Londres et Cheney veulent multiplier les fronts en Asie du Sud-Ouest
12/01/2009 15:13
Voici l’évaluation de la situation en Asie du Sud-Ouest qu’a donné Lyndon LaRouche samedi, à la suite de discussions avec des sources haut placées à Washington et au Proche et Moyen-Orient :
« A partir d’une série de rapports récents, nous estimons que le vice-Président Cheney, avec le soutien de Londres, cherche à multiplier les fronts – Liban, Syrie, Iran – pour élargir le conflit de Gaza à l’ensemble de l’Asie du Sud-Ouest. Cet effort, qui a atteint un seuil critique depuis 48 heures, s’intègre dans une épreuve de force globale menée par Londres, que l’on voit aussi s’illustrer en Ukraine afin de provoquer une crise énergétique majeure en Europe, pouvant mener à un conflit eurasiatique.
« Nous avons reçu plusieurs rapports crédibles attestant que Cheney, allié à des factions britanniques et saoudiennes, tente de pousser le gouvernement et l’armée israélienne à étendre ses attaques à la Syrie et au Hezbollah. Le but de ces manœuvres est de créer l’occasion pour Cheney, dans les dernières heures de son mandat, de justifier une action militaire américaine contre l’Iran, malgré la forte opposition du Pentagone, de la CIA et du département d’Etat. Une telle attaque a pu être empêchée jusqu’à aujourd’hui grâce à une opposition concertée à l’intérieur des institutions américaines, tel qu’on peut le voir dans les déclarations publiques du secrétaire à la Défense, Robert Gates, du Chef d’Etat-major des armées, l’amiral Mike Mullen, et d’autres.
« Cette volonté de créer une série de crises stratégiques ingérables pour l’administration Obama, alors qu’elle voudrait concentrer son action sur la désintégration financière et l’effondrement total de l’économie américaine, est, selon nos sources directes, l’occupation principale du vice-Président Cheney. Le 8 janvier, Cheney serait intervenu personnellement pour pousser à l’ouverture d’un second front israélien au Liban. Nous avons aussi des indications claires sur l’engagement des réseaux anglo-saoudiens d’Al-Yamamah dans la fourniture d’armes servant à étendre ce conflit. Nous avons les preuves que des armes fournies par les saoudiens servent aux opérations destinées à impliquer l’Iran dans le conflit, et que les relais saoudiens au Liban seraient activés pour ouvrir un front avec Israël. Pour l’instant, Israël ne s’est pas précipitée dans ce piège de Sykes-Picot, mais Londres, à travers Cheney et d’autres relais dans la région, fait tout pour briser cette réticence avant le 20 janvier, date de l’entrée en fonction de Barack Obama.
« Selon moi, le danger d’escalade et de multiplication des provocations est particulièrement fort d’ici au 20 janvier. Je parlerai de cet enjeu lors de ma conférence internet du 16 janvier. La présente déclaration a été incitée par les rapports que j’ai reçus ces dernières heures et qui nécessitait que je m’exprime sur ce sujet rapidement. Je partage les vues de certains responsables-clés dans l’appareil de Sécurité nationale des Etats-Unis, que l’éventualité d’une attaque sur l’Iran n’est pas encore exclue. Tant que Bush et Cheney n’auront pas quitté la Maison Blanche, cette menace d’escalade et de provocations est très réelle. Dans ces circonstances, il faut bien comprendre que Cheney est une grenade entre les mains des Britanniques. »
Enrico Macias ne sera jamais le bienvenu en Algérie
12/01/2009 15:09
Belkhadem a bien des défauts et il participe à un gouvernement honni par une bonne partie de la population, mais il n'a jamais marchandé son soutien à la cause de la Palestine. Lisez donc comment est qualifié le CRIF dont les dîners en ville sont courus par toute la nomenklatura hexagonale. Ceci dit, j'espère qu'il veillera aussi à ce que d'autres sionistes comme BHL, l'ami des généraux, ne mettent plus les pieds en Algérie.
J'espère sincèrement qu'Enrico Macias ne remettra jamais les pieds sur la terre de ses ancêtres et je souhaite qu'il vive très vieux afin qu'il soit rongé par la nostalgie le plus longtemps possible.
Le secrétaire général de l'instance exécutive du FLN [et ministre sans portefeuille, représentant personnel du chef de l'Etat], Abdelaziz Belkhadem, a indiqué samedi qu'il ne s'était pas trompé au sujet du chanteur Enrico Macias lorsqu'il s'était opposé à sa venue en Algérie en 2000 et en 2007. «Nous ne sommes pas trompés sur Enrico Macias. Vous avez vu, Il a été parmi les premiers à la marche de soutien à Israël il y a quelques jours à Paris », a expliqué M.Belkhadem lors d'une rencontre avec les journalistes à l'issue du sommet de l'Alliance présidentielle consacré essentiellement à la cause Palestinienne. «Libre à lui de chanter, mais nous n'acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs », a ajouté M. Belkhadem, qui est également ministre d'Etat représentant personnel du Président de la République. Invité en Algérie par le Président Bouteflika au lendemain de son élection en 1999, Enrico Macias, chanteur juif né à Constantine, a été empêché de venir après une forte mobilisation à travers le pays. En décembre 2007, le chanteur avait tenté en vain de figurer dans la délégation qui accompagnait Nicolas Sarkozy en Algérie lors de la visite d'Etat du président français. Mais là encore, les Algériens avaient refusé de le recevoir. Enrico Macias est connu pour ses positions favorables à Israël et surtout à l'armée israélienne. Dimanche dernier, il avait pris part à une manifestation de soutien à l'agression israélienne contre Gaza. Une manifestation organisée par le Crif, une organisation communautaire juive extrémiste.
Jean-Pierre Elkabbach a posé ce matin à Bernard Kouchner une question sur l'enquête de Pierre Péan. Très énervé, le ministre n'a pas vraiment compris la question.
Ce matin sur Europe1, Bernard Kouchner était le combattant de la paix, racontant par le menu son épopée moyen-orientale. Jusqu'à la toute fin de l'émission, où Jean-Pierre Elkabbach, bon lecteur de Marianne2.fr, lui posait la question qui fâche, ce qui n'était d'ailleurs pas évident compte tenu de la gravité du sujet évoqué ce matin, la guerre à Gaza :
Le moins qu'on puise dire, c'est que la réponse du Ministre n'est pas d'une clarté aveuglante. Il a manifestement confondu l'information publiée par nos amis de bakchich.info sur le cabinet BK Consultants, information intéressante mais qui ne le met pas vraiment en cause, et le scoop de Pierre Péan rapporté par le site sur les facturation des sociétés IMEDA et consoeurs dirigées par ses deux proches collaborateurs. Bernard Kouchner n'avait sans doute pas lu l'article de Marianne2.fr, ce qui l'a amené à parler de «calomnie». A présent qu'il a pu revenir à son bureau et pris le temps de découvrir cet article dans son intégralité, nous attendons avec impatience sa réponse. A condition, bien entendu, que d'autres journalistes reviennent sur ce dossier délicat, comme certains sites, tels lefigaro.fr ou lesmotsont unsens, ont commencé à le faire.
