Dans les locaux du XXème arrondissement de la petite association NSI, on n’a pas attendu de message radio pour se porter au chevet des personnes âgées et isolées de la capitale. Depuis le 1er janvier, Arlette, la présidente, ne compte plus le temps passé au téléphone, à appeler ses « mamies ».
« D’abord pour leur souhaiter la bonne année, mais aussi pour les mettre en garde : ne pas sortir, ne pas oublier de boire… leur dire qu’on s’en occupe de leurs courses. »
NSI, pour Non à la solitude et à l’indifférence, a justement vu le jour au lendemain de la canicule de 2003, créée par des Parisiens bénévoles, ulcérés que des grands-mères et grands-pères puissent décliner dans l’indifférence, sur le palier ou dans la rue d’à côté.
Six ans et quelques déconvenues plus tard, l’association, frustrée de subventions, n’a pas rendu les armes. Même si les 60 bénéficiaires (un seul « papy ») représentent une goutte d’eau, au regard des quelque 175 000 plus de 75 ans que compte Paris intramuros.
En signant, les 70 bénévoles s’engagent à rendre visite à une personne, toujours la même, une fois par semaine au moins. Conseils, courses, sorties accompagnées ou simple lecture du courrier… « Il n’y a pas deux missions identiques », dit Arlette. La constante, « c’est que l’on récrée du lien social, pour des personnes dont beaucoup sont complètement isolées. Tout l’entourage de leur âge est décédé. La famille ne se manifeste que deux ou trois fois par an… ».
Au téléphone, elle entend parfois les larmes d’une grand-mère de 92 ans qui a passé les fêtes à attendre une visite qui ne vient pas. « Cela participe à l’angoisse que l’on sent chez ces personnes, accrue ces jours-ci par le froid, qui fait craindre la grippe, les maladies, l’inéluctable. »
Elle a entendu le message de prévention du ministère passer sur Radio Luxembourg en donnant à manger à son chat. Et balayé l’affaire d’un haussement d’épaule fataliste. « Faut pas s’inquiéter pour moi… » Geneviève est une forte tête, elle se « débrouille » avec une fierté touchante qui fait oublier ses 93 ans dans dix jours et sa frêle silhouette cramponnée à sa canne, dans son pavillon de Colombes (Hauts-de-Seine).
N’empêche, Geneviève n’a pas mis le nez dehors depuis Noël. Et Geneviève est toute seule. Sa plus proche parente, la femme de son fils décédé, lui passe un coup de fil chaque semaine. Mais ses petites filles ont oublié de lui souhaiter bonne année.
« Ce qui me sauve, explique-t-elle lucidement, c’est un petit monsieur très gentil du quartier qui me fait mon marché. » Grâce à lui, elle a pu se mixer du poisson frais, se réapprovisionner en fruits, en café. « Même si je n’ai pas très faim, je me force. Et je bois. Mon mari, qui est mort d’un cancer il y a onze ans, m’enguirlandait toujours parce que je ne buvais pas assez… Alors je pense à lui. » Un bol de café au lait le matin, un verre de rosé et un peu d’eau le midi, pareil au dîner et une tisane le soir… « Le compte y est, assure-t-elle. J’ai calculé tout ça avec mon médecin. »
Le thermomètre du salon affiche 24° : la chaudière, qui avait vingt-cinq ans, vient d’être changée. Elle fonctionne à plein régime. « Sinon j’ai froid », avoue Geneviève, fidèle à son tablier en cotonnade. « Mais je m’aère un peu quand même, la fenêtre de ma cuisine est fermée à l’espagnolette. Et je prends l’air en ouvrant la porte au chat. »
Le jardin, impraticable, est recouvert de glace, renforçant l’impression d’isolement. « Je ne suis pas du genre à demander de l’aide », avoue la vieille dame. « Mais j’ai de la chance. Des voisins solidaires qui passent régulièrement. » Ainsi Bernard s’est-il précipité l’autre soir quand le quartier a été plongé dans le noir après une coupure de courant. « Je l’ai bien épaté, sourit-elle. Je n’ai pas paniqué. Je me suis dit : Ma fille, fais comme si tu étais aveugle. J’ai réussi à trouver à tâtons une bougie, des allumettes, et je suis descendue avec ma canne dans la cave chercher la vieille lampe à pétrole de maman ! »
Combien de personnes très âgées vivant à domicile, comme Geneviève, sont aussi alertes ? Peu sans doute. Mais malgré tout l’isolement lui pèse, elle aimerait bien sortir, voir du monde, ou s’endormir paisiblement. « Je n’ai qu’une frousse, c’est d’aller dans une maison de retraite. Qu’il m’arrive un pépin et que mon entourage dise : On ne peut pas la laisser comme ça … Alors ce n’est pas un gros coup de froid qui va me faire lâcher la rampe. J’ai vu le reportage des Infiltrés à la télé… Très peu pour moi ! »
Ramatoulaye ,épouse Zimet veut plaire à ses maîtres et rentrer en grâce..
12/01/2009 13:39
La secrétaire d'Etat aux "Droits de l'Homme" Rama Yade a déclaré dimanche sur radio J qu'il fallait mettre un terme à la "martyrisation de Gaza" et sa "situation humanitaire désastreuse" dont le Hamas est "en grande partie responsable" en raison de son "comportement criminel".
"La deuxième semaine de guerre vient de s'achever. Le Hamas est en grande partie responsable de cette situation, mais Israël n'est pas tout à fait innocent et je crois qu'il est normal qu'on demande que la martyrisation* de Gaza cesse", a déclaré Mme Yade au forum de radio J.
A Gaza, la population est "aujourd'hui prise au piège entre les belligérants", a expliqué Rama, insistant sur le fait que "la situation qui prévaut aujourd'hui" dans le territoire palestinien "est absolument intolérable, inacceptable, inadmissible".
