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Pas de bases américaines au Kazakhstan (général Petraeus)
15/01/2009 16:14
ASTANA, 14 janvier - RIA Novosti. Les Etats-Unis n'ont pas l'intention d'installer de bases militaires sur le territoire du Kazakhstan, a déclaré mercredi devant les journalistes à Astana le général David Petraeus, chef du Commandement central (Centcom) des Forces américaines, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.
En décembre dernier, le chef de l'Etat-major général des Forces Armées de Russie, Nikolaï Makarov, avait déclaré que les Etats-Unis se proposaient de déployer des bases militaires au Kazakhstan et en Ouzbékistan.
"Je n'en sais rien. Ce n'est pas vrai", a dit le général Petraeus, répondant à la question d'un journaliste à l'issue d'un entretien avec le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev.
Selon le chef du Centcom, Washington mène à présent des négociations avec Astana sur le transit de marchandises et de cargaisons militaires via le Kazakhstan vers l'Afghanistan.
En 1992, le Kazakhstan avait adhéré au Conseil de coopération euratlantique, transformé en Conseil de partenariat euratlantique (CPEA) en 1997, et le 27 mai 1994, le Kazakhstan a intégré le programme Partenariat pour la paix de l'Alliance de l'Atlantique Nord.
Le Plan d'Action de Partenariat Individuel (IPAP) du Kazakhstan avec l'OTAN a été adopté le 31 janvier 2006. La coopération militaire y constitue le volet essentiel. Le Kazakhstan est devenu le quatrième pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI), après la Géorgie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie, à avoir accepté ce format de coopération.
http://fr.rian.ru/world/20090114/119493547.html
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Pas de bases américaines au Kazakhstan (général Petraeus)
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ASTANA,
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Están bombardeando todo.
15/01/2009 16:01
Parlamento europeo denuncia el «castigo colectivo» contra los palestinos
El Parlamento europeo ha denunciado hoy "el castigo colectivo" aplicado por los israelíes a los palestinos de la franja de Gaza, estimando que esto constituye una violación del "derecho humanitario internacional".
"El embargo sobre la franja de Gaza representa un castigo colectivo en contradicción con el derecho humanitario internacional", estimaron los diputados del Parlamento Europeo en un resolución adoptada a mano alzada, sin ningún voto en contra. El Parlamento Europeo, cuya sede se encuentra en
LAURA L. CARO, CORRESPONSAL I JERUSALÉN
Actualizado Jueves, 15-01-09 a las 15:55
Están bombardeando todo. Es el explícito resumen del caos que nos acaba de hacer por teléfono un vecino de Gaza, que ha tenido que colgar para huir del centro de la capital.
La aviación israelí ha atacado esta mañana otro edificio de la Agencia de la ONU para los refugiados. Está ardiendo, hay depósitos de gasolina muy cerca y se teme lo peor. En estos momentos coches de bomberos de la Cruz Roja están tratando de apagar el incendio. La portavocía de la agencia en Jlem confirma que tienen uno de sus staff herido por fósforo, que le atravesó el chaleco antibalas. Informan que en total hay 13 heridos.
Bombas de fósforo blancoEl oficial de esta agencia, Chris Guiness, acaba de denunciar su creencia de que Israel ha lanzado bombas abrasivas de fósforo blanco. Dentro de la sede había unos 700 palestinos, aunque el parte de incidencias apunta a que habría solo tres heridos.
Este bombardeo se ha producido mientras la ministra judía de exteriores, Tzipi Livni, se entrevistaba en Jerusalén con el secretario general de la ONU, Ban Ki Moon, que espantado, ha tachado los ataques de «atrocidad».
Porque hay más. Las bombas han alcanzado hace unos minutos el hospital central de Shifa, cuartel de la Media Luna Roja en el Centro de Gaza, donde se encuentran atrapadas más de 450 personas. El centro sanitario se encuentra en el populoso barrio de Tal Al Hawa, donde la gente huye en masa con lo puesto. También los misiles han alcanzado la torre de la capital donde se alojan estaciones de televisión y muchas agencias de noticias. Associated Press dice que las balas de los francotiradores han entrado por sus ventanas. De hecho, hay dos heridos de la cadena norteamericana Fox y otros dos de la televisión de Abu Dhabi.
Es la incursión más profunda de las fuerzas israelíes en la ciudad de Gaza
Los tanques también asedian la casa de Mahmud Al Zahar, el más duro de los líderes políticos de Hamás, que está en paradero desconocido. Es la incursión más profunda de las fuerzas israelíes en la capital y sólo podemos confirmar que los disparos de artillería en este centro urbano se escuchan de forma ininterrumpida hace horas.
| LAURA L. CARO, CORRESPONSAL I JERUSALÉN
Están bombardeando todo. Es el explícito resumen del caos que nos acaba de hacer por teléfono un vecino de Gaza, que ha tenido que colgar para huir del centro de la capital. La aviación israelí ha atacado esta mañana otro edificio de la Agencia de la ONU para los refugiados. Está ardiendo, hay depósitos de gasolina muy cerca y se teme lo peor. El oficial de esta agencia CHRIS GUINESS acaba de denunciar su creencia de que Israel ha lanzado bombas abrasivas de fósforo blanco. ... [+]
http://www.abc.es/20090115/internacional-oriente-medio/israel-ataca-oficinas-medios-200901151105.html
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Réseaux, luxe et argent : les zones d'ombre de l'affaire Dray
15/01/2009 14:19
Hôtels et horlogerie de luxe, haute couture... Le train de vie élevé du socialiste est révélé dans un rapport de Tracfin.