Verbatim : J.-P.E. : Une question personnelle… B.K. : Une question personnelle ? Sur un sujet comme celui-là ? J.-P.E. : Non non, mais enfin, je dois. Sur le site de Marianne2.fr… B.K. : Oh ! Vos sources sont excellentes ! J.-P.E. : Avant de devenir ministre des Affaires Etrangères, il paraît que vous auriez facturé plusieurs rapports à certains Etats dont le Gabon. Est-ce que c’était parce que vous aviez une société de consultants… B.K. : J’ai deux sociétés de consultants. Il s’agit d’une loi dont je suis extrêmement fier, pour la sécurité sociale au Gabon. J.-P.E. : Est-ce que vous continuez à avoir des rapports, à travailler sur le… B.K. : Mais non, pas du tout ! Qu’est-ce que c’est que ces sites ? Quels sites ? J’ai plus de sites ! J’ai pas de site d’ailleurs ! De quoi parlez-vous ? De quoi parlez vous ? J.-P.E. : Allez, on va arrêter de commenter… B.K. : Non non non, vous avez parlé ! C’est une vraie calomnie ! J’avais en effet deux sociétés, l’une s’appelait BK consultants, l’autre BK conseil. BK conseil a été arrêtée complètement, BK consultants n’a pas été arrêtée pour des raisons comptables, parce qu’on m’a dit : « Il faut la garder pendant quelques jours ça coûte cher ». Il n’y a rien dessus. Pas de salaire, pas d’argent, rien de rentré. Faites des enquêtes avant de calomnier !
Exclusif Marianne: l’étrange diplomatie africaine de Bernard Kouchner
12/01/2009 15:01
Pierre Péan se prépare à publier dans les semaines qui viennent un livre-portrait sans complaisance sur Bernard Kouchner. L’enquête, dont Marianne2 a pu avoir accès à certains extraits en avant-première, met en cause le désintéressement du «French doctor»: peu avant de devenir ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner aurait facturé, via une société créée par deux proches collaborateurs, plusieurs rapports à certains États, dont le Gabon.
Bernard Kouchner au Forum de Davos en 2008. (photo : World Economic Forum - Flickr - cc)
Le paradoxe est énorme : l’homme qui incarne, auprès de millions de Français, la générosité, l’altruisme, la paix et le partage, l’homme qui truste tous les prix de popularité dans les machines à sondages, l’homme qui fait figure, depuis des années, de fils spirituel de l’abbé Pierre, cet homme-là se prêterait en réalité à des activités d’affairiste qui utiliserait son impact médiatique et surtout sa position de responsable public dans le cadre d’un commerce très privé. Telle est la démonstration que se prépare à publier, documents à l’appui, Pierre Péan dans un livre qui donne un éclairage cru à la carrière du french doctor. On savait que Bernard Kouchner était resté gérant de la société BK Consultants, créée en 2004. Ce que l’on ignorait, c'est qu’il aurait ensuite fait passer ses prestations de conseil et d’audit sous l’égide de trois autres sociétés (IMEDA, Africa Steps et Danomex) créées par deux de ses proches collaborateurs, Éric Danon et Jacques Baudouin. Une fois devenu ministre des Affaires étrangères, en mai 2007, Bernard Kouchner fait nommer le premier ambassadeur extraordinaire à Monaco, le 8 août 2007. Quant au second, il lui avait confié dès sa nomination la direction de la Communication du Quai d’Orsay.
Pierre Péan établit, preuves à l’appui, que Bernard Kouchner, bien avant ces deux nominations officielles, se serait fait le VRP de la société IMEDA auprès du Gabon d’Omar Bongo, alors qu’il occupe, avant même de redevenir ministre, une haute fonction à caractère public, puisque, nommé par Jean-Pierre Raffarin, il est à la tête d’un réseau international (ESTHER ) œuvrant pour l’amélioration des services de santé dans les pays du Sud.
Une facture de 2,65 millions d'euros! « Au Gabon, précise Péan, le montant des contrats passés par IMEDA et Africa Steps est de 1 735 916 870 Francs CFA, soit 2 646 388 euros. Le premier versement, de 500 millions CFA, soit 762 245 euros, à IMEDA, a été effectué le 19 janvier 2004 ; le second, à Africa Steps, de 700 millions CFA, soit 1 067 143 euros. Fin 2006, le gouvernement gabonais devait encore 817 000 euros aux deux sociétés pour honorer complètement les contrats signés… » Le tout pour des prestations réalisées sous l’égide de l’actuel ministre des Affaires étrangères. Ce qui fait qu’au moment où Bernard Kouchner s’installe au Quai d’Orsay, l’État gabonais doit toujours le reliquat de 817 000 euros aux deux sociétés des collaborateurs du ministre. Qu’à cela ne tienne ! Il est vraisemblable que le ministre a demandé le règlement de facture lors d’un entretien officiel, comme l'écrit Péan : « Le nouveau ministre des Affaires étrangères a eu l’occasion de remettre la question sur le tapis, le 25 mai 2007, lors de la première visite d’Omar Bongo au président Sarkozy, à Paris. C’est donc bien un ministre français en exercice qui peut suggérer au Président gabonais de régler une facture en souffrance qui le concerne directement ou indirectement. La preuve ? Le 3 août, soit cinq jours avant l’officialisation de sa nomination au Journal Officiel, Éric Danon, confortablement installé dans sa résidence du domaine Saint-Basile, à Mougins, envoie un fax à Blaise Loembe, Trésorier Payeur Général du Gabon, pour lui rappeler qu’ils (selon toute vraisemblance, il s’agit du ministre des Affaires étrangères et lui-même) ont obtenu toutes les assurances d’Omar Bongo concernant le règlement de cette facture. Il lui demande en conséquence de « bien vouloir (en) effectuer le paiement avec la plus grande diligence », précisant même : « Nous avons reçu le mois dernier de Son Excellence le chef de l’État l’assurance que notre dernière facture serait rapidement honorée. »
Sarkozy ignorait les activités africaines de Kouchner Le cas du Gabon n’est pas, semble-t-il, isolé et Pierre Péan cite et détaille d’autres prestations facturées selon le même modèle pour d’autres États africains avec lesquels la France entretient des relations de grande proximité.
Le livre de Pierre Péan précise que le président Sarkozy ignorait, au moment de la nomination de Bernard Kouchner, l’existence de telles prestations et de telles factures en souffrance.