"On est à plus de 800 Palestiniens tués, il y a des difficultés de circulation dans Gaza, vers Gaza, les points de passage sont bloqués, la trêve qui a été acceptée par Israël -trois heures quotidiennement- est absolument insuffisante", a-t-elle poursuivi, tout en reconnaîssant à Israël "le droit de se défendre face à des actes terroristes, face à des terroristes qui ne renoncent absolument à rien".
Interrogée sur les récentes déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui a accusé comme d'habitude le Hamas "de se cacher derrière des boucliers humains", Rama a répondu: "Ce que j'observe, c'est les conséquences du comportement du Hamas, un comportement impardonnable, un comportement irresponsable et un comportement criminel qui conduit à la situation humanitaire désastreuse de la population actuellement", a-t-elle ajouté.
"Mais si le Hamas est responsable, Israël n'est pas non plus tout à fait innocent", a-t-elle répété, faisant référence aux tirs de l'armée israélienne notamment sur des écoles de l'Onu à Gaza...
"Il faut mettre en pratique le plan de paix franco-égyptien", a-t-elle poursuivi, faisant allusion à un plan de sortie de crise élaboré par le Caire en étroite coopération avec Paris et qui prévoit notamment des garanties sur "la sécurisation des frontières".
* "Martyrisation" est un barbarisme, c'est "martyre" que l'on doit dire.
Rappellons que Ramatoulaye Yade est mariée à Joseph Zimet, qui est le fils du célèbre (?) chanteur et conteur yiddish Ben Zimet, juif polonais de nationalité canadienne, qui vit actuellement à Dakar.
Pertinent :Gaza : débat entre Tarik Ramadan et Alexandre Adler
12/01/2009 00:31
Gaza : débat entre Tarik Ramadan et Alexandre Adler
Jeudi 8 décembre, Frédéric Taddeï organise un débat sur le conflit israélo-palestinien. Dans cet extrait, l’islamologue Tarik Ramadan dénonce le massacre israélien et refuse le terme de "guerre", car une guerre oppose deux armées ; or, il n’y a pas d’armée à Gaza. De son côté, le journaliste Alexandre Adler tempère les dénonciations de Ramadan, et rappelle ses liens avec les Frères musulmans. Enfin, le diplomate Stéphane Hessel soutient que le gouvernement israélien ne veut pas la paix, n’y a pas intérêt, et veut conserver ses colonies.
C’est un satrape de la Sarkozie triomphante, un repris de justice promu baron des Hauts de Seine, un homme politique qui a traversé la Vème république à coups de frasques et de scandales. C’est un ploutocrate apprécié de ces concitoyens, un récidiviste en col blanc, un grognard dévoué au souverain qui a désormais la chance de vivre en toute impunité. Il se nomme Patrick Balkany et je vais vous conter ses faits d’armes…
Lorsque l’on s’attaque à retracer la bio d’un tel personnage, il faut s’avoir s’armer de patience tant l’animal a défrayé la chronique. De l’encre, il en a fait couler en torrents, des casseroles il en traine plus qu’il n’en pend à la quincaillerie du coin. J’imagine dès lors la tache du futur hagiographe qui s’attaquera à l’ouvrage. Qu’il entame dès le berceau une cure de Guronsan, qu’on lui injecte au plus tôt de la guarana en intraveineuse. Sans cela, il ne tiendra vraisemblablement pas le choc tant les rumeurs d’arnaques et d’escroqueries de tout ordre et de tous horizons virent à l’encyclopédique. Saupoudrez le tout de déclarations tapageuses et de quelques affaires de mœurs, pour obtenir un cocktail détonnant. A coté Tapie, passerait presque pour un parangon de vertu, c’est dire…
Une enfance dorée…
Mais revenons à ce qui nous intéresse. Patrick Balkany est né le 16 août 1948 en Sarkozie (Neuilly sur Seine), ce sémillant sexagénaire partage avec le souverain des origines hongroises mais pas seulement. L’amitié entre les Balkany et les Sarkozy se transmet de père en fils puisque les deux Papas sont amis depuis bien longtemps. D’une famille d’ailleurs relativement huppée, il fait ses premières classes dans l’institution très chic de Jouy-en-Josas en compagnie de Michel Sardou. Malheureusement Pat’ n’aura guère le temps de pousser plus loin ses vocalises ; rapatrié dans un collège de Genève, il poursuit timidement son cursus scolaire mais terminera non-bachelier. Les études ce n’était pas vraiment son dada et sachant pertinemment qu’avec Papa derrière, il pouvait s’en passer, il choisit de s’atteler à des besognes moins éreintantes…
En effet avec sa gouaille lancinante et sa bonhommie légendaire, il se voyait plutôt sur les planches. On aurait d’ailleurs aimé qu’il reste à jouer les tragédiens d’opérette. Malheureusement sur scène, il n’a comme qui dirait, pas le succès escompté. On lui reconnaît des talents pour l’esbroufe et l’hâblerie mais pas de quoi pousser plus loin la sérénade. Conscient de ses carences, il rejoint finalement une société de prêt-à-porter familial dont il devient très vite le PDG. Les relations professionnelles de Papa permettent même au jeune histrion d’effectuer son service militaire à l’Elysée. Il y côtoie du beau linge et s’y fait des relations.
