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L'UMP inflige aux veaux contribuables une nouvelle danseuse à entretenir:Mayotte, ses clandestins et ses fonctionnaires...& pour gagner 70 000 voix, Sarkozy ...

05/04/2011 20:57



L'UMP inflige aux veaux contribuables une nouvelle danseuse à entretenir: pour gagner 70 000 voix, Sarkozy départementalise un très coûteux confetti: Mayotte, ses clandestins et ses fonctionnaires...
inv
Ainsi le Parlement a adopté le principe de la départementalisation de Mayotte en mars 2011, ...C'est fait!


L’Assemblée nationale votant dans les mêmes termes le 23 novembre les deux projets de loi adoptés à l’unanimité par le Sénat le 22 octobre dernier, ces deux lois étant rapidement promulguées le 7 décembre. Les Français auront donc été privés d’un débat sérieux permettant de mettre au jour toutes les contradictions et conséquences de cette départementalisation. La départementalisation de Mayotte dont le but réel est électoraliste, aura donc été menée à bien sans que les Français soient non seulement consultés mais encore informés de ce qu’est réellement cette île des Comores.


Les Mahorais ne sont d’ailleurs pas plus informés de ce qu’on leur demande, s’adapter peu à peu au droit commun, passer d’une société entièrement musulmane, 98 % des Mahorais sont musulmans, où le français n’est pas la langue courante, et où on vit sous un statut personnel proche de la charia à une société de droit français. Ils ne sont pas prêts à cette révolution culturelle. On a abrogé les mariages polygames mais les Mahorais qui le souhaitent gardent leur statut personnel, les mariages polygames demeurant valables. Il y aura donc un département français où les mariages polygames seront légaux. L’état civil sur lequel on travaille depuis dix ans est totalement incertain étant donné les homonymies, la polygamie et l’immigration, le cadastre n’existe pas.


Pour les Mahorais la départementalisation c’est l’alignement de Mayotte sur les prestations sociales de la Réunion, l’aide de l’Europe après que l’île soit devenue RUP, Région ultrapériphérique. Ils ne savent pas qu’ils devront payer l’octroi de mer, l’impôt foncier, l’impôt sur le revenu.
Il est prévu un alignement de Mayotte sur la métropole et la Réunion après une période d’adaptation de 20 à 25 ans. Croit on que ce soit réellement possible alors que l’article 73 de la Constitution prévoit "les lois et règlements sont applicables de plein droit" ?
Déjà les revendications se font jour parmi les fonctionnaires et les enseignants demandant l’indexation des salaires, et une prime d’éloignement.


Il y a à Mayotte 30 000 agents de la fonction publique, la moitié des actifs, pour une population de 200 000 habitants, si bien que le Conseil Général et les municipalités ne peuvent plus payer les salaires.


A terme le coût de Mayotte pour la France est estimé à environ un milliard d’euros, pour quoi faire ? Accroitre l’écart actuellement de 1 à 10 entre les autres Comores et Mayotte entrainant une irrépressible immigration clandestine en particulier à partir d’Anjouan : 40% de la population actuelle est composée d’immigrés clandestins. Pourtant on en expulse 20 000 par ans sans beaucoup de procédure. Quand Mayotte sera département donc la France, les associations vont exiger le respect des procédures en vigueur en métropole : on ne pourra plus expulser, que va-t-il se passer ? L’île sera envahie par les clandestins, les autochtones et les blancs n’auront plus qu’à partir. Déjà de nombreux Mahorais sont partis à la Réunion pour vivre immédiatement des prestations sociales et pourtant il y a là déjà 40% de chômage.


On ne pourra maintenir le mur de radars et de vedettes de gendarmes, chassant les kwassa kwassa, les embarcations à bord desquelles les passeurs forcent le barrage au prix de nombreuses noyades.
Tout le monde sait que le développement de Mayotte n’est possible que dans son environnement, notamment les autres Comores. Il faudrait assurer un développement minimum des autres îles en évitant une trop grande disparité de revenu : on a entrepris le contraire.
D’ailleurs Mayotte n’a pas grande possibilité de développement, à part le tourisme, la pêche, quelques cultures. Avec le coût de la main d’œuvre Mayotte ne deviendra pas Maurice et continuera de vivre de transferts et de subvention.


On compte sur l’Europe, bien faible espoir : pour devenir région ultrapériphérique et bénéficier des aides, il faudrait l’accord des 27 pays européens ; or beaucoup ont voté la condamnation par l’ONU de l’annexion de Mayotte par la France et n’accepteront certainement pas les méthodes de lutte contre l’immigration clandestine.
La départementalisation de Mayotte est une erreur dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences, et le pire c’est que les Français non informés ont été mis devant le fait accompli uniquement pour récupérer 70 000 voix.
______________
*
http://www.magistro.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=66
Le titre est de Tss

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFpkpEVlkAIlKmcVGc.shtml





How a big US bank laundered billions from Mexico's murderous drug gangs

05/04/2011 01:18



How a big US bank laundered billions from Mexico's murderous drug gangs

As the violence spread, billions of dollars of cartel cash began to seep into the global financial system. But a special investigation by the Observer reveals how the increasingly frantic warnings of one London whistleblower were ignored

Mexico drugs
A soldier guards marijuana that is being incinerated in Tijuana, Mexico. Photograph: Guillermo Arias/AP

On 10 April 2006, a DC-9 jet landed in the port city of Ciudad del Carmen, on the Gulf of Mexico, as the sun was setting. Mexican soldiers, waiting to intercept it, found 128 cases packed with 5.7 tons of cocaine, valued at $100m. But something else – more important and far-reaching – was discovered in the paper trail behind the purchase of the plane by the Sinaloa narco-trafficking cartel.

During a 22-month investigation by agents from the US Drug Enforcement Administration, the Internal Revenue Service and others, it emerged that the cocaine smugglers had bought the plane with money they had laundered through one of the biggest banks in the United States: Wachovia, now part of the giant Wells Fargo.

The authorities uncovered billions of dollars in wire transfers, traveller's cheques and cash shipments through Mexican exchanges into Wachovia accounts. Wachovia was put under immediate investigation for failing to maintain an effective anti-money laundering programme. Of special significance was that the period concerned began in 2004, which coincided with the first escalation of violence along the US-Mexico border that ignited the current drugs war.

Criminal proceedings were brought against Wachovia, though not against any individual, but the case never came to court. In March 2010, Wachovia settled the biggest action brought under the US bank secrecy act, through the US district court in Miami. Now that the year's "deferred prosecution" has expired, the bank is in effect in the clear. It paid federal authorities $110m in forfeiture, for allowing transactions later proved to be connected to drug smuggling, and incurred a $50m fine for failing to monitor cash used to ship 22 tons of cocaine.

More shocking, and more important, the bank was sanctioned for failing to apply the proper anti-laundering strictures to the transfer of $378.4bn – a sum equivalent to one-third of Mexico's gross national product – into dollar accounts from so-called casas de cambio (CDCs) in Mexico, currency exchange houses with which the bank did business.

"Wachovia's blatant disregard for our banking laws gave international cocaine cartels a virtual carte blanche to finance their operations," said Jeffrey Sloman, the federal prosecutor. Yet the total fine was less than 2% of the bank's $12.3bn profit for 2009. On 24 March 2010, Wells Fargo stock traded at $30.86 – up 1% on the week of the court settlement.

The conclusion to the case was only the tip of an iceberg, demonstrating the role of the "legal" banking sector in swilling hundreds of billions of dollars – the blood money from the murderous drug trade in Mexico and other places in the world – around their global operations, now bailed out by the taxpayer.

At the height of the 2008 banking crisis, Antonio Maria Costa, then head of the United Nations office on drugs and crime, said he had evidence to suggest the proceeds from drugs and crime were "the only liquid investment capital" available to banks on the brink of collapse. "Inter-bank loans were funded by money that originated from the drugs trade," he said. "There were signs that some banks were rescued that way."

Wachovia was acquired by Wells Fargo during the 2008 crash, just as Wells Fargo became a beneficiary of $25bn in taxpayers' money. Wachovia's prosecutors were clear, however, that there was no suggestion Wells Fargo had behaved improperly; it had co-operated fully with the investigation. Mexico is the US's third largest international trading partner and Wachovia was understandably interested in this volume of legitimate trade.

José Luis Marmolejo, who prosecuted those running one of the casas de cambio at the Mexican end, said: "Wachovia handled all the transfers. They never reported any as suspicious."

"As early as 2004, Wachovia understood the risk," the bank admitted in the statement of settlement with the federal government, but, "despite these warnings, Wachovia remained in the business". There is, of course, the legitimate use of CDCs as a way into the Hispanic market. In 2005 the World Bank said that Mexico was receiving $8.1bn in remittances.

