Andre Thomas, un condenado a la pena capital con antecedentes de locura, se sacó el único ojo que tenía y se lo comió, informó hoy el Departamento de Justicia de Texas.
El incidente ocurrió a comienzos del mes pasado en el corredor de la muerte del estado, señalaron fuentes judiciales. Thomas, condenado a muerte por asesinar a puñaladas a su esposa, a su hijo y a una hijastra de 13 meses, a quienes les extrajo el corazón, ya se había sacado y comido un ojo cuando esperaba el juicio en 2004, dijeron fuentes oficiales citadas por medios locales.
Fuentes del Departamento de Justicia Criminal indicaron que de momento se desconoce cómo Thomas, de 25 años, se extrajo el único ojo que le quedaba, aunque todo apunta a que aparentemente solo usó sus dedos para hacerlo.
Tras el último incidente Thomas fue enviado de inmediato a una clínica psiquiátrica.
"Allí recibirá la atención para su salud mental que estaba pidiendo desde el principio", señaló el fiscal Bobbie Peterson al diario "Sherman Herald Democrat".
Cavalerie et carambouille Durant dix semaines, 124 prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour escroquerie en bande organisée. Ils sont soupçonnés d'avoir mis en place un réseau de cavalerie (des fausses traites permettant de faire financer par les banques des transactions inexistantes) et de carambouille (des reventes de marchandises non payées, au détriment du fournisseur initial). L'arnaque est vieille comme le monde, mais l'enjeu du procès est d'établir si elle a été sciemment planifiée, au point de concerner 93 entreprises pour un préjudice de 540 millions de francs. L'accusation dénombre neuf réseaux reliés. La défense y voit une construction intellectuelle.
Son nom revient souvent dans les dépositions. Il est en fuite en Israël, en compagnie de ses principaux lieutenants. En l'absence de Haïm Weizman, présumé parrain de l'affaire du Sentier, le tribunal en est réduit à recoller les dépositions éparses des présents. L'un témoigne de sa peur d'un Weizman vêtu d'un treillis de Tsahal, souvenir de son grade de sergent-chef dans l'armée israélienne. Un autre raconte comment Haïm, puisqu'on ne se connaît que par les seuls prénoms, l'a fait entrer dans le système: «Je remonte une société de prêt-à-porter; tu vas gagner beaucoup d'argent.» Très vite, des premiers soupçons glissés au coin de l'oreille par la rumeur du Sentier: «Fais-moi confiance, sors-toi de ses affaires.» Il ne l'a pas fait, s'en veut d'être «le dernier des imbéciles».
«Ça chauffe.» Weizman avait tâté de la cavalerie dès 1995, histoire de se faire la main. Puis serait passé aux choses sérieuses au cours du premier semestre 1997: c'est l'opération «Planter les banques» (2 700 traites échangées en quelques semaines), planifiée jusqu'à l'explosion finale et la fuite à l'étranger de ses principaux acteurs. Sa sœur, Shoshana Elankry, se fait prévenir en dernière minute: «ça chauffe.» Mère de famille, jouant un rôle très secondaire dans le réseau, elle préfère rester. «Des gens n'étaient pas payés. Il y a eu des cris. J'ai compris que quelque chose n'allait pas.» Jacques Sebban, partenaire de poker de la bande à Weizman, a amené ce dernier à l'aéroport deux jours avant la première vague d'interpellations. Il ne l'a «que déposé», insiste-t-il, comme pour mieux résumer la situation: sa société, spécialisée dans les ballons publicitaires, s'est retrouvée, une fois vendue au réseau Weizman, dans l'achat-vente de textile, cumulant les comptes bancaires comme d'autres multiplient les pains.
Ekrem Sanioglu, présumé chef d'un réseau parallèle (mais il s'en défend avec la dernière énergie), en parle le mieux. «Longtemps, on n'a jamais eu d'impayés avec Haïm Weizman. S'il est recherché aujourd'hui, c'est qu'il a fait quelque chose, moi aussi peut-être. Mais si son projet était de planter les banques et de s'enfuir, ce n'était pas le mien. Peut-être y a-t-il quelques faux chez nous, mais c'est pas tout à fait faux.» Bon nombre des prévenus se sont rendus un jour à l'entrepôt de Haïm Weizman, 700 m2 rue de Lancry, toujours bourrés de marchandises diverses. On payait par traites, sans toujours savoir à qui. «Je ne voyais personne, j'ai juste vu les marchandises», dit l'un des visiteurs.
Marraines. Valérie Tirel, ex-maîtresse et ennemie jurée d'Ekrem Sanioglu, était, dans ce réseau, la petite main qui gérait la comptabilité occulte. Pour elle, une alter ego, Nathalie Hattab, tenait le même rôle «hiérarchique et psychologique» chez Weizman: fonction tellement essentielle que l'une et l'autre pouvaient parfois passer pour les marraines des deux réseaux.
Toute à sa volonté de dénoncer et décrypter l'opération «Planter les banques», Valérie Tirel en a fait parfois trop lors de l'instruction. Elle est obligée de revenir sur certaines accusations. C'est une constante dans ce procès: minorer les déclarations initiales arrachées par les enquêteurs. La présidente du tribunal, Anny Dauvillaire, prend la chose avec flegme. Une seule chose l'énerve: ces sorties incessantes de la salle pour aller téléphoner. Au bout de six semaines, les prévenus commencent à se dissiper. * Par RENAUD LECADRE, Libération, Le samedi 31 mars et dimanche 1er avril 2001, p. 18
L'interminable procès du Sentier a repris lundi à Paris avec l'audition de l'un des 124 prévenus de ce dossier qui porte sur une escroquerie de plus de 82 M EUR (540 MF). Philippe Hattab était en fuite lors des audiences de février à mai. Il s'est constitué prisonnier en juin. Ce retour en cours de délibéré a contraint le tribunal correctionnel à rouvrir les débats et repousser son jugement concernant les autres prévenus. "Je suis rentré de mon plein gré pour être en paix avec moi-même", a expliqué Philippe Hattab, 32 ans, qui s'est enfui en Israël en mai 1997, au début de l'enquête qui aboutit à ce procès.
"Je ne suis pas un lieutenant de Haïm Weizman", a indiqué le prévenu présenté par l'accusation comme un proche du chef d'un des réseaux les plus actifs de cette opération baptisée, selon certains prévenus repentis, "planter les banques". "Je n'étais que le gérant de paille de deux sociétés. J'étais le pantin de mes patrons", a-t-il encore souligné, en parlant de Haïm Weizman, Eric Zuili et Denis Ouahba, tous trois en fuite, rappelant qu'ils lui avaient fait miroiter "de devenir leur associé".
Jugement début 2002 "Un pantin convainquant", a remarqué la présidente Anny Dauvilaire en rappelant qu'il avait obtenu des lignes de crédit très importantes auprès de banques, puisque ses entreprises totalisent un passif bancaire de 10,82 M EUR (71 MF). Il conteste également avoir su que certaines traites émises par des clients de ses sociétés ne correspondaient qu'à "du papier" pour reprendre l'expression utilisée dans cette affaire pour qualifier les traites fictives destinées à fournir de la trésorerie. Des explications très différentes de celles qui lui sont attribuées dans un article du Parisien publié en avril 1999 dans lequel il reconnaissait "la cavalerie", et l'utilisation de la naïveté de certains banquiers. Il conteste d'ailleurs avoir parlé à la presse.
Six journées d'audience, étalées sur trois semaines, ont été prévues pour examiner le rôle de Philippe Hattab dans cette affaire, confronter ce dernier avec une quarantaine d'autres prévenus concernés. Le jugement est repoussé "à la fin de l'année au plus tôt, mais plus certainement début 2002", indique un proche du dossier. Le réquisitoire est prévu le 8 novembre. Tf& news, Mis en ligne le 22 octobre 2001
EPILOGUE pour l'affaire du Sentier. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné hier (28 janvier 2002) quatre-vingt-huit des cent vingt-quatre prévenus dans le procès du Sentier à des peines de prison, parfois assorties du sursis. Il a également prononcé trente-six relaxes, dans ce dossier d'escroquerie de plus de 82 millions d'euros (538 millions de francs) organisée à partir du quartier parisien de la confection. La peine la plus lourde sept ans de prison ferme a été prononcée à l'encontre de Haïm Weizman, actuellement en fuite. Il est l'organisateur présumé de cette escroquerie qui avait été baptisée « Opération planter les banques ». Il a également été condamné à 600 000 € (3,935 millions de francs) d'amende. Treize mandats d'arrêts Quatre-vingt-deux des quatre-vingt-huit personnes condamnées devront en outre rembourser tous les préjudices subis par les banques, sociétés d'assurance et fournisseurs. Le montant total du préjudice retenu par le tribunal s'élève à 23,4 millions d'euros (151 millions de francs). Au total, treize mandats d'arrêts ont été prononcés. Douze concernent des prévenus qui étaient en fuite avant le début de ce procès fleuve en février 2001, et qui faisaient déjà l'objet d'un mandat d'arrêt international. Un mandat a aussi été lancé contre l'un des prévenus, Christian Basel, condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis, et que la présidente Anny Dauvillaire souhaitait faire arrêter lors du jugement mais qui ne s'est pas présenté à l'audience. Les douze prévenus en fuite ont été condamnés à des peines d'emprisonnement ferme s'échelonnant de trente mois à sept ans de détention. Au-delà des peines de prison, la condamnation de la quasi-totalité des prévenus à rembourser le préjudice a été mal accueillie. « On veut notre mort », s'est écrié à l'issue de l'audience Sami Brami, l'un des organisateurs de l'escroquerie, condamné à cinq ans de prison dont trente mois avec sursis. « Vingt mois de prison, ça leur a pas suffi, ils veulent nous tuer avec l'argent », a-t-il crié. Sami Brami, surnommé Sami la Belette, a déjà passé près de vingt mois en détention préventive mais doit encore effectuer plus de dix mois de prison. I.G., Le Parisien, mardi 29 janvier 2002, p. 12
--------
(10 mai 2004) Les banques pourraient sortir du Sentier blanchies Leur sort est examiné dès aujourd'hui dans une seconde affaire de fraude.