Bernard Kouchner pourra arguer qu’un homme politique a bien le droit de gagner sa vie lorsqu’il n’est plus en responsabilité, et qu’il n’est pas illogique qu’il le fasse dans les domaines de compétence qui sont les siens. A la fin des années 1990, Dominique Strauss-Kahn avait été mis en cause pour la facturation de ses honoraires d’avocat au groupe Vivendi. En droit, cette facture ne posait pas de problème, correspondant à un travail dûment effectué. Mais elle constituait néanmoins une pratique discutable en regard de la déontologie politique.
Plus récemment, le cumul, par Jean-François Copé de ses mandats politiques et de son activité d’avocat n’a pas suscité beaucoup de réprobation, alors qu’il aurait été impensable voici quelques années. Pourtant, conduire une activité d’avocat pourrait très bien le mettre, un jour ou l’autre, en position de conflit d’intérêt si la défense de son client a un rapport avec des dossiers qu’il gère en tant qu’élu du peuple. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Nicolas Sarkozy lui-même a fini, à la suite d’enquêtes publiées dans la presse (notamment par Marianne et le Canard Enchaîné) par renoncer, peu avant l’élection présidentielle, à son intéressement aux bénéfices réalisés par le cabinet qu’il a cofondé.
Les prestations de Bernard Kouchner, telles que décrites par l’enquête de Pierre Péan, semblent bien poser un problème d’une autre ampleur puisqu’il était en charge du groupement ESTHER au moment de la signature des contrats et que ses « clients », hommes d’états africains, pouvaient espérer, en lui commandant des rapports, bénéficier de l’appui de la France pour l’octroi de subventions internationales. La réaction du gouvernement à ce qui pourrait peut-être devenir « le dossier Kouchner » ne manquera donc pas d’intérêt.
El Tribunal de Derechos Humanos de Estrasburgo falló a favor de un transexual suizo que denunció a las aseguradoras de su país por negarse a pagar los costes de su operación de cambio de sexo
12/01/2009 14:55
EFE | PARÍS
Publicado Lunes, 12-01-09 a las 13:57
El Tribunal de Derechos Humanos de Estrasburgo falló a favor de un transexual suizo que denunció a las aseguradoras de su país por negarse a pagar los costes de su operación de cambio de sexo y le concedió una indemnización de 23.000 euros.
Nadine Schlumpf, nacida varón en 1937 y con el nombre de Max Schlumpf, decidió cambiarse de sexo a los 67 años y vivir el resto de su vida como mujer, una vez que sus hijos habían alcanzado la edad adulta y que su esposa había fallecido de cáncer.
En 2003 comenzó una terapia hormonal y psiquiátrica, así como un tratamiento endocrinológico y obtuvo el certificado de un experto médico que le diagnosticó "transexualismo masculino-femenino", quien afirmó que el paciente cumplía las condiciones para someterse a una operación de cambio de sexo.
Un año más tarde, Schlumpf solicitó a su aseguradora SWICA que se hiciera cargo de los costes de su operación. Ésta se negó y adujo que no había transcurrido el tiempo mínimo necesario de evaluación, establecido en dos años por el Tribunal Federal de Aseguradoras (división independiente del Tribunal Supremo suizo), por lo que no se podía determinar que el paciente sufriera "verdadero transexualismo". Aún así, Schlumpf se sometió a la operación y en 2005 cambió incluso su estado civil y su nombre, pasando a llamarse Nadine en lugar de Max.
Decidió cambiarse de sexo a los 67 años y vivir el resto de su vida como mujer, una vez que sus hijos habían alcanzado la edad adulta y que su esposa había fallecido de cáncer
Tras no obtener satisfacción jurídica en diferentes instancias suizas y no poder siquiera presentar su caso en audiencia pública, Schlumpf elevó su batalla al Tribunal de Estrasburgo, que entiende que la Convención de Derechos Humanos garantiza el derecho a la "vida privada" y establece la indemnización en 15.000 euros de daños no pecuniarios y 8.000 euros por costes.
El tribunal admite también que no se respetó el derecho a un juicio justo y a una audiencia pública, recogidas en la Convención de Derech
El inversionista robó "millones" a Sondra Wiener y ahora intenta "desesperadamente" vender la casa que tiene en Florida
"Mi familia es una víctima, más que ninguna otra persona. Es muy doloroso", asegura el sobrino del acusado de fraude
El inversionista de Wall Street, Bernard Madoff, acusado de presuntamente montar un fraude de 50.000 millones de dólares, estafó también a su hermana, que ahora intenta vender su casa en Florida (EE.UU.), según The New York Post.
El diario ha indicado en su versión digital que Madoff le robó "millones" a su propia hermana, Sondra Wiener, de 74 años, y que ahora ésta intenta "desesperadamente" vender la casa que tiene en Florida. "Ella perdió millones en todo esto", ha dicho una fuente anónima citada por el diario, que calculó la pérdida de Wiener en unos tres millones de dólares.
El hijo de Wiener, David, afirma que, en definitiva, "mi familia es una víctima, más que ninguna otra persona. Es muy doloroso". Un vecino de la familia asegura al diario que "parece que ella no vio venir esto. ¿Qué clase de persona estafa a su propia hermana?".
Weiner puso a la venta su casa, de 317 metros cuadrados y en un exclusivo sector de Palm Beach, y pidió entre 850.000 y 950.000 dólares por ella, según el diario. La casa incluye tres habitaciones, una piscina, un spa, y una "bella vista de la puesta del solo todas las tardes", indicó el anunció de venta de la empresa inmobiliaria Illustrated Properties.
Uno de los cinco familiares que recibieron paquetes de joyas
Al parecer Wiener fue una de los cinco familiares que recibieron paquetes llenos de bisutería de lujo por parte de Madoff y su esposa, Ruth, la víspera de Navidad. La hermana de Wiener, según The New York Post, recibió un paquete con joyas por un valor de un millón de dólares, que incluía relojes de las marcas Cartier y Tiffany.
Los abogados de la fiscalía en el caso contra Madoff recuperaron las joyas en las últimas semanas, tras alegar que el envió de esos paquetes violaba una orden judicial sobre el congelamiento de todos los bienes de Madoff .
Madoff , de 70 años, fue arrestado el pasado 11 de diciembre bajo cargos de violación de las leyes federales en materia de valores, en lo que se considera uno de los fraudes financieros más grandes de la historia de Estados Unidos.
Un juez federal en Manhattan tendrá que decidir hoy sobre una solicitud de la fiscalía de revocar la orden de arresto domiciliario de Madoff y dictaminar que el inversionista vaya a la cárcel mientras aguarda juicio
Au total, sept personnes ont été interpellées lors d'une enquête sur des vols et des recels dans une grande surface. Le préjudice est estimé à 80 000 €.