Il en profite pour se mettre à la politique et rejoint le RPR dès sa fondation en 1976. Il intègre le comité central presque aussitôt, c’est ce qui s’appelle griller les étapes. L’historien Jacques Frémontier ironise : « Il appartient à cette mince élite où les relations et l’argent paternels facilitent beaucoup l’entrée dans la carrière. Trois magasins aux Champs-Elysées et faubourg Saint-honoré, voila qui aide à supporter, sans se ruiner, les frais de timbre poste et autres menues babioles d’une campagne ». En 1978, Chirac lui donne sa chance en tant que candidat RPR aux élections législatives à Auxerre. Il échoue mais découvre sa vocation…
“Un Pasqua’s boy à l’assaut des Hauts de Seine” 1983-1995
Il fit partit de cette génération dorée de Pasqua’s boy qui fit main basse sur les Hauts-de-Seine à partir des élections municipales de 1983. Devedjian à Antony, Sarkozy à Neuilly, et lui-même à Levallois. Dès sa prise de fonction, Balkany entreprit de « déstaliniser » cette commune estampillé PC depuis plus de 18 ans. Tout cela, en utilisant des méthodes qui n’auraient sans doute pas déplu au petit père des peuples. En effet, il commença par supprimer les subventions aux associations procommunistes, il changea tous les noms de rues à consonances bolcheviques et enfin expulsa une pelletée de syndicats de la ville. Mieux que cela, en tant que président des offices HLM, il mit tout en œuvre pour éloigner les familles modestes vers Sarcelles, Nanterre, Aubervilliers…
Il faut savoir que le but avoué de Balkany a toujours été de faire de sa ville, « un second Neuilly ». Avec en prime, une population d’aristos qui lui serait dévouée et qui lui servirait de socle solide pour les futures élections. Pour cela, il favorisa grandement la construction de bureaux et de logements de luxe. Devedjian l’accusera d’ailleurs un jour de « purification ethnique », excusez du peu. Pour parfaire le tout, il choisit de nommer Didier Gandossi à la tête de la police municipale. Il faut bien reconnaître que dans cet ancien secrétaire général de la FFIP (Fédération Professionnelle Indépendante de la Police – d’extrême droite), il avait trouvé un fossoyeur de Mosquito de premier plan. Au final la tactique de Balkany s’avère payante, il est élu maire sans discontinuité de 1983 à 1995 et député des Hauts-de-Seine (Levallois-Perret-Clichy), de 1998 à 1997.
“La traversée du désert ” 1995 -2001
En 1995, c’est le début de la traversée du désert. Tout comme Sarko, il mise sur Balladur, Chirac ne lui pardonnera pas. Surtout qu’en 1993, il avait déjà accusé le corrézien de « manquer de couilles » en refusant le poste de premier ministre. Chirac pour le coup, va mettre un point d’honneur à défendre sa virilité et déploie une terrible vendetta. Il place un de ses proches amis, Olivier de Chazeaux pour le court-circuiter aux élections municipales de Levallois. Ce dernier réussit à lui prendre la mairie et en 1997 lui ravira également, son siège de député. C’est la banqueroute…
Bouté du terrain de jeu politique, il est maintenant poursuivi par la Justice. D’abord pour diffamation contre Anne Mandois par le Juge Halphen, ensuite pour prise illégale d’intérêt en tant que président de l’office départemental d’HLM et enfin pour avoir fait travailler des employés municipaux à son domicile privé, tout cela aux frais de la princesse. Il écope de 15 mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité et enfin il est condamné à verser 200 000 francs d’amende. Son calvaire ne s’arrête pas là mais il faut dire que Patrick a l’art de donner le gourdin pour se faire battre.
D’ailleurs en parlant de cela, il se fait prendre entre guillemets, la main dans le falzar. Crime de lèse majesté, il est accusé par sa maitresse, d’avoir réclamé une turlute, magnum 357 à la main. Police Python clame son innocence : « J’ai eu une passion amoureuse comme cela arrive à beaucoup d’hommes. C’est une dispute très banale. Il se trouve que j’avais à l’époque, un permis d’arme… ». La suite on la connaît….
Le terme de banalité se discute, la banalité du mal aussi, Hannah Arendt en a fait un bouquin, Balkany lui, y a consacré sa vie. Mais lorsque l’on connaît l’admiration qu’il porte à Audiard, on comprend mieux qu’il ait voulu jouer aux tontons flingueurs. Sa femme Isabelle n’aura néanmoins pas le même degré de compréhension et le quitte provisoirement.
Chaos debout, il choisit finalement l’exil aux Antilles à Saint Martin, « pour se faire oublier et pour y trouver la paix » ajoute-t-il. Tant qu’à s’emmerder, autant y trouver le soleil, c’est compréhensible. Mais l’insulaire n’est pas du genre à rester en cage, il se met très vite à diriger la principale radio de l’ile, RCI 2 et tente vainement de truster les principaux organes de presse, tout cela mis au service de sa propre régie publicitaire…bien entendu. On va pas se refaire à cet âge là, ça serait dommage ! Malheureusement en 1998, le CSA le somme d’y mettre un terme. Décidément rien ne va plus. Amateur de bonne bouffe et de plaisanteries graveleuses, il se rattrape en passant du bon temps avec ses amis Collaro et Carlos, qui fréquentent le même paradis fiscal.