La chambre de l'instruction de Paris examine ce matin, et pendant deux jours, le dossier Sentier II, remake en mieux de la première affaire : 148 mises en examen pour blanchiment, portant sur 1 milliard de francs. Recyclés en espèces pour frauder le fisc ou payer les salariés au noir. Le trafic est aussi simple qu'astucieux et repose sur ce bon vieux chèque, la manip consistant à l'«endosser», c'est-à-dire à modifier le nom de son bénéficiaire par une simple mention au verso accompagnée d'un tampon bancaire. L'endossement est interdit en France depuis les années 70, car c'est la source de toutes sortes de combines. Mais pas en Israël. Des malins ont mis à profit cette dualité pour mettre en place un vaste trafic de chèques faisant l'aller-retour entre Paris et Tel-Aviv. Des chèques volés ou d'origine douteuse (lire ci-contre), blanchis par des banques françaises et israéliennes.
A la différence de Sentier I, les commerçants (du textile, du cuir, de l'intérim, du transport...) ne sont plus seuls en cause. Huit banques sont poursuivies en tant que personnes morales (dont la Société générale, la Bred et American Express), 33 banquiers (dont Daniel Bouton, PDG de la Générale) en tant que personnes physiques. Mais aussi quatre rabbins de la mouvance Loubavitch : une nébuleuse de 140 associations confessionnelles a largement usé du système.
«Négligence». La chambre de l'instruction est face à un dilemme. Renvoyer tout le monde en correctionnelle, conformément à l'ordonnance de la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez, en octobre. Ou torpiller le dossier, comme le réclame le parquet de Paris qui a fait appel. Non content de prôner un non-lieu général pour les banques et banquiers (sauf deux petits établissements : la Société marseillaise de crédit et la National Bank of Pakistan), le parquet souhaite, «au nom d'une bonne administration de la justice», scinder les différents réseaux mis en cause. Ne resteraient alors que plusieurs petits procès de petites arnaques, sans aucune vision d'ensemble sur le blanchiment mis en place. Bref, ce serait la fin de l'affaire.
Le cas des banques est au coeur du débat judiciaire. Elles se sont livrées, tout au long de l'instruction, à un ahurissant lobbying auprès des pouvoirs publics pour se sortir du pétrin. Le raisonnement du parquet leur donne un peu de baume au coeur : en gros, les banques ne peuvent pas tout vérifier, tout détecter ou tout savoir d'un blanchiment en cours. C'est sûrement vrai, compte tenu du nombre de chèques en circulation (plusieurs dizaines de milliers par jour). Mais quand une banque accepte de virer un chèque à l'ordre du Trésor public ou de l'Urssaf au profit d'un tiers, en se contentant d'une mention en hébreu à laquelle elle n'entend rien, c'est quand même le signe que quelque chose ne tourne pas rond. Simple «négligence, relevant semble-t-il d'une pratique répandue», estime le parquet. La juge Prévost-Desprez observe au contraire que les banques sont surtout soucieuses de contrôler les comptes à découvert. Et comme les comptes servant à blanchir sont mécaniquement créditeurs...
La décision de la chambre de l'instruction aura des conséquences sur l'application de la loi de 1996 qui renforce la lutte contre le blanchiment. Le parquet estime que l'accusation doit prouver «le caractère intrinsèquement frauduleux» de chaque centime blanchi. Les enquêteurs avaient procédé par sondages et en n'épluchant que les chèques supérieurs à 10 000 francs : il s'agissait de démonter un système, plutôt que d'incriminer formellement une ribambelle de délits. Si le raisonnement du parquet est validé, selon un magistrat, la loi de 1996 «sera vidée de sa substance». Libération, Par Renaud LECADRE, lundi 10 mai 2004, p. 14
Des milliers de chèques douteux ont été recyclés en Israël puis réintroduits en France. Florilège.
Chèques volés. Des sacs postaux contenant des chèques à l'ordre de l'Urssaf ou du Trésor public sont volés dans des centres de tri. Le «blanchiment du pauvre» consiste à trafiquer l'intitulé, au nom d'un M. Urssafi, Hussard ou Gorssappian. Plus élaboré, l'endossement en Israël : le chèque à l'ordre de l'Urssaf est remis à un «changeur», métier légal dans ce pays, contre des espèces (moins sa commission). Le voleur récupère le cash, le changeur dépose le chèque à sa banque israélienne, laquelle fait créditer son compte par la banque française émettrice.
Arnaque aux commerçants. Un grand classique : draguer les petits patrons en leur faisant miroiter qu'une publicité insérée dans une revue de la police, ou un annuaire du fisc, aiderait grandement à faire sauter PV et redressements fiscaux. Ces supports publicitaires n'existent pas ; mais les chèques envoyés à leur nom, si. Eux aussi seront changés en Israël.
Fausse pub. Cette fois, le commerçant est complice. Il signe un chèque à l'ordre d'une régie pub pour une annonce dont il sait qu'elle ne passera pas. La régie lui rétrocède la somme en liquide, moyennant commission. Le commerçant, qui a pu justifier sa sortie d'argent, récupère du cash net d'impôt ; la régie retombe sur ses pieds en endossant le chèque en Israël. Le gérant de RPMP, la régie de radios juives françaises (les radios elles-mêmes ne sont pas en cause), a avoué et décrit le système.
Faux dons. Ici interviennent certaines associations cultuelles juives. Le commerçant joint l'utile à l'agréable en finançant des bonnes oeuvres tout en récupérant la moitié au black, certains rabbins acceptant de faire 50-50. Un responsable loubavitch a admis le distinguo entre «les dons cacher, qui sont de vrais dons, et les dons pas cachers, qui sont des échanges de chèques contre espèces. Les faux donateurs sont des gens intéressés qui vous contactent quand ils ont des besoins en espèces».
Vraies-fausses cotisations. Des rabatteurs collectent la taxe professionnelle auprès de commerçants du textile ou cuir, qu'ils reversent à des écoles. Jusque-là, rien d'anormal. Mais les rabatteurs proposent ces fonds à des établissements endettés, comme l'Essec, en exigeant en retour un «don» qui peut atteindre 50 % de la somme versée. Libération, Par Renaud LECADRE, lundi 10 mai 2004, p. 14
On reproche à ces religieux, de tendance loubavitch, d'avoir dévoyé la tradition de collecte au sein de la communauté juive. Pour appâter les donateurs, des associations réputées caritatives proposaient un retour en liquide pouvant aller jusqu'à 50% des «rétro-dons», selon l'expression du parquet. Un argument décisif pour draguer certains commerçants adeptes de l'économie au noir. La chambre de l'instruction, qui vient d'examiner pendant deux jours l'affaire du Sentier II (Libération d'hier et d'avant-hier), doit décider si ces rabbins (plus d'une vingtaine de responsables associatifs) seront jugés séparément ou conjointement avec la centaine d'autres mis en examen dans ce dossier tentaculaire.
A l'origine, le rabbin Elie Rotnemer, fondateur du Refuge, organisme collecteur du 1%10- gement. Après sa mort en 1994, à la veille d'un scandale financier, ses héritiers ont amplifié et diversifié ses méthodes de collectes au profit d'une nébuleuse de 150 associations (écoles privées, maisons de retraite...) domiciliées en Seine-et-Marne et à Paris dans le XIXe, les deux centres névralgiques des loubavitchs: sur cinq ans (de 1997 à 2001), elles ont brassé 450 millions de francs. La plupart des mis en examen sont des anciens du Refuge. Notamment Joseph Rotnemer, nouveau patriarche familial, et le rabbin Jacques Schvarcz, tous deux en fuite en Israël.
Enveloppes. Le «dévoiement progressif du système associatif fondé à l'origine sur un principe de solidarité communautaire», ainsi qualifié par le parquet, a fait un détour par Mulhouse en 1997, où un réseau profane mis en place par Georges Tui1 (en fuite) a le premier utilisé la possibilité d'endosser des chèques en Israël contre remise d'espèces. Comme l'a confessé un de ses lieutenants, «pour faire partir les chèques et récupérer les espèces, il fallait trouver des porteurs». L'idée était de confier les enveloppes à des religieux, peu susceptibles de se faire fouiller à l'aéroport. Joseph Rotnemer ne s'est pas contenté de porter pour Georges Tuil, il a mis en place son propre circuit de blanchiment. Car, au même moment, les donateurs commencent à rechigner. Plusieurs commerçants affirment que des religieux leur ont alors proposé un retour en espèces de plus en plus conséquent. Dont le niveau dépendait par exemple, chez un rabbin, «de ce qu'il avait dans sa mallette».
Un rabbin poursuivi rejette au contraire la faute sur "des vautours des entreprises". Le fils d'un rabbin en fuite met tout le monde d'accord en distinguant les «donateurs casher qu'il faut relancer sans arrêt», des «donateurs pas casher intéressés par les espèces». Le principal collecteur de fonds exagère peut-être quand il assène aux enquêteurs: «Je risque ma vie et celle de ma famille, car celui qui dénonce son prochain est condamné à mort par la communauté. J'arrête de parler »
A l'Essec, qui a fini par rompre tout lien avec la galaxie Rotnemer car l'école de commerce en avait assez de devoir lui rétrocéder 50 % de la taxe d'apprentissage collectée, on assure que le grand rabbin Sitruk serait alors intervenu pour maintenir le flux financier. Interrogé, Sitruk a formellement démenti.
Taxis. L'absence de comptabilité dans ces associations, souvent de simples «taxis», a été source de toutes les combines. En plus des rétro-dons, le parquet estime que près de 30 millions de francs «ont bénéficié à des intérêts privés, dévoyant le caractère non lucratif affiché». Joseph Rotnemer a unjour téléphoné à sa secrétaire en France pour virer des fonds en Hongrie afin de racheter des stations-service... ... RENAUD LE CADRE, Le Parisen, 12 mai 2004, p. 15
-----
(Juin 2004) Le parquet torpille la deuxième affaire du Sentier Profitant d'un artifice de procédure, il a annulé le renvoi du dossier en correctionnelle.
