Arthur contraint d'annuler un spectacle par des manifestant pro-Palestiniens
17/01/2009 02:00
L'animateur, producteur et comédien Arthur à Jérusalem le 23 juin 2008
Eric Feferberg(AFP/Archives)
L'animateur, producteur et comédien Arthur a annulé un spectacle vendredi après que des manifestants réclamant l'arrêt des bombardements à Gaza ont empêché les spectateurs de rentrer dans la salle où il devait jouer "I-Show" à Vals-les-Bains (Ardèche), a-t-on appris auprès de la préfecture.
A l'issue d'une manifestation hebdomadaire pro-Palestinienne à Aubenas, plusieurs dizaines de manifestants se sont rendus dans le hall desservant le casino et le théâtre. Ils y ont déployé une banderole réclamant l'arrêt des bombardements à Gaza, et empêché les spectateurs de rentrer dans la salle pendant plus d'une heure, avant de quitter les lieux dans le calme, selon la même source.
Les manifestants auraient accusé Arthur de financer l'Etat israélien, selon des témoins de la scène.
A l'issue de la manifestation, l'humoriste a déclaré aux spectateurs qu'il n'avait "plus le coeur à rire" après ce qu'il avait entendu, et il a annulé son spectacle, un one-man show consacré aux nouvelles technologies.
Quelques faits à propos du Hamas et de l’attaque israélienne sur Gaza par Norman Finkelstein
16/01/2009 23:18
Dans cette intervention dans l’émission d’Amy Goodman Democracy now !, Norman Finkelstein souligne que le Hamas a déclaré souhaiter une résolution diplomatique du conflit en adoptant les frontières de juin 1967. Et que c’est dans le but de contrer cette « offensive de paix » du Hamas, qu’Israël a entrepris de démanteler l’organisation palestinienne. Il ajoute également que pour ce qui concerne l’embargo des israéliens sur Gaza, celui-ci a été mis en place avant que le Hamas arrive au pouvoir et qu’il n’a rien à voir avec les activités du Hamas.
Certaines archives, que vous pouvez consulter sur le site internet du Ministère des Affaires Étrangères israélien, ne souffrent pas de contestation. On peut notamment lire qu’Israël a brisé la trêve en Novembre, en entrant dans la bande de Gaza pour tuer 6 ou 7 militants palestiniens. C’est à ce moment là ―et je cite maintenant le site officiel israélien― que le Hamas a riposté ou, en riposte à l’attaque israélienne, en tirant des roquettes.
Maintenant, à savoir pourquoi Israël a attaqué ces derniers jours, encore une fois, les données sont assez explicites. Selon le journal israélien Ha’aretz, le ministre de la Défense Barak avait planifié cette offensive avant même le début de la trêve. En fait, selon l’édition de Ha’aretz d’hier (7 janvier 2009), la planification de l’invasion a débuté en mars. Et la raison en est, je pense, double. Premièrement : il s’agit pour Israël d’augmenter, ce que son gouvernement appelle, sa force de dissuasion, qui pour le dire plus platement, consiste en la capacité d’Israël à soumettre la région par la terreur. Après leur défaite de juin 2006 au Liban, il leur semblait important de transmettre le message que la force de frappe d’Israël était encore capable de terroriser ceux qui oseraient le défier.
Et la seconde raison de l’attaque tient au fait que le Hamas avait fait savoir qu’il voulait une résolution diplomatique au conflit selon les frontières de 1967. Cela signifiait que le Hamas rejoignait le consensus international, qu’il s’alignait à la grande majorité de la communauté internationale à la recherche d’une solution diplomatique. Les israéliens se retrouvaient alors confrontés à ceux qu’ils appellent une offensive de paix palestinienne. Et c’est dans le but de contrer cette offensive de paix qu’ils ont entrepris de détruire le Hamas.
Comme il était documenté dans le numéro d’avril 2008 de Vanity Fair par l’écrivain David Rose ―qui s’appuyait lui-même sur des documents officiels américains― ceux sont les États-Unis, en collaboration avec l’Autorité Palestinienne et Israël, qui ont tenté un putsch contre le Hamas, putsch que celui-ci a anticipé. Cela non plus, ce n’est plus discutable, cette vérité n’est plus controversée.
La question maintenant n’est pas de savoir si le Hamas veut diriger mais s’il le peut sous l’embargo que maintient Israël et empêche toute activité économique palestinienne. Le blocus imposé à Gaza n’a rien à voir avec le Hamas. Des américains ont été envoyés sur place, notamment James Wolfensohn, pour essayer de mettre fin à l’embargo après que les troupes israéliennes aient été redéployées dans Gaza.
Le problème majeur a toujours été qu’Israël ne veut pas que Gaza se développe, et qu’Israël ne veut pas résoudre ce conflit par la voie diplomatique. Autant à Damas qu’à Gaza, les leaders palestiniens ont déclaré à plusieurs reprises leur volonté de résoudre ce conflit en se basant sur les frontières de juin 1967. Les archives sont assez claires. Elles sont en fait sans équivoque.