Julien Dray contre-attaque. Visé par une enquête préliminaire pour abus de confiance, le député de l'Essonne et vice-président du conseil régional d'Ile-de-France a réclamé mercredi "la constitution d'un jury d'honneur composé de personnalités indépendantes, d'un haut niveau de respectabilité, afin d'étudier son patrimoine et ses comptes", a indiqué à l'AFP Me Léon-Lef Forster.
Une action qui n'a pas de valeur juridique, mais à laquelle le socialiste est contraint, selon son avocat, car il "n'a toujours pas accès" au dossier judiciaire. Et une action qui lui permettra surtout de répondre aux informations divulguées dans les médias.
En plus de la plainte contre X déposée mardi pour violation du secret professionnel, il a engagé les services d'un autre conseil, Me Emmanuel Pierrat, afin de faire citer en justice des journaux et sites Internet accusés de "propager des propos diffamatoires", et ce jusque dans les commentaires des internautes.
La dernière révélation provient d'ailleurs d'un média. L'Est républicain a publié mercredi le rapport complet de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, à l'origine du déclenchement de l'enquête préliminaire. Un rapport qui détaille les zones d'ombres du dossier, liste ses dépenses et décrypte ses liens financiers avec les associations et le milieu des affaires.
Les réseaux associatifs
Le rapport de Tracfin met en lumière la dimension économique de liens politiques très anciens. Depuis la fondation de SOS Racisme, en 1984 sous l'égide de l'Elysée, Julien Dray est reconnu comme le "boss politique de ces orgas". Celui qui impose le slogan "Jospin t'es foutu, les lycéens sont dans la rue" en 1990. Mais aussi celui qui adoube les dirigeants de SOS et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl): "Les présidents n'étaient pas élus sans son accord", précise un ancien militant.
Créée en 2000, l'association Les parrains de SOS Racisme est présidée par Pierre Bergé. Elle a pour objet principal de "soutenir" sa "nièce". L'homme d'affaires est le principal bailleur de fonds du mouvement. Il arrose un ancien président de l'Unef-ID (Marc Rozenblat), ainsi que les principaux permanents des "orgas", en particulier trois proches du député de l'Essonne:
- Nathalie Fortis: ex de la Fidl, chargée de la presse à SOS racisme, puis attachée parlementaire de Julien Dray
- Thomas Persuy: lui aussi ancien de la Fidl et permanent de SOS
- Dominique Bouissou: attachée parlementaire de Julien Dray pendant des années, aujourd'hui chargée des relations presse de Ségolène Royal
Pour Tracfin, ces proches ont servi de relais à Julien Dray, comme l'indique l'analyse des flux financiers:
"Le compte de Melle Fortis semble fonctionner à l'instar d'un 'compte collecteur' par captation de fonds provenant d'associations (Fidl, Les parrains de SOS Racisme et autres...), ainsi que par des 'dons' de personnes physiques proches de ces associations et/ou de M. Dray, la grande majorité de ces flux étant ensuite reversée à ce dernier."
Dans quel but? Pour quel usage? En tout cas, sur une durée de dix-huit mois, les montants sont importants:
"Au total, sur les deux comptes analysés, Melle Fortis a encaissé 101 637 euros, issus majoritairement des deux associations précitées. Sur ces fonds M. Dray a bénéficié de 68 600 euros."
Au total, sur les 137 505,93 euros provenant des deux associations (Fidl et les Parrains de SOS), Julien Dray voit arriver sur ces comptes bancaires 102 985 euros. Au sein même du Parti socialiste, certains n'hésitent plus aujourd'hui, sous couvert d'anonymat, à parler d'un véritable "Pasqua de gauche".
Le train de vie
Julien Dray possède trois comptes bancaires, au Crédit du Nord, chez LCL et au Crédit coopératif. Si, selon Tracfin, une "absence de flux" est observée sur le dernier, les deux premiers présentent en revanche un "fonctionnement atypique".
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Carte Centurion: "L'accès à l'inaccessible"
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| L'une des deux cartes bancaires de Julien Dray est la Centurion. Prix de la cotisation annuelle: 2000 euros. Vice-président d'American Express France, Armand de Milleville donnait une interview à Luxe Magazine à l'occasion du lancement de Centurion début 2005. Extraits:
"Il faut savoir qu'il existe des clients pour un vrai luxe, fondé sur la rareté ou l'unique. Dans le monde entier, ces ultra riches sont estimés à 1% de la population totale et les très riches, à 16,7 millions de personnes. C'est dire qu'en France, cette frange de personnes ne représente qu'un pourcentage infime de la population. A peine quelques centaines de personnes, pour être plus précis.