During research into the Wachovia Mexican case, the Observer obtained documents previously provided to financial regulators. It emerged that the alarm that was ignored came from, among other places, London, as a result of the diligence of one of the most important whistleblowers of our time. A man who, in a series of interviews with the Observer, adds detail to the documents, laying bare the story of how Wachovia was at the centre of one of the world's biggest money-laundering operations.

Martin Woods, a Liverpudlian in his mid-40s, joined the London office of Wachovia Bank in February 2005 as a senior anti-money laundering officer. He had previously served with the Metropolitan police drug squad. As a detective he joined the money-laundering investigation team of the National Crime Squad, where he worked on the British end of the Bank of New York money-laundering scandal in the late 1990s.

Woods talks like a police officer – in the best sense of the word: punctilious, exact, with a roguish humour, but moral at the core. He was an ideal appointment for any bank eager to operate a diligent and effective risk management policy against the lucrative scourge of high finance: laundering, knowing or otherwise, the vast proceeds of criminality, tax-evasion, and dealing in arms and drugs.

Woods had a police officer's eye and a police officer's instincts – not those of a banker. And this influenced not only his methods, but his mentality. "I think that a lot of things matter more than money – and that marks you out in a culture which appears to prevail in many of the banks in the world," he says.

Woods was set apart by his modus operandi. His speciality, he explains, was his application of a "know your client", or KYC, policing strategy to identifying dirty money. "KYC is a fundamental approach to anti-money laundering, going after tax evasion or counter-terrorist financing. Who are your clients? Is the documentation right? Good, responsible banking involved always knowing your customer and it still does."

When he looked at Wachovia, the first thing Woods noticed was a deficiency in KYC information. And among his first reports to his superiors at the bank's headquarters in Charlotte, North Carolina, were observations on a shortfall in KYC at Wachovia's operation in London, which he set about correcting, while at the same time implementing what was known as an enhanced transaction monitoring programme, gathering more information on clients whose money came through the bank's offices in the City, in sterling or euros. By August 2006, Woods had identified a number of suspicious transactions relating to casas de cambio customers in Mexico.

Primarily, these involved deposits of traveller's cheques in euros. They had sequential numbers and deposited larger amounts of money than any innocent travelling person would need, with inadequate or no KYC information on them and what seemed to a trained eye to be dubious signatures. "It was basic work," he says. "They didn't answer the obvious questions: 'Is the transaction real, or does it look synthetic? Does the traveller's cheque meet the protocols? Is it all there, and if not, why not?'"

Woods discussed the matter with Wachovia's global head of anti-money laundering for correspondent banking, who believed the cheques could signify tax evasion. He then undertook what banks call a "look back" at previous transactions and saw fit to submit a series of SARs, or suspicious activity reports, to the authorities in the UK and his superiors in Charlotte, urging the blocking of named parties and large series of sequentially numbered traveller's cheques from Mexico. He issued a number of SARs in 2006, of which 50 related to the casas de cambio in Mexico. To his amazement, the response from Wachovia's Miami office, the centre for Latin American business, was anything but supportive – he felt it was quite the reverse.

As it turned out, however, Woods was on the right track. Wachovia's business in Mexico was coming under closer and closer scrutiny by US federal law enforcement. Wachovia was issued with a number of subpoenas for information on its Mexican operation. Woods has subsequently been informed that Wachovia had six or seven thousand subpoenas. He says this was "An absurd number. So at what point does someone at the highest level not get the feeling that something is very, very wrong?"

In April and May 2007, Wachovia – as a result of increasing interest and pressure from the US attorney's office – began to close its relationship with some of the casas de cambio. But rather than launch an internal investigation into Woods's alerts over Mexico, Woods claims Wachovia hung its own money-laundering expert out to dry. The records show that during 2007 Woods "continued to submit more SARs related to the casas de cambio".

In July 2007, all of Wachovia's remaining 10 Mexican casa de cambio clients operating through London suddenly stopped doing so. Later in 2007, after the investigation of Wachovia was reported in the US financial media, the bank decided to end its remaining relationships with the Mexican casas de cambio globally. By this time, Woods says, he found his personal situation within the bank untenable; while the bank acted on one level to protect itself from the federal investigation into its shortcomings, on another, it rounded on the man who had been among the first to spot them.

On 16 June Woods was told by Wachovia's head of compliance that his latest SAR need not have been filed, that he had no legal requirement to investigate an overseas case and no right of access to documents held overseas from Britain, even if they were held by Wachovia.

Woods's life went into freefall. He went to hospital with a prolapsed disc, reported sick and was told by the bank that he not done so in the appropriate manner, as directed by the employees' handbook. He was off work for three weeks, returning in August 2007 to find a letter from the bank's compliance managing director, which was unrelenting in its tone and words of warning.

The letter addressed itself to what the manager called "specific examples of your failure to perform at an acceptable standard". Woods, on the edge of a breakdown, was put on sick leave by his GP; he was later given psychiatric treatment, enrolled on a stress management course and put on medication.

Late in 2007, Woods attended a function at Scotland Yard where colleagues from the US were being entertained. There, he sought out a representative of the Drug Enforcement Administration and told him about the casas de cambio, the SARs and his employer's reaction. The Federal Reserve and officials of the office of comptroller of currency in Washington DC then "spent a lot of time examining the SARs" that had been sent by Woods to Charlotte from London.

"They got back in touch with me a while afterwards and we began to put the pieces of the jigsaw together," says Woods. What they found was – as Costa says – the tip of the iceberg of what was happening to drug money in the banking industry, but at least it was visible and it had a name: Wachovia.

In June 2005, the DEA, the criminal division of the Internal Revenue Service and the US attorney's office in southern Florida began investigating wire transfers from Mexico to the US. They were traced back to correspondent bank accounts held by casas de cambio at Wachovia. The CDC accounts were supervised and managed by a business unit of Wachovia in the bank's Miami offices.

"Through CDCs," said the court document, "persons in Mexico can use hard currency and … wire transfer the value of that currency to US bank accounts to purchase items in the United States or other countries. The nature of the CDC business allows money launderers the opportunity to move drug dollars that are in Mexico into CDCs and ultimately into the US banking system.

"On numerous occasions," say the court papers, "monies were deposited into a CDC by a drug-trafficking organisation. Using false identities, the CDC then wired that money through its Wachovia correspondent bank accounts for the purchase of airplanes for drug-trafficking organisations." The court settlement of 2010 would detail that "nearly $13m went through correspondent bank accounts at Wachovia for the purchase of aircraft to be used in the illegal narcotics trade. From these aircraft, more than 20,000kg of cocaine were seized."

All this occurred despite the fact that Wachovia's office was in Miami, designated by the US government as a "high-intensity money laundering and related financial crime area", and a "high-intensity drug trafficking area". Since the drug cartel war began in 2005, Mexico had been designated a high-risk source of money laundering.

"As early as 2004," the court settlement would read, "Wachovia understood the risk that was associated with doing business with the Mexican CDCs. Wachovia was aware of the general industry warnings. As early as July 2005, Wachovia was aware that other large US banks were exiting the CDC business based on [anti-money laundering] concerns … despite these warnings, Wachovia remained in business."

On 16 March 2010, Douglas Edwards, senior vice-president of Wachovia Bank, put his signature to page 10 of a 25-page settlement, in which the bank admitted its role as outlined by the prosecutors. On page 11, he signed again, as senior vice-president of Wells Fargo. The documents show Wachovia providing three services to 22 CDCs in Mexico: wire transfers, a "bulk cash service" and a "pouch deposit service", to accept "deposit items drawn on US banks, eg cheques and traveller's cheques", as spotted by Woods.

"For the time period of 1 May 2004 through 31 May 2007, Wachovia processed at least $$373.6bn in CDCs, $4.7bn in bulk cash" – a total of more than $378.3bn, a sum that dwarfs the budgets debated by US state and UK local authorities to provide services to citizens.

The document gives a fascinating insight into how the laundering of drug money works. It details how investigators "found readily identifiable evidence of red flags of large-scale money laundering". There were "structured wire transfers" whereby "it was commonplace in the CDC accounts for round-number wire transfers to be made on the same day or in close succession, by the same wire senders, for the … same account".

Over two days, 10 wire transfers by four individuals "went though Wachovia for deposit into an aircraft broker's account. All of the transfers were in round numbers. None of the individuals of business that wired money had any connection to the aircraft or the entity that allegedly owned the aircraft. The investigation has further revealed that the identities of the individuals who sent the money were false and that the business was a shell entity. That plane was subsequently seized with approximately 2,000kg of cocaine on board."