“Le retour triomphal” 2001-2007
De son Ile d’Elbe, Balkany sait qu’Olivier de Chazeaux ne fait pas l’unanimité à Levallois. Plus technocratique, moins chaleureux sans doute, il n’a pas fait oublier son prédécesseur. Un bateleur qui n’avait pas son pareil pour soigner les seniors à grands coups de distributions de cadeaux, un joyeux drille qui savait rentrer dans les bistrots la gueule enfarinée pour annoncer qu’il payait sa tournée. D’une famille de commerçant, Patrick Balkany a su cultiver son intelligence sociale et en tirer parti. Dès lors cet admirateur de Napoléon, se met à rêver d’un retour triomphal. Et pour le coup, ça sera certes plus chaotique que les “Cent-Jours” mais ça y ressemble…
En 2001, il choisit donc de revenir en France et de reprendre Levallois à l’occasion des municipales. Sans étiquettes, il fait campagne seul contre tous mais réconcilié avec sa femme. Ragaillardi, il brave les injures et les quolibets. Au second tour, il affronte son rival De Chazeaux soutenu par tous les partis rassemblés de droite comme de gauche et finit par triompher. En juin 2002 lors des législatives, il récupère également son fauteuil de député. Mais tout aurait pu tourner court…
Le conseil d’Etat invalide les élections municipales de Levallois de 2001 affirmant que Patrick Balkany était toujours “comptable de fait des deniers” de la commune. En 2002, bis repetita, il est donc obligé de se représenter. Il affronte désormais Olivier de Précigout, le successeur d’un De Chazeaux désabusé. C’est à ce moment là que Sarkozy intervient et de manière déterminante. L’échec de Balladur, lui-aussi l’a subi de plein fouet. Alors lorsqu’il revient en grâce en 1999 en devenant président par intérim du RPR, il pense forcément au retour de son ami de toujours. En 2002, il intervient de manière méphistophélique en refusant à Olivier de Précigout, l’étiquette UMP. Face à ce novice abandonné par son parti, Balkany déroule de manière empirique. C’est un boulevard, il est élu dès le premier tour avec 53,78 % des voix. Ces ennuis avec la Justice se poursuivent mais il sait désormais que le vent a tourné.
En 1995, le conseil d’Etat confirme le jugement concernant l’utilisation d’employés municipaux à des fins privés et l’informe des intérêts qu’il doit régler. Pour se soustraire au règlement des intérêts, Balkany qui a plus d’un tour dans sa besace, fait voter par son conseil municipal, une remise gracieuse de la dette. Tout cela, sous l’œil bienveillant du ministre des finances de l’époque, Thierry Breton mis au parfum par Sarko. Un Sarko qui se permettra même de le réhabiliter au sein de l’appareil en le nommant délégué de circonscription UMP sans en référer aux instances nationales. En 2007, Balkany est réélu député, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
“Le temps de l’impunité et des bonnes grâces” 2007-2009
Bien sûr les climats monacaux, Patrick a toujours eu du mal à s’y accoutumer. Il prend son pied dans la tempête, l’agitation, la cohue. Il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il est au pied du mur, seul face à des éléments déchainés. Alors bon gré malgré, il parvient toujours à faire parler de lui et pour cela, force est de reconnaître, qu’il a un don.
D’abord involontairement, en se faisant piéger par les “Yes Men”, un groupe de comiques altermondialistes. Se croyant sur une chaine américaine, Balkany clame de but en blanc : « Nous n’avons pas de pauvres en Frances, nous n’avons pas de misère…Nous avons des SDF bien sûr mais qui ont choisi de vivre en marge de la société et même ceux là, on s’en occupe ». Ce genre de déclarations tapageuses se passe de commentaires, le pire c’est qu’il en est coutumier. Lorsque Sarko passait des vacances oniriques sur le yacht de Bolloré et que la presse en faisait ses choux gras. Il affirma le plus calmement du monde : « Il n’y a rien d’extravagant, c’est comme si un ami, vous prêtait sa voiture, c’est pareil ». Force est de constater que sous ces airs de marchands de frites acariâtre, se cache un grand benêt qui a souvent du mal à maitriser sa langue.
Encombrant personnage que ce Patrick Balkany. C’est le constat que font, bon nombre de cadors de l’UMP. Dans les bonnes grâces du président, Pat sait qu’il peut désormais tout se permettre et pourquoi pas même, rééditer quelques pêchés de jeunesse. Sévèrement condamné pour avoir utilisé des employés municipaux à des fins personnels, il récidive en utilisant la salle d’honneur de la mairie pour marier sa fille Vanessa. Rien n’est trop beau pour sa princesse ! Pour couronner le tout, il interdit tout stationnement dans le périmètre de la mairie durant la célébration. Le Canard enchaîné , ajoute que : « les époux Balkany ont privatisé la mairie et réquisitionné le personnel ». Ajoutez à cela une affaire que l’opposition avait tenté vainement de dénoncer, à savoir l’attribution d’un logement social, un somptueux duplex de 88m² à Henri Lecomte, ancien tennismen et ami de Patrick Balkany. Pour se rendre compte que décidément Levallois vit bel et bien au rythme de son autocrate…
Sarko en a encore bien besoin. D’abord pour aider son rejeton à se tailler une place de choix dans les Hauts-de-Seine et enfin pour parfaire son apprentissage politique. Les époux Balkany cajolent l’infant et le père le leur rend bien. Certes Sarkozy malgré toute sa bonne volonté, n’a jamais pu faire de Patrick, un ministre. Il a un passif beaucoup trop lourd pour cela. Mais il lui a confié un poste de premier plan, celui de membre permanent de la commission des affaires étrangères. Dès lors, il escorte Sarkozy partout, de Tunisie aux Emirats Arabes Unis. Outre le prestige de la fonction, ça lui permet également de négocier des contrats juteux en faveur de sa ville. Des contrats dont il a bien besoin…
En effet, « depuis son retour à la mairie en 2001, Balkany s’est relancé dans des projets immobiliers délirants. Au risque de ne pas pouvoir rembourser ses emprunts », comme l’observe à juste titre Oliver de Chazeaux. Outre ses projets somptuaires qui servent à soigner son électorat, il a doté Levallois de 83 caméras depuis 2001. Ce qui en fait et de loin, la ville la plus vidéosurveillée de France. Mais aussi l’une des plus endettée, 4292 euros par habitant, soit 50 % de plus qu’en 2001. La ville a émis 220 millions de bons du trésor à court terme dont 155 millions devaient être impérativement acquittés à la fin de l’année 2008. Balkany a su jouer de ses relations internationales et le sauveur se nomme Al-Jaber. Ce cheikh a signé un contrat de 1,6 milliards pour la construction de deux tours jumelles de 164 mètres de haut, en bordure de Seine.