Photo DDM, illustration, Roger Garcia
«Un cadre photo numérique ? Nous l'avons en réserve, Monsieur. Je vais vous le récupérer ». Et cinq minutes plus tard, le vendeur revient dépité, sans le cadre espéré. « Je ne comprends pas, il y en a quatre en réserve selon l'ordinateur… » Cette histoire vraie s'est souvent répétée ces derniers mois chez Boulanger, le magasin installé route d'Espagne à Toulouse.
Spécialisé dans la hi-fi, la télévision, le numérique et autres petits appareils ménagers, cette enseigne souffrait depuis plusieurs mois de curieux trous dans ses stocks. Suffisamment répétés et importants pour d'abord intriguer, puis inquiéter les responsables locaux. Et ces dérives ne pouvaient pas être seulement liées aux voleurs à la tire, ceux qui jouent d'ingéniosité pour quitter les rayons avec grille-pain ou lecteur DVD sous le bras.
Convaincus que les vols venaient de l'intérieur, les responsables ont alerté la police toulousaine. Et pendant de longues semaines, les policiers de la brigade de voie publique ont essayé de comprendre ce qui pouvait expliquer ses trous dans les réserves du magasin. La semaine dernière, après plusieurs semaines de surveillance et d'investigations, ils ont interpellé sept suspects à Castanet-Tolosan. Des membres ou des amis d'une famille, âgés de 22 à 50 ans.
Matériel dernier cri
Certains de ces suspects travaillaient, ou avaient travaillé dans le magasin. « Ils avaient organisé un véritable pillage. Soit en se servant dans les réserves, soit carrément lorsque la marchandise était livrée », relate un enquêteur.
Entre la famille et les amis de la famille, il ne manquait jamais un volontaire pour récupérer lecteur DVD dernier cri, ordinateur, console de jeux, lecteur MP3 dernier cri, écran plat… Et pas grand-chose n'échappait aux envies d'équipement de cette « bande » qui est soupçonné d'avoir détourné 80 000 € de matériel en l'espace de six mois ! Les perquisitions ont d'ailleurs permis de retrouver de nombreux équipements dans les logements des suspects. « Ils sont également soupçonnés d'avoir revendu du matériel à droite ou à gauche », confie un policier.
Placés en garde à vue, les suspects auraient reconnu les détournements de matériel. Deux d'entre eux ont été mis en examen pour « vol aggravé » et « recel » et placés sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction Serge Lemoine. Et côté Boulanger, les responsables apprécient de ne plus voir les bénéfices s'envoler dans des poches malhonnêtes.
Balma : un employé volait du champagne
À la veille du réveillon, les gendarmes de Balma ont interpellé un chauffeur livreur, employé dans une société de transport implantée dans cette commune.
Depuis cinq à six mois, cet homme âgé de 55 ans aurait largement puisé dans les stocks de marchandises à livrer aux différents clients. Et cet employé indélicat, peut-être en prévision des fêtes de fin d'année, manifestait une prédilection pour le champagne : plus de deux cent bouteilles de grandes marques ont ainsi disparu. Des bouteilles dont le prix de vente entre professionnels oscillait entre 50 et 100 € et que l'employé revendait par la suite. Il devra comparaître devant le tribunal correctionnel en mai prochain.
Les petits commerçants du Bénin pourraient, sans le savoir, être escroqués par les organismes de microcrédit qui leur accordent des prêts
COTONOU, 8 janvier 2009 (IRIN) - Certaines organisations non-gouvernementales (ONG) locales employées en sous-traitance dans le cadre d’un programme de microcrédit doté d’un budget de plusieurs millions de dollars reçoivent des pots-de-vin de la part des emprunteurs, selon les directeurs du fonds.
Aboubacar Aboudou, premier directeur du programme public de « microcrédits aux plus pauvres », a expliqué à IRIN qu’une supervision insuffisante, conjuguée à la croissance rapide du programme depuis sa création en février 2007, avaient laissé le champ libre aux « intermédiaires sans scrupules », engagés pour traiter les dossiers de prêt.
« Ils détournent les fonds et tentent de dissimuler leurs crimes. C’est immoral. Ils veulent rendre les pauvres encore plus pauvres », a-t-il déploré.
Profiter de la pauvreté
Komi Koutche, le directeur actuel du fonds, a indiqué à IRIN que certaines associations communautaires locales, employées en sous-traitance, profitaient du désespoir des emprunteurs.
« Au lieu de prendre deux dollars de frais de dossier, ils facturent [aux emprunteurs] jusque sept dollars. Tant que les emprunteurs les paient de leur plein gré, on ne peut rien faire pour les arrêter. Ce n’est que lorsqu’ils protestent que nous pouvons intervenir », a-t-il dit.
Selon certaines études récentes, les créditeurs intermédiaires « perçoivent les traites versées par les emprunteurs, à qui ils promettent de les reverser aux partenaires du fonds [les banques], mais n’en font rien », a indiqué à IRIN Reckya Madougou, ministre béninoise de la Microfinance.
Le montant maximum des prêts est de 60 dollars. Les emprunteurs ont six mois pour rembourser les prêts subventionnés par le gouvernement à un taux d’intérêt de cinq pour cent.
Les cinq organismes de prêt partenaires du fonds ont fait état de plus d’un million de dollars de prêts impayés en 2007, selon les Nations Unies. Les banques sous-traitent à 20 ONG spécialisées dans la microfinance.
Trop, et trop vite
Le fonds de microcrédit a accordé plus de 500 000 prêts à hauteur de 31 millions de dollars, selon Mme Madougou, la ministre. Pour celle-ci, ces prêts sont « la solution pour lutter contre la pauvreté et sont un sage investissement en capital humain ».
Le Bénin se classe systématiquement dans les 20 derniers rangs de l’indice des Nations Unies sur les conditions de vie, qui couvre 179 pays. Mais à en croire M. Aboudou, l’ancien directeur du fonds, le programme public de microcrédit a mis la barre trop haut, trop vite.
« Parce que le fonds voulait des résultats rapides, les gens ont fermé les yeux sur les irrégularités. Il y avait beaucoup d’argent, ce qui a ouvert la porte aux fraudes. Il est normal qu’il y ait eu des prêts fictifs [qu’empochent les intermédiaires], alors même que les populations vraiment pauvres sont laissées de côté ». Le programme ne devrait traiter que 50 000 prêts par an, a-t-il ajouté.
Appels à la réforme
Une « mafia » se crée bientôt là où des fonds importants sont injectés, a expliqué Martin Assogba, de l’organisme à but non-lucratif Action contre le régionalisme, l’ethnocentrisme et le racisme.
« Je ne serais pas surpris d’apprendre que ce sont les membres des familles – les parrains et les marraines [des emprunteurs] - qui traitent les dossiers ».
D’après M. Assogba, il serait mieux que les demandeurs d’emprunt s’adressent directement aux organismes de prêt. « Nous devons définir de nouveau la façon dont les fonds sont alloués, en supprimant les intermédiaires. De cette façon, l’argent parviendra bel et bien aux bénéficiaires. Nous devons arrêter cette mafia ».
