Le parquet général russe a transmis à un tribunal de nouvelles accusations visant l'ex-patron du pétrolier Ioukos Mikhaïl Khodorkovski, ouvrant la voie à un nouveau procès, a annoncé mardi le bureau du procureur.
Le ministère public a fait savoir dans un communiqué que M. Khodorkovski et son ancien associé, Platon Lebedev, condamnés en 2005 à huit ans de prison, allaient être poursuivis pour "détournement de biens", "détournement de fonds" et pour des "opérations financières illégales".
"Aujourd'hui (mardi), l'affaire criminelle avec les conclusions définitives de l'accusation ont été transmises au tribunal Khamovniki de Moscou pour être étudiée sur le fond", a indiqué le comité d'enquête du parquet dans un communiqué.
"Je suis sûr que les preuves rassemblées ne laissent planer aucun doute sur la culpabilité de Khodorkovski et Lebedev", a pour sa part dit le Procureur général de Russie, Iouri Tchaïka, dans un entretien à paraître mercredi dans le journal Rossiskaïa Gazeta et dont Interfax a publié des extraits mardi.
Les avocats de MM. Khodorkovski et Lebedev ont pour leur part indiqué avoir reçu les 14 volumes de l'acte d'accusation signé par le procureur général adjoint, Victor Grinia.
"Les bureaucrates des forces de l'ordre ont perdu plusieurs années, d'énormes sommes d'argent appartenant à l'Etat et une énorme part de leur réputation pour fabriquer ces accusations notoirement ridicules", commente la défense des deux détenus dans un communiqué.
MM. Khodorkovski et Lebedev sont accusés d'avoir effectué des opérations illégales pour un montant total de 896 milliards de roubles (environ 25 milliards de dollars) entre 1998 et 2003.
"Ce sont des crimes particulièrement graves", a estimé M. Tchaïka.
Le parquet avait annoncé avoir ouvert cette nouvelle enquête en février 2007 contre l'ex-homme le plus riche de Russie.
En août dernier, un tribunal de la ville sibérienne de Tchita, proche du lieu de détention de M. Khodorkovski, a refusé de lui accorder une libération anticipée alors même qu'il avait purgé plus de la moitié de sa peine de prison pour fraude fiscale.
http://gaelle.hautetfort.com/archive/2009/02/17/khodorkovski-volait-la-russie.html
Douce France : l’allocation « Parcours de réussite professionnelle » finance les étudiants étrangers
18/02/2009 00:24
PARIS (NOVOpress) – Créée par l’arrêté du 3 février 2009 (JORF n°0030 du 5 février 2009 page 2072 texte n° 40), l’allocation financière « Parcours de réussite professionnelle » est destiné à « soutenir le parcours d’intégration de jeunes étrangers méritants s’engageant dans des études supérieures en instituts universitaires de technologie, en sections de techniciens supérieurs, en licences professionnelles et en classes préparatoires aux grandes écoles ».
Pour bénéficier de cette aide, l’étudiant doit être domicilié en France depuis au moins deux ans et être titulaire d’un certificat de réfugié, d’une carte de séjour temporaire ou d’une carte de résident. Il doit par ailleurs être éligible aux bourses sur critères sociaux ou au dispositif « Sésame » du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, être titulaire de la mention très bien ou bien au baccalauréat et avoir intégré un institut universitaire de technologique, une section de techniciens supérieurs, une licence professionnelle ou une classe préparatoire aux grandes écoles.
Cent allocations d’un montant de 4 800 € par personne et par an seront attribuées chaque année. Une « générosité » pour le moins déplacée alors que la paupérisation des étudiants français ne cesse de s’accentuer.
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]
Douze sociétés «douteuses» sont inscrites sur la liste officielle des groupes de pression de l'institution.
Il règne un climat de paranoïa à la commission européenne depuis la découverte, la semaine dernière, d'une opération de piratage du registre d'enregistrement des lobbyistes à Bruxelles. Une mystérieuse société financière britannique, baptisée Fare Banks Ltd s'est inscrite, le plus simplement du monde, sur la liste des multiples groupes de pression opérant au sein du quartier européen.