"Cette clientèle restreinte, identifiée parmi nos membres titulaires de la Platinum est une clientèle exigeante, recherchant l'excellence en tout et partout. (...) Elle a un pouvoir d'achat sans limite, et convoite l'unique ou l'exceptionnel. (...) On ne demande pas la Centurion, c'est nous qui invitons à la prendre et à bénéficier de ses services.
"Nous lui offrons l'accès à l'inaccessible. (...) Nous évoluons ici dans le domaine du rêve, de l'émotionnel, de la sensibilité et des aspirations. Sur un simple coup de fil, le titulaire Centurion se voit exaucé, sans avoir à se préoccuper des détails d'organisation."
L'une des deux cartes bancaires de Julien Dray est la Centurion. Prix de la cotisation annuelle: 2000 euros. Vice-président d'American Express France, Armand de Milleville donnait une interview à Luxe Magazine à l'occasion du lancement de Centurion début 2005. Extraits:
"Il faut savoir qu'il existe des clients pour un vrai luxe, fondé sur la rareté ou l'unique. Dans le monde entier, ces ultra riches sont estimés à 1% de la population totale et les très riches, à 16,7 millions de personnes. C'est dire qu'en France, cette frange de personnes ne représente qu'un pourcentage infime de la population. A peine quelques centaines de personnes, pour être plus précis.
"Cette clientèle restreinte, identifiée parmi nos membres titulaires de la Platinum est une clientèle exigeante, recherchant l'excellence en tout et partout. (...) Elle a un pouvoir d'achat sans limite, et convoite l'unique ou l'exceptionnel. (...) On ne demande pas la Centurion, c'est nous qui invitons à la prendre et à bénéficier de ses services.
"Nous lui offrons l'accès à l'inaccessible. (...) Nous évoluons ici dans le domaine du rêve, de l'émotionnel, de la sensibilité et des aspirations. Sur un simple coup de fil, le titulaire Centurion se voit exaucé, sans avoir à se préoccuper des détails d'organisation."
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Sur son compte au Crédit du Nord, entre janvier 2006 et la fin septembre 2008, "des émissions de chèques et une utilisation régulière de ses cartes American Express" font apparaître un débit de 519 663,15 euros ("29 relevés mensuels sont compris entre 4 000 et 35 200 euros"). Sur son compte chez LCL, pour la même période, les débits sont de 55 328 euros "pour les flux les plus importants".
Hôtellerie de luxe, habits haut de gamme, voyages quasi mensuels à Milan... Ses relevés de comptes publiés révèlent des pêchés aussi mignons que coûteux. Particulièrement la passion des montres de celui qui se définit comme un "acheteur compulsif". Tracfin note:
"Les seules dépenses liées avec certitude à des achats présumés de montres ou d'accessoires d'horlogerie sur le territoire français s'élèvent à plus de 130 000 euros."
Un train de vie qui ne correspond pas à ses revenus. L'Est républicain, qui indique avoir contacté Julien Dray, écrit que le député de l'Essonne précise "que ses revenus, ajoutés à ceux de son épouse, sont de l'ordre de 15 000 euros, parfaitement compatibles, selon lui, avec son train de vie".
Or, entre janvier 2006 et septembre 2008, rien que le montant de ses dépenses relevées par Tracfin (519 663,15 + 55 328 = 574 991,15 euros) dépasse celui des revenus allégués du couple (15 000 x 33 mois = 495 000 euros).
Les liens affairistes
Le rapport de Tracfin signale la trace de versements d'argent à Julien Dray par des "particuliers actifs dans la sphère économique". Facteur qui accroît les soupçons des enquêteurs, les signataires de certains chèques ont "soit leur siège dans le département dont Julien Dray est l'élu (l'Essonne, ndlr), soit obtenu un chantier public dans sa circonscription (un promoteur, ndlr), soit enfin obtenu un marché public avec le Conseil régional d'Ile-de-France (Eric Basset, un producteur de musique, ndlr)". Comme le remarquent pudiquement les auteurs du rapport, se pose dans certains cas la question de la "contrepartie".
Des particuliers "exerçant des fonctions de direction dans la sphère économique ou associative" ont alimenté ses comptes à hauteur de 78 300 euros, notamment:
- François Malisan, gérant d'un atelier d'architecture à Brétigny-sur-Orge, dans l'Essonne (10 000 euros).
- Philippe Journo, promoteur immobilier, qui a eu "en charge une grande partie des travaux d'aménagement du centre commercial du Val-d'Orge, situé sur la commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, circonscription électorale de Julien Dray" (13 000 euros).
- Robert Zarader, patron de pub et vice-président de TBWA Corporate (24 000 euros).
Autres liens avec le monde des affaires: Pierre Bergé, Gilbert Wahnich (qui contrôle un groupe de literie et d'ameublement) ont abondé, avec Arte, le compte des "parrains de SOS racisme". Or des sommes ont été retirées de ce compte, pour être en grande partie reversées sur des comptes personnels de Julien Dray. Par ailleurs, les enquêteurs pointent des retraits d'espèces, en provenance de ce même compte, "qui ne semblent pas obéir à une logique économique".