L'affaire Sentier II (Libération des 10, 11 et 12 mai) a été torpillée vendredi par la chambre d'instruction. Ce dossier tentaculaire de blanchiment entre la France et Israël (148 mis en examen, dont 33 banquiers et 6 rabbins) avait été instruit par la juge Isabelle Prévost-Desprez. En octobre 2003, elle avait rédigé une ordonnance de renvoi en correctionnelle, prologue d'un nouveau procès de masse. Le parquet, qui avait fait cause commune avec elle dans la première affaire du Sentier, car elle ne concernait que des commerçants du textile, avait quelques états d'âme dans son remake judiciaire, de grands noms de la finance étant cette fois en cause. Par une à la fois grossière et habile manoeuvre, le parquet a obtenu gain de cause.
Promesse. Selon le code de procédurale pénale, une fois que le juge d'instruction a bouclé son enquête, son dossier est renvoyé au parquet. Le procureur dispose alors d'un délai de trois mois pour prendre ses réquisitions (non-lieu ou renvoi en correctionnelle). Son avis est facultatif, mais le juge d'instruction est obligé de l'attendre avant de prendre une décision définitive. Le délai passé, le juge d'instruction est libre de statuer sans le parquet.
Durant l'été 2003, Isabelle Prévost-Desprez, l'un des plus coriaces juges d'instruction du pôle financier parisien, est en partance pour le tribunal de Nanterre. Après avoir enquêté des années, elle met un point d'honneur à boucler l'affaire Sentier II avant de faire ses valises. Le parquet lui promet alors promesse non écrite, promesse de Gascon de rédiger ses réquisitions au plus vite. Octobre approche, son déménagement aussi. La juge ne voit rien venir, elle a le sentiment que le parquet la mène en bateau. A malin, malin et demi. Le délai de trois mois peut être ramené à un mois lorsque l'un des prévenus est en détention préventive. En l'occurrence, il s'agit de Jean-Louis Voirain, procureur adjoint à Bobigny, qui fréquentait et donnait quelques coups de pouce à des loulous du Sentier. Le cas Voirain, qui fait scandale au sein de la magistrature, a vocation à être disjoint du reste de l'affaire, car des vérifications complémentaires sont en cours. Isabelle Prévost-Desprez l'a gardé sous le coude jusqu'au dernier moment, histoire de pouvoir statuer plus rapidement, avant son départ pour Nanterre, et contourner l'inertie du parquet.
Artifice. Cinq jours après l'ordonnance de renvoi, le parquet fait appel. Principalement pour non-respect du délai de trois mois, accessoirement parce qu'il considère que l'accusation de blanchiment contre les banques ne tient pas. Il eût été plus courageux de commencer par là. N'osant pas laisser l'impression de vouloir blanchir les banques, le parquet a préféré se réfugier derrière un artifice de procédure. Mais pour obtenir le même résultat. Un nouveau juge d'instruction va hériter du bébé. Osera-t-il aller au bout ? Par Renaud LECADRE, samedi 19 juin 2004 (Liberation - 06:00)
-------
Escroquerie Les cerveaux du Sentier minimisent leur rôle
L'UN EST LIBRE, l'autre pas. Haïm Weizmann, 40 ans, cheveux de jais et profil d'aigle, arbore de longues chaussures bicolores qu'on croirait briquées à la cire d'abeille. Thierry Luksemberg, pâle dans son box du tribunal de Paris, affiche un polo chiffonné et une mine défaite. « Mes conditions d'incarcération sont dramatiques », soupire ce père de famille de 48 ans.
Des centaines de millions de francs évaporés
Ces deux hommes, si différents d'allure, ont été arrêtés en décembre 2003, au terme d'une longue cavale. Pendant des années, ils ont tenu le haut du pavé au sein du petit milieu de la confection parisienne qu'est le Sentier. « Je connaissais 50 % des gens qui y travaillaient. J'avais une bonne notoriété », explique Thierry Luksemberg, qui opère dans la confection depuis ses 16 ans. « Je générais plusieurs millions de francs de chiffre d'affaires », affirme son cadet, venu d'Israël après son service militaire en 1985, et visiblement nostalgique de l'âge d'or que furent le milieu des années 1990 dans son ancien quartier.
L'argent qu'ils brassaient n'était pas volé, jurent-ils. « Je travaillais comme un chien, jour et nuit », dit Weizmann tandis que Luksemberg a, selon lui, toujours abattu « douze à quatorze heures de travail par jour ». D'honnêtes commerçants injustement mis en cause ? Pas tout à fait. « J'ai fait des erreurs », admet le plus âgé des deux hommes. « A l'époque, je ne savais pas lire ni écrire. Je ne suis pas gestionnaire. Je reconnais une partie, mais toute petite, de l'accusation. J'ai fermé les yeux », se défend Weizmann, enclin à rejeter sur ses ex-collaborateurs la responsabilité des fraudes constatées par les enquêteurs. Or celles-ci sont multiples et astucieuses. Elles ont rapporté gros à leurs auteurs et coûté très cher aux banques qui en ont été les victimes. En deux vagues successives, de décembre 1996 à janvier 1997, puis d'avril 1997 à juin 1997, ce sont des centaines de millions de francs qui se sont évaporés, au nez de plusieurs dizaines d'établissements bancaires, derrière un épais rideau de fumée constitué par une myriade de sociétés plus ou moins fictives dont les traites, échangées de l'une à l'autre moyennant rémunération, ne correspondaient à aucune véritable transaction. Des sommes colossales, dont la soudaine disparition a bien failli ruiner plusieurs prestigieux banquiers. Le procès fleuve du Sentier, qui s'est tenu fin 2001 à Paris, a permis d'identifier - et de condamner - plusieurs protagonistes de cette carambouille baptisée : Opération planter les banques. Mais quels étaient les rois de cette jungle ? Qui étaient les chefs de ces « réseaux » aux mailles étroites ? Si l'on en croit les déclarations faites par plusieurs prévenus, Luksemberg et Weizmann, en fuite, condamnés par contumace à de lourdes peines de prison, lors du premier procès, étaient au coeur de l'arnaque. « C'est un peu facile », rétorque Weizmann qui, aujourd'hui, réclame de voir en face ses accusateurs. La présidente ébauche un sourire. « C'est peut-être un peu tard... » Le Parisien, 10 septembre 2004, p. 16
Cent trente-huit personnes et quatre banques, dont la Société générale et son PDG Daniel Bouton, ont été renvoyées, vendredi 21 juillet, en correctionnelle dans l'affaire de blanchiment dite du "Sentier II" entre la France et Israël, portant sur des milliards d'euros.
Quatre banques, la Société générale, la Société marseillaise de crédit, la Barclays-France et la Banque nationale du Pakistan sont renvoyées en tant que personnes morales par la juge d'instruction du pôle financier de Paris, Xavière Simeoni. Outre M. Bouton, plusieurs cadres de ces quatre banques sont notamment prévenus de "blanchiment aggravé" pour des faits s'étalant de 1997 à fin 2001 dans ce dossier qui fait plus de 600 tomes.
Le parquet de Paris a requis début juillet le renvoi de deux banques seulement, la Société marseillaise de crédit et la Banque nationale du Pakistan, sur les huit qui avaient été mises en examen. Mme Simeoni, qui a signé son ordonnance jeudi, a suivi les demandes du parquet en ordonnant un non-lieu pour la BRED, l'American Express Bank France, la Leumi-France et la banque libanaise Saradar, mais elle a décidé du renvoi de la Société générale et de la Barclays-France.
