas des dissidents serait-il à l’oeuvre aussi bien dans la presse que dans l’armée ?
Mauvaise droite. Bruno Larebière, journaliste à Minute, ne voit dans le motif du 11-Septembre qu’un prétexte : "Est-ce vraiment ce chapitre qui dérange ou d’autres ? Celui où il explique que l’Otan est « au service de la globalisation américaine » et que c’est pour cela que Washington veut y intégrer la totalité des Etats européens… Celui où l’on apprend, si on ne le savait pas déjà, que l’indépendance du Kosovo participe d’un « plan de déstabilisation des Balkans mis en oeuvre par les Etats-Unis ». Ou encore celui dont il ressort que si l’Iran est dans la ligne de mire, c’est parce qu’il est le seul obstacle « à la mainmise totale de Washington sur le Moyen-Orient ». Dans sa préface, Aymeric Chauprade distingue clairement l’Europe de l’Occident sous tutelle américaine. C’est sans doute là son véritable « crime »."
Le Bloc Identitaire s’est aussi exprimé - dans le même sens : "Par cette exécution sommaire, ce sont assurément les réserves formulées par Aymeric Chauprade sur le récent Livre blanc de la défense ainsi que ses prises de position alter-européennes et turco-sceptiques que le ministre-censeur a voulu sanctionner. (...) La révocation d’Aymeric Chauprade au moment même où Nicolas Sarkozy entend réintégrer pleinement la France dans le dispositif OTAN est un message clair pour tous ceux qui font de l’indépendance de la France et de l’Europe un combat."
Appel à la diversité. On remarque que Chauprade n’a reçu jusqu’ici que des soutiens médiatiques venant de la droite catholique, voire de l’extrême droite (Jean-Marie Le Pen lui-même s’est exprimé le 9 février - écouter à 8min20). Il serait sans doute bon que les défenseurs de la liberté d’expression se manifestent aussi à gauche, au centre et dans d’autres sensibilités de la droite... la droite nationale ayant en général mauvaise presse. Jean Guisnel, pour se payer la tête de Chauprade, avait d’ailleurs commencé son papier en rappelant son "casier judiciaire" : ses liens avec Philippe de Villiers, l’association Renaissance catholique, ou encore sa réserve quant à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne... autant de "casseroles" sans doute aux yeux du sniper du Point (qui n’omet d’ailleurs pas de relayer l’information selon laquelle Chauprade aurait été directeur de campagne de Villiers aux européennes de 2004 - info démentie par l’intéressé au micro de Radio Courtoisie, le 11 février). La défense de Chauprade dépasse tous les clivages politiques. C’est, pardonnez la grandiloquence, la démocratie qui est aussi un peu en jeu.
Justice. Convaincu d’avoir été écarté en raison de ses idées, Aymeric Chauprade a déclaré sur Radio Courtoisie qu’il poursuivra le ministre de la défense en justice pour discrimination. Dans un communqué qu’il a publié le 13 février, il estime que le ministre de la Défense "a commis un acte de discrimination au sens des dispositions des articles 225-1 et 225-2 du Code Pénal qui punit de trois ans de prison le fait de sanctionner autrui pour ses idées" et "a manqué à ses devoirs de ministre, au mépris des principes élémentaires qui gouvernent notre droit public, notamment le droit au débat contradictoire".
De son côté, son avocat, Antoine Beauquier, a déclaré qu’il allait saisir la Cour de Justice de la République pour obtenir des sanctions à l’encontre du ministre de la Défense, mais aussi la juridiction administrative pour obtenir l’annulation d’une décision qui constitue selon lui un "excès de pouvoir". Une action devant la Cour européenne des droits de l’homme serait même envisageable. Aymeric Chauprade attaquera aussi Le Point pour diffamation, en raison du titre de l’article de Jean Guisnel, selon lequel il déformerait l’histoire.