Chaque année, l’Assemblée Générale des Nations Unies soumet à un vote une résolution appelée « Pour une résolution pacifiste de la question de la Palestine ». Et tous les ans le vote est le même. C’est le monde entier d’un côté ; Israël, les États-Unis et quelques minuscules îles du sud et l’Australie de l’autre. Le vote de l’année dernière a été de 164 contre 7. Chaque année depuis 1989 ―en 1989 le résultat était 151 contre 3, le monde entier d’un côté, les États-Unis, Israël et l’état insulaire de Dominique (Dominica) de l’autre côté.
Nous avons la Ligue Arabe, ses 22 membres, qui sont en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Nous avons l’Autorité Palestinienne qui est en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Nous avons maintenant le Hamas qui est en faveur d’une solution à deux états selon les frontières de juin 1967. Le seul et unique obstacle est Israël, soutenu par les États-Unis. Voilà le problème.
Bien, les rapports montrent que le Hamas voulait poursuivre la trêve, mais à la condition qu’Israël allège l’embargo. Bien avant que les roquettes de riposte du Hamas contre Israël soient lancées, les palestiniens réfugiés dans la bande de Gaza risquaient une crise humanitaire majeure à cause du blocus Israélien. L’ancien Haut commissaire aux Droits de l’Homme, Mary Robinson, a décrit ce qui se passait à Gaza comme une destruction de civilisation. Et cela pendant la période de trêve.
Encore une fois, que montrent les archives ? Elles montrent que depuis les 20 dernières années, la totalité de la communauté internationale a cherché à résoudre ce conflit selon les frontières de juin 1967 et avec une solution juste pour les réfugiés. Est-ce que les 164 états des Nations Unies sont des « réjectionistes » ? Qui s’oppose à la paix ?
Pour ce qui concerne le « processus de paix », les archives montrent qu’à Camp David, puis sous l’administration Clinton, et puis à Taba, toutes les concessions faites sur les questions cruciales n’ont toujours étaient que palestiniennes. Israël n’a fait que très peu de concessions. Toutes sont venues des palestiniens qui ont à maintes reprises exprimé leur volonté de résoudre ce conflit sur les bases de la loi internationale.
Et la loi est très claire. En juillet 2004, la Court Internationale de Justice (CJI) ―la plus haute instance judicaire du monde― a jugé qu’Israël n’avait aucun droit ni sur la Cisjordanie (West Bank) ni sur la bande de Gaza. Ils n’ont aucun droit sur Jérusalem non plus. Jérusalem est, est, selon la plus haute instance judiciaire du monde, considéré comme un territoire palestinien occupé. La CJI a jugé toutes les colonies, toutes les colonies implantées en Cisjordanie, illégales sous la loi internationale.
Le point important maintenant, sur toutes ces questions, est que les palestiniens ont accepté de faire des concessions et qu’Israël n’en a fait aucune.
Je pense que ce qui doit se passer maintenant est assez clair. Premièrement, les États-Unis et Israël doivent se joindre au reste de la communauté internationale, et doivent se soumettre à la loi internationale. La loi internationale ne doit pas être banalisée. Je pense que c’est une question sérieuse. Si Israël enfreint la loi internationale, il doit rendre des comptes, comme n’importe quel autre état du monde.
M. Obama doit se mettre au niveau du peuple américain. Il doit être honnête en ce qui concerne l’obstacle principal à la résolution de ce conflit. Ce n’est pas le « réjectionisme » palestinien, mais le refus d’Israël, avec le soutien des États-Unis, de respecter la loi internationale, de se soumettre à la volonté de la communauté internationale.
Et le principal défi pour nous, américains, est de ne pas se laisser tromper par les mensonges.
Norman finkelstein est auteur de 5 livres, dont Mythes et réalités du conflit Israélo-palestinien, Beyond Chutzpah et L’industrie de l’Holocauste qui ont été traduits dans plus de 40 langues. Il est fils de survivants de l’Holocaust. Plus de textes, d’articles, de vidéos sur son site internet www.normanfinkelstein.com
Ceci est le résultat cumulatif de nombreux signaux parallèles :
Finances : Spéculation financière, crise des subprimes, mise en cause des systèmes de contrôle, …
Emploi : Délocalisation des activités vers les pays à bas salaire, pression à la baisse des rémunérations pour les tâches à faible qualification, disparition de « l’emploi à vie », …
Écologie : Réchauffement de la planète, diminution du nombre des espèces vivantes, inquiétude alimentaire, …
Politique : Absence de structure politique mondiale, compétition croissante entre pays pour l’accès aux ressources critiques (énergie, minerais, …), tensions constantes et conflit au sein du Moyen- Orient, …
Culturel : Perte de repères locaux historiques, montée des fondamentalismes dans toutes les religions, généralisation d’un « tout économique », … Nous sommes clairement à l’aube d’une mutation profonde dont, si les prémisses sont nettes, les conséquences sont incertaines.
Dans ce type de situation, les risques de conflit sont majeurs. Ces conflits peuvent être entre les nations, comme à l’intérieur d’une nation. Ils peuvent aussi venir déstabiliser des systèmes démocratiques apparemment très solides.