Many of the sequentially numbered traveller's cheques, of the kind dealt with by Woods, contained "unusual markings" or "lacked any legible signature". Also, "many of the CDCs that used Wachovia's bulk cash service sent significantly more cash to Wachovia than what Wachovia had expected. More specifically, many of the CDCs exceeded their monthly activity by at least 50%."

Recognising these "red flags", the US attorney's office in Miami, the IRS and the DEA began investigating Wachovia, later joined by FinCEN, one of the US Treasury's agencies to fight money laundering, while the office of the comptroller of the currency carried out a parallel investigation. The violations they found were, says the document, "serious and systemic and allowed certain Wachovia customers to launder millions of dollars of proceeds from the sale of illegal narcotics through Wachovia accounts over an extended time period. The investigation has identified that at least $110m in drug proceeds were funnelled through the CDC accounts held at Wachovia."

The settlement concludes by discussing Wachovia's "considerable co-operation and remedial actions" since the prosecution was initiated, after the bank was bought by Wells Fargo. "In consideration of Wachovia's remedial actions," concludes the prosecutor, "the United States shall recommend to the court … that prosecution of Wachovia on the information filed … be deferred for a period of 12 months."

But while the federal prosecution proceeded, Woods had remained out in the cold. On Christmas Eve 2008, his lawyers filed tribunal proceedings against Wachovia for bullying and detrimental treatment of a whistleblower. The case was settled in May 2009, by which time Woods felt as though he was "the most toxic person in the bank". Wachovia agreed to pay an undisclosed amount, in return for which Woods left the bank and said he would not make public the terms of the settlement.

After years of tribulation, Woods was finally formally vindicated, though not by Wachovia: a letter arrived from John Dugan, the comptroller of the currency in Washington DC, dated 19 March 2010 – three days after the settlement in Miami. Dugan said he was "writing to personally recognise and express my appreciation for the role you played in the actions brought against Wachovia Bank for violations of the bank secrecy act … Not only did the information that you provided facilitate our investigation, but you demonstrated great personal courage and integrity by speaking up. Without the efforts of individuals like you, actions such as the one taken against Wachovia would not be possible."

The so-called "deferred prosecution" detailed in the Miami document is a form of probation whereby if the bank abides by the law for a year, charges are dropped. So this March the bank was in the clear. The week that the deferred prosecution expired, a spokeswoman for Wells Fargo said the parent bank had no comment to make on the documentation pertaining to Woods's case, or his allegations. She added that there was no comment on Sloman's remarks to the court; a provision in the settlement stipulated Wachovia was not allowed to issue public statements that contradicted it.

But the settlement leaves a sour taste in many mouths – and certainly in Woods's. The deferred prosecution is part of this "cop-out all round", he says. "The regulatory authorities do not have to spend any more time on it, and they don't have to push it as far as a criminal trial. They just issue criminal proceedings, and settle. The law enforcement people do what they are supposed to do, but what's the point? All those people dealing with all that money from drug-trafficking and murder, and no one goes to jail?"

One of the foremost figures in the training of anti-money laundering officers is Robert Mazur, lead infiltrator for US law enforcement of the Colombian Medellín cartel during the epic prosecution and collapse of the BCCI banking business in 1991 (his story was made famous by his memoir, The Infiltrator, which became a movie).

Mazur, whose firm Chase and Associates works closely with law enforcement agencies and trains officers for bank anti-money laundering, cast a keen eye over the case against Wachovia, and he says now that "the only thing that will make the banks properly vigilant to what is happening is when they hear the rattle of handcuffs in the boardroom".

Mazur said that "a lot of the law enforcement people were disappointed to see a settlement" between the administration and Wachovia. "But I know there were external circumstances that worked to Wachovia's benefit, not least that the US banking system was on the edge of collapse."

What concerns Mazur is that what law enforcement agencies and politicians hope to achieve against the cartels is limited, and falls short of the obvious attack the US could make in its war on drugs: go after the money. "We're thinking way too small," Mazur says. "I train law enforcement officers, thousands of them every year, and they say to me that if they tried to do half of what I did, they'd be arrested. But I tell them: 'You got to think big. The headlines you will be reading in seven years' time will be the result of the work you begin now.' With BCCI, we had to spend two years setting it up, two years doing undercover work, and another two years getting it to trial. If they want to do something big, like go after the money, that's how long it takes."

But Mazur warns: "If you look at the career ladders of law enforcement, there's no incentive to go after the big money. People move every two to three years. The DEA is focused on drug trafficking rather than money laundering. You get a quicker result that way – they want to get the traffickers and seize their assets. But this is like treating a sick plant by cutting off a few branches – it just grows new ones. Going after the big money is cutting down the plant – it's a harder door to knock on, it's a longer haul, and it won't get you the short-term riches."

 

The office of the comptroller of the currency is still examining whether individuals in Wachovia are criminally liable. Sources at FinCEN say that a so-called "look-back" is in process, as directed by the settlement and agreed to by Wachovia, into the $378.4bn that was not directly associated with the aircraft purchases and cocaine hauls, but neither was it subject to the proper anti-laundering checks. A FinCEN source says that $20bn already examined appears to have "suspicious origins". But this is just the beginning.

Antonio Maria Costa, who was executive director of the UN's office on drugs and crime from May 2002 to August 2010, charts the history of the contamination of the global banking industry by drug and criminal money since his first initiatives to try to curb it from the European commission during the 1990s. "The connection between organised crime and financial institutions started in the late 1970s, early 1980s," he says, "when the mafia became globalised."

Until then, criminal money had circulated largely in cash, with the authorities making the occasional, spectacular "sting" or haul. During Costa's time as director for economics and finance at the EC in Brussels, from 1987, inroads were made against penetration of banks by criminal laundering, and "criminal money started moving back to cash, out of the financial institutions and banks. Then two things happened: the financial crisis in Russia, after the emergence of the Russian mafia, and the crises of 2003 and 2007-08.

"With these crises," says Costa, "the banking sector was short of liquidity, the banks exposed themselves to the criminal syndicates, who had cash in hand."

Costa questions the readiness of governments and their regulatory structures to challenge this large-scale corruption of the global economy: "Government regulators showed what they were capable of when the issue suddenly changed to laundering money for terrorism – on that, they suddenly became serious and changed their attitude."

Hardly surprising, then, that Wachovia does not appear to be the end of the line. In August 2010, it emerged in quarterly disclosures by HSBC that the US justice department was seeking to fine it for anti-money laundering compliance problems reported to include dealings with Mexico.

 

"Wachovia had my résumé, they knew who I was," says Woods. "But they did not want to know – their attitude was, 'Why are you doing this?' They should have been on my side, because they were compliance people, not commercial people. But really they were commercial people all along. We're talking about hundreds of millions of dollars. This is the biggest money-laundering scandal of our time.

"These are the proceeds of murder and misery in Mexico, and of drugs sold around the world," he says. "All the law enforcement people wanted to see this come to trial. But no one goes to jail. "What does the settlement do to fight the cartels? Nothing – it doesn't make the job of law enforcement easier and it encourages the cartels and anyone who wants to make money by laundering their blood dollars. Where's the risk? There is none.

"Is it in the interest of the American people to encourage both the drug cartels and the banks in this way? Is it in the interest of the Mexican people? It's simple: if you don't see the correlation between the money laundering by banks and the 30,000 people killed in Mexico, you're missing the point."

Woods feels unable to rest on his laurels. He tours the world for a consultancy he now runs, Hermes Forensic Solutions, counselling and speaking to banks on the dangers of laundering criminal money, and how to spot and stop it. "New York and London," says Woods, "have become the world's two biggest laundries of criminal and drug money, and offshore tax havens. Not the Cayman Islands, not the Isle of Man or Jersey. The big laundering is right through the City of London and Wall Street.

"After the Wachovia case, no one in the regulatory community has sat down with me and asked, 'What happened?' or 'What can we do to avoid this happening to other banks?' They are not interested. They are the same people who attack the whistleblowers and this is a position the [British] Financial Services Authority at least has adopted on legal advice: it has been advised that the confidentiality of banking and bankers takes primacy over the public information disclosure act. That is how the priorities work: secrecy first, public interest second.

"Meanwhile, the drug industry has two products: money and suffering. On one hand, you have massive profits and enrichment. On the other, you have massive suffering, misery and death. You cannot separate one from the other.

"What happened at Wachovia was symptomatic of the failure of the entire regulatory system to apply the kind of proper governance and adequate risk management which would have prevented not just the laundering of blood money, but the global crisis."