Sur sa fiche d'identité, le cabinet en question affirme réaliser 250 millions d'euros de chiffres d'affaires, un revenu quarante fois supérieur à celui des plus gros cabinets de la place, comme Hill & Knowlton ! Son patron a tout l'air d'être un faux nez cachant un politicien italien, proche de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi. Le personnage en question, Gennaro Ruggiero, fantaisiste et hâbleur, est également lié à une douzaine d'ONG, également inscrites dans le fichier bruxellois. Ce qui permet à ces dernières d'être associées à l'élaboration des lois.
Radiations envisagées
Pour cette institution européenne, qui s'est longtemps flattée d'être une maison de verre, l'affaire fait désordre. La mise sur pied, le 23 juin dernier, de cette banque d'enregistrement des lobbyistes, qui fonctionne sur une base volontaire, avait pour but d'accroître la transparence, au sein d'une profession dont les méthodes restent opaques. En s'enregistrant sur la liste, les groupes de pression doivent notamment « veiller à ne pas obtenir ou chercher malhonnêtement des informations, et ne pas inciter le personnel européen à enfreindre les normes de comportement qui leur sont applicables ». Mais aujourd'hui, «le fait que douze sociétés douteuses puissent ainsi figurer sur ce registre, décrédibilise la démarche et met en lumière l'absence de contrôle de la part de la commission» , critique Erik Wesselius, représentant d'Alter EU, une ONG spécialisée dans la surveillance des lobbys bruxellois.
Bruxelles a attendu de recevoir deux plaintes extérieures pour enquêter sur cette société britannique. «S'il est avéré que des règles ont été violées, ces lobbies pourraient être radiés», affirme Valérie Rampi, porte-parole à la commission, qui encourage les journalistes et les eurocrates à dénoncer les brebis galeuses. Dans le passé, plusieurs agences, dont G plus, qui défend notamment les intérêts du Kremlin, avaient été temporairement suspendues. Et progressivement, la commission prend conscience des effets pervers d'une politique libérale. Récemment, dans une note interne, elle a mis en garde ses services contre «la montée des activités d'espionnage» en son sein, visant à obtenir des «informations sensibles et classées».
Autant d'activités susceptibles, selon elles, d'être conduites par des journalistes, des agences de relations publiques ou des lobbys. Même le parlement européen, où l'inscription au registre des lobbyistes permet un libre accès à ses bâtiments, découvre sa propre fragilité, physique cette fois. Les mesures de sécurité y sont plus lâches qu'à la commission. Jeudi, des malfaiteurs ont pénétré tranquillement dans les murs, braqué une banque ING située en plein cœur de l'enceinte, avant de repartir. En plein jour.
Le «Madoff texan» accusé d'une fraude de 9,2 milliards
18/02/2009 00:21
La justice américaine a gelé les actifs de Robert Stanford, financier texan accusé d'être à l'origine de fraudes s'élevant à 9,2 milliards de dollars. Sa société aurait promis aux investisseurs des retours sur investissements trop beaux pour être vrais.
L'étau se resserre autour du milliardaire Robert Stanford, patron du Stanford Group. Accusé par la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur boursier américain, d'avoir monté une escroquerie lui permettant de vendre 8 milliards de dollars de produits financiers en promettant des rendements exceptionnels, le milliardaire texan a vu ses actifs gelés par la justice américaine mardi. La SEC a également annoncé mardi soir avoir découvert une fraude annexe de 1,2 milliard de dollars. Des agents fédéraux auraient fait irruption au siège du Stanford Financial Group, basé à Houston, très certainement pour y effectuer des copies de fichiers confidentiels.
Selon la SEC, la société Stanford International Bank, filiale bancaire du groupe, aurait promis aux investisseurs des «taux d'intérêt improbables et non justifiés», soi-disant dus à sa «stratégie d'investissement exceptionnelle» qui aurait permis à l'établissement d'obtenir des retours sur investissements à deux chiffres pendant 15 ans. D'après le New York times, la SEC accuse également trois autres collaborateurs de Robert Stanford d'avoir aidé ce dernier à mettre en place sa fraude. Au total, l'ensemble des sociétés Stanford revendique des clients dans 140 pays, et des actifs sous gestion s'élevant à 50 milliards de dollars.