Indignations. Chauprade aurait-il fait du prosélytisme durant ses cours qu’il mériterait assurément une sanction. Mais il n’en est rien. "Il n’a jamais fait de prosélytisme dans ces cours, n’a jamais exprimé sa vision du monde" assure le général Vincent Desportes, qui dirige le CID.
Si la décision de Morin choque en elle-même, sa brutalité choque encore plus. "On me coupe la tête, déclarait Chauprade, le 5 février, à Jean-Dominique Merchet. Je n’ai eu aucun contact avec le cabinet du ministre, qui n’a pas cherché à m’entendre avant de prendre cette décision à la suite de la parution d’un seul article". Le journaliste de Libération note : "La méthode dont use le ministre de la Défense pour se séparer de lui est (...) d’une grande brutalité, qui risque d’être très mal perçue chez de très nombreux officiers qui ont suivi ses cours. Des témoignages me remontent déjà. C’est exactement le contraire de l’effet recherché..." En effet, certains de ses élèves, des officiers d’environ 35 ans appelés à devenir de hauts cadres militaires, se sont élevés, dès l’annonce de son renvoi, contre ce qui s’apparente, à leurs yeux, à une "chasse aux sorcières" au nom de "la pensée unique".
Soutiens. Souhaitons que d’autres voix - aussi bigarrées que possible - se fassent entendre et que "l’affaire Chauprade" prenne toute la place médiatique qu’elle mérite.
Deux premières voix se sont récemment faites entendre, et elles sont prestigieuses : ce sont celles de l’écrivain et théoricien du cinéma Michel Mourlet et du président de l’Académie des sciences d’Outre-Mer et professeur émérite de science politique à l’université René Descartes Edmond Jouve. Jouve, d’abord, apporte son soutien chaleureux à celui qui fut l’un de ses plus brillants étudiants, et l’exhorte à garder courage : "Cher Aymeric, reprenez votre besace, et repartez de plus belle ! La Communauté scientifique a besoin de vous ! (...) Nous avons besoin de vos analyses même si elles ne sont pas toujours les nôtres (et les miennes !). Toutes les pensées uniques ont conduit le monde à des catastrophes ! Essayez, à votre façon, de nous en préserver." Il adresse aussi ce cri de révolte en direction du ministre censeur : "Mais - de grâce ! - qu’on nous laisse travailler en toute liberté ! Qu’on laisse se développer le débat ! Qu’on ne condamne pas “a priori”. C’est ainsi qu’a progressé l’Humanité !"
Quant à Mourlet, qu’il est utile de citer longuement, il se demande : "Mais où entend-on dans nos temps d’Occident, depuis que Lénine, Staline et Hitler ont cédé la place, une Parole Unique omniprésente qui s’arroge la fonction de décider de la vérité et de l’erreur, filtre à travers ses propres critères des carrières dévouées à la pensée, et qui peut exclure un beau matin de l’Académie des Sciences, de l’université où il enseigne, de l’Institut où son mérite l’a hissé, et par là même de tous les médias aux oreilles basses lui reniflant dans la main, un homme dont le seul tort est d’essayer de réfléchir par lui-même, à l’écart des rails obligatoires ? Où cela, Monsieur ? Pendant l’Inquisition espagnole ? Chez les mollah ? Chez les talibans ? Que non pas ! En France, Monsieur ! Et quand donc ? Sous Louis XIV ? Sous Robespierre ? Sous les Napoléons ? Sous Pierre Laval ? Non, Monsieur, non, sous Nicolas Ier. (...) " Mais, dira-t-on, cette Parole Unique, ou cette « Pensée d’État », pour qui, pour quoi s’exerce-t-elle ? On distinguait bien la finalité de Lénine, celle – presque opposée par son nationalisme – du Petit Père des peuples, celle du chancelier du Reich, mais que dissimulent ces lois et ukases d’un gouvernement assez délirant ou désemparé pour sanctionner un politologue qui tente de comprendre un événement encore brûlant, alors qu’on ne sait toujours pas vraiment, après des siècles d’études, pourquoi Cléopâtre a déserté la bataille d’Actium ?" Réponse : "Nous sommes devant un Pouvoir qui n’a plus de pouvoir que le nom. Nous sommes entre les mains de gens qui essaient de prolonger la fiction d’une autorité dont ils se sont laissé déposséder, en l’exerçant à l’encontre des derniers citoyens libres – et par conséquent vulnérables – pour complaire aux groupes de pression qui les tiennent en laisse (...). Voilà la réalité cachée derrière la sanction qui vient de frapper M. Aymeric Chauprade, dont je n’ai même pas lu les mots qui lui sont reprochés, dont j’ignore s’il raisonne juste ou s’il élucubre, mais dont j’imagine seulement que c’est un homme honnête, à la compétence reconnue, et qui a le droit imprescriptible, comme tout être doué de raison et de curiosité, de chercher à comprendre ce qui se passe autour de lui et de s’exprimer à ce sujet."