 

http://www.guardian.co.uk/world/2011/apr/03/us-bank-mexico-drug-gangs






Médias et Libye - Des experts militarisés déguisés en civils : le cas de Pierre Servent

05/04/2011 01:15



Médias et Libye - Des experts militarisés déguisés en civils : le cas de Pierre Servent

Publié le 4 avril 2011 par Nicolas Boderault

Mars était le nom du dieu de la guerre des romains, c’est aussi, en cette année 2011, le mois de l’offensive médiatique de l’« expert » en questions militaires et (surtout) du colonel de réserve Pierre Servent.

Il est normal que l’armée française et le ministère de la défense exposent et défendent leurs points de vue dans les médias, et que des services officiels comme le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa) se consacrent à cette activité.

Toutefois, il est plus troublant de voir et d’entendre toujours les mêmes points de vue partisans de la politique militaire française exposés par des « experts » dont les médias ne nous donnent pas les liens passés et présents avec les institutions militaires et diplomatiques.

Suivons l’offensive médiatique de l’un de ces « experts » : Pierre Servent.


Les états de service de Pierre Servent

A lire ses notices sur le site de son éditeur Buchet-Chastel et sur le site de Glam Speak, une « agence conseil en conférenciers et animateurs », Pierre Servent a un curriculum vitae pouvant impressionner des médias en mal d’experts :

- « Diplômé de l’IEP et DEA d’Histoire contemporaine »
- « journaliste, chroniqueur et essayiste », « journaliste indépendant »
- « ancien du Monde », « écrit régulièrement des chroniques dans le quotidien La Croix »
- « auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques »
- « Directeur de la communication du groupe Caisse d’Épargne de 2002 à 2005, il exerçait les mêmes fonctions au groupe Vivendi Waters (Veolia) de 1997 à 2002 »
- « excellent animateur [tarifé] de conventions »
- « spécialiste des conflits et de l’armée », « consultant « Défense et Stratégie » pour un grand nombre de médias audiovisuels français et étrangers »

Une lecture plus approfondie de ces notices [1] nous amène à rajouter quelques brillants galons à ce CV :

- « a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique (notamment au sein de l’état-major de la Force Licorne/Côte d’Ivoire, au côté du général Poncet) »
- « a été conseiller du Ministre de la Défense de 1995 à 1997 et Porte-parole de ce Ministère avec en point d’orgue la création du point presse hebdomadaire en 1996 »
- « Colonel de réserve »
- « Président de la Réunion des ORSEM (association regroupant plus de 1200 officiers de réserve français et européens spécialistes d’état-major) »
- « directeur de séminaire au Collège Interarmées de Défense (CID) »
- « conseiller du Commandement des opérations spéciales (COS) »

On le voit, les liens passés et présents de Pierre Servent avec les institutions militaires sont si forts que les passer sous silence ne permettrait pas de comprendre ses prestations médiatiques qui ne contredisent jamais le point de vue des autorités françaises sur les interventions militaires… de l’armée française.

Pierre Servent, spécialiste de l’expertise ou expert en spécialités ?

Et pourtant... tout au long de ce mois de mars 2011, les médias qui ont fait appel, de manière directe ou indirecte, à l’ « expertise » de Pierre Servent (près de quarante fois !) ont été d’une remarquable discrétion sur ses liens avec l’armée française et très imaginatifs pour le qualifier. « Spécialiste » ? « Expert » ? « Journaliste » ? Qu’on en juge plutôt avec cet inventaire à la Prévert :

« Spécialiste » par lepelerin.info le 9 mars, france-info.com le 20 mars ; « spécialiste des conflits et de l’armée » par radiobfm.com le 5 mars ; « spécialiste de la défense » par le parisien.fr le 22 mars, 20minutes.fr le 22 mars ; « spécialiste des questions de défense » par Europe1.fr le 18 mars, france-info.com le 20 mars, parismatch.com le 19 mars, site du téléphone sonne de France Inter le 3 mars, le site de C dans l’air de France 5 les 16 et 18 mars ; « spécialiste des questions militaires » par pelerin.info le 9 mars, lexpress.fr le 18 mars, lepoint.fr (dans 2 dépêches) le 18 mars ; « spécialiste des problèmes de défense » par rfi.fr le 20 mars ; « spécialiste des affaires militaires » par le jdd.fr le 20 mars ; « spécialiste des conflits » par letemps.ch le 22 mars.

« Expert en stratégie militaire » par le dauphine.com le 2 mars, le site de C dans l’air de France 5 les 16 et 18 mars, leparisien.fr le 20 mars ; « expert » par ledauphine.com le 2 mars, l’ estrepublicain.fr le 22 mars ; « expert militaire » par l’ estrepublicain.fr le 22 mars ; « expert en défense » par le parisien.fr le 22 mars ; « expert en questions militaires » par le site des matins de France Culture le 18 mars ; « expert des questions militaires » par pelerin.info le 9 mars.

« Journaliste indépendant » par radiobfm.com le 5 mars, lejdd.fr le 20 mars ; « journaliste spécialiste des questions stratégiques et militaires » par le site d’Inter activ’ de France Inter le 18 mars ; « analyste » par lexpress.fr le 18 mars, lepoint.fr le 18 mars ; « consultant militaire » dans Mots croisés sur France 2 le 28 mars.

Et enfin :
« Enseignant au Collège Interarmées de Défense » par ledauphine.com le 2 mars ; « professeur à l’Ecole de guerre » par le site du téléphone sonne de France Inter le 3 mars, letemps.ch le 22 mars ; « professeur au Collège interarmées de Défense » par le site des matins de France Culture le 18 mars.

Mission accomplie ! Pierre Servent est bien un « pro » de la communication car il arrive à se faire percevoir et présenter par la quasi totalité des médias comme il le souhaite, c’est à dire comme un « spécialiste », un « expert », un « journaliste », c’est à dire comme quelqu’un d’indépendant des pouvoirs militaires et diplomatiques… ce qu’il n’est évidemment pas.

Psychologie de guerre

Notre « expert » atteint son objectif d’occultation quasi-totale de ses engagements présents aux côtés des autorités françaises, et, depuis le début du mois de mars 2011, en bon petit soldat de « la communication de crise », il n’a tenu aucun propos dissonant par rapport au discours officiel. Et délesté de son bel uniforme, il traduit en langage civil la ligne diplomatico-militaire du moment, avec un tropisme « psychologisant » prononcé : « mener une action psychologique » [2], « Casser le moral de l’armée. Abîmer psychologiquement les généraux (…) le mental des troupes (…) mener une guerre psychologique » [3], « une phase militaire et psychologique importante (…) sidérer psychologiquement » [4], « la psychologie des généraux du régime » [5], « les mensonges et manipulations psychologiques (…) politiquement et psychologiquement » [6]. Etc.

D’une certaine façon, Pierre Servent est un peu au traitement médiatique de la guerre, ce que Christian de Boissieu [7] ou Daniel Cohen sont au traitement médiatique de l’économie : des partisans. Si ces derniers sont acteurs dans la finance (car membre d’institutions financières ou bancaires), ils ne sont pas moins des commentateurs – des « experts » - adoubés par les médias. Il en est de même avec Pierre Servent, « expert » médiatique et militaire.

Quand un individu doit sa position sociale à une institution (militaire, par exemple), qu’il est formé aux techniques de communication et qu’il est reconnu comme « spécialiste » ou « expert » par des médias, il officie comme un porte-parole de cette institution lorsqu’il est convié dans les médias.

Nicolas Boderault

Notes

[1] Voir aussi l’article « Mission séduction pour l’armée française » paru dans Le Monde diplomatique d’août 2010.

[2] estrepublicain.fr le 22 mars

[3] leparisien.fr le 20 mars

[4] europe1.fr le 18mars

[5] lejdd.fr le 20 mars

[6] letemps.ch le 22 mars


[7] Voir « Un expert médiatique : Christian de Boissieu, économiste engagé… dans la finance »

http://www.acrimed.org/article3566.html

Médias et Libye - Des experts militarisés déguisés en civils : le cas de Pierre Servent

Publié le 4 avril 2011 par Nicolas Boderault

Mars était le nom du dieu de la guerre des romains, c’est aussi, en cette année 2011, le mois de l’offensive médiatique de l’« expert » en questions militaires et (surtout) du colonel de réserve Pierre Servent.

Il est normal que l’armée française et le ministère de la défense exposent et défendent leurs points de vue dans les médias, et que des services officiels comme le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa) se consacrent à cette activité.

Toutefois, il est plus troublant de voir et d’entendre toujours les mêmes points de vue partisans de la politique militaire française exposés par des « experts » dont les médias ne nous donnent pas les liens passés et présents avec les institutions militaires et diplomatiques.