Pierre Bergé, financier historique de SOS Racisme, a été interrogé par le Journal du Dimanche, et a eu cette réponse directe:
"Julien est un ami, je suis le parrain de sa fille, il est possible que je l'aie soutenu et je suis prêt à le faire de nouveau."
Julien Dray a affirmé qu'il s'expliquerait sur l'ensemble de ces versements et sur ses liens avec les milieux d'affaires. Reste que la loi impose la transparence du financement de la vie politique et interdit depuis 1995 le financement des campagnes par des entreprises.
Julien Martin, Pascal Riché et David Servenay
Photo: Julien Dray à l'université d'été du PS en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89)
A lire aussi: ► L'article de l'Est républicain sur Julien Dray ► Le site de Tracfin ► Julien Dray pris dans la tourmente politico-judiciaire
http://www.rue89.com/2009/01/14/reseaux-luxe-et-argent-les-zones-dombre-de-laffaire-dray
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Alain Juppé ne comprend plus Israël...
15/01/2009 14:08
ASSEZ!
J’ai toujours aimé Israël. J’admire son peuple, si créatif et si courageux. Je suis attaché à l’existence de l’Etat d’Israël, à son intégrité, à sa sécurité qui ont toujours été, à mes yeux des exigences absolues.
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Battisti: Sarko est-il intervenu?
15/01/2009 13:59
Par Juan. Il semblait gêné, Luc Chatel. Mercredi 14 janvier, une journaliste lui demande comment se fait-il que Cesare Battisti obtient finalement l'asile politique au Brésil où il a été arrêté il y a deux ans. On se souvient que le couple Bruni-Sarkozy avait passé quelques jours de vacances là-bas, après une rencontre officielle entre Nicolas Sarkozy et le président Lula fin décembre.
Il semblait gêné, Luc Chatel. Mercredi 14 janvier, une journaliste lui demande comment se fait-il que Cesare Battisti obtient finalement l'asile politique au Brésil où il a été arrêté il y a deux ans. On se souvient que le couple Bruni-Sarkozy avait passé quelques jours de vacances là-bas, après une rencontre officielle entre Nicolas Sarkozy et le président Lula fin décembre.
Jeudi 15 Janvier 2009 - 13:11
http://www.marianne2.fr/Battisti-Sarko-est-il-intervenu-_a173779.html
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Sarközy est bien intervenu au Brésil en faveur de l'assassin Battisti!
15/01/2009 13:52
AFP. 14.01.09. L'ex-activiste italien d'extrême-gauche Cesare Battisti devrait bientôt retrouver la liberté après la décision controversée du gouvernement brésilien de lui accorder l'asile politique en dépit des protestations de l'Italie.
Ses avocats espéraient mercredi qu'il pourrait quitter dans "quelque 24 heures" la prison de Brasilia où il est incarcéré depuis 2007, nouvel épisode dans une vie de fuite et de clandestinité.
La cour suprême du Brésil, qui doit ordonner sa mise en liberté, a toutefois indiqué que cela pourrait être un peu plus long.
En apprenant la nouvelle, "Cesare Battisti a sauté de joie, il est très heureux, il sait que dans quelques jours il va être libre, mais il va être libre au Brésil et son souhait le plus cher, c'est de revenir un jour en France", a déclaré un de ses avocats français Eric Turcon à la radio RTL à Paris.
La décision du Brésil a provoqué une tempête en Italie où Battisti a été condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre assassinats dans les années 1970, les "années de plomb" du terrorisme dans la Péninsule. Il s'est toujours proclamé innocent de ces crimes.
L'ambassadeur du Brésil en Italie a été convoqué mercredi soir au ministère des Affaires étrangères italien qui lui a exprimé "l'indignation unanime de toutes les forces politiques parlementaires ainsi que de celle de l'opinion publique et des familles des victimes".
"Je suis absolument convaincu que nous avons pris une position juste", s'est défendu le ministre de la Justice Tarso Genro lors d'une conférence de presse à Sao Paulo, soulignant qu'il s'agissait là d'un "acte souverain" du Brésil.
M. Genro a accordé mardi soir l'asile politique à Cesare Battisti, 54 ans, en invoquant une "crainte fondée de persécution" en Italie pour ses opinions politiques.
Le Brésil a une longue histoire de terre d'accueil pour des personnes fuyant leur pays, comme l'ancien dictateur du Paraguay Alfredo Stroessner renversé par un coup d'Etat en 1989, le Français Georges Bidault, défenseur de l'Algérie française en 1963 ou, plus récemment, des sportifs cubains ou des ex-membres de la guerilla marxiste des Farc colombiennes.
Cesare Battisti, ancien responsable du mouvement des "Prolétaires armés pour le communisme" (PAC), avait trouvé refuge en France de 1990 à 2004. Il avait refait sa vie à Paris comme gardien d'immeuble et auteur de romans noirs.
Il y a bénéficié de la protection de l'ancien président socialiste François Mitterrand qui avait promis en 1985 de n'extrader aucun Italien recherché pour des faits de terrorisme dans leur pays à la condition qu'ils renoncent à la lutte armée.