Il est donc essentiel que ceux qui restent favorisés, ceux qui ont la chance de pouvoir être en recul relatif grâce à la fois à leur parcours personnel – éducatif et professionnel – et leur situation économique, soient des facteurs incitant au calme et à la compréhension collective.
Pour faire une comparaison avec le fonctionnement du cerveau d’un individu, il est de leur responsabilité d’éviter que collectivement nous soyons tous sous la domination de notre cerveau reptilien, ce cerveau qui, venu des tréfonds de notre origine animale, nous pousse à nous battre pour être le plus fort… Sinon nous allons tous ensemble retourner dans la jungle, une « Neurojungle ».
Dans ce contexte, c’est un euphémisme d’écrire que je ne comprends ce qui a pu pousser Jacques Attali à écrire son dernier billet sur le blog qu’il tient dans l’Express (cliquez pour lire son billet). Je cite le début : « Que se passerait-il si Nancy était bombardé par des fusées tirées depuis Luxembourg ? Si des attentats suicides avaient lieu dans les rues de Paris ? Et si des pays limitrophes de la France ne reconnaissaient son droit à exister ? … » Je peux comprendre que, à titre personnel, Jacques Attali se sente blessé dans sa chair intime par ce qui se passe entre israéliens et palestiniens. Mais il est de la responsabilité d’un « vrai intellectuel » de ne pas tomber sous le coup de ses propres « émotions » et de savoir les dépasser.
Or, dans son billet, par ses premières phrases, il en appelle à la peur comme facteur de compréhension, aux émotions « primaires » et non pas à l’intelligence. Il en appelle ainsi – j’espère involontairement – à exacerber les passions, et donc, par là, les tendances belliqueuses. Dans les jours, mois et années qui arrivent, j’espère que nous n’allons pas avoir trop de tels « Jacques Attali ».
L'Europe lasse de financer la reconstruction palestinienne
16/01/2009 23:02
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L'Union «n'est pas simplement là pour payer la casse», répète le commissaire à l'Action humanitaire, Louis Michel.Crédits photo : AP
L'UE est le principal pourvoyeur de fonds des Territoires palestiniens.
L'Europe a condamné jeudi avec fermeté le bombardement israélien du bâtiment abritant une agence de l'ONU. La Commission européenne, qui est le premier contributeur financier de l'UNWRA, l'agence humanitaire des Nations unies, s'est dite «choquée» et «consternée». Au vingtième jour des hostilités, l'Europe se montre lasse de devoir financer des installations appelées, quelques années plus tard, à être détruites par l'armée israélienne. L'Union, qui est également le principal pourvoyeur de fonds des Territoires palestiniens avec 486 millions d'euros dépensés en 2008, «n'est pas simplement là pour payer la casse», répète le commissaire à l'Action humanitaire, Louis Michel.
Du coup, la proposition de la présidence tchèque de l'UE, formulée lundi, visant à organiser une nouvelle «conférence des donateurs» pour venir en aide aux Palestiniens de Gaza, a suscité un tollé au Parlement européen. «Il est scandaleux de proposer une telle initiative sans exiger des comptes» à l'État hébreu, a estimé la députée belge Véronique de Keyser. Même la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero Waldner, d'ordinaire prudente, a jugé la proposition tchèque précipitée. Pour Bruxelles, l'urgence est de parvenir à un cessez-le-feu et, à tout le moins, permettre l'acheminement de l'aide humanitaire. À ce titre, 10,4 millions d'euros supplémentaires ont été débloqués. Pour leur part, les eurodéputés ont voté jeudi à Strasbourg une résolution préconisant l'envoi «d'une mission multinationale».
Recours juridique contre Israël
Selon l'Autorité palestinienne, les sièges de l'ancien Parlement ainsi que des bâtiments ministériels à Gaza, dont la construction a été largement financée par les Vingt-Sept, ont été détruits. «Une gifle d'Israël à la face de l'Europe», commente Leila Shahid, la déléguée de l'Autorité palestinienne auprès de l'UE. Le Danemark a annoncé le bombardement de trois cliniques dont il fut le bailleur de fonds. «Il est trop tôt pour faire des évaluations», a répliqué l'ambassadeur d'Israël auprès de l'UE, Ran Curiel. Par ailleurs, les salaires de décembre des fonctionnaires et des retraités palestiniens, traditionnellement payés par l'UE (25 millions d'euros), n'ont pas pu être distribués à leurs bénéficiaires, de même que la livraison de fioul à la centrale thermique de Gaza.
Déjà, en 2002, lors de la seconde intifada, Tsahal avait détruit la piste de l'aéroport de Gaza et une centrale électrique, financées par le contribuable européen. Le préjudice avait été évalué à quelque 20 millions d'euros. «Sans nous, les Territoires palestiniens ne survivraient pas», rappelle un fonctionnaire européen.