Suivons l’offensive médiatique de l’un de ces « experts » : Pierre Servent.

Les états de service de Pierre Servent

A lire ses notices sur le site de son éditeur Buchet-Chastel et sur le site de Glam Speak, une « agence conseil en conférenciers et animateurs », Pierre Servent a un curriculum vitae pouvant impressionner des médias en mal d’experts :

- « Diplômé de l’IEP et DEA d’Histoire contemporaine »
- « journaliste, chroniqueur et essayiste », « journaliste indépendant »
- « ancien du Monde », « écrit régulièrement des chroniques dans le quotidien La Croix »
- « auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques »
- « Directeur de la communication du groupe Caisse d’Épargne de 2002 à 2005, il exerçait les mêmes fonctions au groupe Vivendi Waters (Veolia) de 1997 à 2002 »
- « excellent animateur [tarifé] de conventions »
- « spécialiste des conflits et de l’armée », « consultant « Défense et Stratégie » pour un grand nombre de médias audiovisuels français et étrangers »

Une lecture plus approfondie de ces notices [1] nous amène à rajouter quelques brillants galons à ce CV :

- « a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique (notamment au sein de l’état-major de la Force Licorne/Côte d’Ivoire, au côté du général Poncet) »
- « a été conseiller du Ministre de la Défense de 1995 à 1997 et Porte-parole de ce Ministère avec en point d’orgue la création du point presse hebdomadaire en 1996 »
- « Colonel de réserve »
- « Président de la Réunion des ORSEM (association regroupant plus de 1200 officiers de réserve français et européens spécialistes d’état-major) »
- « directeur de séminaire au Collège Interarmées de Défense (CID) »
- « conseiller du Commandement des opérations spéciales (COS) »

On le voit, les liens passés et présents de Pierre Servent avec les institutions militaires sont si forts que les passer sous silence ne permettrait pas de comprendre ses prestations médiatiques qui ne contredisent jamais le point de vue des autorités françaises sur les interventions militaires… de l’armée française.

Pierre Servent, spécialiste de l’expertise ou expert en spécialités ?

Et pourtant... tout au long de ce mois de mars 2011, les médias qui ont fait appel, de manière directe ou indirecte, à l’ « expertise » de Pierre Servent (près de quarante fois !) ont été d’une remarquable discrétion sur ses liens avec l’armée française et très imaginatifs pour le qualifier. « Spécialiste » ? « Expert » ? « Journaliste » ? Qu’on en juge plutôt avec cet inventaire à la Prévert :

« Spécialiste » par lepelerin.info le 9 mars, france-info.com le 20 mars ; « spécialiste des conflits et de l’armée » par radiobfm.com le 5 mars ; « spécialiste de la défense » par le parisien.fr le 22 mars, 20minutes.fr le 22 mars ; « spécialiste des questions de défense » par Europe1.fr le 18 mars, france-info.com le 20 mars, parismatch.com le 19 mars, site du téléphone sonne de France Inter le 3 mars, le site de C dans l’air de France 5 les 16 et 18 mars ; « spécialiste des questions militaires » par pelerin.info le 9 mars, lexpress.fr le 18 mars, lepoint.fr (dans 2 dépêches) le 18 mars ; « spécialiste des problèmes de défense » par rfi.fr le 20 mars ; « spécialiste des affaires militaires » par le jdd.fr le 20 mars ; « spécialiste des conflits » par letemps.ch le 22 mars.

« Expert en stratégie militaire » par le dauphine.com le 2 mars, le site de C dans l’air de France 5 les 16 et 18 mars, leparisien.fr le 20 mars ; « expert » par ledauphine.com le 2 mars, l’ estrepublicain.fr le 22 mars ; « expert militaire » par l’ estrepublicain.fr le 22 mars ; « expert en défense » par le parisien.fr le 22 mars ; « expert en questions militaires » par le site des matins de France Culture le 18 mars ; « expert des questions militaires » par pelerin.info le 9 mars.

« Journaliste indépendant » par radiobfm.com le 5 mars, lejdd.fr le 20 mars ; « journaliste spécialiste des questions stratégiques et militaires » par le site d’Inter activ’ de France Inter le 18 mars ; « analyste » par lexpress.fr le 18 mars, lepoint.fr le 18 mars ; « consultant militaire » dans Mots croisés sur France 2 le 28 mars.

Et enfin :
« Enseignant au Collège Interarmées de Défense » par ledauphine.com le 2 mars ; « professeur à l’Ecole de guerre » par le site du téléphone sonne de France Inter le 3 mars, letemps.ch le 22 mars ; « professeur au Collège interarmées de Défense » par le site des matins de France Culture le 18 mars.

Mission accomplie ! Pierre Servent est bien un « pro » de la communication car il arrive à se faire percevoir et présenter par la quasi totalité des médias comme il le souhaite, c’est à dire comme un « spécialiste », un « expert », un « journaliste », c’est à dire comme quelqu’un d’indépendant des pouvoirs militaires et diplomatiques… ce qu’il n’est évidemment pas.

Psychologie de guerre

Notre « expert » atteint son objectif d’occultation quasi-totale de ses engagements présents aux côtés des autorités françaises, et, depuis le début du mois de mars 2011, en bon petit soldat de « la communication de crise », il n’a tenu aucun propos dissonant par rapport au discours officiel. Et délesté de son bel uniforme, il traduit en langage civil la ligne diplomatico-militaire du moment, avec un tropisme « psychologisant » prononcé : « mener une action psychologique » [2], « Casser le moral de l’armée. Abîmer psychologiquement les généraux (…) le mental des troupes (…) mener une guerre psychologique » [3], « une phase militaire et psychologique importante (…) sidérer psychologiquement » [4], « la psychologie des généraux du régime » [5], « les mensonges et manipulations psychologiques (…) politiquement et psychologiquement » [6]. Etc.

D’une certaine façon, Pierre Servent est un peu au traitement médiatique de la guerre, ce que Christian de Boissieu [7] ou Daniel Cohen sont au traitement médiatique de l’économie : des partisans. Si ces derniers sont acteurs dans la finance (car membre d’institutions financières ou bancaires), ils ne sont pas moins des commentateurs – des « experts » - adoubés par les médias. Il en est de même avec Pierre Servent, « expert » médiatique et militaire.

Quand un individu doit sa position sociale à une institution (militaire, par exemple), qu’il est formé aux techniques de communication et qu’il est reconnu comme « spécialiste » ou « expert » par des médias, il officie comme un porte-parole de cette institution lorsqu’il est convié dans les médias.

Nicolas Boderault

Notes

[1] Voir aussi l’article « Mission séduction pour l’armée française » paru dans Le Monde diplomatique d’août 2010.

[2] estrepublicain.fr le 22 mars

[3] leparisien.fr le 20 mars

[4] europe1.fr le 18mars

[5] lejdd.fr le 20 mars

[6] letemps.ch le 22 mars

[7] Voir « Un expert médiatique : Christian de Boissieu, économiste engagé… dans la finance ».






Vous avez dit humanistes ? Un commando de la LDJ (Ligue de Défense Juive, milice d'extrême droite sioniste qui sévit en France...) a attaqué le cinéma St Michel à Paris qui programme le film Gaza

05/04/2011 01:04



Communiqués de l'UJFP : COMMUNIQUE DE PRESSE DES REALISATEURS DU FILM " GAZA-STROPHE, PALESTINE "
le 04/04/2011 20:04:47

L'UJFP se joint bien évidemment à la protestation et renovuelle son étonement que la LDJ soit toujours impunie

Un commando de la LDJ a attaqué le cinéma St Michel à Paris qui programme le film Gaza-strophe, Palestine