Mais Battisti est à nouveau entré dans la clandestinité et s'est réfugié au Brésil en 2004 quand la France a décidé de mettre fin à la "jurisprudence Mitterrand". Il a été arrêté à Rio de Janeiro le 18 mars 2007.
Selon l'avocat Eric Turcon, le président Nicolas Sarközy, qui a effectué une visite officielle au Brésil fin décembre, est intervenu pour "faciliter un rendez-vous entre le comité de défense de Battisti et les autorités brésiliennes".
"C'est grâce à ce rendez-vous que l'asile politique a été obtenu au Brésil", a assuré l'avocat.
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Le président de la République a favorisé la rencontre entre l'écrivain Fred Vargas, proche de Battisti, et le secrétaire national de la justice brésilienne.
Nicolas Sarközy aurait agi "probablement sur les conseils de son épouse", Carla Bruni-Sarközy, et "pour des raisons humanitaires" selon son avocat Me Eric Turcon.
L'Elysée dément...
Fred Vargas, auteur à succès de polars, de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau, est née à paris en 1957. C'est une grande amie de Battisti et des deux soeurs Bruni-Tedeschi.
Une honte de plus pour la France après l'affaire Marina Petrella!
http://gaelle.hautetfort.com/
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Affaire Dray : Tracfin a relevé des dépenses énormes de l'élu depuis fin 2005
14/01/2009 09:13
La cellule anti-blanchiment du ministère des finances, Tracfin, chargée d'enquêter sur l'affaire Julien Dray a rendu son rapport mercredi 14 janvier. Selon des extraits de celui-ci publiés dans L'Est républicain, les enquêteurs qui ont analysé les comptes de l'élu socialiste ont relevé des dépenses énormes depuis fin 2005. "Les paiements réalisés par M. Dray, avec sa carte [American Express], depuis la mi-décembre 2005 s'élèvent, pour les seuls flux supérieurs à 500 euros, à 313 180,56 euros." "134 opérations ont ainsi été réalisées, allant unitairement jusqu'à 18 500 euros", facturés en août 2008 chez l'horloger Breguet, selon le rapport. Environ 131 000 euros ont notamment été dépensés pour des montres, pour une trentaine d'achats, alors que 15 588 euros d'achats sont rassemblés par les enquêteurs de Tracfin sous le vocable "Luxe stylo", d'après L'Est républicain.
Selon le quotidien régional, qui dit avoir contacté le député PS, les revenus du couple Dray atteignent 15 000 euros, ce que l'élu a estimé compatible avec son train de vie. "Cette affaire n'aurait jamais dû être confiée à la justice, car ce n'est en rien une affaire pénale. C'est au mieux un dossier fiscal", a estimé Julien Dray, dont les propos sont rapportés par L'Est républicain. Une plainte a été déposée le 23 décembre 2008 par Julien Dray pour violation du secret professionnel et recel de cette infraction.
La cellule anti-blanchiment de Bercy s'interroge plus particulièrement sur les chèques reçus par Julien Dray et sur les "contreparties" obtenues par les émetteurs de ces paiements. "Nombre de chèques tirés enregistrés posent la question de leur contrepartie. Les émetteurs ont en effet soit leur siège social dans le département dont M. Dray est l'élu, soit ils ont obtenu un chantier public dans sa circonscription, soit obtenu un marché public avec le conseil régional d'Ile-de-France, écrit Tracfin dans son rapport. Ces flux suscitent les interrogations du service."
Depuis le 10 décembre 2008, Julien Dray est l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Paris. Il est soupçonné d'abus de confiance à la suite d'un signalement de Tracfin portant sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS-Racisme et de l'organisation lycéenne FIDL, depuis janvier 2006. La somme dont aurait bénéficié l'élu de 53 ans pourrait s'élever à 351 027 euros.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/01/14/les-depenses-de-julien-dray-pointees-par-tracfin_1141493_823448.html
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Commentaire de NS 55 (18/01/2009 13:01) :
Pourquoi le TRACFIN ne s'occupe pas de poursuivre les blanchisseurs
institutionnels et autres narcotrafiquants avec la męme précision?
Il est vrai que Julien Dray n'a pas bénéficié du "secret défense",
lui!
http://marcfievet.blogspot.com/ ns55dnred@live.fr |
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Une instit entretenait des relations sexuelles avec son élève de 13 ans
13/01/2009 22:15
Une sordide affaire de sexe entre une institutrice de 29 ans et son élève de 13 ans est actuellement en procès dans les environs de Boston. La femme aurait eu plus de 300 relations sexuelles avec le teenager, dont au moins une sous les yeux de son mari.
Le jeune garçon a raconté à la police que la toute première fois, il avait été saoûlé et qu'il s'en est suivi des rapports non protégés, sur le sol de la cuisine ou la douche. L'institutrice nie tout.