M. Koutche, directeur du fonds national de microfinance, a expliqué à IRIN que le fonds cherchait à supprimer les intermédiaires.
Le Bénin compte 500 organismes de microfinance (organismes de prêt communautaires hors banques), dont moins de la moitié sont reconnus par l’Etat, selon le gouvernement.
Qui est pauvre ?
En outre, à ce jour, le fonds n’a établi aucun critère à remplir pour pouvoir se voir accorder un prêt, selon M. Koutche.
« Nous avons procédé à des analyses subjectives au cas par cas. Si quelqu’un vient déposer une demande de prêt avec son téléphone portable, on va refuser la demande. Quiconque a assez d’argent pour s’offrir un téléphone n’a pas besoin de prêt. En revanche, si la personne vit dans une maison dépouillée, qui manque de commodités, elle obtiendra son prêt ».
Mme Madougou, la ministre de la Microfinance, a indiqué à IRIN que les prêts publics étaient accordés en fonction d’un principe directeur : prêter « aux plus pauvres sans considération d’ethnie, ni d’obédience politique ».
Mais en ne définissant pas de critères concrets, on laisse libre cours au favoritisme et à la corruption dans le cadre du programme, a indiqué M. Koutche, le directeur du fonds. Il a néanmoins ajouté que le fonds s’efforçait à l’heure actuelle d’établir les critères à remplir pour se voir accorder un prêt.
Des organismes de microfinance opèrent au Bénin depuis les années 1970. Selon l’Association nationale des praticiens de la microfinance du Bénin (le Consortium ALAFIA), il y avait plus de 730 000 emprunteurs en 2004. En 2005, le consortium a calculé que plus de 200 millions de dollars de prêts étaient en cours.
Il n’y avait plus eu de neige à Marseille depuis 22 ans. Fallait-il donc s’équiper en chasse-neige (il en faut un sacré paquet, pour une des villes les plus étendues de France, pleine de collines et de pentes, sillonnée d’innombrables traverses exigeant un matériel très diversifié) ? Eh bien, c’est l’avis de François Fillon, qui fait une sortie devant les caméras (le détail a son importance) en dénonçant l’incurie des collectivités locales – en l’occurrence, le pagnolesque Gaudin, soufflé par cette fessée. Mesurons l’ampleur des dégâts : quelques dizaines d’automobilistes bloqués sur l’autoroute, j’en excepte ceux qui sont restés là quelques heures seulement, sachant que dans trois semaines ceux qui partiront à l’assaut des stations de ski de Tarentaise ou du Briançonnais passeront le double avec allégresse dans des bouchons par des températures équivalentes (et en souhaitant qu’il y ait de la neige). L’aéroport de Marseille a suspendu ses activités, et (je cite France 2) trois cents passagers ont passé la nuit sur place – soit l’équivalent de deux ou trois avions.
A Toulouse, c’est le verglas (inconnu pendant plus de trente ans !) qui a sévi : fallait-il, à Marignane, entretenir une brigade de bulldozers équipés de lames, et à Blagnac, stocker des millions de litres de dégivrant ?
Bon, finalement et pour faire bon poids, ce coup de froid sur le Midi aura emmerdé bien des gens, mais il n’y a pas lieu d’en parler comme d’une catastrophe nationale qu’un « pays moderne » (je cite Fillon) n’aurait pas su gérer.
Fillon crie, la caravane passe
On ne nous fera pas croire, je l’espère, que nous sommes dotés d’un premier ministre idiot. Il ne sert pas à grand chose, c’est clair, et il est d’autant plus étonnant qu’il soit monté en première ligne pour crier son indignation et lancer des enquêtes. Tu parles ! le coup de l’enquête, en Sarkoland, c’est comme le sirop Python : l’universelle panacée, on t’en sert une, d’enquête, dès qu’une mouche a des vapeurs, il doit bien y avoir trois cents « enquêtes » en cours sur ceci-cela, ça ne mange pas de pain et le lendemain on n’y pense même plus. Fillon, il n’est pas à une enquête près ; mais lui qui ne dit pas grand chose sur la guerre de Gaza, ni sur la perte d’emploi de 64 000 de ses concitoyens, le voici qui vient au secours des martyrs de l’autoroute et des otages de l’aéronavale, et abonde dans le sens de la grande râlerie dont les médias se font l’écho, en l’amplifiant, évidemment, puisque sans cela, il n’y aurait pas matière à cette foutu dramatisation dont se repaissent nos journaux télévisés. On tend un micro à un gars, s’il dit qu’il est « otage » (de la neige, de la grève, des caténaires niqués …), il passe au vingt heures, s’il dit bôf, c’est pas la mort, de toute façon j’avais pas envie d’aller bosser, il perd l’occasion de jouir enfin de cette seconde de célébrité que la société du spectacle lui offrait ce jour-là. Bon, jusque là, je veux dire, dans les médias, le coup est classique ; et si l’on écoute attentivement, sachant ne pas s’exposer à la critique d’en faire trop et de « désinformer » tout en informant, les médias ajoutent, dans les commentaires, que des coups de froid pareils n’ont rien d’étonnant, parlent de 1954, de 56, de 85, et concluent qu’en gros, on se gèle les coucougnettes pendant huit jours tous les sept ou huit ans. J’ajoute que, si l’on a la mémoire un peu plus longue que le premier ministre, on est tenté de se demander si les températures que nous connaissons en ce début janvier sont vraiment si exceptionnelles : moins huit ici, moins dix là, et même moins quinze à Mouthe dans le Jura (que l’on cite toujours, dans ce contexte, pour dire combien il peut faire froid en France), ce n’est pas la Sibérie. Parisiens, vous avez connu bien pire, et toutes et tous vous avez vu la neige sur Montmartre et le Champ de Mars ! Il neigerait en septembre, il y aurait matière à s’alarmer, mais trente centimètres en Corrèze en janvier, cela peut arriver sans que la France bascule dans une glaciation subite. D’accord, nos hivers tendaient à devenir nien doux, et les téléskis de la moyenne montagne labouraient l’herbe : on a plutôt l’impression de revenir au bas de la fourchette normale.