Dans le passé, toutes les tentatives de recours juridique contre l'État hébreu n'ont pas abouti, en raison de l'opposition de l'Allemagne, de la République tchèque ou des Pays-Bas. Mercredi, le représentant de la Commission européenne en Israël avait évoqué la nécessité de faire une «pause» dans la relation «renforcée» entre l'UE et Tel-Aviv. «Ce n'est pas la priorité», démentait Bruxelles, jeudi, alors que s'esquissait un possible cessez-le-feu.
Madoff est-il le sommet de l'iceberg du blanchiment d’argent en Israël ?
16/01/2009 22:57
Le tribunal du district Sud de New York semble déterminé à maintenir Bernard Madoff, ancien président du NASDAQ et escroc de la magouille à la Ponzi de 50 milliards de dollars, confiné dans sa luxueuse résidence de Upper East Side à Manhattan et non pas dans une prison fédérale.
Deux juges de New York de la juridiction fédérale, Théodore Katz et Ronald Ellis, ont statué que Madoff devrait rester dans sa maison de ville et sortir de prison.
Le Procureur Général (Ministre de la Justice) Michael Mukasey, dont le fils Marc Mukasey du cabinet d'avocats Bracewell & Giuliani représente Frank DiPascali, l'un des amis de Madoff, faisait partie autrefois du gouvernement fédéral avec Katz et Ellis à New York. Katz avait été nommé par George HW Bush, alors que Ellis, un Afro-américain, avait été nommé par Clinton.
Wayne Madsen Report a signalé auparavant que Madoff est soupçonnée d’avoir transféré une grande partie de ses gains acquis malhonnêtement vers des banques israéliennes, dont l'une, la Banque Leumi, avait été achetée par Madoff associé à Ezra J. Merkin au gouvernement israélien à l’époque où Ariel Sharon était Premier Ministre et quand l’actuel Premier Ministre Ehud Olmert était Ministre des Finances.
L’affaire Madoff englobe un autre scandale presque oublié, dans lequel Morris « Moshe » Talansky, un homme d'affaires de New York, avait admis avoir donné à M. Olmert 150.000 dollars en espèces contenus dans des enveloppes. Ce scandale a obligé Olmert d'annoncer sa démission du poste de Premier Ministre, mais pas avant qu’il lance l’attaque génocide contre Gaza.
Sheldon Adelson, le milliardaire de Las Vegas, qui est l'un des principaux bienfaiteurs du Parti Républicain, est aussi un généreux mécène du chef du Likoud et aspirant Premier Ministre, Benyamin Netanyahu, qui espère succéder au Premier Ministre Olmert.
Madoff, Talansky, Merkin, Olmert, Netanyahu, Adelson, l’ancien premier lobbyiste républicain Jack Abramoff et ses associés Adam Kidan, Rahm Emanuel, et tous leurs camarades de Washington, Tel-Aviv, Jérusalem, Londres, Ottawa et Paris, font penser à l'Hébreu disant, « ha'mea Ba'al Ba'al ha'dea » ou « ceux qui ont l'argent font la pluie et le beau temps, » ou encore plus révélateur, « celui qui possède l’or fait la loi. »
Original : onlinejournal.com/artman/publish/article_4234.shtml Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Entretien exclusif : l’une des victimes de Cesare Battisti témoigne au micro de Novopress
16/01/2009 22:52
16/01/2009 – 18h00 NOVARE (NOVOpress) – La récente libération par le Brésil de Cesare Battisti, cet ancien terroriste et assassin d’extrême gauche italien condamné dans son pays à la prison à vie pour quatre assassinats, suscite stupeur et indignation en Italie, en particulier parmi ses victimes.
Alberto Torregiani, un Italien de 45 ans, est l’une d’entre elles. Le 16 février 1979, à Milan, son père adoptif a été assassiné sous ses yeux par un commando des Prolétaires armés pour le communisme (PAC) dont l’un des chefs était Battisti. Son « crime », avoir osé résister quelques semaines auparavant à une tentative de hold-up menée par ces mêmes PAC. Alberto, alors âgé de quinze ans, est atteint par une balle perdue. Il est depuis paraplégique et cloué dans un fauteuil roulant.
Voici deux ans, Alberto Torregiani avait accordé un émouvant entretien au mensuel Le Choc du Mois (voir Novopress). Il y a un mois et demi, il a rencontré Nicolas Sarkozy en compagnie d’autres victimes italiennes du terrorisme pour évoquer le cas de Marina Petrella, cette autre terroriste italienne réfugiée en France. La situation de Battisti a alors été évoquée avec le président français. Alberto Torregiani réagit aujourd’hui à la libération de celui-ci au micro de Fabrice Bianco.
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]
http://fr.novopress.info/?p=15127
Cesare Battisti : l’entretien d’Alberto Torregiani dans Le Choc du Mois
La libération par le Brésil de Cesare Battisti, cet ancien terroriste et assassin d’extrême gauche italien condamné dans son pays à la prison à vie pour quatre assassinats, amène Novopress a publier un entretien que l’une des victimes, Alberto Torregiani, avait accordé au mensuel Le Choc du Mois en février 2007.