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» Les États-Unis craignent un nouveau Madoff
Dominique Strauss Kahn «a abusé de sa position pour entrer en contact avec moi», écrit dans une lettre, révélée par l'Express, l'ancienne maîtresse de DSK au FMI, l'économise hongroise Piroska Nagy.
Quatre mois après été blanchi du soupçon d'abus de pouvoir par le conseil d'administration du Fonds monétaire international, suite à une liaison avec une employée, son directeur Dominique Strauss-Kahn est à nouveau hanté par «l'affaire Piroska Nagy». Dans une lettre, dont l'existence a été révélée mardi par le magazine l'Express, l'économiste hongroise, qui a été brièvement, en janvier 2008, la maîtresse de l'ancien maire de Sarcelles accuse le politique français écrit: «M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi.
Piroska Nagy. Crédit : bulletin du FMI
«Je n'étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. J'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais» poursuit Piroska Nagy ex spécialiste du Ghana au département Afrique du FMI. «Je crains que cet homme [DSK] n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes», termine l'économiste qui officie désormais pour la banque européenne de reconstruction et de développement à Londres.
Le ton de la lettre est plus mordant que celui employé dans le rapport final des enquêteurs. Celui-ci évoquait «une relation physique consensuelle» entre les deux amants. Et l'Express de s'étonner que cette missive à charge, rédigée en octobre 2008, ne figure pas dans le rapport, qui a innocenté l'ancien maire de Sarcelles.
Cependant, un responsable de l'enquête, contacté par l'hebdomadaire, réfute toute négligence et souligne que «la lettre de Nagy a été prise en compte dans la préparation du rapport». Le document rendu fin octobre, par des avocats du prestigieux cabinet Morgan, Lewis et Bockius, conclut à «l'absence de harcèlement, de favoritisme et de tout autre abus de pouvoir» de la part du directeur général du FMI même s'il a commis une grave erreur de jugement». Autrement dit, Piroska Nagy n'a pas bénéficié de conditions préférentielles de la part du FMI lorsqu'elle a quitté l'institution à la faveur d'un plan de départ volontaire. De même, l'économiste n'a pas subi de la part de DSK des pressions pour partir.
DSK rabroue l'humoriste Stéphane Guillon
Mardi a été une rude journée pour le directeur du FMI, de passage à Paris. Quelques minutes avant l'apparition de DSK au 8h20 de France Inter, l'humoriste de la station, Stéphane Guillon est revenu dans sa chronique sur la réputation de séducteur prêtée à Dominique Strauss-Kahn. Evoquant «l'affaire Piroska Nagy», l'animateur détaillait un faux plan de secours destiné à protéger les employées de la radio d'éventuelles avances de l'ancien ministre de l'Economie et des Finances de Lionel Jospin.
Une fois à l'antenne, Dominique Strauss-Kahn n'a pas caché sa colère. «J'ai assez peu apprécié les commentaires de votre humoriste. Les responsables politiques ont le droit d'être critiqués par les humoristes, mais l'humour ça n'est pas drôle quand c'est principalement de la méchanceté», a lancé le socialiste.
http://www.lefigaro.fr/international/
Une structure de production embarquée dans un camping-car, dans un tour de France avec une victime de la sale guerre qui oppose les Etats occidentaux aux mafias de la drogue... Devant le caractère dérangeant et détonnant du sujet, Olivier-Jourdan Roulot et Emmanuel Desbouiges n’ont essuyé que des réponses gênées et des refus de la part des producteurs et des diffuseurs. Face à la frilosité générale, les deux réalisateurs (qui ont notamment travaillé pour Striptease, l’émission de France 3) ont décidé de prendre leurs responsabilités, en auto-produisant le tournage de ce documentaire. A suivre...