Sept viols Christine A. McCallum a pris congé de l'école d'Abington près de Boston, pendant la durée du procès. Pendant toute la durée de la longue relation qu'elle a entretenue avec le mineur, la jeune femme s'est rendue coupable de sept viols. Le professeur a rencontré l'élève de 13 ans en février 2006 et a entretenu des relations sexuelles avec lui jusqu'en novembre 2007.
Couverture verte "Nous faisions l'amour tous les deux jours", a expliqué la victime à la police. "Nous l'avons fait la première fois le 7 février 2006, alors que son compagnon dormait à l'étage. Nous avons couché ensemble dans la douche, sur le sol de la cuisine et sur celui du salon, sur une couverture verte", a déclaré le jeune homme. Couverture qui a été saisie comme preuve par la police pendant la fouille de la maison où se déroulaient les ébats.
Vodka et rhum McCallum a commencé à tenter de gagner la confiance du jeune homme, ainsi que de son petit frère, fin de l'année 2005, en s'occupant d'eux après l'école. Les deux enfants vivaient avec leur père, suite au divorce de leurs parents. C'est en faisant boire de la vodka et du rhum au garçon de 13 ans, qu'ils ont commencé à entretenir des relations sexuelles, dans la maison de l'institutrice, comme dans celle des enfants.
Jalousie L'affaire a pris un nouveau tournant lorsque l'institutrice s'est montrée jalouse, après que le jeune homme ait envoyé des sms à une autre fille, à l'aide du gsm qu'elle lui avait donné. "Elle pleurait. Elle l'embrassait et lui disait qu'elle aimait le voir", peut-on lire dans le rapport de police. Selon des témoins, l'institutrice était obsédée par l'élève en question. Elle lui a écrit des dizaines de lettres dans lesquelles elle dit qu'il est plus important que son job et que cela pourrait devenir sérieux entre eux.
La liaison entre l'institutrice et son élève a été découverte lorsqu'un ami de la vicitme, à laquelle celui-ci s'était confié, a raconté toute l'histoire a sa mère. Celle-ci a alors prévenu le père du jeune garçon, qui s'est immédiatement rendu à la police. (7sur7)
Une instit entretenait des relations sexuelles avec son élève de 13 ans
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/610083/2009/01/13/Une-instit-entretenat-des-relations-sexuelles-avec-son-eleve-de-13-ans.dhtml
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Delanoë peut-il vraiment faire interdire Dieudonné à Paris ?
13/01/2009 22:05
Pour ses voeux à la presse, ce lundi, Bertrand Delanoë s'est choisi un cheval de bataille médiatiquement rentable: Dieudonné, assurant qu'il userait de "tous les moyens de droit" dont il dispose pour entraver le succès du comique dans la capitale, où il fait régulièrement le plein.
Après l'ode à l'historien négationniste Robert Faurisson, sur la scène du Zénith de Paris, le 26 décembre, plusieurs édiles avaient déjà décidé d'interdire à l'humoriste de se produire sur le territoire de leur commune, à Montpellier, Belfort ou en Auvergne.
Lundi, Bertrand Delanoë a parlé de procéder en deux temps: d'abord empêcher que son spectacle ne tourne dans la capitale "pour que, dans Paris, ce genre de choses n'existe plus". Puis, dans un deuxième temps: "Si je n'y arrive pas, je le ferai sanctionner."
Gesticulation d'un élu pour occuper un terrain favorable? Peut-être. Car après la dénonciation d'une "abjection" et d'une "faute contre l'humanité", reste la faisabilité juridique. Pour Rue89, Robert Le Goff, juge administratif à Orléans, a décrypté les trois scénarios envisagés à la Mairie de Paris.
Interdire le spectacle dans les théâtres publics parisiens
Ce qui apparait le plus étrange, ici, c'est la précision "théâtre public". En effet, un maire peut certes empêcher la tenue d'un événement. Mais pas parce qu'il s'agit d'un lieu de gestion publique (d'autant que la plupart des théâtres publics ne sont pas gérés par la municipalité).
C'est en réalité au nom des pouvoirs de police qui lui incombent en tant que garant du "maintien du bon ordre" que le maire peut prendre un arrêté interdisant la tenue d'un spectacle. Par exemple au nom du risque de manifestation.
Mais cette limite sera alors circonstanciée. Aucune chance, donc, pour le Maire de Paris, de réussir à faire interdire ad vitam eternam Dieudonné sur le territoire de sa commune. Robert Le Goff:
"Le juge administratif a une conception très large de la liberté d'entreprendre et plus encore de la liberté d'expression artistique. Il est très protecteur en la matière."
En 2004, à Lyon, la municipalité avait voulu faire interdire un précédent spectacle de l'humoriste. Peine perdue: le tribunal administratif avait estimé que, peu importe les propos que Dieudonné pouvait tenir sur scène, le spectacle n'entrainait pas forcément de trouble à l'ordre public.