Affaire Cesare Battisti « Je mets au défi Fred Vargas de venir débattre avec moi »
« J’étais en guerre et je ne le savais pas ». Tel est le titre quelque peu déconcertant du livre d’Alberto Torregiani (1) dont le père a été assassiné par un commando des Prolétaires armés pour le communisme (PAC) de Cesare Battisti, en fuite depuis l’été 2004 (2). Il nous parle de son combat et de son exigence de vérité, sans haine ni volonté de vengeance.
Pour découvrir qui est cet italien de 43 ans et comprendre ce qu’il a enduré, il convient de se replonger dans les années de plomb qui ont ensanglanté l’Italie durant la décennie 70, lorsque le terrorisme gauchiste semait la terreur au nom de la lutte des classes. Le 16 février 1979, à Milan, un commando des Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC) - dont l’un des chefs n’est autre que Cesare Battisti, devenu depuis trois ans la coqueluche de la gauche française - abat le joaillier Pier Luigi Torregiani (3). Celui-ci a osé résister, quelques semaines auparavant, à une tentative de hold-up menée par ces mêmes PAC. L’assassinat a lieu sous les yeux du fils adoptif de la victime, Alberto, alors âgé de quinze ans. Atteint par une balle perdue, celui-ci est depuis lors paraplégique et cloué dans un fauteuil roulant, lui aussi victime innocente d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom…
Le Choc du mois : Quinze ans, c’est jeune pour « être en guerre », surtout quand on ne le sait pas. Après avoir été jeté dans cette guerre que vous ignoriez, vous avez dû mener votre propre guerre pour réapprendre à vivre. Parlez-nous de celle-là.
Alberto Torregiani : Quand je suis sorti du coma, je me suis rendu compte que j’étais paralysé. Mais le plus angoissant n’a pas été cela : je voulais crier mais aucun cri ne sortait pas de ma gorge. J’avais perdu l’usage de la parole : je ne pouvais pas prévenir ceux qui étaient en train de me soigner… Après le réveil vous prenez conscience de votre nouvelle condition. Vous réfléchissez à ce que vous devez faire, à ce que va être votre avenir. Ça en devient même obsessionnel. A la fin, il faut choisir : ou bien recommencer une vie nouvelle dans les conditions nouvelles où bien se lamenter sur son sort en maudissant ceux qui vous ont réduit dans cet état. Moi j’ai choisi, peut être de façon absurde, de recommencer à vivre, de me retrousser les manches et de me fixer des buts.
Entre quinze à dix-huit ans, j’ai passé trois ans à l’hôpital. Durant cette période, je n’en suis sorti en tout et pour tout que quatre ou cinq jours, pour Noël. J’ai passé des journées entières à suer sang et eau lors des séances de rééducation pour tenter de récupérer un tant soit peu de mobilité. C’est ce qui m’a permis de pouvoir au moins rester assis sur une chaise roulante, donc d’avoir une certaine autonomie.
Son but : faire éclater la vérité auprès des intellectuels
Quel regard portez-vous sur les « années de plomb » qu’a connues l’Italie ?
Pour moi qui n’étais qu’un gamin, ces années de plomb ne m’effleuraient pas. Je voyais les titres des journaux mais cela me semblait appartenir à un autre monde, pas au mien. Pour un enfant de quinze ans, ce qui importait c’était l’école, les devoirs, les parties de foot, la copine, les amis, etc. Se retrouver ensuite impliqué dans l’un des événements de ces années de plomb devient évidemment un poids qui vous ramène sans cesse en arrière. Il faut se rendre compte que ces années-là représentaient un danger quotidien.
A vous lire, la « Révolution », la « lutte des classes » étaient alors des prétextes commodes pour piller et tuer ?
Ça l’est encore aujourd’hui ! Et ça le restera tant que l’individu n’aura pas changé sa façon de penser, ses priorités, ses buts et même ses rêves. Quand on n’a pas d’argent, voler ou trafiquer est bien plus facile même si ce n’est pas très digne.
Cesare Battisti, condamné pour plusieurs assassinats, dont celui de votre père, prétend qu’il est innocent, tout comme ses supporters français. Vous qui avez étudié le dossier d’instruction, quelle est votre conclusion ?
Je me suis plongé pendant plus de quatre mois dans les 1 500 pages du dossier d’instruction qui concernent uniquement mon cas (le dossier complet des divers crimes de Battisti et des PAC compte environ 6 000 pages). Après avoir étudié leur idéologie, leur motivations, leurs actions, il est déconcertant de découvrir comment quelqu’un peut descendre aussi bas dans l’échelle humaine pour atteindre ses buts politiques. Je trouve absurde de prendre une arme pour cela. Il aurait été préférable de mener une guerre à visage découvert parce qu’au moins les deux adversaires se connaissent. Alors que là, avec les PAC, les Brigades Rouges ou Prima Linea, qui frappaient tous ceux qui les gênaient pour parvenir à leurs fins, on était dans le domaine du subterfuge. On ne peut pas imaginer qu’une personne normale puisse avoir ce type de comportement.
Depuis plus de trois ans Battisti est devenue l’idole de la gauche intello-bourgeoise française. Bertrand Delanoë, le maire de Paris, est même allé jusqu’à le placer « sous la protection de la ville » ! Que vous inspire cette mobilisation en sa faveur ?