Une structure de production embarquée dans un camping-car, dans un tour de France avec une victime de la sale guerre qui oppose les Etats occidentaux aux mafias de la drogue... Devant le caractère dérangeant et détonnant du sujet, Olivier-Jourdan Roulot et Emmanuel Desbouiges n’ont essuyé que des réponses gênées et des refus de la part des producteurs et des diffuseurs. Face à la frilosité générale, les deux réalisateurs (qui ont notamment travaillé pour Striptease, l’émission de France 3) ont décidé de prendre leurs responsabilités, en auto-produisant le tournage de ce documentaire. A suivre...
Israël ne veut pas de trêve, il veut l'extermination de Gaza!
15/02/2009 12:51
Sans parole ni honneur
Israël ne conclura aucun accord de trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza sans la libération du soldat israélien Gilad Shalit, a affirmé samedi le Premier ministre Ehud Olmert dans un communiqué.
"L'ordre des priorités sont la sécurité des habitants du sud (du pays) et la libération de Shalit. Israël investira tous ses efforts pour atteindre ces deux objectifs", ajoute le texte, soulignant que toute "décision sera prise en tenant compte des nouvelles circonstances créées par les élections".
La droite israélienne, tenante d'une ligne dure face au Hamas, est pratiquement assurée de former le prochain gouvernement dans la foulée des élections législatives du 10 février.
Le caporal franco-(SIC)israélien Gilad Shalit a été fait prisonnier en juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont le Hamas, dans une opération menée à la frontière de la bande de Gaza.
"Il n'existe aucun lien entre les deux dossiers" de la libération du soldat et de l'ouverture des points de passage de la bande de Gaza, a réagi auprès de l'AFP le porte-parole de l'administration du Hamas à Gaza, Taher al-Nounou.
"Les discussions se poursuivent en Egypte avec les Egyptiens. Plusieurs questions sont à l'étude", a-t-il ajouté sans plus de précisions, soulignant: "Il est peu probable qu'une date soit fixée à l'heure actuelle pour l'anonce de la trêve tant que ces questions ne sont pas réglées".
Plus tôt, le Hamas avait accusé Israël d'être revenu sur ses positions concernant la durée d'un éventuel accord de trêve.
Le Hamas dénonce "la marche arrière" d'Israël concernant la trêve.
Ils (les Israéliens) ont demandé une trêve sans limite de temps et non d'un an et demi comme convenu", a déclaré dans un communiqué un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.
Les récents raids à Gaza menés par Israël et son "obstination sont des obstacles placés par Israël devant les efforts pour parvenir à une trêve", a-t-il ajouté, soulignant que son mouvement faisait porter à l'Etat hébreu "la responsabilité des conséquences de cette escalade dangereuse".
Le Hamas avait annoncé jeudi avoir donné son accord pour une trêve de 18 mois dans la bande de Gaza contre la levée du blocus imposé par Israël à ce territoire palestinien. Selon lui, l'Egypte devait annoncer officiellement dans les 48 heures un tel accord.
Mais le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, avait exprimé dès vendredi à Doha des doutes sur une annonce d'ici dimanche par l'Egypte d'un accord de trêve, faisant part à l'AFP d'une "complication" israélienne dans les négociations.
Omar Souleimane, chef des services de renseignement égyptiens et homme clé des négociations, a rencontré plusieurs fois les responsables israéliens et du Hamas pour tenter de mettre en place une trêve à long terme sur Gaza.
L'offensive israélienne dans la bande de Gaza (27 décembre-18 janvier) a fait 1.330 morts palestiniens et des milliers de blessés, dont 65% étaient des civils.
AFP. 14.02.09
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Affaire Chauprade : le point de vue de Michel Mourlet
15/02/2009 12:42
Écrivain, chroniqueur, théoricien du cinéma, Michel Mourlet collabore ou a collaboré à nombre de périodiques spécialisés et d’information générale, notamment les Cahiers du cinéma, les Nouvelles Littéraires, la NRF, Combat, Valeurs actuelles, le Spectacle du Monde, le Magazine littéraire, le Point . Il a dirigé la revue Présence du cinéma et fondé le magazine Matulu. Il a également enseigné la théorie de la communication audiovisuelle à Paris-I et anime des émissions consacrées à la langue française sur Radio Courtoisie depuis 2006. Il livre sur son blog sa vision de ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Chauprade ».