Dimanche 3 avril à 17h55, un commando d'une vingtaine de nervis d'extrême droite pro-Israël de la LDJ (Ligue de Défense Juive), s'est attaqué au Cinéma Espace St Michel (Paris Vème) qui projette en ce moment notre film documentaire "Gaza-strophe, Palestine". Grâce à l'intervention du projectionniste, leur opération a échoué, et les
séances programmées ont pu se dérouler comme prévu.
Si les nervis de la LDJ auraient voulu "discuter" avec nous, eh bien c'est raté : nous étions à 2000 km de Paris, à Belgrade, où notre film a été présenté au 58e Festival de film documentaire et de court métrage, ce week end.
En fait, nous étions en train d'admirer le Danube avec un couple d'amis depuis la forteresse turque qui domine Belgrade, lorsque le responsable du cinéma St Michel nous a appelé pour nous raconter ce qui venait de se passer :
Equipés d'antivols, le commando (formé de jeunes gens très excités) a tenté d'enfermer le projectionniste et l'ouvreuse derrière la caisse du cinéma afin de pouvoir interrompre la séance. Mais le personnel du cinéma a courageusement résisté à l'agression et appelé la police. Visiblement surpris par cette résistance inattendue, les brutes ont rapidement pris la fuite, après avoir frappé le projectionniste, et promis de brûler le cinéma. Ils ont collé dans le hall les autocollants de la Ligue de Défense Juive, et jeté des tracts haineux. Une plainte a été déposée par le projectionniste, le directeur du cinéma envisage les suites judiciaires et dénonce l'agression contre son cinéma. Alertés dans la soirée, plusieurs sympathisants de la lutte pour les droits humains en Palestine ont accouru sur les lieux pour apporter leur soutien au personnel du cinéma. Ils se sont donné rendez-vous aux prochaines séances (voir leur communiqué : http://generation-palestine.org/omar/ ... commando-sioniste-essaye-
dinterdire-la-projection-du-film-gaza-strophe-au-cinema-saint-)
Après les pressions diverses des groupes intolérants pro-israël qui ont conduit à la déprogrammation du film à Versailles, et d'un débat à Ris Orangis, le 16 mars, les menaces et intimidations de leurs nervis racistes (dont le guide spirituel le rabbin Meir Kahane appelait à tuer les Arabes et à former le grand Israël sur toute la Palestine
après en avoir expulsé tous les Palestiniens) ne nous empêcheront pas de continuer à animer sereinement les projections du film à Paris et ailleurs.
Les réalisateurs, Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk
Le film Gaza-strophe, réalisé par Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk, est en salles depuis le 16 mars. Salué par la critique, et couronné de plusieurs prix internationaux,
il a néanmoins été l'objet d'attaques nombreuses des lobbys pro-israéliens. Les projections au cinéma Saint-Michel continuent :
http://cinemasaintmichel.free.fr/horaires/frame.htm
Toutes infos sur le film : www.gaza-strophe.com



Info à diffuser------------
La LDJ (Ligue de Défense Juive, milice d'extrême droite sioniste) a attaqué ce soir le cinéma "Espace St-Michel" à Paris qui projette en ce moment le film de Samir Abdallah
et Khéridine Mabrouk, "Gaza-strophe".

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=901






Dans le contesxte des désordres dans le monde :Richard Goldstone a publié dans le Washington Post une tribune (« Reconsidering the Goldstone Report on Israel and war crimes »

05/04/2011 01:00



Goldstone, la justice et la « recherche de la Palestine »

lundi 4 avril 2011, par Alain Gresh

Les révoltes arabes, qui se poursuivent malgré les répressions, au Bahreïn comme en Syrie, ont détourné l’attention de ce qui se passe en Palestine. Blocus de Gaza, bombardements, constructions de colonies, destructions de maisons : les autorités d’occupation poursuivent sans sourciller leur stratégie, qui ne suscite aucune réaction significative, encore moins d’intervention, des puissances qui s’engagent contre la dictature de Kadhafi. Selon les chiffres donnés par l’Unrwa, 76 maisons ont été détruites en Cisjordanie en mars, contre 70 en février et 29 en janvier ; durant ces mois, le nombre de personnes jetées à la rue a été de 158, dont 64 enfants (contre 105 en février et 70 en janvier).

C’est dans ce contexte que le juge sud-africain Richard Goldstone a publié dans le Washington Post une tribune (« Reconsidering the Goldstone Report on Israel and war crimes », 1er avril 2011) dans laquelle il fait machine arrière et se livre à une (auto)critique du rapport qui porte son nom. Il avait coordonné, dans le cadre d’une mission des Nations unies, une enquête sur les crimes commis durant la guerre israélienne contre Gaza (décembre 2008-janvier 2009).

Cette reculade permet à la droite et au gouvernement israéliens de se réjouir. Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères fascisant, a été l’un des premiers à le faire. Dans un article du Monde.fr, « Guerre de Gaza : Israël exige l’annulation du rapport Goldstone après les regrets de l’auteur » (3 avril), on peut lire :

« Israël a réclamé dimanche 3 avril l’annulation du rapport du juge sud-africain Richard Goldstone accusant son armée de “crimes de guerre” durant son offensive contre la bande de Gaza à l’hiver 2008-2009, après les regrets exprimés par le magistrats dans une tribune publiée par le Washington Post. »

« “Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l’histoire”, a affirmé le premier ministre Benjamin Netanyahu qui a demandé à des juristes et des experts du ministère des affaires étrangères d’étudier le dossier. “Il faut à présent multiplier les efforts pour que ce rapport soit annulé, et je vais m’y employer”, a renchéri dimanche à la radio militaire le ministre de la défense, Ehud Barak, après avoir demandé au juge Goldstone de “publier ses conclusions actuelles” sans se contenter d’un simple article de presse. »

« Dans sa tribune publiée samedi, le magistrat sud-africain expliquait que des attaques israéliennes contre des civils avaient été classées comme intentionnelles parce qu’aucune autre conclusion n’était possible à l’époque, mais que de nouveaux éléments avaient montré depuis qu’il n’y avait pas eu de politique visant à cibler les civils “de manière intentionnelle”. »

« Cette conclusion s’appuie sur le travail d’enquêteurs israéliens, qui ont examiné “plus de 400 allégations de mauvaises conduites opérationnelles”, selon un comité créé par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour assurer le suivi du rapport, explique le juge Goldstone, relevant que le Hamas n’a pour sa part pas mené d’enquête sur ses propres tirs contre des civils. »

Que signifie cette rétractation du juge Goldstone ? Pour une juriste israélienne, cela est clair : « Le point positif pour nos actions dans le futur est que si nous avons besoin de nous défendre encore une fois contre des organisations terroristes, nous pourrons dire qu’il n’y a pas d’autre moyen d’affronter la terreur que celle que nous avons utilisée durant l’opération “Plomb durci”. » (Cité dans Ethan Bronner et Isabel Kershner, « Israel Grapples with Retraction on U.N. Report », The New York Times, 3 avril 2011.)

C’est aussi ce que note le correspondant du Monde à Jérusalem (« Le juge Goldston exonère Israël pour la guerre de Gaza », Le Monde, 5 avril 2011, texte disponible pour les abonnés) :

« L’opération “Plomb durci” étant ainsi partiellement réhabilitée, il sera plus facile à Israël de justifier la nécessité de rétablir sa “dissuasion” vis-à-vis du Hamas, pour une nouvelle opération militaire à Gaza. » Ce « permis de tuer » les terroristes, c’est ce que Nétanyahou exigeait depuis longtemps, affirmant que, contre les barbares, les règles du droit international ne peuvent s’appliquer (« Le chaudron de M. Netanyahou », 16 novembre 2009).

Pourtant, cette rétractation du juge Goldstone pose plusieurs problèmes :

— il faut rappeler la campagne infâme menée contre lui jusqu’au sein de la communauté juive sud-africaine, qui avait envisagé de lui interdire d’assister à la bar-mitzva d’un de ses petits-enfants ;

— Goldstone n’est pas le seul rédacteur du rapport et il est douteux qu’il ait le droit de le « supprimer » (d’autant que d’autres membres de la commission défendaient encore les conclusions du rapport il y a trois mois – lire « Two other members of the Goldstone mission stood by its conclusions as of 3 months ago », par Ed Moloney, 4 avril 2011).

— de nombreux rapports d’autres organisations internationales, notamment Amnesty International et Human Rights Watch, ont confirmé les crimes commis par l’armée israélienne ;

— l’argument avancé par le juge dans son texte au Washington Post selon lequel Israël a ouvert 400 enquêtes sur les faits reprochés est absurde. Désormais, pour calmer la justice internationale, Israël ouvre des enquêtes, mais elles n’aboutissent presque jamais ;

— d’autre part, nombre d’affirmations du juge ne tiennent pas la route. Ainsi, il prétend qu’une enquête a été ouverte sur l’un des pires massacres de cette guerre, celui de la famille al-Samouni (29 morts). Or les Nations unies, dans le rapport cité par le même Goldstone à l’appui de sa thèse, affirment que l’officier responsable n’est pas l’objet d’une enquête judiciaire (lire les excellentes réfutations du récent éditorial du juge Goldstone sur le site Mondoweiss, notamment « Goldstone op-ed praises Israeli investigation of Gaza war crimes, but UN committee paints a different picture », par Adam Horowitz, 2 avril) ;

— enfin, si des points restaient à éclaircir et à confirmer dans le rapport Goldstone, c’est dû au fait que le gouvernement israélien a refusé de collaborer à la commission.