D’un point de vue politique, les communistes n’ont qu’un seul principe : « nous avons raison, les autres ont tort ». Le doute, la crainte de s’être trompé ne les effleurent même pas. Ensuite, Je pense que de nombreux Français - j’entends par là des gens normaux - ont au départ soutenu Battisti parce qu’ils ne connaissaient pas les faits, qu’ils ignoraient qui il était réellement et ce qu’il avait fait dans sa jeunesse. J’ai découvert au cours de ces deux dernières années que beaucoup de Français avaient changé d’avis après avoir découvert la vérité.
En revanche, ce qui me met en colère, c’est qu’aujourd’hui encore on ne parvient pas à exposer cette vérité aux yeux de tous, notamment aux yeux de ces intellectuels, afin de leur faire comprendre qu’ils se trompent. Le problème c’est que ces intellectuels autoproclamés parviennent à tromper l’homme de la rue.
Et Toto Riina, le chef suprême de la mafia, il est innocent ?
Qu’aimeriez-vous dire à ceux qui, en France, ont fait de Battisti un héros simplement parce qu’il est de gauche, en particulier à Fred Vargas, présidente de son comité de soutien, qui, courageuse mais pas téméraire, a refusé de venir débattre avec vous à la télévision italienne ?
Je n’ai pas encore compris pourquoi Fred Vargas s’était à ce point attachée à Battisti. Peut-être est-ce par amitié et cela je pourrais le comprendre. Mais ce que je voudrais souligner, c’est que, bien qu’elle soit une romancière célèbre, bien qu’elle soit plus apte que moi à tenir un discours politique, à débattre, elle n’a pas eu le courage de venir me rencontrer. Et elle continue à soutenir Battisti. Cette absence de courage prouve bien que les thèses de ceux qui le soutiennent sont dénuées de fondements. Elles ne sont qu’un rideau de fumée destiné à masquer la réalité. Ce qui me met en colère, c’est de ne pas réussir à avoir ce débat serein. Moi je mets au défi Fred Vargas de venir débattre avec moi.
Seriez-vous disposé à venir en France pour débattre avec Fred Vargas ?
Très volontiers ! Il est normal que les français puissent entendre un autre point de vue, non seulement au niveau politique mais également au niveau humain. Quand on appartient à un groupe terroriste, quand on est d’accord avec l’idée de commettre des meurtres, on est aussi coupable que celui qui presse la détente. Et l’on doit en assumer toutes les conséquences, matérielles et morales. Battisti ne peut pas se défausser de sa responsabilité sous prétexte qu’il n’aurait pas été présent. Il a commandité ces actions, c’est ça le point essentiel. Sinon cela reviendrait à dire que Toto Riina, le chef suprême de la mafia, accusé d’avoir commandité 180 meurtres, est innocent parce qu’il ne les a pas commis personnellement ! C’est pourtant très simple à comprendre. Ce qui est inconcevable, c’est que certains ne le comprennent pas Battisti a été condamné par deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtres. Le fait qu’il se soit évadé ne plaide pas en sa faveur. Quand on est innocent, on se bat jusqu’au bout pour prouver son innocence.
Voilà ce qu’aurait fait une personne honnête. Moi, j’aimerais pouvoir débattre de tout cela avec Fred Vargas. Puisqu’elle n’est pas venue en Italie, je suis prêt à venir en France. Je suis quelqu’un qui parle simplement. Elle sera certainement beaucoup plus habile que moi pour défendre sa théologie. Mais quand la vérité s’exprime, les gens normaux la comprennent.
Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Le Choc du Mois
(1) Alberto Torregiani, Ero in guerra ma non lo sapevo, coécrit par Stefano Rabozzi et préfacé par Toni Capuozzo, Agar Edizioni. (2) Nicolas Sarkozy aurait récemment « relancé » la traque de Battisti. Ce qui signifie qu’elle avait été abandonnée ? Cela n’a évidemment aucun lien avec le fait que François Hollande, compagnon de qui vous savez, avait rendu visite au terroriste italien à la prison de la Santé, et que Julien Dray, porte-parole de la même, avait signé une pétition en sa faveur. Le ministre de l’Intérieur va devoir faire vite : l’arrestation d’Yvan Colonna l’avant-veille du référendum sur le statut de la Corse ne lui avait pas particulièrement réussi… (3) Le même jour, à Mestre, le même commando des PAC assassine le boucher Lino Sabbadin, lui aussi coupable de s’être opposé à une « expropriation prolétarienne ». Lire à ce sujet l’émouvant témoignage de son fils sur : http://www.les-identitaires.com.
Enrico Macias interdit à l'ïle Maurice: qu'il aille chanter sur les ruines de Gaza!
16/01/2009 22:46
Gaston Ghrenassia, né le 11 dé&cembre 1938 à Constantine (Algérie française)
Enrico Macias (g) le 4 janvier 2009 avec le grand-rabbin Bernhaïm (d)
Les organisateurs d'un concert prévu en janvier à Maurice du chanteur franco/israélien Enrico Macias ont annoncé vendredi avoir annulé l'évènement en raison de la polémique provoquée dans l'île par la participation de l'artiste à un rassemblement de soutien à Israël.