Jouve, pas plus que Mourlet, n’a lu le livre de Chauprade. L’enjeu ici, on l’aura compris, n’est pas le 11-Septembre en tant que tel, mais bien le droit de penser par soi-même, de chercher hors des sentiers battus, quitte à faire fausse route, et de communiquer ses pensées aux autres, sans risquer une sanction du pouvoir.
Parole à l’accusé. Depuis sa révocation, Aymeric Chauprade a eu l’occasion de s’exprimer de vive voix à deux reprises. D’abord dans un long entretien, puis dans une interview express. Les paroles précieuses d’un homme qu’on veut faire taire. A écouter d’urgence.
Radio Courtoisie, 11 février 2009 (33 minutes)
Chauprade réaffirme ici clairement sa position vis-à-vis du 11-Septembre : "Je doute de la version officielle, (...) je n’adhère pas aux théories [alternatives], je les présente car je les trouve intéressantes". Il dit aussi que ses adversaires cherchent à l’"engluer dans le 11-Septembre" et à faire de lui "un complotiste". Il leur adresse ce message : "Qu’ils ne s’attendent pas à se que je me caricature moi-même, puisque c’est un jeu de l’adversaire, il veut toujours qu’on se marginalise davantage. Il faut rester sur une ligne d’analyse raisonnable et modérée, mais ferme et indépendante."
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Samuel B.P, presunto cómplice de Miguel C.D., supuesto autor de la muerte de la joven Marta del Castillo
18/02/2009 00:39
Samuel B.P., acusado de colaborar en hacer desaparecer el cuerpo de Marta del Castillo, ha negado ante el juez haber participado en los hechos o siquiera haberlos conocido y ha asegurado que tiene una coartada que apoya sus movimientos en la noche del 24 al 25 de enero, cuando desapareció la joven.
Fuentes próximas a su defensa han informado hoy a Efe de que el joven, en su declaración ante el juez de instrucción 4, realizada ayer lunes, dijo haber recibido amenazas de la Policía contra él mismo, su familia y su novia durante los tres días que permaneció detenido en la Jefatura Superior de Policía de Sevilla. El joven pidió ser sometido a una revisión médica por el forense de los juzgados respecto a los hematomas que aseguró tener por todo el cuerpo, lo que rechazó el juez, por lo que su defensa ha presentado hoy una nueva petición por escrito. Según las citadas fuentes, Samuel manifestó al juez que es "inocente en todos los aspectos", es decir, que no participó en la muerte de Marta del Castillo, que no tuvo conocimiento del crimen, del que presuntamente se ha autoinculpado su amigo Miguel C.D., y que no le ayudó a trasladar y arrojar el cuerpo de la joven al río Guadalquivir, como le imputa la Policía.