UN ANCIEN PROCUREUR EN DÉTENTION Ce dossier de blanchiment via des chèques entre la France et Israël, qui porte sur "des milliards d'euros" selon une source proche du dossier, avait été découvert lors de l'enquête sur l'affaire dite du Sentier, un vaste réseau d'escroquerie dans le quartier parisien de la confection au préjudice de banques et de compagnies d'assurances au milieu des années 1990. Cent vingt-quatre personnes avaient été renvoyées devant la justice, parmi lesquelles 85 ont été condamnées. On retrouve les noms de certaines d'entre elles dans cette nouvelle affaire. Au total, dans "Sentier II", 198 personnes ont été mises en examen, dont 32 cadres ou dirigeants d'établissements bancaires pour tout ou partie des infractions de "trafic d'influence, corruption passive, blanchiment aggravé et recel de fonds provenant d'abus de biens sociaux". Un ancien procureur adjoint au parquet de Bobigny, Jean-Louis Voirain, qui avait passé huit mois en détention provisoire en 2003 avant d'être révoqué, est également renvoyé devant la justice. Six rabbins, dont deux sont en fuite, seront également jugés. CIRCUIT DE BLANCHIMENT Un vaste circuit de blanchiment permettait notamment à des commerçants ou des particuliers français de dissimuler un "délit initial" – fraude fiscale, abus de biens sociaux, chèques volés – en échangeant, moyennant une commission, des chèques contre de l'argent liquide. Pour permettre cette opération, les chèques étaient présentés dans des bureaux de change en Israël, où la réglementation permet de faire endosser un chèque contre le versement de sommes en espèces par une autre personne que son destinataire. Les chèques étaient ensuite adressés par différentes banques israéliennes à une "banque-correspondante" en France, telle que la Société générale. Mme Simeoni, qui a mis au jour six filières distinctes de blanchiment, a établi que les quatre banques renvoyées étaient au courant de ce système, ce qu'elles ont toujours démenti. Conclue en 2003 par la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui avait renvoyé devant la justice les huit banques, l'instruction avait été complètement relancée après l'annulation en juin 2004 par la cour d'appel de Paris de l'ordonnance de la magistrate pour vice de forme. Mme Simeoni, qui a hérité de l'instruction, l'a reprise depuis le début. Les prévenus, pour la plupart sous contrôle judiciaire, encourent dix ans de prison et de fortes amendes, jusqu'au double des sommes blanchies. LEMONDE.FR | 21.07.06 | 17h50 • Mis à jour le 21.07.06 | 19h27
Quatre banques, dont la Société Générale et son PDG, Daniel Bouton, dans l'oeil du cyclone après des pertes records de près de 7 milliards d'euros, et plus d'une centaine de prévenus comparaissent à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de blanchiment entre la France et Israël. Ce gigantesque dossier a été mis au jour au cours de l'enquête dite "Sentier", vaste réseau d'escroquerie dont une partie des membres était basée dans ce quartier parisien de la confection. Selon la justice, cinq réseaux ont blanchi entre 1996 et 2001 des fonds provenant principalement d'abus de biens sociaux, d'abus de confiance. Ce blanchiment était organisé via des sociétés écrans, des fausses factures, des échanges chèques-espèces ou des détournements de chèques; ceux-ci étaient ensuite déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces, même si le chèque est libellé au nom d'un tiers ou d'une société. L'enquête a distingué cinq réseaux, composés pour quatre d'entre eux de commerçants et sociétés et le cinquième d'associations cultuelles ou caritatives israélites. La justice reproche aux banques poursuivies pour "blanchiment aggravé", outre la Société Générale, la Barclays-France, la National Bank of Pakistan et la Société Marseillaise de Crédit (SMC), de ne pas avoir surveillé le traitement des chèques endossés à plusieurs reprises par des bureaux de change israélien. D'autant que l'enquête a montré que les différents protagonistes de ces réseaux avaient ouvert des comptes dans les établissements bancaires poursuivis. Les banques incriminées ont toujours assuré être en conformité avec la réglementation en cours relative au traitement de chèques émis à l'étranger. La justice reproche notamment à la Société Générale d'avoir eu connaissance, dès février 1998, "d'un mécanisme de blanchiment de chèques d'origine frauduleuse" résultant "du non respect des règles applicables en matière de contrôle de chèques". Elle est entre autre soupçonnée d'avoir compensé des chèques endossés à l'étranger alors qu'ils avaient été déclarés volés. Le parquet de Paris avait souhaité un non-lieu pour la Société Générale et son PDG, M. Bouton, ainsi que pour Barclays-France mais n'a pas été suivi par la juge d'instruction. Au total, ce sont près de 24 millions d'euros qui aurait été "blanchi" par la Société Générale, selon l'enquête. Les prévenus encourent jusqu'à dix ans de prison et de fortes amendes. Le procès doit durer jusqu'à la fin juillet à raison de trois journées d'audience par semaine, les lundi, mardi et mercredi après-midi. AP
-------
Société Sentier 2: une centaine de condamnations, la Société générale relaxée AP | 11.12.2008 | 18:06
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi la Société générale et la Barclays France, poursuivies en tant que personnes morales pour "blanchiment aggravé" dans le dossier dit du "Sentier 2", une vaste affaire de blanchiment entre la France et Israël. La National Bank of Pakistan (NBP) et la Société marseillaise de crédit (SMC) ont elle été condamnées, respectivement à 200.000 euros et 100.000 euros d'amende. Daniel Bouton, l'ancien PDG de la Socgen, aujourd'hui président du Conseil d'administration, a été relaxé. Cette décision est conforme aux réquisitions du parquet. "C'est la Société générale qui est blanchie, ce n'est pas elle qui faisait du blanchiment", a commenté Me Jean Veil, l'avocat de la Société générale et de M. Bouton. Ce dernier, cravate bleu roi et visage rubicond, est arrivé comme il est parti: par une porte dérobée alors que la centaine d'autres prévenus a dû se présenter à un huissier avant d'accéder à la salle d'audience ou celle aménagée spécialement dans celle des Pas perdus. Les deux dirigeants de la NBP ont été condamnés à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende tandis que celui de la SNC a écopé de huit mois avec sursis. Via différents réseaux, composés de commerçants, d'entrepreneurs ou d'associations cultuelles, des chèques émis en France étaient déposés dans des bureaux de change en Israël où ils pouvaient être endossés en liquide. Ces chèques, dont les montants n'excédaient pas 10.000 à 15.000 francs français, étaient ensuite remis à de grandes banques israéliennes qui les transmettaient ensuite à leur "banques correspondantes", dont la Société générale, pour être compensés. Le blanchiment dissimulait des délits de vols, abus de biens sociaux, fraude fiscale ou escroquerie. Cette affaire a débuté en 1998 et les banques ont été mises en examen à partir de 2002. Sur les quelque 150 prévenus de ce dossier, le tribunal a condamné 104 personnes, dont quatre sont dispensées de peines, et prononcé 46 relaxes. Les peines les plus lourdes -quatre ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende- ont été infligées aux chefs de réseaux, pour la plupart en fuite, les autres peines allant du sursis simple avec amende à trois ans fermes et amende. Jusqu'à six ans de prison ferme et entre 10.000 et 200.000 euros d'amende avaient été requis par le parquet qui avait souhaité une quarantaine de relaxes. Il était reproché à la Société générale d'avoir blanchi près de 210 millions de FF (32 millions d'euros). Le tribunal a estimé que l'"éventuelle défaillance des systèmes de contrôles qui, pour les chèques provenant de l'étranger n'étaient pas clairement définis par la réglementation en vigueur au moment des faits, ne constituerait qu'un manquement professionnel sanctionné sur le plan administratif et non le concours actif à des opérations de blanchiment". Un argument qu'avaient développé les banques lors de l'instruction et l'audience, expliquant avoir toujours agi en conformité avec la réglementation en cours relative au traitement de chèques émis à l'étranger. Le tribunal a également considéré que la "preuve" n'a jamais été rapportée que Daniel Bouton ait eu connaissance de l'origine frauduleuse des fonds ayant pu transiter sur les comptes de la banque française. Le tribunal a par ailleurs condamné un magistrat révoqué, Jean-Louis Voirain, pour des faits de trafic d'influence et corruption pour des faits incidents à cette procédure, à trois ans d'emprisonnement dont 16 mois avec sursis et 30.000 euros d'amende. Les 835 pages du jugement de cette affaire, examinée de février à juillet 2008, ont été copiées sur CD-ROM par le tribunal correctionnel, "soit un gain de 133.600 pages qui aura permis d'épargner quelques arbres à notre pauvres planète", a précisé le président de la 11ème chambre, Olivier Leurent. AP
La consommation de produits illicites à des fins sportives
10/01/2009 14:58
Le culte du corps est aujourd’hui omniprésent dans notre société. Nombreux sont les hommes et les femmes qui s’enferment dans des salles de musculations afin de travailler leur silhouette. Certains y vont pour perdre du poids, d’autres pour en prendre, certains autres simplement pour s’entretenir…
Le bodybuilding ou certaines pratiquent sportives poussent des hommes à effectuer certains excès afin de se sculpter un corps hors du commun ou simplement pour augmenter leurs performances. L’une des solutions extrêmes pour obtenir ces résultats est la prise de produits chimiques.
Il est vrai que les produits ne font pas tout mais il faut tout de même remarquer que ceux-ci effectuent 60 a 70% du travail. En effet, le bodybuilder professionnel par exemple, ou non, doit suivre un régime particulier (riche en protéines lorsqu’il doit sécher ou riche en glucides lors des périodes de prise de masse), doit s’astreindre à se rendre dans sa salle et effectuer près de 4h de musculation par jours durant plusieurs mois, voir plusieurs années (dans le cas d’un néophyte on peut estimé à 5 années de travail avec prise de produits et une alimentation ainsi qu’un programme adéquat afin de se rapprocher des bodybuilders professionnels ou de certains catcheurs) ; mais il ne faut pas oublier que ces efforts sont possibles principalement par l’injection de produits. Effectivement, ces hommes consomment des produits interdits à la consommation dans la plupart des pays. On peut en citer quelques-uns, tels que la testostérone qui permet l’excitation du sujet et a tendance augmenter sa puissance ainsi que son endurance durant l’effort ; l’anandrolone qui permet de congestionner le muscle plusieurs heures après l’effort et de fixer les protéines beaucoup plus facilement sur ces mêmes muscles ; l’hormone de croissance permettant de sécher rapidement et qui octroie une sensation de jeunesse (hormone sécrétée par les enfants)…
Pourtant, cela n’est pas sans danger pour l’utilisateur. Voici quelques exemples des nombreux effets néfastes rencontrés :
-La testostérone suscitant l’excitation du sujet suscitera l’apparition d’érection de longue durée qui, a terme, provoqueront l’apparition de troubles de ces mêmes érections (en quel cas certains sportifs s’injectent de l’œstrogène, afin de revoir revenir un état plus ou moins normal). De plus, la prise de ces substances provoquera un bien être qui empêchera au sujet de se rendre compte de certaines douleurs ou maladies… Lorsque ces problèmes seront dépistés il est souvent trop tard. De plus, La prise de masse engendrée par la prise de ces produits (jusqu’à 25 kilogrammes en 2 mois) malmène le cœur qui a de plus en plus de mal à travailler, celui-ci n’étant pas suffisant à l’alimentation des muscles et il n’est pas rare d’entendre que des sportifs meurent de crise cardiaque alors qu’ils n’ont pas passé la quarantaine.
-La prise d’hormone de croissance engendre des problèmes au niveau de la dentition et au niveau de la mâchoire (Il suffit de repenser à certains grands sportifs tels que Carl Lewis portant un appareil dentaire. On peut penser que ce n’était pas par souhait d’avoir de plus jolies dents même si la prise de ces hormones n’a jamais été prouvée dans son cas).
Ces produits permettent d’ouvrir au maximum les différentes « vannes » du corps qui n’est pas apte à supporter cela. Habituellement, il s’autorégule pour notre propre sécurité.
Pour finir, ine faut pas oublier que l’achat de ces produits (la plupart sont prohibés en Europe mais autorisés aux Etats-Unis et peuvent être obtenus à l’aide d’une ordonnance d’un médecin) coûte très cher, ceux-ci étant vendu au marché noir (jusqu’à 3 fois plus chère que par la filière légale).
Ces sportifs professionnels prennent donc beaucoup de risques et font de grands sacrifices afin de pratiquer leur métier.
On peut donc se demander si les salaires qui leurs sont proposés valent vraiment ces dérives. Peut-on sacrifier plusieurs années de sa vie pour vivre aisément ?