Il est douteux que la pitoyable rétractation du juge modifie l’image du gouvernement israélien. Elle aidera, en revanche, les gouvernements européens à justifier leur silence devant le blocus de Gaza et la colonisation qui continue, alors même que les révoltes arabes risquent de changer la donne. Des manifestations de jeunes se sont déroulées aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie et les deux pouvoirs ont tenté de les réprimer ; on parle pourtant à nouveau de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. Mais personne ne peut cacher l’impasse stratégique dans laquelle se trouve le mouvement palestinien.


 

http://blog.mondediplo.net/2011-04-04-Goldstone-la-justice-et-la-recherche-de-la






& pendant ce temps là...Colonies: feu vert à 942 logements à Jérusalem-Est

05/04/2011 00:58



Colonies: feu vert à 942 logements à Jérusalem-Est

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le 04.04.11 | 18h06

La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé lundi un projet de construction de 942 nouveaux logements dans le quartier de colonisation juive de Gilo, dans Jérusalem-Est occupée et annexée, a indiqué à l'AFP un conseiller municipal.
La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé lundi un projet de...

La municipalité israélienne de Jérusalem a approuvé lundi un projet de construction de 942 nouveaux logements dans le quartier de colonisation juive de Gilo, dans Jérusalem-Est occupée et annexée, a indiqué à l'AFP un conseiller municipal.
"La commission de planification urbaine a comme prévu approuvé le projet de construction de 942 logements dans le quartier de Gilo", a déclaré le conseiller municipal Elish Peleg, du parti Likoud (droite, au pouvoir).
M. Peleg a précisé que ce feu vert "constitue seulement la première des six étapes administratives" nécessaires avant le début des constructions.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a "fermement condamné" la décision de la municipalité de Jérusalem qui, à ses yeux, "prouve une nouvelle fois qu'Israël a choisi les colonies plutôt que la paix".
M. Erakat a exhorté le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU), qui doit se réunir bientôt à Berlin, à faire pression pour qu'Israël respecte le droit international.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a donné son feu vert à un plan de développement de quatre colonies en Cisjordanie ce qui va permettre la construction de nouveaux logements, a annoncé lundi la radio publique.
Cette décision, qui concerne les colonies de Nofim, d'Eshkolot, de Hemda et de Rotem, va légaliser des projets de construction de logements déjà entrepris sans autorisation, a indiqué dans un communiqué le mouvement anti-colonisation la Paix Maintenant.
Le gouvernement israélien avait donné le 13 mars son feu vert à la construction de 400 à 500 logements dans des colonies de Cisjordanie au lendemain du meurtre de cinq membres d'une famille de colons israéliens, dont trois enfants, dans une implantation de cette région.
Le processus de paix israélo-palestinien, au point mort, achoppe sur la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
Les pourparlers de paix directs entre les deux parties ont brièvement repris début septembre 2010 avant de s'interrompre presque aussitôt à la suite de l'expiration d'un moratoire israélien de dix mois sur la colonisation en Cisjordanie.
Les dirigeants palestiniens réclament un arrêt complet de la construction en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est avant de reprendre les négociations, ce que le gouvernement de Benjamin Netanyahu refuse.

AFP
 
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El Bayadh : L'ancien chef de cabinet du Wali se suicide par pendaison

L'ancien chef de cabinet de la wilaya d'El Bayadh, Chttit Mohamed, âgé d'une quarantaine d'années, s'est donné la mort, dimanche à 17 H 30, dans son domicile en se pendant avec une corde, a appris lundi elwatan.com. Le suicide de ce père de trois enfants a provoqué une terrible onde de choc dans toute la ville d'El Bayadh dont les habitants s'interrogent sur les raisons qui ont poussé cet ancien commis de l'Etat à commettre un tel acte de désespoir. 






Yémen: poussée de violence, Washington redoute qu'Al-Qaïda profite du chaos

05/04/2011 00:56



Yémen: poussée de violence, Washington redoute qu'Al-Qaïda profite du chaos

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le 03.04.11 | 19h39

Dix-sept manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués par balles lundi à Taëz, au Yémen, où la Maison Blanche craint qu'Al-Qaïda ne profite d'un "vide politique".
Dix-sept manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués...

Dix-sept manifestants hostiles au président Ali Abdallah Saleh ont été tués par balles lundi à Taëz, au Yémen, où la Maison Blanche craint qu'Al-Qaïda ne profite d'un "vide politique".
Les victimes sont tombées sous les balles des forces de l'ordre mais aussi de civils armés postés sur des toits lors d'une marche sur le siège du gouverneur de province.
"On a désormais 17 morts" et 86 personnes ont été blessées, ont indiqué à l'AFP Sadok Choujaa, un médecin qui dirige un hôpital de campagne soignant les protestataires, et des sources médicales.
A la cour du siège du gouverneur, les manifestants ont été accueillis par des salves de tirs d'hommes armés dont certains étaient postés sur des toits, ce qui a alourdi le bilan des victimes, selon les protestataires.
Des blindés ont ensuite été déployés autour du siège et le calme a été rétabli avec le retour des manifestants sur leur lieu de sit-in, selon des témoins.
L'agence officielle Saba, citant des témoins, a annoncé que "10 manifestants avaient été tués et des dizaines blessés dans des affrontements et par des tirs" à Taëz.
Le gouverneur, Hammoud al-Soufi, avait fait état de 3 morts et de 8 blessés, et dénoncé sur la télévision d'Etat la présence d'hommes armés parmi les manifestants. Une enquête sera ouverte sur les incidents, a-t-il dit.
A Sanaa, des militaires ralliés à l'opposition ont empêché sans violence quelque 200 policiers de s'approcher de la place du Changement, près de l'Université, où campent les contestataires depuis le 21 février, selon un journaliste de l'AFP.
En début de soirée, des dizaines de personnes ont convergé de différents quartiers de Sanaa vers la place pour exprimer leur solidarité avec les protestataires à Taëz et Hodeida, sur la mer Rouge, selon des témoins.
A Hodeida, des manifestants ont observé lundi soir un sit-in devant le siège du gouvernorat après des accrochages avec les forces de sécurité, qui ont fait quelque 300 blessés, dont 4 par balles et 26 par des jets de pierres, les autres ayant été indisposés par du gaz lacrymogène, selon des protestataires.
Les heurts avaient débuté dimanche lorsque des dizaines de milliers de manifestants avaient commencé à marcher sur le palais républicain de cette ville de 400.000 habitants, aux cris de "A bas le régime", selon des témoins.
Face à ce regain de violences, la Maison Blanche a dit lundi son inquiétude de voir Al-Qaïda profiter d'un "vide politique" et appelé au dialogue en vue d'une transition pacifique du pouvoir au Yémen, un allié de Washington dans la lutte anti-terroriste.
"Nous sommes évidemment inquiets de voir Al-Qaïda et d'autres groupes essayer de profiter d'un vide politique en cette période de violences", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.
"C'est l'une des raisons pour lesquelles nous plaidons pour le dialogue et le lancement du calendrier de transition dont le président Saleh a parlé", a-t-il ajouté.
Alors que le New York Times a affirmé dimanche que le gouvernement américain était en train de retirer son soutien au président Saleh et de faciliter son départ, M. Carney a déclaré: "Nous pensons pouvoir travailler avec le gouvernement yéménite sur ces questions importantes. Nous ne nous concentrons pas sur un individu".
De leur côté, les monarchies arabes du Golfe ont proposé leur médiation entre l'opposition et le pouvoir au Yémen, lors d'une réunion à Ryad.
"Le gouvernement yéménite est prêt à examiner toutes les idées que proposeraient nos frères du Conseil de coopération du Golfe pour surmonter la crise actuelle", a réagi le ministre des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi.

AFP
http://www.elwatan.com/depeches/yemen-poussee-de-violence-washington-redoute-qu-al-qaida-profite-du-chaos-03-04-2011-119091_167.php




Maha B., 34 ans, aide ménagère, vole 6 000 € à des retraités

05/04/2011 00:52



L'aide ménagère vole 6 000 € à des retraités

tribunal

Me Van Driel ( à gauche) a tenu à souligner que sda cliente n'avait rien d'une voleuse./Photo DDM.
Me Van Driel ( à gauche) a tenu à souligner que sda cliente n'avait rien d'une voleuse./Photo DDM.
Me Van Driel ( à gauche) a tenu à souligner que sda cliente n'avait rien d'une voleuse./Photo DDM.