D’une présidence à l’autre, Balkany a tout connu ou presque. Du statut de paria à celui d’intouchable, il savoure désormais avec avidité les bonnes grâces du pouvoir en place. La Vème république a connu pêle-mêle de personnages au parcours scabreux, d’enfants terribles qu’elle n’a su juguler mais nul doute qu’au panthéon de la compromission et du scandale, Balkany saura se tailler une place d’honneur.
Vous me direz des profiteurs comme lui, il y en aura toujours et ça valait pas le coup de rouler du tambour pour si peu. Mais ce bourgeois nanti fait dans la répétitivité, le doublon, le populisme de bas étage et l’électorat en redemande. Balkany fait partit de ces beaux-parleurs qui donne dans le picaresque et dans le grandiloquent, pour mieux faire passer leurs méfaits. Il a pris la fourberie comme apostolat et il y répond avec un sourire coupable…qu’il décroche jusqu’aux oreilles.
Méfiance Balkany, de l’Ile d’Elbe à celle de Sainte-Hélène, il n’y a qu’un pas…
Échec et compromissions de la realpolitik arabe : Risposte militaire contre Israël, un sujet tabou
12/01/2009 00:13
Et si une coalition de pays arabes attaquait militairement Israël ? Et si l’on envisageait – au nom de la « qawmiya arabiya » (nationalisme arabe), de la communauté de destin, de l’ingérence humanitaire (droits d’auteur Bernard Kouchner) façon Kosovo ou, tout simplement, de la « redjla », de la dignité, de l’humanisme – une riposte militaire contre l’Etat hébreu pour stopper sa machine de destruction massive qui s’acharne contre le peuple palestinien et les enfants de Ghaza depuis voilà presque vingt jours, multipliant les crimes de guerre dans l’impunité la plus totale ? Les opinions publiques arabes n’ont guère tort de penser que leurs dirigeants n’utilisent leur impressionnant arsenal militaire pour lequel ils déboursent des millions, voire des milliards de dollars chaque année, que pour mater leurs peuples. Il n’est pas une manifestation de rue sans que des jeunes et des moins jeunes, des révoltés de toutes conditions n’expriment le désir de partir combattre en Palestine.
C’est même devenu un leitmotiv dans la bouche de l’homme de la rue arabe. Dans la foulée, les régimes respectifs sont affublés de tous les noms d’oiseaux, coupables qu’ils sont à leurs yeux de passivité poltronne et de silence complice. D’un point de vue politique et loin de l’aspect émotionnel, il faut convenir que la question de l’intervention militaire en Israël mérite au moins débat. Ce n’est évidemment pas une mince affaire et ce n’est pas de gaieté de cœur que les pacifistes arabes (et ils sont nombreux, comme ils sont nombreux en Israël), valideraient un tel scénario, eux qui se verraient mal troquer le rameau d’olivier contre un fusil. Une telle escalade belliqueuse n’est souhaitée par personne. Pourtant, devant le massacre à huis clos des Palestiniens à Ghaza et l’horreur des images insoutenables que l’ont subit tous les jours, tous les scrupules volent en éclats et une telle option devient pour le coup sinon inéluctable, à tout le moins légitime.
A quand un référendum sur la Palestine ?
Or, jusqu’au jour d’aujourd’hui, à aucun moment la question n’a été mise sur le tapis au niveau officiel dans aucun pays arabe. Pour autant que les infos qui filtrent des réunions secrètes des cabinets arabes permettent d’en juger, pas un seul Etat, à notre connaissance, n’a posé le problème à son état-major, encore moins à son opinion publique par voie parlementaire (quand les Parlements fonctionnent et font leur travail). Non. Aucun débat public n’a été engagé à ce propos. Aucun ministre de souveraineté n’a été interpellé à ce sujet, aucun responsable du renseignement, aucun décideur. Ne rêvons même pas d’une large consultation populaire, type référendum, sur la Palestine.Si l’on passait rapidement en revue les années 2000, on se rendrait compte que la « nation arabe » (si tant est que cette entité eût un sens) a passé toute la première décennie du XXIe siècle à cumuler les affronts sans oser lever la tête. Les attentats du 11 septembre ont servi de prétexte idéal aux Etats-Unis pour lancer une vaste offensive contre le monde arabe. Sous couvert de « guerre contre le terrorisme », les Arabes se sont retrouvés en plein dans la ligne de mire de la folie belliqueuse de George W. Bush, qui mènera une véritable campagne de domestication à leur encontre pour les faire rentrer dans un nouveau sigle au contenu douteux : GMO, le « Grand Moyen-Orient ». Petite rétrospective. Il y a eu tour à tour l’agression américaine contre l’Irak en 2003 suivie de l’arrestation de Saddam Hussein en décembre 2004 et sa froide exécution, deux ans plus tard, au terme d’un procès bâclé. Le Raïs sera exécuté par pendaison, un jour d’Aïd de surcroît, presque clandestinement, dans une cave dont ne témoigneront que des images volées par téléphone portable et sans que cela n’émeuve personne. Ensuite, il y a eu la campagne du Liban pour libérer trois soldats israéliens enlevés par le Hezbollah qui s’est soldée par le massacre de Cana et zéro gain. Et, au jour d’aujourd’hui, presque avec la même régularité barbare, nous voici assistant avec la même impuissance lâche à la boucherie de Ghaza. Maintenant, à qui le tour ? Où sera le prochain Sabra et Chatila ?