Arrondissements centraux: la vente en appartements
Si les points de vente ayant pignon sur rue sont absents des arrondissements du Centre ou de l’Ouest parisien (du 1er au 8eme arrondissement), les transactions fonctionnent essentiellement sur la base de mini-réseaux relativement structurés. Ceux-ci fonctionnent autour de personnes qui se font passer le mot et qui, « entre potes », bénéficient de «leurs plans». Les stupéfiants circulent facilement, et offrent l’avantage d’opérer « discrètement ». Ces groupes informels offrent ainsi une certaine sécurité. Les Parisiens ne sont pas les seuls à y avoir accès. Sur la base d’une forme de solidarité entre les membres de la «confrérie des fumeurs», on se fait tourner « les plans », les adresses, on se tient au courant. Paris centre ou Paris nord, y’a du monde sur la corde à linge !
9e arrondissement
Dans le 9eme arrondissement, un seul point de vente (occasionnel) recensé dans le parc situé entre le boulevard Rochechouart et l’avenue de Trudaine. D’après «Armand» (26 ans, électricien), quelques jeunes « traînent dans le coin, vers Anvers, mais ils n’ont pas établi de point de vente fixe ou régulier. Une fois que tu les a rencontré, tu prends le numéro et tu les croises quand tu veux ».
10e arrondissement
En arrivant dans le 10e arrondissement de Paris, on met un premier pied dans le Paris du stupéfiant. Pierre, 21 ans, étudiant dans une Grande Ecole de Commerce explique : «on ne trouve pas facilement, c’est pas Nanterre et son usine à shit. Mais il y a quelques endroits qui ne sont pas vraiment réguliers et où on peut, quand même, trouver à fumer. Ce sont souvent des groupes de renoi’, pas des jeunes des quartiers mais des blédars comme on dit». Le 10e arrondissement n’offre pas une grande quantité de points de vente pour les fumeurs. Si vous vous baladez près de Strasbourg Saint Denis, de Château d’Eau, de la Gare de l’Est et de la Gare du Nord, peut-être entendrez-vous, « Heps ! Chit, Crack, CC ? ». Quelques clients nous affirment que les deux gares possèdent leurs repères permanents. Cependant, malgré plusieurs tentatives, impossible de les trouver. Les gares étant constamment surveillées par l’armée et la police, les vendeurs sont amenés à changer quotidiennement d’emplacements.
Prix moyen : 3 grammes de Hashich pour 20 euros
11e arrondissement
Une fois dans le 11e arrondissement, le Paris Nord commence. Plus vous remontez vers le nord de l’arrondissement et plus l’offre est abondante. Ce sont d’abord, quelques jeunes postés au square Maurice Gardette situé entre le métro Saint Ambroise et le métro Voltaire. Le point de vente est quasi permanent mais, précise Mika (24 ans, agent immobilier), «ce sont des jeunes surtout qui vendent et les morceaux sont souvent un peu justes. Je suppose qu’ils grattent un peu ou que ce sont des morceaux de 5e ou 6e main. » En se dirigeant vers le square de la Roquette, on trouve aussi un ou deux points de ventes, pas tellement réguliers et qui rappellent la fin des années 90 quand des bandes de jeunes occupaient le parc. Le grand Paris du stupéfiant commence avec la rue Moret et la rue Jean-Pierre Timbault. A partir de ces deux artères, il devient possible de trouver des petits points de vente réguliers et permanents. « Ce n’est pas toujours très bien servi », remarque Yohan (étudiant en Master 2 de sociologie), «mais ça dépanne». C’est à l’approche du quartier de la Fontaine au Roi qu’on découvre une véritable petite industrie. En se baladant dans les petites rues, les regroupements de jeunes se font plus fréquents et plus importants. Ici, explique Yohan, « c’est du 7/7 et du 24/24 » : « Ici, tu es dans le Belleville des cailleras, des apprentis gangsters et des embrouilles qui finissent mal ».
Prix constaté : 5 grammes de hashish pour 40 euros
12e arrondissement
Le 12eme arrondissement est plutôt calme : «c’est un quartier de vieux », reconnaît Linda (26 ans, serveuse). Pourtant, il est possible de trouver plusieurs points de ventes, assez éloignés les uns des autres. Le premier (incertain), se trouve à Reuilly-Diderot, près de la rue Erard. Pour trouver un point de vente plus «sérieux», il faut prendre la direction de la porte de Charenton, continuer vers la cité (Les « Cases ») située près du lycée Paul Valery ou encore jusqu’à la cité qui se trouve à la porte de Vincennes. «Comme je connais les gars depuis un bail, je te dirai que c’est bien servis, mais pour quelqu’un qui connaît personne, je ne sais pas. En fait ça dépend du vendeur et de la tête du client ».
Prix constaté : 12 grammes d’herbe naturelle pour 50 euros
13e arrondissement
Le 13e arrondissement est, lui aussi, bien loin des années folles de la décennie précédente. « Il y a encore cinq ou dix ans, c’était une véritable plaque tournante, ici ! Des Olympiades, à porte d’Ivry, en passant par Simone Weil ou Chevaleret, tu trouvais tout ce que tu voulais, même le dimanche !», se rappelle Teg (25 ans, diplômé en gestion et comptabilité, et à la recherche d’un emploi), « c’est plus comme avant. Bien sûr, tu trouves encore des points de vente ici ou là, pas très réguliers, certains. Par exemple, aux « Olymp » c’est un peu mort, même s’il y a toujours quelques têtes. Il reste le quartier de Simone Weil, un peu, la porte d’Ivry. Mais les autres points de vente c’est un peu mort. Je t’aurai bien donné certains endroits, mais si je le fais, je risque de passer un sale quart d’heure».
Prix constatés : 2 grammes d’herbe « chimique » 20 euros, 12 grammes pour 90 euros
14e arrondissement
Soit les clients du 14eme arrondissement gardent jalousement l’emplacement des points de ventes, soit il n’y en a presque pas. Trois points de vente recensés, plus ou moins d’actualité : la Porte de Vanves, la Cité Moulin de la Vierge et la cité de l’Eure.
15e arrondissement
Même constat pour le 15e arrondissement. Seulement certains points de vente sont encore valides nous maintient Frizz (23 ans, surveillant en internat). « Si tu connais, tu peux trouver des gars à la cité Falguière, ou à Beaugrenel, dans la rue des Quatre Frères Peignot. Je pense qu’à la cité des Périchaux le point de vente est plus ou moins régulier. Sinon, je ne vois pas. Et comme je suis natif du 15, le jour où un point régulier sera là, je le saurai ».
Prix constaté : 2.5 grammes de hashish pour 20 euros
Aucun point de vente recensé dans les rues du 16e arrondissement, tout comme dans le 17e.
18e arrondissement
Le 18eme arrondissement de Paris reste indéniablement le quartier où le commerce de produits stupéfiants est le plus développé et le plus accessible de la capitale. « Rien de plus facile que de trouver à fumer dans le 18. Et si tu cherches des pneus, des téléphones ou des ampoules, tu trouveras aussi. Le 18e c’est le quartier du « Bizz » par excellence » nous dit Issam. Pour tout dire, une rapide enquête nous a permis de relever plus d’une trentaine de points de vente dans la seule partie Nord de l’arrondissement. En tête se place la célèbre « Place de Clignancourt » avec ses points de vente apparents constitués par des individus en binômes, trinômes ou encore réunis en bande, selon les heures de la journée. Les morceaux y sont « tout justes le plus souvent, mais là-bas, c’est pas, non plus, l’arnaque», nous rappelle un autre client de la porte de clicli, « l’avantage poursuit-il, c’est que tu peux toucher pratiquement n’importe quel jour, et à n’importe quelle heure ». Viennent ensuite les rues tranquilles qui séparent la place de Clignancourt de la mairie du 18e à Jules-Joffrin ainsi que d’autres portes tout aussi fameuses, à savoir la Porte de la Chapelle, la Porte de Saint Ouen, ou encore Château Rouge, les environs de Barbès, de Marx Dormoy, les Abesses… Une page entière ne suffirait pas à dénombrer tous les points de vente de l’arrondissement. Prix constaté : 3.5 grammes (de « Sum ») pour 40 euros
19e arrondissement
Le 19earrondissement est le plus en mesure de rivaliser avec le 18e sans pourtant l’égaler. « C’est ça Belleville !». Amine (28 ans, vendeur dans un magasin de chaussure). Il est vrai qu’en parcourant les petites rues sinueuses du quartier, avec les bâtiments HLM et les murs en décomposition des vieux immeubles, si l’œil est exercé, on voit fleurir les points de vente. Certains rendez-vous sont bien connus (comme la Place des Fêtes, la Porte de Pantin ou encore de la Porte d’Aubervilliers). D’autres en revanche sont beaucoup plus discrets, (entre Stalingrad, Crimée et la Porte de la Villette). On a essuyé de nombreux échecs mais on a aussi trouvé des points de vente tout à fait insolites : un groupe d’homme stationnant sur la terrasse d’un café, un groupe de jeunes de moins de 16 ans…
Prix constaté : 5 grammes de hashich pour 40 euros
20e arrondissement
Pour terminer le 20e ! Au niveau de l’offre, il se situe à mi-chemin entre le 11e et le 19e. , Disons qu’il peut prétendre à une honnête 4e voire 5e place dans le classement des arrondissements du Paris stupéfiant. Le quartier des Amandiers (appelé aussi « quartier de la banane ») est riche en cité et en points de vente. « C’est toujours mieux de connaître parce que les mecs ne sont pas 24h/24h dans la rue. Par contre tu peux pécho sans problème et pratiquement tout le temps. Moi, les mecs que je vais voir ils me font des trucs sympas. Maintenant, c’est comme partout, ça dépend sur qui tu tombes, de si tu le connais ou pas, si l’arrivage a été bon, si des mecs se sont fait sautés…», commente Sof, 22 ans, étudiante en Géographie. La très, très, très célèbre rue Piat, véritable marché à ciel ouvert semble depuis quelques petites années, en déclin. « Il y a dix ans, on pouvait voir défiler les clients à un rythme continu à toutes les heures du jour et du soir. » L’offre semble s’être dispersée plutôt que d’avoir disparue. On la retrouve dans les rues du quartier de Belleville, de Couronnes et leurs environs. Pas mal de bâtiments, donc pas mal de points de vente.