J’apprends par la Toile que M. Aymeric Chauprade, éminent géopolitologue qui fut récemment mon voisin de colonne dans un dossier sur la Francophonie publié par le Spectacle du monde, vient d’être renvoyé de son poste de professeur au Collège Interarmées de Défense pour avoir tenu dans un de ses ouvrages des propos non conformes à le version officielle des « attentats du 11 septembre ».
Admirable Toile, et qui viendra peut-être, hélas ! à bout des censures ! Je dis : hélas, car je tiens d’abord à rendre hommage à celles-ci. Elles sont à notre connaissance le meilleur auxiliaire de la vérité. Je pèse mes mots, comme toujours. Qu’est-ce qui a le mieux porté et soutenu la pensée bouleversante de Descartes, sinon l’obligation pour le premier philosophe moderne de s’exiler, de s’avancer masqué, d’attirer ainsi sur lui l’attention de l’Europe entière ? Qui a le mieux servi la mémoire de Fouquet : quelques ravissants poèmes de La Fontaine ou la forteresse de Pignerol ? Croiriez-vous par hasard que le destin posthume de Voltaire a été assuré par son théâtre ? Pourquoi André Chénier, que valaient bien (je les ai lus et savourés) une bonne dizaine de ses contemporains préromantiques, est-il le seul à être célébré depuis le XIXe siècle ? Qui a permis à Flaubert de connaître des tirages qui n’auraient jamais dépassé ceux de Stendhal (du vivant de ce dernier, bien sûr), s’il n’eût bénéficié de l’appui inestimable du procureur Pinard ? Je vais encore poser une question affreuse, et qui va me valoir de nouveaux ennemis : Brasillach serait-il plus lu en 2009 que l’auteur de la Meute, s’il n’avait été fusillé, alors qu’Alphonse de Châteaubriant a, de sa belle mort, fini son parcours en Autriche ? Et que l’on ne compte pas sur moi pour révéler qui fut dans l’Histoire l’allié le plus efficace d’Israël.
Donc, pour le triomphe inéluctable de la vérité, pour l’accélérer souvent, pour le renforcer toujours, vive la persécution ! Vive les censures !
J’ai orné « censures » d’un pluriel : dans notre cher pays, elles furent en effet multiples et dans les domaines les plus variés au long de son millénaire. Il n’est pas un Français qui ne rêve de bâillonner tous les autres Français qui ne pensent pas comme lui. J’en viens même à supputer que de nos caractéristiques natives, pour un observateur extérieur sans préjugé, c’est la plus permanente et visible. En d’autres nations comparables on trouve des factions antagonistes, des gens qui massacrent leurs voisins pour des principes ; et même des crimes d’État approuvés par la servilité de la presse. Mais où entend-on dans nos temps d’Occident, depuis que Lénine, Staline et Hitler ont cédé la place, une Parole Unique omniprésente qui s’arroge la fonction de décider de la vérité et de l’erreur, filtre à travers ses propres critères des carrières dévouées à la pensée, et qui peut exclure un beau matin de l’Académie des Sciences, de l’université où il enseigne, de l’Institut où son mérite l’a hissé, et par là même de tous les médias aux oreilles basses lui reniflant dans la main, un homme dont le seul tort est d’essayer de réfléchir par lui-même, à l’écart des rails obligatoires ? Où cela, Monsieur ? Pendant l’Inquisition espagnole ? Chez les mollah ? Chez les talibans ? Que non pas ! En France, Monsieur ! Et quand donc ? Sous Louis XIV ? Sous Robespierre ? Sous les Napoléons ? Sous Pierre Laval ? Non, Monsieur, non, sous Nicolas Ier. La plus belle réussite de Tartuffe, notre héros national par excellence ainsi que Molière l’avait bien vu, c’est d’être parvenu à faire croire au monde qu’en France circulent les idées.