Ghaza n’est pas un « casus belli »
Bien sûr, les champions de la realpolitik vont nous servir les mêmes mélopées capitulardes. Ce ne sont évidemment pas les arguments qui manquent pour expliquer (justifier ?) l’inertie des états-majors arabes et le silence de leur arsenal militaire. On va brandir le rameau d’olivier en diabolisant la « moqawama » présentée comme une option suicidaire et sans issue. Sans citer l’incapacité structurelle des Arabes à composer entre eux, conformément au vieil adage « itafaqa el arabou an la yatafiqou » (Les Arabes se sont entendus pour ne pas s’entendre). Et puis, c’est connu, nos gouvernements préfèrent retourner leurs canons contre leurs voisins respectifs. Sauf bien entendu le voisin suprême : Israël. Dans le jargon juridique, aucun Etat arabe ne considère le carnage de Ghaza ou l’attaque de quelque autre partie de la Palestine comme une situation de « casus belli ». Les Occidentaux, eux, ne sont pas plus liés organiquement que le Yémen et la Mauritanie ou l’Algérie et la Bahrein. Pourtant, ils ne sont pas avares en arguments particulièrement « frappants » – comme dirait un responsable politique – quand il faut agir pour faire pencher le rapport de force en faveur de l’un ou l’autre de leurs alliés. On les a vus se mobiliser contre l’Irak, contre l’Afghanistan ou encore en Bosnie, sous la bannière de l’OTAN ou quelque autre commandement unifié, pour défendre leurs intérêts stratégiques.
La démonstration de force russe
L’Occident n’hésite pas à faire appel à la force pour faire sens. La Russie a fait, elle aussi, savoir qu’elle s’y entendait parfaitement en langage des chars. Qu’on se souvienne de son expédition estivale pour corriger la Géorgie. Et tout le monde s’est plié aux caprices du tandem Medvedev-Poutine. Quant à nous, on en est encore à compter nos morts et nos blessés, à pleurer sur notre sort en faisant circuler sur Youtube des photos épouvantables de mômes palestiniens défigurés. Et l’on attend passivement ce que le Conseil de Sécurité va décider comme on attendrait « Laylat El Qadr » (la nuit du Destin). Pourtant, toutes les résolutions de cessez-le-feu onusiennes sont restées lettre morte. De là à espérer quelque chose de ce « machin » dénommé Ligue arabe… Les régimes arabes savent évidemment tout cela. Nos dirigeants, nos politiques, nos généraux, nos stratèges ô combien « modérés », tout gargarisés de realpolitik qu’ils sont et autres sophismes à la sauce pragmatique, savent mieux que quiconque que seul le bruit de la canonnière saura réellement calmer la furie meurtrière de Sharon et ses clones et agir activement sur le destin du peuple palestinien. Bien sûr que la décision de la paix et de la guerre est toujours délicate en temps de troubles comme ceux que nous vivons actuellement. Ce n’est confortable pour personne d’entraîner un pays dans un conflit armé. Mais là où les responsables politiques israéliens sont épatants, c’est qu’ils prennent justement leurs responsabilités. Ils sont payés (précisément élus) pour faire la sale besogne et prendre les décisions qui fâchent et ils ne rechignent pas à le faire. Tzipi Livni n’y est pas allée par trente-six chemins pour annoncer depuis le Caire qu’Israël allait attaquer Hamas. Elle n’a pas dit : « Nous allons nous réunir pour voir dans quelle mesure il serait possible et faisable et moralement acceptable d’envisager un prolongement de la trêve avec le Hamas moyennant une médiation de la troïka européenne ou du planton de l’ONU. » Elle a déclaré, en présence d’Ahmed Abouel Ghaït, le ministre égyptien des AE – dont l’embarras consentant résumait toute la couardise arabe : « Nous allons frapper le Hamas. » Et ils ont frappé. Nous, on fait de la rhétorique. On se la joue pacifiste inconditionnel comme si la coquetterie sémantique et la langue de bois diplomatique suffisaient face à autant de sauvagerie. Non, il n’est confortable pour personne d’appuyer sur le bouton fatidique. Mais nous avons des chefs d’Etat qui sont payés (et plutôt grassement) pour faire le sale boulot. Ils se disent tous « chefs suprêmes des armées », alors qu’ils agissent en tant que tels. Quelqu’un a-t-il entendu Bouteflika depuis le début du massacre ? Le président de la République a-t-il réuni le Haut conseil de sécurité ? A-t-il rencontré Toufik ? S’est-il déplacé aux Tagarins ? Bien sûr, M. Belkhadem, que « le chef de l’Etat n’est pas tenu de rendre des comptes aux journalistes » (El Khabar d’hier) et que Son Excellence « yadjri moubahathate » avec ses homologues de la nekba arabe. Bien sûr que les réunions de l’état-major et autres conciliabules du DRS se tiennent à huis clos – comme le génocide de Ghaza –, ne soyons pas naïfs ! Mais s’il y avait quelque chose de décisif qui était sorti de ces conclaves, les Algériens en auraient pris acte.
1973, la dernière guerre israélo-arabe ?