Prix constaté : 2 grammes de hashish pour 20 euros
1) j'espère que tu fais une note de frais à ton employeur (à ce prix là!!!!!!) 2) ça ne fait pas de la délation?je te trouve bien sympa avec la police pour donner tous ces renseignements précis sur les lieux et les gens 3)un point de moins pour les pop up!
C'est a peu pres notoire . les dealers sont a peu pres tous connus de la police ;seule le manque de volonte de le serrer et le laxisme de juges les laisse en paix .Revenus complementaires a dit un jour un ex-ministre ,esthete & ami de la jeunesse . Mais sans la demande & l'effet de mode ,les junkies qui finiront en psy et a mes frais ,pas de dealers . L'aristocratie mediatique en fait la promo ,meme pas en subliminal . On m'a propose de boire du javel ,j'ai pas essaye . Alors ,qu'ils crevent . Sans compassion SVP .
Commentaire n° 2 posté par Limande il y a 4 jours à 03h12
Les Assises du Piratage : faux débat et vraie censure
10/01/2009 14:50
« Tout comme la corruption, le marché noir et la contrefaçon sont les ennemis de l’économie traditionnelle, basée sur la production et l’échange de biens matériels, le piratage et la copie illégale s’avèrent être une menace pour l’économie de la connaissance, socle du développement économique de notre nouveau siècle. Ainsi, c’est à l’Etat, dans l’exercice de ses pouvoirs régaliens, de mettre en place à la fois les moyens de police, de justice et de défense de l’intégrité de nos "territoires numériques", pour assurer la sécurité des échanges et de l’économie de l’immatériel. » Telle est la présentation des futures "Assises du Piratage". Mais quelles pistes de réflexion nous propose-t-on ici ? Y a-t-il un vrai désir de réconciliation autour de la Création et d’Internet ?
2006 etait DAVDSI (droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information), 2009 sera l’année HADOPI (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet).
Croulant de toute part sous les differents lobbies que représente les Société de gestion de droits d’auteur comme la SACEM et la SACD, les politiques ne perdent pas une occasion pour attaquer le modèle de partage sur le réseaux des réseaux en le définissant comme "Piratage".
D’ailleurs le titre des futures assises qui auront lieu le 16 janvier prochain à l’Assemblée Nationale et organisées par Aromates en est symptômatique. Au lieu de s’appeller sobrement "Assises sur la Création et le Partage sur Internet" on préfère directement qualifier ces échanges de piratage, crime de la plus violente barbarie, presque équivalent au viol d’enfants en série ou au traffic d’armes selon les propos de Frédéric Lefebvre député UMP des Haut-de-Seine préssenti pour remplacer Eric Besson au poste de secrétaire d’Etat à l’économie numérique. Il avait en effet annoncé "« L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes !, a-t-il alors déclamé. Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? […] Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. »
Ces assises vont donc rassembler les acteurs du monde de la création et du partage numérique, s’organiser en table ronde pour réfléchir à ce grand sujet qu’est la création et le partage sur internet. Le menu est exquis : MONDE CULTUREL ET INTERNET, VERS UNE RÉCONCILIATION ?
9h15 « Réflexions sur les effets économiques du piratage » 9h30 « Quels enjeux liés au respect de la propriété dans l’environnement numérique ? » 10h00 Table ronde 1 - « Economie du numérique : quel rôle pour l’Etat ? » 11h15 Table ronde 2 - « Quels moyens pour la valorisation de la création à l’ère du numérique ? » 14h00 « Dématérialisation, Déréalisation, Déresponsabilisation : comment sortir du système des 3D ? » 14h15 Table ronde 3 - « Industrie culturelle et internet : vers de nouvelles relations entre les acteurs »
Bref un je-ne-sais-pas-comment-appeller-ça qui n’a rien d’un débat, aucun acteur du monde libre, Jamendo mis à part (participation seulement à la table ronde 2), pour défendre la libre création et le libre partage des oeuvres culturelles, telles les licences culturelles libres (creative commons, Licence Art Libre, Copyleft...).
Pire encore : une censure flagrante d’une véritable solution aux problèmes des échanges sur Internet !
Philippe Aigrain, auteur de Internet & Création : comment reconnaître les échanges sur Internet en finançant la création aux éditions ILV-editions, qui défend la liberté des échanges entre internautes et un financement de la création, était initialement invité à ces assises. Dans son ouvrage Philippe Aigrain livre un véritable plaidoyer pour changer notre regard sur l’internet et développe des propositions concrètes pour organiser leur futur commun. Il corrige et affine la Licence Globale de 2005, avec des propositions qui sont nécessairement au coeur débat sur la création et le partage sur Internet.
Semblant gêner les autres acteurs de ces assises, il a purement et simplement été décommandé au lendemain de son invitation. Son éditeur, Mathieu Pasquini, fondateur de la maison d’éditions "In Libro Veritas", s’insurge "contre cette pratique malodorante qui vise à inviter un homme à une réunion importante pour le congédier le lendemain."
"C’est purement et simplement scandaleux ! comment peut-on débattre dans ces conditions ? comment peut-on oser faire un « coup » pareil à un homme qui se bat depuis des années pour un art libre, et qui propose des solutions concrète de rémunération des artistes ne peut-il pas être invité à cette mascarade réunion ?" précise-t-il sur son blog, tout en rappelant ironiquement la pertinence du modèle économique des licences libres et de son succès. En effet le groupe américain Nine-Inch-Nails, qui publie dorénavant sa musique sous ce type de licence a vu son album Ghost I-V devenir numéro un des ventes sur Amazone en 2008.
Preuve est faite que le partage sur Internet ne tue pas la création, elle aurait même tendance à la favoriser, sous un nouveau modèle économique dont seront exclus certains intermédiaires qui voient d’un très mauvais oeil que le public puisse enfin choisir par-lui-même ce qu’il a envie de lire, écouter, regarder.
En ce qui concerne la violation du droits d’auteurs, il est amusant de constater sur le site https://www.internet-signalement.gouv.fr que le gouvernement incite lui-même à la violation du droits d’auteurs.
"La plupart des films et des musiques téléchargeables en peer-to-peer sont protégées par des droits d’auteur. En dehors des œuvres et logiciels libres de droits, télécharger constitue une contrefaçon, infraction punie de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende (article 321-1 du Code pénal). Cela prive les artistes du juste revenu de leur travail et cela nuit à la diversité de la création artistique, les « petits » artistes étant plus pénalisés que les autres."
Contrairement à ce qui est dit, les oeuvres comme les logiciels dits Libres sont soumis au droit d’auteur comme le rappelle la loi L111-1 du droit d’auteur : L’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous.
Les oeuvres et logiciels libres ont cette particularité, d’être tout de même soumis à des droits et des devoirs (Voir les conditions de la licence GPL, Art Libre, Creative Commons). Toutes personnes contrevenant à ces licences sont coupables de violation du droit d’auteur. Elles ne sont en aucun cas "libres de droits".
Dans cette guerre qui n’en est pas une, mais qui tourne à un massacre de centaines d’enfants totalement innocents (plus de 250), certains arrivent malgré le veto de l’armée israélienne à nous informer sur le degré d’horreur dans lequel l’état hébreu vient de tomber. On le sait, Tsahal a interdit aux journalistes de la suivre. Automatiquement, vous aviez pensé comme moi que c’était très certainement parce que les troupes israéliennes avaient des choses à cacher. Quand on a choisi de massacrer, on le fait rarement sous le feu des projecteurs, il est vrai. On s’arrange pour ne pas être vu, une grande spécialité des dictatures, qui continuent de part ce monde à commettre des forfaits impunis. Sauf certains dictateurs, qui se font littéralement capturer et finissent parfois même au bout d’une corde. Tenez, prenons Saddam Hussein, l’archétype même du tyran sanguinaire. On ne compte plus les fosses communes découvertes une fois son pays débarrassé de son emprise mortelle. On ne revient pas sur sa pendaison, qui a comme raison principale, selon le jugement de son procès expéditif, étant le gazage des kurdes qui s’étaient rebellés contre lui. Des hommes, des femmes et des enfants axsphyxiés par des bombes fournies par des allemands et jetées d’avions ... français, achetés au départ à la Suisse (nous avions déjà clairement défini cette piste d’approvisionnement ici-même). Dans sa panoplie de l’horreur, Saddam Hussein n’avait pas utilisé que des gaz asphyxiants. Il avait aussi utilisé d’autres armes. Selon un rapport classé de 1995 du Pentagone, son armée avait aussi utilisé du phosphore blanc à Erbil et à Dohuk, fin 1991. On pense qu’entre 1987 et 1998 100 000 kurdes irakiens sont morts ainsi. A Erbil et à Dohuk, il avait encore utilisé son aviation mais aussi ses vieux canons Howitzers de 115, ou ses canons plus modernes de 150 autotractés, achetés aux USA.. où à la France.... A l’époque, ces bombes étaient rangées dans la catégorie "armes chimiques" par le Pentagone.