Même si c'était seulement quelques jours après son célèbre passage chez Marc-Olivier Fogiel où il fit le salut hitlérien. Et malgré les 13 000 personnes qui avaient signé une pétition. Le spectacle eût bien lieu... malgré les heurts, comme le montrent ces images:
< width="355" height="450" frameborder="0" src="http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=be4ce3aa9189136516195c8819425e7e">>
Porter plainte pour "incitation à la haine raciale"
C'est une autre solution envisagée par le maire de Paris pour empêcher l'humoriste de poursuivre dans la surenchère, provocation après provocation. En ce cas, la chose ne relèverait plus du droit administratif, mais du droit pénal. Et Bertrand Delanoë aurait a priori le statut de simple citoyen... "Même s'il est clair que le parquet se montre certainement plus attentif dans ces cas-là", précise Robert Le Goff.
Le magistrat d'Orléans rappelle de plus qu'une décision très récente, à Grenoble, a invalidé l'interdiction d'un concert de Capleton, chanteur ragga qui devait se produire fin novembre. Motif: aucune plainte n'avait été déposée pour homophobie. Mais la plainte ne peut être déposée à titre préventif, dans le seul but d'empêcher que l'artiste ne se produise à l'avenir.
Faire fermer le théâtre de la Main d'Or
Le plus souvent, l'humoriste qui se dit "boycotté", se produit non pas au Zénith, comme le 26 décembre, mais au théâtre de la Main d'Or (où Rue89 était allé cet été interviewer le public de Dieudonné), dont il est propriétaire.
Bertrand Delanoë a évoqué la possibilité de faire fermer ce lieu. Avec une grande prudence, toutefois: "Je n'ai aucune envie d'un théâtre fermé, en revanche qu'on y donne une représentation négationniste, cela m'importe."
Du point de vue du droit, la fermeture peut prendre deux chemins: fermeture judiciaire ou fermeture administrative. La première est à l'initiative du juge. Dans ce cas, c'est d'abord le parquet qui décide de l'opportunité de poursuivre, puis le juge correctionnel qui décide de prononcer la sanction. Mais attention, pas à titre conservatoire: les délais sont généralement longs. On notera cependant qu'une enquête a bien été ouverte par le parquet à l'issue du spectacle au Zénith.
Pour la fermeture administrative, Robert Le Goff se montre sceptique. D'abord parce que généralement, l'initiative revient au préfet (au préfet de police à Paris). Ensuite parce qu'il n'a souvenir d'aucune jurisprudence "dans la République" concernant des théâtres ou des lieux artistiques.
Au sein de sa juridiction, c'est lui qui gère justement les dossiers de fermeture administrative. Or il s'agit quasi systématiquement de bars ou de boîtes que les pouvoirs publics font fermer (souvent provisoirement, d'ailleurs) pour des faits avérés, de type bagarres, alcool au volant:
"Même si un humoriste tient des propos nauséabonds, il me parait peu probable qu'un juge décide de ne pas sanctionner une fermeture administrative car il est très sourcilleux dès lors que la liberté d'expression est en jeu. Il n'y a pas en la matière l'équivalent de la police des boissons. Ce serait un retour à Louis XIV!"
A lire aussi: ► Dans le public de Dieudonné: "le seul qui nous fasse rire"
http://www.rue89.com/2009/01/12/delanoe-peut-il-vraiment-faire-interdire-dieudonne-a-paris
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Israël-Palestine : les élus locaux doivent-ils prendre position ?
13/01/2009 21:57
A Marseille, des élus PS, UMP et Nouveau Centre ont manifesté leur soutien à la politique israélienne. Par intérêt électoral?

Les manifestations du week-end autour de la guerre de Gaza ont été marquées, à Marseille, par la présence dans les cortèges de nombreux élus locaux. Les uns soutenant les Palestiniens contre l'opération israélienne. Les autres répondant à l'appel des représentants des associations juives.
Samedi, entre 10 000 et 20 000 personnes, selon les sources, ont manifesté pour réclamer une cessez-le-feu et l'arrêt des bombardements israéliens sur la bande de Gaza.
Dimanche, entre 5000 personnes selon la police et 15 000 selon les organisateurs ont manifesté à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif) Marseille-Provence "pour la paix" et "en soutien au peuple israélien bombardé par le Hamas".
"Israël veut la paix, le peuple palestinien veut la paix, le Hamas ne la veut pas"
De nombreux élus locaux ont participé à ces deux rendez-vous dans une répartition des rôles que l'on n'avait plus revue à Marseille ces dernières années. La gauche non-socialiste -PC et NPA principalement- manifestait samedi pour soutenir les Palestiniens, sans que cela n'apparaisse comme une nouveauté.
L'était beaucoup plus la présence le lendemain d'élus de premier plan du PS, de l'UMP et du Nouveau Centre -représentant chacune des collectivités locales-, au côté des responsables de la communauté juive. Alors que le président du Crif Marseille-Provence, Isidore Aragonès délivrait son message:
"Nous approuvons la réponse apportée contre les terroristes du Hamas. Israël n'est pas en guerre contre le peuple palestinien mais contre le Hamas. Israël veut la paix, le peuple Palestinien veut la paix, le Hamas ne la veut pas."
Roland Blum, premier adjoint au maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP); Sylvie Andrieux, pour la région Paca (PS); Janine Ecochard pour le conseil général des Bouches-du-Rhône (PS) et Antoine Rouzaud au nom du président de la communauté urbaine (PS) ont défilé entre la préfecture et le consulat d'Israël.