La constitution d’une force arabe de dissuasion (ou de persuasion, c’est selon) apparaît pour la majorité des observateurs comme une utopie. L’histoire retiendra que la dernière fois que les Etats arabes se mobilisèrent dans ce sens, ce fut lors de la guerre de 1973. Depuis, plus rien ! Comme si la poignée de mains entre Anouar Saddate et Menahim Begin à Camp David nous engageait tous. Nous savons bien que l’Egypte perçoit une aide directe de la part des Etats-Unis de 2,2 milliards de dollars annuels, que Khadafi tremble depuis la pendaison de Saddam, que le Maroc est empêtré dans sa guerre contre le Polisario, que l’Algérie surveille le Maroc, que l’Arabie Saoudite surveille l’Iran, que le Liban craint la Syrie, que la Syrie se demande encore s’il faut libérer le Golan ou le céder définitivement à Israël contre une paix à l’égyptienne… Après, qu’ils aillent empêcher Al Qaïda, le GSPC et autres filières islamistes d’aller recruter dans les masses insurgées les djihadistes et les kamikazes de demain qui vont alimenter « le terrorisme international ». Des contingents de révoltés qui, à défaut d’une riposte organisée au niveau des Etats et faute de casser du Tsahal, vont tourner leurs corps explosifs vers les premières cibles qui seront à leur portée. Et les radicaux de tout bord de récupérer la colère populaire arabe à des desseins inavoués. Qu’on songe aux filières afghanes, irakiennes et autres… Il est des moments où nous avons honte d’être journalistes réservistes et de n’avoir que sa plume impuissante pour répliquer à la barbarie israélienne et prêter timidement main-forte à la résistance palestinienne, solitaire et digne…
Les Palestiniens ont aussi leur Eric Besson (traître-étalon): Mahmoud Abbas.
12/01/2009 00:10
Depuis le 9 janvier, Mahmoud Abbas n’est plus légalement le président de l’Autorité palestinienne. Son mandat de quatre ans est en effet parvenu à son terme.
Anticipant cette difficulté, les ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe avaient estimé, le 26 novembre 2008, après l’échec d’une médiation égyptienne visant à réconcilier les deux grand mouvements palestiniens, le Fatah (Autorité palestinienne) et le Hamas, que M. Abbas devrait “continuer à assumer ses responsabilités de président de l’Autorité palestinienne” jusqu’à ce que cette querelle soit réglée. Le Hamas avait répliqué en estimant que “la légitimité ne se confère pas par une quelconque partie mais se gagne à travers des élections, conformément à la loi et à la constitution”.
Après la victoire du Hamas aux élections du 26 janvier 2006, les Occidentaux avaient fait valoir que M. Abbas, favorable à des négociations avec Israël, qu’il reconnaît, et hostile à la lutte armée, à rebours des membres du Mouvement de la résistance islamique, disposait d’une légitimité populaire au moins égale à celle que le Hamas venait de récolter. Cet argument se trouve aujourd’hui singulièrement affaibli.
La police anti-drogue péruvienne a saisi 300 kilos de cocaïne qui devait être acheminée en Belgique par la mer au départ du port de El Callao, a indiqué la direction anti-drogue (Dirandro) de la police nationale. La drogue était dissimulée dans six valises dans un conteneur sur le port de del Callao (ouest), a précisé un porte-parole de la Dirandro. Il a expliqué que l'intervention avait été réalisée avec l'appui de douaniers et en présence d'un juge. La Dirandro a précisé qu'une personne avait été interpellée au cours de l'opération et que l'enquête se poursuivait.
Israël essaie de cacher un lourd et redoutable secret
BOUGUERRA Larbi Mohamed
Les nouvelles des boucheries perpétrées par Israël nous choquent quotidiennement : assassinats d’enfants et d’écoliers, raids d’avions contre des civils, destruction de maisons, mitraillage de familles et des pêcheurs sur les plages de Gaza …Crimes innombrables qui nous assaillent tous les jours dans le silence assourdissant des grandes consciences et des puissants de ce monde.
Un énième crime commis par les sionistes est celui contre l’environnement et les eaux de Palestine. Cet odieux attentat était jusque là connu des seuls spécialistes. Il faut rendre hommage à Johann Hari qui l’a dévoilé au grand public dans un article consacré au 60ème anniversaire de l’entité sioniste dans le journal londonien « The Independent » du 28 avril dernier, article dans lequel il explique les sales dessous cachés de la fondation de l’entité sioniste.
Johann Hari est un journaliste et un dramaturge de grand talent. Il écrit dans le New York Times, le Monde, The Los Angeles Times, Ha’aretz… Il a été nommé journaliste de l’année en 2007, par Amnesty International et a obtenu le Prix Orwell du journalisme politique pour 2008.
Hari rapporte qu’il flotte sur Israël une suffocante odeur nauséabonde…Une senteur écoeurante qui s’ajoute celle de la corruption de Sharon (père et fils) ou celle de l’actuel Premier ministre qui vient d’être interrogé par la police sur des pots-de-vin. Il s’agit en vérité de cette odeur caractéristique des fosses d’aisance, des effluves d’eaux usées. En effet, dans les Territoires Occupés, par de grands tuyaux métalliques, les colonies juives déversent leurs eaux usées brutes, telles quelles, non traitées, dans les terres palestiniennes de Cisjordanie.
Ces rejets finissent par percoler dans la nappe phréatique dont elles transforment l’eau en poison !
Debout près d’une de ces mares nauséabondes jaunes et brunes, le Dr Bassam Sadi Nadi, médecin – chef palestinien explique à Hari : « Récemment, nous avons eu des pluies très abondantes, les excréments ont fini par atteindre la nappe qui alimente toute la région. Je savais que si nous n’agissions pas rapidement, les gens aller mourir. Nous avons du dire à tous les citoyens palestiniens de ne pas utiliser cette eau durant plus d’une semaine et nous avons fourni de l’eau en bouteille aux gens. Nous avons eu de la chance car la contamination était localisée. La prochaine fois… ». Il secoua sa tête en signe de peur. Ce n’était point une frayeur feinte. En 2004, un rapport de l’ONG « Friends of the Earth » (Les Amis de la Terre) a révélé que 6% seulement des colonies sionistes traitaient leurs eaux usées.