Interrogé par l'AFP à Paris, le producteur de l'artiste Charley Marouani "a regretté l'annulation de ce concert qu'en aucun cas Enrico Macias n'a souhaitée".
"Enrico Macias a, au nom de la liberté d'expression, participé à un rassemblement pro-israélien à proximité de l'ambassade d'Israël (à Paris) le 4 janvier", a expliqué à l'AFP Me Askok Radakissoon, avocat de la société organisatrice du concert. "Cette initiative a été condamnée par des dirigeants politiques mauriciens".
"La municipalité de Port-Louis a menacé de ne pas donner son autorisation pour l'organisation d'un tel concert dans sa ville. Tout cela a créé une situation qui rend impossible l'organisation du concert", a-t-il ajouté.
Le 9 janvier, le gouvernement mauricien avait annoncé avoir suspendu les activités du consul honoraire d'Israël à Port-Louis en raison de "l'usage disproportionné de la force par Israël" à Gaza.
La société organisatrice, Lab Entertainment, a indiqué dans un communiqué "se trouver dans une situation où la tenue de ce concert est sérieusement compromise voire impossible pour des raisons de sécurité, mais aussi pour éviter une situation qui pourrait ternir l'image de notre île".
Le concert devait être organisé le 23 janvier à la Citadelle, ancien fort français construit sur un colline dominant Port-Louis, la capitale.
Bank of America reçoit une aide de 20 milliards de dollars.Mais ,mème Madoff est dehors !
16/01/2009 11:32
Crédits photo : AP
Le Département du Trésor américain a décidé d'accorder une aide à Bank of America.
Soulagement pour Bank of America. L'accord concernant une aide gouvernementale a été finalisé dans la nuit de jeudi à vendredi. Le montant octroyé à Bank of America s'élève à 20 milliards de dollars, environ 15 milliards d'euros. Cette injection de capital sera assortie d'un fonds de garantie des prêts de 118 milliards de dollars (89 milliards d'euros).
Désormais premier établissement américain en termes de dépôt et de capitalisation boursière, sa situation se retrouvait fragilisée suite à l'acquisition de Merrill Lynch en septembre et qui a occasionné des pertes. Jeudi, le Wall Street Journal qui citait des sources proches du dossier, indiquait déjà que la banque pourrait de nouveau demander des fonds au gouvernement américain. L'argent est issu du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars mis en place par le gouvernement américain pour soutenir le secteur financier. Hier soir, le Sénat américain s'est prononcé pour le déblocage des 350 milliards de dollars restants du plan de sauvetage du secteur financier, demandé par Barack Obama.
En plus des 15 milliards de dollars reçus du Trésor américain à l'automne au titre du plan Paulson, le groupe fusionné a touché il y a quelques jours 10 milliards de dollars initialement promis à Merrill Lynch au titre du même plan. Du coup, Bank of America fait partie des quatre plus grosses banques à avoir perçu une aide de l'Etat.
Le titre a plongé hier de 18,43% en clôture. Il avait même touché un plus bas niveau depuis 18 ans à 7,35 dollars (-28%) en séance. L'action a plongé de 41% environ depuis le début de l'année. La banque a reporté l'annonce des résultats de son quatrième trimestre 2008 à aujourd'hui.
Kouchner-Ockrent, ils sont devenus fou…et personne ne les soigne.Rarement, le mélange des genres a atteint de tels sommets !
16/01/2009 11:26
Bakchich a révélé qu’Omar Bongo a versé 817 000 euros à une société pour laquelle a bossé le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et l’ex ambassadeur de France à Monaco. Sans que cela ne surprenne personne.
À l’exception des sites de Marianne et du Monde, la presse ne paraît guère choquée par le règlement de factures de plus de 800 mille euros par un chef d’État étranger, Omar Bongo, au profit d’une société pour laquelle a travaillé le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Et peu importe que son ancien associé, promu par Kouchner ambassadeur à Monaco puis à Genève, ait profité de son temps libre pour envoyer fax sur fax à la présidence gabonaise afin d’obtenir le versement des fonds. Sans même évoquer le fait que Bernard Kouchner reste aujourd’hui président d’une société qui a œuvré sur de tels contrats, ce qui est tout simplement anticonstitutionnel.
Xavière Tiberi clouée au pilori pour moins que cela !
Bernard Kouchner s’est contenté pour l’instant de publier un communiqué où il a reconnu les faits. Et cela, pour mieux clamer sa totale innocence, puisque rien, plaide-t-il, ne l’interdisait, alors qu’il n’était pas ministre, de se pencher sur le système de santé gabonais. Le règlement des factures n’est intervenu qu’en 2008, avec un peu de retard ? Peut-être, mais ce n’est pas de son fait !
Disons que Xavière Tiberi avec son vrai faux rapport sur la francophonie qui lui valut d’être traînée en justice, suscita plus de curiosité de la part des médias et de la presse. Et la récompense de ce non travail n’avait rien à voir avec la facture réglée par Bongo dans l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui.