el joven dijo haber recibido amenazas de la Policía contra él mismo, su familia y su novia
Samuel ha dicho al juez que no habló con su amigo Miguel de este tema ni cuando se produjo ni en los 20 días transcurridos hasta que fueron detenidos, y que cuando salió en los medios de comunicación haciendo declaraciones sobre la joven fallecida no sabía nada de la presunta implicación de su amigo. Según las citadas fuentes, Samuel asegura tener una coartada de lo que hizo en la noche y madrugada del 24 al 25 de enero y han añadido que presentarán estos testimonios en cuanto puedan
http://www.abc.es/20090218/nacional-sucesos/samuel-niega-participacion-crimen-200902180001.html
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Stéphane Guillon, radical ou alibi ?
18/02/2009 00:35
Certes, les coups d'éclats des humoristes radiophoniques plaisent aux auditeurs. Mais ils sont dans certains cas, un alibi bien commode de l'obséquiosité, voulue ou subie, des rédactions.
idf-fotos - Flickr - CC
Il faut soutenir les humoristes. A l’heure du pouvoir personnel et des élites confites dans leur arrogance, ils incarneraient, paraît-il, l’âme de la résistance contre les forteresses de la « bulle ». Les Français vénéraient Coluche, ils adorent Nicolas Canteloup, l’imitateur acide d’Europe 1 et font un triomphe à Stéphane Guillon, l’insolence faite homme, selon ses amis et sa famille.
Ce dernier, après avoir exercé ses talents sous la houlette des immensses Stéphane Bern et Thierry Ardison, a décroché un nouveau contrat de sniper sans pitié sur France Inter. Habitué à viser en dessous de la ceinture, il n’a pas dérogé à la règle en préambule à l’interview qu’y donnait ce matin Dominique Strauss- Khan. Et le scénario prévisible du petit-scandale-radiophonique a parfaitement fonctionné : quelques heures plus tard, interrogé par Libération à propos du buzz déclenché par la mise en ligne de la vidéo sur « Dailymotion » , le service de presse de France Inter était aux anges : «C'est ce que l'on atteint normalement pour les chroniques de Stéphane et Didier [Porte] en cinq jours !»
Voilà de quoi rassurer tous les combattants de la liberté d’expression, déjà à l’inquiets à l’idée que les patrons d’Inter soient tentés d’ exiger du preux Stéphane qu’il ravale un peu son fiel. Sur la chaîne différente, aussi, l’audience compte.
Trois remarques.
1) Il est sûr que l’humour scato-myso et cynique de Guillon est infiniment moins nuisible à la démocratie que les parachutes dorés et les bonus géants des patrons du CAC 40, de la City et de Wall street.
2) Il est tout aussi évident que les blessures d’ego d’un DSK ou de tout autre professionnel de la politique (et quel que soit son niveau d’intégrité) soumis aux professionnels de l’impertinence nous toucheront toujours moins que les souffrances des millions de précaires virés de GM, Renault, Total ou des usines de Shenzen.
3) On peut ne vouloir absolument aucun mal à Guillon et tous les nouveaux humoristes chéris du show-bizz sans confondre pour autant leur gentil nihilisme commercial avec une quelconque forme de radicalité. Ils n’en demandent d’ailleurs pas tant, dira-t-on, trop et simplement heureux de remplir les salles et leurs comptes en banques. C’est entendu : tout travail mérite (très gros..) salaire.
Il y a en tout cas dans plusieurs rédactions, du service soi-disant public comme de l’audio-visuel privé, nombre de journalistes amèrement conscients que la liberté de ton accordée aux « bouffons » s’arrête souvent à l’orée de leur propre travail. Ceci expliquant peut-être cela...
Mardi 17 Février 2009 - 21:15
Alain Léauthier
http://www.marianne2.fr/Stephane-Guillon,-radical-ou-alibi-_a175256.html
mais encore ,fumant un joint :
DSK smoking haschich in video (in socialist party meeting)
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