Hari ajoute : « Pour punir la population de Gaza d’avoir « mal voté », l’armée israélienne refoule aux points de contrôle les canalisations et le ciment destinés aux réparations du réseau d’égout. Résultat ? De grandes mares stagnantes d’immondices sont contenues par des murets fragiles dans toute la bande de Gaza où elles pourrissent et fermentent en plein air. En mars dernier, un de ces murets céda : un tsunami d’excréments humains emporta un bébé de neuf mois et sa grand’mère. L’ONG « Centre for Housing Rights » (Droit au logement) tire la sonnette d’alarme : si par aventure survenaient de grandes pluies, 1,5 million de m3 d’excréments humains pourraient se déverser sur la bande de Gaza provoquant « un monumental désastre humanitaire et environnemental » » Hari demande : « Comment en est-on arrivé là ? Comment un Etat juif fondé il y a 60 ans sur la promesse d’être « une lumière parmi les Nations » finit-il par déverser ses excréments sur une population palestinienne sans défense ? Le début de la réponse se trouve dans le secret qu’Israël connaît et qu’il essaie de faire disparaître toutes ces années. Aujourd’hui même encore, pouvons –nous décrire honnêtement et de façon non hystérique ce qui s’est produit il y a soixante ans ? »
Hari décrit alors posément la dépossession palestinienne et les manœuvres des politiciens sionistes comme David Ben Gourion qui écrivait en 1937 : « Les Arabes doivent partir mais il nous faut l’occasion propice pour le faire, une guerre par exemple ». Il mit au point le Plan Dalit : intimidations et terreur à grande échelle, bombardements et sièges des populations, empoisonnement des puits et épandage d’herbicides sur les récoltes…
Avant l’intervention des armées arabes de 1948, Ben Gourion et sa clique firent le nettoyage ethnique de 800 000 Palestiniens et Israël s’éleva sur ces ruines. Certains historiens israéliens tel Ilan Pappé ont minutieusement décrit ce que l’entité sioniste essaie vainement de cacher concernant sa fondation : crimes contre l’Humanité, provocations, massacres car on était à mille lieues de ce phantasme cher à Herzl et ses acolytes : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ! Hari arrive à la conclusion qu’il y a en Israël, une frange qui ne veut pas de la paix, à aucun prix et quelles que soient les concessions palestiniennes. La preuve ? « Quand, ce week-end, le gouvernement élu du Hamas a offert une trêve de six mois qui aurait pu conduire à des pourparlers de paix, le gouvernement israélien répondit sur le champ en bombardant un responsable important du Hamas et en tuant une fillette de 14 ans ».
En conclusion, Johann Hari écrit : « Israël, à l’âge de 60 ans, en regardant ses cheveux gris et en faisant mine d’ignorer l’odeur de ses propres excréments déversés sur la Palestine, a besoin de se demander ce qu’il veut être dans les prochaines soixante années ».
En attendant, le choléra menace Gaza et les organisations internationales essaient de faire passer aux check points tenus par la main de fer de l’armée du matériel pour faire face à une épidémie de choléra !
Quant au soixantième anniversaire de la dépossession des Palestiniens, il faut avoir foi dans cet axiome : la Vérité finit toujours par triompher du Mensonge…et la persévérance permet de percer les secrets les mieux gardés…fussent- ils ceux du Shabak ou du Mossad !
Mohamed Larbi Bouguerra
Mohammed Larbi Bouguerra est géographe, ancien professeur à l’Université de Tunis, ancien responsable syndical étudiant et membre du CS d’ATTAC, et spécialiste du problème de l’eau au Proche-Orient. Auteur en particulier de "La recherche contre le Tiers Monde. Multinationales et illusions du développement" aux Presses Universitaires de France, Paris, 1993 ; " Linus Pauling. L’Einstein de la chimie. Génie rebelle et humaniste" Editions Belin. Pour la Science, Paris, 2002 (traduit en néerlandais) et : "Les batailles de l’eau. Pour un bien commun de l’humanité" Edit. de l’Atelier.Paris, 2003 traduit en anglais, arabe, espagnol et portugais.
Publié (printemps 2008) dans Attariq Al Jadid (La Voie Nouvelle) à Tunis.
http://attariq.org
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7752
Curieusement, lorsque Battisti et ses camarades « jugeaient » et éliminaient les « ennemis du peuple », ils ne leurs demandaient jamais leur bulletin de santé…
11/01/2009 18:02
11/01/2009 – 15h00 RIO DE JANEIRO (NOVOpress) – L’ancien terroriste d’extrême gauche Cesar Battisti prétend, dans une interview publiée samedi par l’hebdomadaire Epoca, que sa vie serait en danger s’il était extradé du Brésil vers l’Italie. « Je suis certain que si je vais en Italie, je serais l’objet de vengeance. Je serais assassiné », a-t-il déclaré.
Condamné à la prison à perpétuité par contumace dans son pays pour l’assassinat de quatre personnes entre 1977 et 1979, Battisti s’était réfugié en France avant de fuir au Brésil en 2004. Il a été arrêté à Rio de Janeiro en 2007 et écroué à Brasilia dans l’attente d’une décision de la justice brésilienne sur la demande d’extradition déposée par l’Italie. En avril dernier, le Procureur général de la République, Antonio Fernando Souza, a rendu un avis favorable à la demande d’extradition de Battisti, refusant de considérer ses crimes comme « politiques ».
L’assassin a d’autre part assuré qu’il souffrait d’une grave hépatite B, d’ulcères gastriques, de problèmes de glycémie et d’insomnie. Curieusement, lorsque Battisti et ses camarades « jugeaient » et éliminaient les « ennemis du peuple », ils ne leurs demandaient jamais leur bulletin de santé…
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