Elle a trahi leur confiance et ne l'explique que par le fait qu'elle aurait été forcée par une relation de sa famille (en situation irrégulière) qui la pressait comme un citron pour avoir de l'argent. Maha B., 34 ans, aide ménagère, a comparu jeudi dernier devant le tribunal correctionnel pour escroquerie. De février à mars 2010, elle a subtilisé la carte bancaire des personnes âgées qu'elle avait en charge et a effectué des achats pour 2 600 € et retiré 4 000 € d'argent liquide. Soit un préjudice de plus de 6 000 €.

C'est la curatrice des époux, âgés de 78 ans, qui s'est aperçue de ces retraits suspects. Les soupçons se sont vite portés sur l'aide ménagère qui a aussi été repérée par un commerçant lors de ses achats répétés et chers. Maha avait même fait remplir sa carte de fidélité pour acheter des boucles d'oreilles ! Vêtements, CD, DVD, bijoux, jeux vidéo, aucun produit de première nécessité. Pour Me Éric Soulans, « ce sont des faits désagréables commis par une professionnelle lors de ses gardes de nuit. Elle a dépensé 1 600 € par semaine. » Il réclame le remboursement de la somme et 1 500 € pour le préjudice moral. Le procureur de la République, Pascal Suhard, requiert une peine de 4 mois avec sursis et mise à l'épreuve (SME) avec obligation de rembourser le couple. « C'est une trahison qui mérite d'être soulignée », explique-t-il. L'aide ménagère a démissionné de son association et se retrouve sans revenus avec deux enfants.

Son défenseur, Me Lise Van Driel, précise « qu'elle s'engage à rembourser les victimes. Elle n'a pas le profil d'une voleuse, ajoute-t-elle. Elle a fait tout cela par peur de représailles de ce clandestin qui s'est immiscé dans sa vie et l'a menacée. » Mais la nature de ses achats, effectués en dehors de toute contrainte, n'a pas plaidé en sa faveur, relayant l'existence de son tortionnaire moral, au fin fond du dossier.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. La prévenue devra rembourser 6 689,03 € et régler 1 500 € pour le préjudice moral.






AIR FRANCE - De retour à Phnom Penh après 37 ans d'absence ;Phom Pehn dont l'homme fort fut Khmer Rouge ...

05/04/2011 00:47



Air France a rouvert la semaine dernière la ligne Paris-Phnom Penh qu'elle avait dû fermer il y a 37 ans après la montée au pouvoir des Khmers Rouges. Accueilli avec tous les honneurs, un Airbus 340 de la compagnie aérienne française a atterri jeudi à l'aéroport de Phnom Penh lors de son vol d’inauguration, là où les derniers avions français avaient dû fuir les bombes en 1974

Le 30 mars dernier, un Airbus 340 de la compagnie aérienne Air France atterrissait à l'aéroport de Phnom Penh lors du vol inaugural de la ligne Paris Phnom Penh rouverte 37 ans après sa fermeture en 1974 (Photo DR)

Un Airbus A340 de la compagnie Air France a atterri jeudi à Phnom Penh, marquant la réouverture d'une ligne fermée 37 ans auparavant, lorsque les bombes pleuvaient sur la capitale et que les Khmers Rouges s'apprêtaient à s'emparer du pouvoir. La compagnie aérienne, qui avait lancé ses premiers vols vers Phnom Penh en 1947 quand le Cambodge faisait encore partie de l'empire colonial français, est le premier transporteur européen à faire le vol vers un pays qui a accueilli près de deux millions de touristes l'année dernière. Trois vols par semaine relieront l'aéroport Paris-Charles de Gaulle et Phnom Penh, avec une brève escale à Bangkok.

 

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Un retour attendu, un accueil chaleureux
Le directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon a déclaré que la reprise des vols vers le Cambodge faisait parti de la stratégie de croissance de la compagnie aérienne, mais était également importante d'un point de vue historique. "C'est vraiment émouvant", a déclaré Pierre-Henri Gourgeon aux journalistes présents à l'Aéroport International de Phnom Penh où le vol Air France 274 a été reçu avec le tapis rouge.
Roulant sur le tarmac pour atteindre sa destination, l'Airbus 340, qui transportait près de 275 passagers dont le Secrétaire d’Etat chargé des Transports Thierry Mariani (lire aussi l'article du jour de l'édition Cambodge), est passé sous une arche d'eau générée par deux pompes à incendie, l'accueil traditionnel pour un voyage inaugural.
La princesse Sylvia Sisowath, une cousine de l'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, a fait part de ses souvenirs, lorsqu'elle se précipitait pour accompagner les derniers passagers jusqu'à l'avion alors que les bombes pleuvaient à proximité sur les combattants Khmers Rouges. "Nous avons dû mbarquer très rapidement car il y avait des bombardements autour de la ville mais pas sur l'aéroport", a-t-elle déclaré à l'AFP, ajoutant qu'elle était "très heureuse" de voir la compagnie aérienne française de retour dans son pays.
Un ancien steward cambodgien qui a travaillé sur l'un des derniers vols à destination de Paris assistait également à la cérémonie officielle d'inauguration.
Le dernier vol Air France avait quitté la capitale cambodgienne en juin 1974, quelques mois avant la fermeture des frontières par les Khmers Rouges et le lancement d'une révolution qui a plongé le pays dans l'une des périodes les plus sombres du 20ème siècle. Les Khmers Rouges ont vidé les villes, supprimé l'argent et les écoles dans le but de créer une utopie agraire. Plus de deux millions de personnes sont mortes d'épuisement au travail, de faim ou ont été exécutées entre 1975 et 1979 sous ce régime sanguinaire.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) lundi 4 avril 2011

Hun Sen :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hun_Sen





Les risques du métier chez les déglingués à mes frais .Ils enfument leur fournisseur d'herbe

05/04/2011 00:40



Ils enfument leur fournisseur d'herbe

Pour la défense, Me Alary, les jeunes n'étaient pas les seuls à tourner autour de la maison.  D'autres auraient pu mettre le feu./Photo archives.
Pour la défense, Me Alary, les jeunes n'étaient pas les seuls à tourner autour de la maison.  D'autres auraient pu mettre le feu./Photo archives.
Pour la défense, Me Alary, les jeunes n'étaient pas les seuls à tourner autour de la maison. D'autres auraient pu mettre le feu./Photo archives.

Il s'en passe des drôles dans le monde des consommateurs et dealers de stups. Le tribunal correctionnel d'Albi a jugé deux compères, prévenus de destruction de biens d'autrui par un moyen dangereux. Arnaud M., 25 ans, (4 condamnations au casier pour des vols, des violences et un viol sur mineure) et son pote d'un soir, Wilfried P., 25 ans, (12 condamnations pour des vols, infractions routières, stups et violences), sont soupçonnés d'avoir mis le feu, le 14 octobre 2010, à un appentis ainsi qu'à une voiture, au Bourg, sur la commune de Vieux. Sur place, après le sinistre, les gendarmes ont retrouvé une sacoche accrochée au portail et trois jeunes, ivres, qui dormaient dans une voiture, non loin du lieu-dit. L'enquête a permis de déterminer qu'une des relations du propriétaire de la maison (hospitalisé) recevait pas mal de visites pour son petit trafic d'herbe maison. Dans l'après-midi, il a d'ailleurs reçu deux jeunes qui lui ont pris pour 70 € de cannabis.

« L'herbe était extrêmement bonne, explique Wilfried à la barre. On a décidé d'y revenir le soir ». Il branche son copain Arnaud pour subtiliser le stock d'herbe. Tous deux sont passablement ivres. Ils frappent à la porte. Pas de réponse. Ils décident alors d'incendier l'appentis pour faire sortir leur fournisseur. Mais le feu se propage au véhicule et embrase une partie de la maison. Panique à bord et les deux compères s'enfuient.

Dans un état second

Wilfried ne se souvient de rien. Me Rimaillot, pour la partie civile (le curateur du propriétaire) réclame plus de 5 000 € de dédommagements. Le procureur, Pascal Suhard, requiert, pour « cette idée saugrenue » entre 8 mois et un an, plus ou moins assortis de sursis, pour les deux.

« Ce n'est qu'un dossier d'apparence, lâche Me Jean-Baptiste Alary qui assure leur défense. Est-ce qu'ils étaient seuls à tourner autour de la maison ? Ils étaient dans un état second. Ils auraient mis le feu et seraient restés dormir dans la voiture, à proximité, contrôlée par les gendarmes, c'est ridicule. » Le tribunal les a reconnus coupables et les a condamnés à 1 an de prison dont 4 mois assortis du sursis avec mise à l'épreuve et obligation de soins. Ils devront débourser 5 600 € de dommages et intérêts.

Depuis les faits, la maison a été cambriolée à trois reprises !

http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/04/1050516-Vieux-Ils-enfument-leur-fournisseur-d-herbe.html






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