Car en artillerie pure, son dada, en effet, le tyran aurait été un pionnier : "note too though that Saddam was one of the earliest users of the Space Research Corporation’s developments of long-range projectiles for the 155mm artillery piece, used to great effect against the Iranians during the Iraqi-Iranian war, and further developed by the Israelis and South Africans as the G5 long-range munitions for the 45-caliber barrel length 155 artillery pieces." note le site Free Republic. Le super-canon auquel il avait rêvé avait disparu avec son inventeur, mort de deux balles dans la tête, encore une disparition inexpliquée : il ne fait pas bon parfois être fournisseur de dictature, il est vrai. Saddam avait donc utilisé en masse des obusiers bien classiques, chargés en "obus chimiques " à contenu indéterminé, comme celui découvert ici tels des obus M825A1, des obus au phosophore ou des bombes similaires : "the WP chemical was delivered by artillery rounds and helicopter gunships" cette fois, achetés aux USA à Donald Rumsfeld, venu en personne serrer la main au dictateur pour régler les modalités des ventes d’armes américaines... Saddam s’était équipé en effet en canons autotractés dernier cri pour l’époque (même si lemodèle d’origine date du Viet-Nam !) et possédait parait-il 15 000 canons ou lanceurs de roquettes anciens, selon la maison blanche elle-même : "Iraq has not accounted for at least 15,000 artillery rockets that in the past were its preferred vehicle for delivering nerve agents, nor has it accounted for about 550 artillery shells filled with mustard agent Saddam s’approvisionnait aussi bien chez les russes que les américains et les français : "and lest the snarkers try to score cheap points - yes, I know that’s a US (old version, too, based on the tube) US M1 105mm howitzer in the pic. Saddam had a varied artillery park, including what US M109A1s (le "Paladin", NDLR) and French GCTs he didn’t lose in Round 1" Les stocks de canons saisis à la fin du conflit sagement alignés comme des trophés perclus de tags moqueurs de soldats US sont assez ahurissants, il est vrai. Une fois le conflit fini, Saddam est donc jugé, et notamment sur l’usage des armes chimiques contre les Kurdes. Et là, par un bien étrange effet de vocabulaire, le phosphore blanc n’en fait plus partie. On reparle de gaz sarin, celui que l’on a toujours pas découvert, de gaz innervants, vendus par les USA et l’Allemagne (mais là-dessus les minutes du procès font l’impasse) et aucunement du phosphore blanc. La raison en est extrêmement simple : pour les USA, soudain, ce produit n’est plus une arme chimique. C’est redevenu un simple produit incendiaire, comme celui utilisé dans les terribles bombardements de Tokyo ou de Dresde. La nomenclature est extrêmement importante, chez les américains : les armes chimiques sont interdites, et les armes incendiaires.... aussi, me direz-vous, oui, mais, dans le grand public, ça n’a pas le même effet : de même qu’il n’y a pas de résistance en Irak mais seulement des terroristes et que Saddam avait des armes de destruction massives qui n’ont jamais existé, dans l’administration US, on y tient à ce vocabulaire, car le traité qui parle de leur usage n’est pas tout à fait le même : "incendiary weapons like white phosphorus are governed by another treaty — the 1980 Protocol III to the Convention on Conventional Weapons. the United States is not a party to the Incendiary Weapons Protocol". Subtil distinguo : comme les USA n’ont pas signé, ils peuvent donc les utiliser sans se le voir reprocher. Ce qui n’est pas tout à fait le cas de leurs alliés anglais : "the recent BritishManual of Military Law says that white phosphorus may be used "to set fire to targets such as fuel or ammunition dumps" or "to create smoke," but that it "should not be used directly against personnel." L’armée anglaise précise bien que certaines armes sont destinées à des objectifs purement militaires et d’autres peuvent accessoirement toucher les civils. Quoique. En Irak, les militaires anglais avaient révélé le pot aux roses : ils étaient allés jusqu’à tenter eux aussi d’expliquer son usage, en faisant du phopshore une arme "présentable" : "lieutenant-Colonel Barry Venable insisted that white phosphorous was a conventional munition. Asked directly if it was used during the battle for Fallujah, he told BBC Radio 4’s PM programme : “Yes, it was used as an incendiary weapon against enemy combatants. It is not a chemical weapon. They are not outlawed or illegal.". Une phrase fort embarrassante aussitôt taclée... par le Pentagone : "he had said that suggestions that US forces targeted civilians in Iraq were “simply wrong”. But last week the Italian state television station RAI claimed that the highly flammable munitions were used against insus aivilians in Fallujah last November." Bombarder des civils au phosphore ? "C’est faux"affirmait donc le Pentagone... ce même Pentagone qui nous avait vendu lors du grand show onusien de Powell les fameuses armes de destruction massive à grand coups de présentation PowerPoint. Bref, dès qu’on parle de phosphore, les USA rasent les murs. Ceux de Falloujah, ce crime contre l’humanité.
Bombarder les civils, donc, peut-être, mais ce ne peut être avec le phosphore blanc, ni le napalm. On a donc un phénomène intéressant : les USA ont reproché à Saddam Hussein, pour en arriver à le pendre, l’usage d’une arme dont ils ont fait eux-mêmes pourtant grand usage en Irak : "the Pentagon has admitted that U.S. forces used white phosphorus as an offensive weapon during their attack on the Iraqi city of Fallujah in November 2004, reversing earlier claims by the U.S. government that phosphorus had only been used sparingly for illumination purposes. The acknowledgement follows the discovery and circulation on the internet of accounts by U.S. soldiers in which they describe the use of white phosphorus munitions against enemy positions." Nous vous en avons déjà parlé à plusieurs reprises et parlé de cet incroyable reportage (et des insupportables images) de cette équipe italienne de télévision avec Sigfrido Ranucci, qui montrait ce qui a été fait à Faloudjah, à savoir un crime contre l’humanité, avec l’usage du phosphore blanc contre des populations civiles. On comprend mieux les réticences de l’administration US à citer le nom lors du procès de Saddam, qui se tenait pendant la deuxième offensive contre le quartier de Bagdad incriminé (Saddam a été arrêté en décembre 2003). "The latest charges against the U.S. army spring from a documentary broadcast by the Italian TV station Rai24 last week. The documentary entitled Fallujah : The Hidden Massacre which contained allegations that U.S. forces used massive amounts of white phosphorus in a way that caused large numbers of civilian deaths. The documentary includes an interview with one soldier, Jeff Englehart, who says he served in Fallujah and knows that white phosphorus was used there. Englehart describes white phosphorus as "without a shadow of a doubt" a chemical weapon". On y revient.
On en est là, donc, sur ce problème de vocabulaire, que d’aucuns savent si bien remettre au goût du jour, aujourd’hui, tel l’ineffable André Glusckman surpris en train de gloser sur la "riposte légitime" ... selon lui, en effet, dans les critiques infligées aux Israëliens, "par bonheur, on évite à ce jour le vocable "génocide". Un Glucksman qui a choisi de s’enfoncer, naturellement disons avec des arguties difficilement défendables : "L’armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c’est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ?".. dans le terme "suprématie technique", on peut supposer que notre philosophe partisan (et donc plus philosophe depuis longtemps !) inclut toutes les possibilités "techniques", y compris l’usage d’armes interdites par les conventions de guerre. Et bien entendu, Glusksman sombre en argumentation en citant le même argument que Condoleeza Rice, à savoir celle des militaires du Hamas mêlés sciemment aux populations civiles "Tsahal ne s’en prive pas qui "profite" de sa supériorité technique pour cibler ses objectifs. Et le Hamas non plus qui utilise la population de Gaza en bouclier humain sans souscrire aux scrupules moraux et aux impératifs diplomatiques de son adversaire." Ou comment justifier les massacres, selon notre bon André.
Or notre pseudo-philosophe oublie une chose : dans ce conflit, on en a assez, déjà de preuves, pour condamner israël pour crimes de guerre, sinon de génocide. Car les faits sont là : le bombardement d’endroits occupés par des civils seuls, qui plus est des lieux répertoriés et encadrés par l’ONU, et depuis hier soir, une seule image, qui fait aujourd’hui d’André Glucksman un histrion prêt à tout pour justifier l’injustifiable. On avait déjà Dieudonné d’un côté, voilà que Glucksman se met en scène lui aussi et rate son pitoyable spectacle. En négligeant un seul détail, cette terrible preuve prise par le Times. Une seule photo qui ruine à elle seule son argumentaire fallacieux. On y distingue clairement le numéro de l’obus (et sa couleur grise caractéristique) : c’est bien un M825A1, à savoir des obus au phosphore blanc que s’apprête à lancer un artilleur de Tsahal. Sur des civils.
Pourra-t-on punir un jour Israël de les avoir utilisés ? Même pas, comme le disait Hannah Arendt, arrivé à un stade, on ne peut punir. Saddam comme Israël, ont dépassé l’entendement. "totalitarian regimes have discovered without knowing it that there are crimes which men can neither punish nor forgive. When the impossible was made possible, it became the unpunishable, unforgivable absolute evil which ... anger could not revenge, [and] love could not endure." J’avais tenté de vous prévenir sur la dérive totalitaire du régime israélien, tombé aux mains d’extrêmistes guerriers prêts à toutes les compromissions électorales et à tous les rapprochements idéologiques. Vous savez ce qui s’est passé ici : on ne m’empêchera pas aujourd’hui de clamer à nouveau cette dérive et cette folie qui s’empare d’un pays, et de dénoncer ouvertement ici-même ses soutiens sans âme. On a bien pendu Saddam Hussein pour avoir eu la même attitude, on attendra longtemps encore pour juger les dirigeants israéliens qui ont décidé pareils massacres avec les mêmes armes. Tout le paradoxe de cet endroit du monde, où l’on fait peu de cas de l’existence humaine semble-t-il. par morice
Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire,les Touareg ont pris les armes. Leurs revendications: un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement. Enlèvements, attaques de garnisons, blocages d'axes routiers névralgiques : ce sont les seuls moyens de pression dont disposent les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) pour exiger du gouvernement de Niamey une répartition équitable des revenus uranifères. Exploitées depuis quarante ans par la firme française Areva, numéro un mondial du nucléaire, les mines d'uranium du nord du Niger constituent une manne économique pour le sud du pays. Quant aux Touareg et aux 80 000 âmes de la ville d'Arlit, à proximité des sites d'extraction, ils ont « gagné la poussière, la radioactivité, plus de pollution et plus d'atteintes à l'environnement », selon Moussa Tchangari, un militant associatif.