Blanche-neige au Café du Commerce
Alors, pourquoi ce ramdam du père Fillon ? Comme j’ai plein de mauvais esprit et que cela fait partie des ingrédients caractéristiques de Bakchich, je vais vous dire l’idée folle qui m’a traversé l’esprit : parler de la pluie et du beau temps est une façon de parler d’autre chose, donc, parler du froid permet d’escamoter les sujets brûlants. Et chausser les pantoufles de Bidochon 1er qui râle parce que l’auto elle patine sur la neige et qu’est-ce qu’ils foutent à la mairie et à l’Équipement c’est que des branleurs je le sais j’ai un beau-frère qui y bosse, quand on est le « locataire de Matignon », comme disent joliment les radios, c’est effectivement parler d’autre chose que des maux ordinaires de ce beau pays blanchi par l’air glacial. Le pouvoir d’achat ? Pfuit, ce n’est plus un problème, c’est bien simple, à en croire Sarko, plus personne n’y pense (au MEDEF, c’est l’orgasme, d’autant plus que les dividendes sont gras). Le chômage ? Ben, on s’en sort mieux que si c’était pire, dit la version officielle des oracles d’État, dont les enfants et les parents ont un boulot garanti. La dette ? Faut bien qu’on trouve du jonc pour que les banques ne dérapent pas sur le verglas carabiné de la spéculation foireuse, de la dépression fatale, des escrocs new-yorkais, en attendait la moralisation du capitalisme (attention, chantier !). D’ailleurs, plus un mot de ces vétilles sur nos écrans. Et tant qu’on en reste à un SDF mort par jour, y a pas le feu au lac : avec ce froid et leur obstination, on est poliment invités à donner quitus au gouvernement. Mais derrière les malheureux transis du Bois de Vincennes, il y a des centaines de milliers de mal logés en toutes saisons, et le froid ne fait que remettre une couche sur leurs difficultés (je ne parle pas du soin qu’on prend de condamner leurs défenseurs ou de matraquer les râleurs).
Mon cher, quand un retraité fait les poubelles par moins quatre pour bouffer, le premier drame, ce n’est pas le thermomètre, c’est le montant de sa retraite. A plus quatre, on ne vous a pas entendu compatir ni réclamer des enquêtes, et pourtant, c’était le même retraité et la même poubelle…
Vous avez dit blizzard ?
Dans des tas de pays hyper équipés où sévissent tempêtes et blizzards avec une fatale régularité, des rues sont incirculables et des aéroports restent fermés chaque année pendant plusieurs jours. Si l’aventure polaire, ça consiste à remonter la Canebière à pieds dans douze centimètres de neige, je veux bien revenir en enfance. Mais je ne veux pas qu’on balance devant mon nez ces rideaux de brouillard givrant : les intempéries que traverse la France, pour le moment, elles sont d’abord économiques et sociales, pas climatiques. Le grand coup de froid, il est là, monsieur Fillon, parlez-en avec autant de compassion que vous en montrez pour les sinistrés de la crise, débloquez autant de pognon pour les mal logés que vous voudriez qu’on en claque pour acheter des chasse-neige sur la Côte d’Azur et répandre des milliers de tonnes de sel pour quelques heures de neige en pourrissant les chaussées et la flotte (eh oui, c’est cher, tout ça !), ce ne sera pas beaucoup face au marasme, mais ce sera déjà ça. Tenez, payez le surplus de leur facture d’électricité, de gaz ou de fuel, si le froid vous fait pleurer. Ils apprécieront. Et vous aurez l’air de vous inquiéter à bon escient. Parce que le pire est encore à venir, et, à 60 000 chômeurs de plus par mois, le printemps risque d’être aussi chaud que l’hiver vous semble froid.
A lire : Yves-Marie Laulan, un démographe accuse Giscard et Chirac
12/01/2009 14:14
Yves-Marie Laulan, économiste, démographe et banquier, a suivi une carrière qui l’a mené des cabinets ministériels aux institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OTAN), en passant par la Société Générale, le Crédit Municipal de Paris et la Caisse Française de Coopération économique. Il a enseigné également dans diverses universités, dont l’Institut d’Études Politiques de Paris. Il a publié, en France et à l’étranger, une quinzaine d’ouvrages d’économie ou de géopolitique. Il a participé à la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing et a été secrétaire national du RPR pour les Questions économiques. Et pourtant, dans son dernier ouvrage - à paraître Mercredi - intitulé Le couple Giscard-Chirac - Deux années de plomb qui amorcent le déclin : 1974-1976, il analyse la responsabilité historique de l’ancien Président et de son Premier ministre dans les maux actuels de la France.
Yves-Marie Laulan a répondu aux questions de Fabrice Bianco et a autorisé Novopress à reproduire en avant-première quelques « bonnes feuilles » de son ouvrage.
La loi Veil entraîne un déficit chronique des naissances d’origine française qui crée un appel d’air pour l’immigration comme en témoigne le gonflement des flux migratoires et des naturalisations (voir infra). La France est ici victime d’une immigration de type nouveau, celle qui tend à substituer une nouvelle population à l’ancienne. Ainsi, en 2005, 16 % des naissances étaient d’origine musulmane. Combien dans 30 ans ?
§1 - Le constat : les chiffres
A - Le rapport entre avortement et fécondité.
Rappelons tout d’abord une évidence de base. Si toutes les femmes enceintes se faisaient avorter, la fécondité française serait égale à zéro, car il n’y aurait plus de naissances vivantes. Cela n’est heureusement pas le cas. Mais à un rythme de croisière de 200 000 avortements par an (plus probablement proche de 250 000), pour 800 000 naissances vivantes par an, cela représente très exactement le quart, proportion évidemment colossale, et inacceptable, qui interpelle l’esprit.
Il est donc difficile de nier l’évidence, à savoir que la loi Veil a eu, et a encore, une incidence démographique déterminante. Cela est d’autant plus manifeste si l’on considère l’évolution du nombre des avortements et de l’installation des étrangers sur le territoire français sur la longue période, depuis la loi Veil de 1974. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Sur 34 ans, le nombre des avortements enregistrés dans notre pays est en progression constante, au dessus de 200 000 par an. Ce qui représente, pour cette période, près de 7 millions de petits Français (6,8 très exactement) qui ne sont pas venus au monde. Or les statistiques les plus fiables font état d’entrées d’étrangers de l’ordre de 200 000 par an également .
L’égalité de ces deux chiffres donne à réfléchir. Il est clair qu’il n’y a pas eu substitution chiffre pour chiffre, nombre pour nombre. Mais il est non moins évident que l’avortement de masse, et la sous fécondité qu’il a provoquée, ont créé un environnement propice au gonflement des flux migratoires. Cela est d’ailleurs tellement évident que les autorités de Bruxelles, devant l’impact désastreux de la chute de la fécondité au niveau européen sur la population active et l’économie, n’ont rien trouvé de mieux comme remède que de prôner une entrée massive de travailleurs étrangers .
Ces indications sont corroborées par les travaux de l’INED. Dans un colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations de 2004, il a été indiqué que l’on pouvait évaluer à environ 13,5 millions de personnes (4,3 millions d’adultes, 5,5 millions d’enfants et 3,6 millions de petits enfants) le nombre d’immigrés et leurs descendants entrés en France après 1950 (dont la très grande majorité depuis 1974).