Il s'agissait là de l'une des toutes premières manifestations en soutien à la politique israélienne à laquelle participaient de nombreux élus de gauche comme de droite. Une présence dont se sont d'ailleurs félicités les représentants du Crif.
"Dans une vision communautaire du jeu politique marseillais"
Même si elle n'a pas surpris grand monde dans le fond, cette mobilisation témoigne cependant d'une réalité très marseillaise. Depuis toujours, les élus locaux, quelle que soit leur orientation politique, dénoncent ce qui pourrait ressembler, de près comme de loin, à toute forme de communautarisme.
Or, assure le sociologue et politologue aixois Vincent Geisser, "nous sommes, avec ce rassemblement du Crif, précisément dans la vision communautaire, voire communautariste du jeu politique marseillais":
"Il faut être là où les communautés, pense-t-on, comptent. Dans la tête des hommes politiques, ce jeu des communautés se traduit par une espèce de hiérarchie des influences qui n'est bien souvent que fantasmée."
Pour Philippe Isnard, de l'Observatoire permanent de la laïcité Paca, "l'engagement de ces élus dans une manifestation pro-israélienne organisée par une instance communautaire va à l'encontre de la laïcité et de la séparation des communautés (et religions) et des institutions républicaines."
"N'importons pas la violence, exportons le dialogue"
Des analyses que ne partage pas Janine Ecochard, conseillère générale PS présente dimanche à la manifestation du Crif. "J'y ai participé dans une démarche de dialogue et de paix, tout simplement":
"Israël ne peut pas admettre de vivre sous la pression constante des tirs de roquettes et les populations civiles de Gaza ont le droit à l'aide humanitaire et à une vie apaisée. Qu'ils appartiennent à l'une ou l'autre communauté, nous étions là pour dire: n'importons pas la violence et exportons le dialogue."
Un sentiment également exprimé par Daniel Sperling (UMP), adjoint au maire chargé du Mieux vivre ensemble, pour qui "tout a été fait à Marseille pour ne pas importer le conflit".
Pourquoi ne pas alors avoir délivré de tels messages de paix la veille, à l'occasion de la manifestation en soutien au peuple palestinien? "Nous sommes représentants de l'ensemble de la population, poursuit l'élue au conseil général, discriminants à l'égard de personne et nous sommes présents lorsque nous sommes sollicités."
Mais pour Vincent Geisser, le problème est plus profond: "La vérité, c'est que le mouvement pro-palestinien n'est pas suffisamment uni pour que les élus s'autorisent à manifester à ses côtés":
"Par contre, poursuit-il, ne pas être présent au rassemblement du Crif aurait été une faute politique. Nous ne parlons même pas là de la possibilité d'une faute morale. Tous, qu'ils soutiennent sincèrement la politique menée par Israël ou non, étaient présents parce qu'ils sont dans cette vision surcommunautaire des rapports sociaux."
"C'est un calcul à courte-vue, estime pour sa part Pierre Stambul, de l'Union juive française pour la Paix (UJFP), et les élus se gourent en agissant ainsi car ils auront à gérer des débats en interne, notamment au PS, et ça ne va pas être triste."
Surprenante également dans ce cadre, la présence de Sylvie Andrieux, qui représentait dimanche le Conseil régional Paca dont le président, Michel Vauzelle (PS) s'était pourtant bien gardé, quelques jours plus tôt à l'occasion de ses vœux à la presse, de prendre position pour un camp ou pour l'autre, dans sa tradition de prudence méditerranéenne.
Intérêts électoraliste, clientéliste?
Comment comprendre alors la présence de ces élus autrement que motivée par des intérêts politiques, électoralistes, clientélistes? "C'est encore plus profond que cela, poursuit Vincent Geisser, cela touche aux représentations mêmes de ce que serait la soi-disant puissance communautaire."
A l'image, estime-t-il, de Marseille Espérance, devenue "la vitrine" d'un communautarisme "qui n'est pas le reflet de la réalité sociale marseillaise".
L'institution, créée au début des années 1990 par le maire de l'époque, Robert Vigouroux, regroupe, sous l'égide du premier magistrat, les chefs religieux des principales communautés de Marseille "pour se concerter et réaffirmer, chaque fois que la situation l'exige, leur volonté de vivre ensemble en paix et dans le respect de la spécificité de chacun".
Une institution que Jean-Claude Gaudin a d'ailleurs convoquée la semaine dernière pour évoquer la situation au Proche-Orient et ses échos à Marseille.
Finalement, ces relations des élus politiques aux communautés, très "marseillaises" dans leur fonctionnement et assez exceptionnelles, Vincent Geisser les voit pourtant se développer ailleurs en France et notamment "dans certaines villes de banlieues" où, assure-t-il, le "néo-communautarisme" fonctionne en plein.
Photo: manifestation à Marseille à l'appel du Crif le 11 janvier 2009 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).
http://www.rue89.com/marseille/2009/01/13/israel-palestine-les-elus-locaux-doivent-ils-prendre-position
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