Les révélations de Bakchich ne manquent pas pourtant de saveur. Qu’un grand défenseur auto-proclamé des droits de l’Homme comme Kouchner ait travaillé pour les représentants les plus achevés de la Françafrique, Bongo et Sassou, était déjà connu, sans que personne ne s’en émeuve. Dont acte ! Mais que le petit entrepreneur devenu ministre reste président de sa société privée, pose un problème de principe. Et le fait que son ancien associé, Eric Danon, nommé Ambassadeur de la République, s’active pour récupérer ces fonds, aurait dû provoquer un peu d’étonnement, ne serait-ce que chez les élus de l’opposition.
Surtout, on aurait pu attendre un peu plus de curiosité de la part de nos confrères sur la nature même du travail réalisé par Kouchner. Qu’un grand humanitaire ponctionne des milliers d’euros à un pays africain pour donner des conseils en matière de santé, mérite qu’on s’attarde sur cette contribution. On aurait pu lui demander, la somme exacte perçue, sur ces 817 000 euros. Ce qu’a fait Bakchich sans récolter de réponse. Ou alors par exemple, de produire les fameux rapports fournis à l’État gabonais. D’autant qu’avec son fameux travail sur la Birmanie réalisé pour Total, Bernard Kouchner est déjà connu pour bâcler parfois sa copie.
Une PME, à l’ombre de la République
En matière de mélange des genres, le couple Kouchner-Ockrent devient un vrai laboratoire. Rappelons les faits : la reine Christine a été nommée numéro deux de l’Audiovisuel extérieur par un gouvernement dont son mari, Bernard Kouchner, est ministre de Affaires étrangères. Et peu importe que la même Ockrent ait vidé RFI et de France 24, à trois reprises, des journalistes dont le seul tort aura été d’avoir critiqué son cher compagnon.
La PME Christine-Bernard fonctionne bien, merci ! Ainsi notre site a reçu, après avoir publié un premier papier sur les arrangements entre Bongo et Kouchner, un coup de fil d’un grand cabinet de lobbying de la place, Image Sept. Le message de ces communicants était simple : avant de réécrire un deuxième papier, il faut que nous vous rencontrions. Des appels de ce genre, nous en recevons régulièrement et cela n’a rien d’anormal.
Sauf qu’il est rare de voir un lobbyiste privé intervenir pour un ministre, et avoir vent des e-mails envoyés au ministère. Et encore plus surprenant que ces communicants soient les clients d’une société, à savoir France 24, où travaille la compagne du ministre.
Rarement, le mélange des genres a atteint de tels sommets !
817 000 euros, c’est la somme qu’a réglé en 2008 le Gabon à une boîte de conseil pour laquelle a bossé Bernard Kouchner. La diplomatie française fait encore recette.
Guerre israélo-palestinienne : les Etats-Unis à la recherche d’un navire pour livrer des armes à Israël
16/01/2009 11:23
16/01/2009 – 10h00 LONDRES (NOVOpress) – Le correspond à Londres de l’agence de presse Reuters, Stefano Ambrogi, affirme en se fondant sur des documents qu’il a pu se procurer que les Etats-Unis cherchent à louer un navire marchand pour livrer des centaines de tonnes d’armes à Israël.
Interrogée, le US Navy’s Military Sealift Command (MSC) a déclaré qu’il s’agissait de 325 containers de 7m (20 foot) classés comme « munitions » destinés à deux voyages distincts, en partance du port grec d’Astakos et à destination du port israélien d’Ashdod. Ce « matériel à risque » est composé d’explosifs et de détonateurs, sans aucun autre détail. « Une cargaison de quelques 3 000 tonnes de munitions, cela n’est pas rien » faisait remarquer un courtier sous couvert d’anonymat, ajoutant : « ce genre de demande est très rare et nous n’en n’avons pas vu beaucoup toutes ces années ».
Contacté par Reuters le 9 janvier, le Département américain de la Défense s’est refusé à tout commentaire. Le navire allemand qui a remporté la soumission a confirmé la location tout en refusant, lui aussi, d’en dire davantage. « Israël est l’un des plus proches alliés de l’Amérique et ces deux nations se vendent mutuellement des armes », explique un analyste militaire de Londres qui n’a pas tenu à divulguer son nom, « mais dans les circonstances actuelles, tout porter à croire que la cargaison est ‘’exceptionnelle'’ et liée à l’offensive sur Gaza ».
Le premier affrètement devrait parvenir à destination avant le 25 janvier et le deuxième à la fin du mois. Ils font suite à une livraison d’armes évaluée à plusieurs milliers de tonnes et partie de Sunny Point (Caroline du Nord) à bord d’un navire marchand pour rejoindre Ashdod – parvenue à destination dans un navire marchand, avant les bombardements aériens sur Gaza. Rappelons que le Jerusalem Post a confirmé récemment la livraison, début décembre, des missiles américains GBU-39 dont la vente a été approuvée en septembre par le Congrès (voir Novopress). Touchante attention que les habitants de Gaza sauront apprécier à leur juste valeur…
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