Sur ce total, les ressortissants de pays situés en dehors de l’Union européenne (Turquie, Maghreb et Afrique noire) représentent à peu près la moitié, soit encore 7 millions de personnes.
B - Vers une substitution de population.
Certes, le chiffre officiel des étrangers en France varie peu d’année en année. Il s’est stabilisé autour de 3,5 millions de personnes, chiffre consacré que la presse et les média bien pensants répètent pieusement en choeur depuis des années. Mais ce décompte est évidemment trompeur. Car il oublie simplement de tenir compte des naturalisations, lesquelles à un rythme annuel de 150 000, font disparaître le même nombre d’étrangers des statistiques enregistrant la population étrangère en France. C’est l’image bien connue du tonneau qui se remplit à une extrémité et se vide à l’autre, et dont le niveau reste constant.
L’enquête de recensement de l’INSEE de 2004/2005 estimait la population étrangère à 4,9 millions, soit 8,1 % de la population française, avec une augmentation de 600 000 personnes par an.
Mais à l’immigration s’ajoute le différentiel de fécondité entre les femmes d’origine immigrée, soit un indice de fécondité de 2,7 enfants par femme, contre un indice de 1,7 enfant par femme pour les femmes françaises (la différence entre l’indice officiel de 1,9 enfant par femme tant vanté dans la presse et l’indice réel, soit 1,7, s’explique effectivement par ce différentiel de fécondité).
Ainsi, en 2005, le pourcentage des naissances d’origine étrangère représentait au moins 12 % du total des naissances (16 % selon d’autres sources ) .
Mais l’immigration clandestine intervient aussi pour expliquer l’accroissement invisible des communautés d’origine étrangère, notamment par le biais des opérations de régularisation. A côté des régularisations ponctuelles, 130 000 en 1981, 150 000 en 1991, 100 000 en 1997, il faut tenir compte des régularisations de plein droit, 20 00 à 30 000 chaque année, opérées depuis 1997 en fonction de certains critères ( plus de 10 années de résidence par exemple).
En conséquence, sur la base des tendances actuelles, la France tendrait vers une situation où les immigrés hors Union européenne pourraient représenter jusqu’à 30 % de la population française. Circonstance aggravante, cette population d’origine immigrée serait largement constituée d’éléments majoritairement jeunes ( comme dans les pays en voie de développement) alors que la population autochtone résiduelle serait formée en grande partie de personnes âgées(voir ci-dessous pour plus de détails).
On assiste donc bien, phénomène sans précédant historique, à une transformation excessivement rapide, en l’espace de moins d’une génération, de la composition de la population française .
§2 - Les conséquences économiques.
Mais ce phénomène a-t-il des conséquences dommageables ? Après tout, les Etats-Unis se sont bien constitués à partir de l’immigration, et la France elle-même a eu recours à ce procédé pour combler les vides creusés par la guerre de 14/18.Il importe ici de réfuter une fois pour toutes le sophisme cent fois répété pour justifier la croissance de l’immigration présentée comme une ondée régénératrice, voire une manne bienfaisante.
En réalité, la France accueille depuis 30 ans « une immigration de chômage et de précarité » . L’immigration dite de travail, ne représente pas plus de 5 % du total. Aussi n’est-il guère surprenant que cette immigration ait un coût exorbitant qui pèse de plus en plus lourdement sur le budget public et sur les comptes sociaux. En effet, le premier souci d’une famille d’immigrés qui arrive en France est de s’inscrire à l’ANPE.
A - Le coût de l’immigration
Ce coût a été estimé par des équipes de chercheurs à 36 milliards d’euros (il s’agit d’une évaluation minimale : le coût effectif serait sans doute plus proche du double) .Il touche pratiquement toutes les facettes de la vie sociale et concerne notamment le logement, la santé, la scolarisation, le chômage et la délinquance, comme on le verra ci-après à propos des difficultés de l’intégration.
L’AME, l’Aide médicale de l’Etat, fournit des soins gratuits aux sans-papiers malades : on dénombrait 191 000 bénéficiaires en 2006. Les dépenses s’envolent: le budget de l’AME dépasse 400 millions d’euros. Cela n’est pas surprenant, car les dépenses par tête, 2 500 euros par an, dépassent largement les dépenses annuelles moyennes des assurés du régime général, 1 500 euros.
La scolarisation est considérée comme un droit pour tous, clandestins ou immigrés de plein droit. En 2001, on comptait 1 200 classes dites d’initiative à statut spécial, donc plus coûteuses, accueillant 25 000 élèves. Mais cela ne suffit pas.
Par ailleurs, les familles françaises fuient vers le privé, abandonnant le secteur public aux enfants d’immigrés qui reçoivent une scolarisation au rabais.
Il manque 400 à 500 000 logements. Les foyers d’immigrés sont surpeuplés. L’Etat finance donc 25 000 chambres d’hôtels pour un coût supérieur à un milliard d’euros. Il faudrait construire 100 000 logements supplémentaires par an (à des conditions évidemment préférentielles), pour accueillir les nouvelles vagues d’immigrés. D’où une multiplication des « squats », de 1 800 à 2 000, abritant la plupart du temps des familles d’origine africaine ( souvent polygames).
B - Immigration et croissance économique.
Pour ce qui concerne l’économie française, le fond du problème est que ces flux migratoires (dont 65 % proviennent de l’Afrique noire) sont formés, pour l’essentiel, de personnes dépourvues de toute qualification professionnelle. Une bonne proportion, (jusqu’au tiers) ne parle même pas français. Il serait difficile, dans ces conditions, de s’attendre à ce que ces migrants puissent apporter une quelconque contribution à la création de richesses.
En fait, en supposant que ces migrants ne soient pas tôt ou tard happés par le monde de la délinquance et qu’ils parviennent tant bien que mal à intégrer le marché du travail, ces travailleurs sans formation seront nécessairement voués à des tâches sans qualification. ll s’ensuit, dès lors qu’ils formeront une fraction significative et croissante de la population active, que la productivité moyenne de la main d’oeuvre française est appelée à baisser peu à peu. En conséquence, la présence de ces travailleurs non qualifiés va tirer vers le bas les taux de la croissance économique.
La conclusion qui s’impose est que l’immigration n’est pas « une chance pour la France », mais plutôt un handicap structurel . Et rechercher dans un surplus d’immigration le remède à l’insuffisance du volume de la main d’oeuvre est une ineptie intellectuelle de premier ordre. Mieux aurait valu, d’un point de vue économique, pour maintenir le niveau de vie français, laisser venir au monde des millions de petits Français que d’aller chercher ailleurs les hommes que la France n’a pas eu le courage -ou le bon sens- d’ élever chez elle.
C - Immigration et financement des retraites
Ce simple constat de bons sens réduit à néant le slogan que les avocats de l’immigration ont ressassé pendant des années, à savoir que « les immigrés allaient payer nos retraites » .