Mais, dira-t-on, cette Parole Unique, ou cette « Pensée d’État », pour qui, pour quoi s’exerce-t-elle ? On distinguait bien la finalité de Lénine, celle – presque opposée par son nationalisme – du Petit Père des peuples, celle du chancelier du Reich, mais que dissimulent ces lois et ukases d’un gouvernement assez délirant ou désemparé pour sanctionner un politologue qui tente de comprendre un événement encore brûlant, alors qu’on ne sait toujours pas vraiment, après des siècles d’études, pourquoi Cléopâtre a déserté la bataille d’Actium ? Est-ce un signal de plus pour dire : « Halte-là ! Aucun historien n’a le droit de fourrer son nez dans les matières de l’Histoire » ? Est-ce une manœuvre des éternels obscurantistes de tous bords pour empêcher une ultime quête de lumière ?
Nous sommes devant quelque chose de bien plus misérable, qui n’a même pas l’excuse sinistre du fanatisme. Nous sommes devant un Pouvoir qui n’a plus de pouvoir que le nom. Nous sommes entre les mains de gens qui essaient de prolonger la fiction d’une autorité dont ils se sont laissé déposséder, en l’exerçant à l’encontre des derniers citoyens libres – et par conséquent vulnérables – pour complaire aux groupes de pression qui les tiennent en laisse : fonctionnaires bruxellois régnant comme Ubu sur leur sinécure, opposition à l’affût, ligues moralisatrices autoproclamées, syndicats maîtres des secteurs vitaux de l’énergie et des communications, financiers internationaux régentant et brutalisant l’économie, corps constitués au sommeil repus – mais l’œil entr’ouvert – sur leurs avantages acquis, minorités de toutes espèces et des pires, qui piochent dans leur sape, grouillent sous leur pierre, qui se regroupent, qui vocifèrent, et toujours pour leur intérêt particulier, pour leur vitrine médiatique, contre l’intérêt général. Voilà la réalité cachée derrière la sanction qui vient de frapper M.Aymeric Chauprade, dont je n’ai même pas lu les mots qui lui sont reprochés, dont j’ignore s’il raisonne juste ou s’il élucubre, mais dont j’imagine seulement que c’est un homme honnête, à la compétence reconnue, et qui a le droit imprescriptible, comme tout être doué de raison et de curiosité, de chercher à comprendre ce qui se passe autour de lui et de s’exprimer à ce sujet.
Qu’on veuille l’en empêcher, je l’ai dit, ne fera à terme – s’il a vu juste - que le servir et précipitera, comme ce fut le cas dans les siècles passés, ses étouffeurs dans les poubelles de la postérité. Comment se retenir en effet de juger suspecte une vérité historique ou scientifique qui a besoin de recourir à la coercition légale pour être admise ? (Après trois siècles d’épistémologie, j’en sais quelques-uns qui doivent se frotter les mains de ce retour en force de l’acte de foi !) S’il est démontré cependant, preuve à l’appui, que M. Chauprade a tort, cette vérité n’aura que plus d’aisance à s’établir. N’empêche : il est un peu triste de constater que le chemin de la curiosité intellectuelle, en France, reste toujours le plus exposé à la vindicte.
Michel Mourlet
Source : Carnet de route
http://fr.novopress.info/?p=15593
Grougnasses roastbeefs & probables coprophages:Des seins nus contre le foie gras
13/02/2009 00:57
Des militantes pour la défense des animaux ont manifesté jeudi seins nus à Londres pour dénoncer la "cruauté" du gavage des oies. Elles ont appelé un des grands magasins les plus réputés de la capitale anglaise à cesser la vente du foie gras.
"Ayez du coeur. Laissez tomber le foie gras", était-il écrit sur des pancartes brandies par les membres de l'association de défense des animaux PETA. Les manifestantes se sont réunies sur Oxford Street, une des principales artères commerçantes de Londres, face au magasin Selfridges.
"La Saint-Valentin est le jour idéal pour que Selfridges montre un peu d'amour envers les oies", a déclaré le directeur européen de PETA, Robbie LeBlanc. L'organisation demande au magasin de suivre les enseignes Waitrose, House of Fraser et Sainsbury's qui ont déjà banni le foie gras de leurs comptoirs. (afp/chds)
12/02/09 18h40
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/690204/2009/02/12/Des-seins-nus-contre-le-foie-gras.dhtml