C’était tout simplement oublier que la capacité contributive pour le financement des retraites d’un immigré non qualifié, manoeuvre ou femme de ménage, n’a rien à voir avec celle d’un cadre de l’industrie, d’un médecin ou d’un informaticien. Ses cotisations, dans le meilleur des cas, seraient à peine suffisantes pour financer sa propre retraite le moment venu.
En fin de compte, la loi Veil, qui a contribué à réduire de façon dramatique le nombre des naissances vivantes en France, n’aura pas été une bonne affaire ni pour la croissance de l’économie française, ni pour le financement des retraites.
§3 - La loi Veil et l’intégration des populations immigrées.
Seule une population d’accueil à la fécondité vigoureuse et dotée d’une population jeune est en mesure d’intégrer convenablement des hommes venus d’ailleurs. Ainsi s’explique largement l’échec de l’intégration des immigrés dans notre pays depuis 30 ans.
A - Des naturalisations à la pelle.
Certes, la France naturalise. Elle naturalise même à tour de bras, par fournées entières, entre 100 000 et 150 000 selon les années, à un rythme bien supérieur à celui de nos voisins, beaucoup plus regardants sur l’octroi d’un bien précieux entre tous, la nationalité .
La France généreuse a toujours été intimement convaincue, miracle d’une certaine idéologie républicaine, que l’attribution d’un simple document, en l’occurrence une carte d’identité, allait, dans l’instant, transformer un jeune issu d’une communauté étrangère en un bon petit Français, fils de Clovis ou de Vercingétorix. Il a fallu déchanter.
B - Le mal des banlieues.
Ce mal se caractérise par la prolifération des « cités » et des « quartiers sensibles qui colonisent peu à peu, de proche en proche, le territoire métropolitain, en essaimant comme une gangrène, des banlieues aux espaces ruraux. Une enquête récente évaluait à 2 630 le nombre des quartiers sensibles abritant dans des conditions d’insalubrité grave quelques 2 millions de personnes provenant à 80 % du Maghreb et d’Afrique noire (Ile-de-France, Lyon, Toulouse, Marseille).
En matière de délinquance juvénile, la France possède le triste privilège d’être championne d’Europe (derrière l’Estonie et l’Irlande) avec un taux de 18,8 % de l’ensemble des délits. En 2005, le chiffre officiel des voitures brûlées était de 45 588 véhicules ; on en comptait déjà 31 500 pour les 6 premiers mois de 2006.
Les taux de chômage des jeunes issus de l’immigration sont le double de ceux de la moyenne nationale. Faute de qualification, les jeunes immigrés réclament à cor et à cri des emplois qui n’existent plus dans une économie moderne. Ces jeunes désoeuvrés, loin de l’école, se livrent à toute sorte de petits trafics illicites, drogue pour les caïds, objets volés pour les autres. Il en résulte des conflits territoriaux auxquels se livrent ces gangs à caractère mafieux.
Le déracinement social et la destruction des structures familiales traditionnelles, notamment en ce qui concerne l’autorité des parents, suffisent à expliquer le désarroi de jeunes déboussolés, sans repères, proies faciles pour les gangs mafieux ou l’islamisme.
Il en résulte un climat insurrectionnel latent prêt à dégénérer en émeutes à la moindre occasion et sous le moindre prétexte, comme en octobre 2005, et encore le 29 mars 2007 à la gare du Nord. Le moindre incident, la moindre vétille, tout devient prétexte à émeute avec son rituel devenu traditionnel de violences urbaines.
Car les « Jeunes », -selon la pieuse expression forgée par le quotidien Le Monde, (expression qui contient toute l’hypocrisie du monde)- sont habités par la « haine », haine de la France et des Français. D’où la recrudescence d’une délinquance d’un type nouveau non plus à la recherche, comme auparavant, de rapines, mais visant à nuire, à faire du mal à autrui.
Rien qu’en 2006, ces violences à la personne ont augmenté de 12,45 %. Même le Monde en est réduit à mettre la sourdine à 30 années d’hypocrisie et de dissimulation confites dans les bons sentiments en titrant le 15 mai 2005 : « Le spectre de violences anti-blanc ».
C’est une forme perverse de racisme à l’envers. Agissant en bandes pour se donner du courage, ces Jeunes issus de l’immigration agressent toute personne porteuse du symbole de l’autorité ou simplement du service public : policiers, pompiers, médecins, chauffeurs de bus. Ils n’épargnent pas pour autant les éléments les plus vulnérables de la société, jeunes femmes, handicapés, malades, enfants, personnes âgées.
Mais l’islamisme n’est pas loin. Il prend racine dans ces communautés sauvages de jeunes qui ont perdu toute référence sociale ou familiale pour instaurer un ordre nouveau reposant, entre autres choses, sur la violence faite aux femmes, objets de domination.
Ainsi Simone Veil, qui voulait tant venir en aide à quelques femmes en détresse par l’avortement a-t-elle indirectement réussi, par un singulier détour de l’histoire, à condamner d’autres femmes immigrées, plus nombreuses, à une détresse existentielle plus terrible encore.
C - Les plans Banlieues
Qu’il y ait échec, nul ne peut raisonnablement le nier aujourd’hui, en dépit des milliards d’euros dépensés en pure perte depuis des années pour cela, comme le rappelle un récent rapport de la Cour des Comptes. La meilleure preuve en réside dans la dernière mouture des multiples « Plans Banlieues ».
Le plus récent a été présenté en janvier 2008 par Favela Amara, la dernière « trouvaille » de la présidence de la République. Ce programme a été baptisé, pour faire neuf, le « plan Espoir Banlieues », ce qui change évidemment tout.
Il portera, bien entendu, sur plusieurs milliards d’euros soigneusement dissimulés et éparpillés comme d’habitude sur les budgets de divers départements ministériels. Selon ses auteurs, il devrait, une bonne fois pour toutes, guérir le « mal des banlieues » qui ronge la France depuis tant d’années.
Mais ce mal est-il guérissable ? Il est permis d’en douter. Jusqu’ici, rien n’a marché. Peut-être tout simplement parce que rien ne peut marcher. Quelles que soient les bonnes intentions et les sommes vertigineuses déversées dans ce gouffre sans fond, par quel coup de baguette magique pourra-t-on transformer quelques centaines de milliers de jeunes issus de l’immigration non éduqués, non scolarisés, non motivés, en autant de bons citoyens respectueux de l’ordre et des lois de la République ? Les enfants de l’immigration sont-ils assimilables ?
La France est aujourd’hui en présence d’un immense et perdurable échec humain et social, pratiquement insurmontable.
Yves-Marie Laulan Le couple Giscard-Chirac - Deux années de plomb qui amorcent le déclin : 1974-1976, A paraître mercredi aux Editions François Xavier de Guibert 18 €.