Eau, air, sols : un lourd tribut
De fait, l'eau des puits est polluée par l'acide sulfurique utilisé dans le traitement de la pierre. L'air est chargé de poussières de minerais hautement radiotoxiques. Enfin, des matériaux irradiés récupérés par les mineurs se retrouvent dans les charpentes des maisons, les voitures ou les ustensiles de cuisine. En dépit de preuves tangibles, l'absence de dépistage ne permet pas d'établir l'ampleur de la contamination à l'uranium de la population. Surplombant les activités minières, les vergers de la région agricole de l'Aïr, classée au patrimoine mondial de l'humanité, sont également menacés. Tandis que le gouvernement étend les zones de prospection sans consulter les Touareg qui y vivent, le président du MNJ, Aghali Alambo, appréhende la sédentarisation à laquelle est contrainte sa communauté. « Le nomadisme, c'est notre culture, explique-t-il. Ces gens n'ont pas l'habitude de payer l'eau, le bois, l'électricité. Dans les villes, tout est payant. Et s'ils n'ont pas de travail, il faut qu'ils demandent la charité devant tout le monde. Et ça touche la crédibilité de notre culture. »
Gaëlle Gonthier
Durée 47'
Réalisation Nahan Siby, Frédérique Denis et Stéphane Manier Production France 5 / Galaxie Presse Année 2008 voir sur "France 5"
Le MNJ appelle à une enquête sur les droits humains dans le nord du Niger
APA-Niamey(Niger) Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), actif depuis février 2007 dans le nord du Niger, a invité jeudi, la Commission nationale des droits de l’homme, à se rendre dans la zone de conflit, à Agadez (900 km au nord), en vue d’établir un « état des lieux » sur les droits humains. Dans un communiqué, le mouvement rebelle dit en appeler à « une enquête » de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHL/F) « pour se rendre rapidement dans la zone nord de (…) et d’y faire un état des lieux sur les droits de l’Homme ». Cet appel intervient au lendemain d’une rencontre entre le Chef de l’État Mamadou Tandja et les membres de cette institution, à laquelle la constitution nigérienne assigne, entre autres missions, la promotion et la défense des droits de l’homme dans le pays. Au cours de cette réunion, tenue le 2 janvier dernier à Niamey, le président de la CNDH/LF, Dr Mamoudou Djibo, a affirmé « qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas de préoccupations particulières relatives aux droits de l’homme au Niger ». Dr Djibo a souligné que toutes les fois que la commission a été saisie, elle a, « malgré ses maigres moyens », pris les dispositions pour vérifier et informer qui de droit. Le MNJ a souhaité « le courage nécessaire » à cette commission pour publier les résultats (liés aux droits humains) « à qui de droit, faute de quoi, cette auguste institution restera à la marge à un moment crucial de l’Histoire du Niger ». Dimanche dernier, des « exactions » à l’encontre de civils dans la zone de conflit ont été signalées par la rébellion qui réclame une « meilleure » redistribution des bénéfices générés par l’exploitation minière dans la région d’Agadez, riche en uranium et en potentiel pétrolier. Mouvement non reconnu par Niamey, le MNJ a mené ses premiers assauts en février 2007, avant d’intensifier ses actions contre des sites miniers et des bases de l’armée nationale, notamment dans partie septentrionale du Niger. En revanche, le président Tandja a, à plusieurs reprises, invité ce groupe armé à déposer les armes et à privilégier le cadre démocratique pour poser ses revendications. Depuis le début du conflit, que les autorités nigériennes assimilent à des actes de « banditisme », les mines enfouies sur des axes routiers ainsi qu’aux abords de certaines villes ont fait plusieurs victimes, dont des civils. Jeudi, des voix s’étaient élevées pour réclamer la lumière sur l’explosion ces mines, en marge de la commémoration du premier anniversaire de la mort du journaliste Abdou Mahamane, qui a sauté le 8 janvier 2008 sur une mine antichar aux alentours de Niamey, la capitale. DS/of/APA 08-01-2009
Bernard-Henri le crapuleux: à propos de sa chronique sur Gaza, rappel des procédés du maître. Ou comment devenir BHL à la place de BHL…
10/01/2009 14:37
Vous aussi, vous rêvez de faire autorité et de porter de jolies chemises blanches à jabot ? Vous êtes prêts à mentir et à travestir odieusement la réalité ? Vous voulez devenir philosophe de comptoir ? Ça tombe bien : j’ai pensé à vous. En m’appuyant sur le dernier billet du maître, portant sur Gaza, je vous ai fait un petit rappel des procédés à utiliser pour devenir BHL à la place de BHL. Facile !
C’est marrant…
Je me suis longtemps demandé comment Bernard-Henri Levy écrivait ses chroniques pour le Point.
Et j’ai fini, à force de les lire, par me faire une idée assez précise des conditions de leur rédaction.
Jusqu’à deviner certains de ses procédés de fabrications.
En m’appuyant sur son dernier billet, ode hallucinée aux obus israéliens et à la puissance de feu de Tsahal, publiée hier sur le site du Point, je vous les livre tels quels.
Des fois que vous seriez prêt à tout pour devenir un philosophe en vue.
Sait-on jamais ?
1) La rigueur intellectuelle
La quoi ?
Ah oui : la rigueur intellectuelle.
C’est simple : vous ne devez pas en avoir.
Aucune.
Et je sais maintenant de source sûre que Bernard-Henri Levy se plonge pendant une heure dans un grand bain de mauvaise foi avant d’empoigner la plume.
Qu’il s’en imprègne et s’en recouvre.
Jusqu’à pouvoir aligner les plus énormes contre-vérités sans ciller.
Un exemple ?
Facile, tant le dernier billet de BHL en rengorge.
Disons, celui-ci :
« Le fait que les Qassam du Hamas et, maintenant, ses missiles Grad aient fait si peu de morts ne prouve pas qu’ils soient artisanaux, inoffensifs, etc., mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris »
Comprendre : ce n’est pas que les forces en présence soient disproportionnées, André Glucksmann l’expliquait d’ailleurs très bien dans son dernier crachat. Non, c’est juste que les Israéliens sont beaucoup plus doués pour jouer à cache-cache avec les bombardements adverses. En filigrane, on peut ici lire le regret du philosophe : ce serait tellement mieux si les Palestiniens étaient un peu moins ballots quand il s’agit d’échapper aux bombes de Tsahal… Mais que voulez-vous ? Les bougres s’entêtent à se placer juste là où ils vont recevoir une décharge de fer et de feu au coin de la gueule. Sont-ils obtus, hein ?
Ou alors, celui-là :
« Le fait que les obus israéliens fassent, à l’inverse, tant de victimes ne signifie pas, comme le braillaient les manifestants de ce week-end, qu’Israël se livre à un « massacre » délibéré, mais que les dirigeants de Gaza ont choisi l’attitude inverse et exposent leurs populations : vieille tactique du « bouclier humain » qui fait que le Hamas, comme le Hezbollah il y a deux ans, installe ses centres de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols d’immeubles, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées-efficace mais répugnant. »
Comprendre : si les Israéliens font tant de victimes, c’est à nouveau de la faute de ces dernières. Et qu’importe, pour le globe-trotteur de Saint-Germain, si la densité de population de la bande de Gaza est telle (en gros, deux fois celle du département des Hauts-de-Seine) qu’il est fatal que les immeubles d’habitation et les écoles soient contigus aux mosquées, aux centres de commandement et aux commissariats…
2) L’humanisme
Le quoi ?
Ah oui : l’humanisme.
C’est facile : il ne faut surtout pas faire preuve d’un quelconque sens humaniste.
Sauf à vouloir passer pour un mou du slip qui serait prêt à trouver des excuses aux Palestiniens.
Allez-y franco, donc.
Et ne mégotez surtout pas pour justifier les crimes les plus immondes, les tueries les plus abjectes et les bombardements les plus massifs.
Tant il vous faut oublier toute sensibilité à la souffrance humaine et tout empathie pour des populations civiles massacrées.
Difficile que cela ?
Même pas.
Conduisez-vous juste comme un salopard sans conscience.
Et noyez de contre-vérités et de mensonges la douleur éprouvée par le camp dit adverse.
Ça ira tout seul :
« Entre l’attitude des uns et celle des autres il y a, quoi qu’il en soit, une différence capitale (…) : les Palestiniens tirent sur des villes, autrement dit sur des civils (ce qui, en droit international, s’appelle un ’crime de guerre’) ; les Israéliens ciblent des objectifs militaires et font, sans les viser, de terribles dégâts civils (ce qui, dans la langue de la guerre, porte un nom-’dommage collatéral’-qui, même s’il est hideux, renvoie à une vraie dissymétrie stratégique et morale). »
Comprendre : faut-il vraiment vous l’expliquer ? Le procédé est tellement aisé : il s’agit d’abord de mettre sur le même plan deux souffrances qui n’ont rien à voir, celle des populations civiles israéliennes - qui poursuivent leur petit bonhomme de chemin comme si la guerre n’existait pas, ou peu s’en faut - et celle des populations civiles palestiniennes - qui se font défoncer non-stop et sans pitié. Une fois que vous avez posé ces deux souffrances équivalentes, tout est fait : en hissant la première au niveau de la deuxième, c’est le massacre des civils palestiniens que vous niez. Et hop : terminé ! Si, comme BHL, vous avez le goût du travail bien fait, vous pouvez en sus introduire dans ce pseudo-raisonnement une ou deux notions bidons de droit international. Ça fait plus joli dans la chronique…
3) Le renversement de perspective
C’est là une arme de base pour tout apprenti philosophe qui rêverait de devenir BHL à la place de BHL : il faut savoir renverser les perspectives.
C’est essentiel.
Et même pas difficile : il suffit juste de prendre le contre-pied de la réalité.
Quitte à traiter la vérité comme l’une de ces filles de joie qu’on lutine dans une arrière-salle, entre deux godets de mauvais vin.
Et qu’on finit par abandonner les quatre fers en l’air et tête en bas.
Ainsi :
« Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la ’brutalité’ d’Israël-c’est, à la lettre, sa longue retenue. »
Comprendre… euh, non… rien. Tant il n’est pas besoin de vous expliquer combien BHL applique cet axiome à la perfection : l’oppresseur devient l’oppressé, le massacreur se mue en exemple de douceur et de « retenue ». Du bel ouvrage.
4) Le « j’y-étais-alors-vos-gueules »
Procédé propre à BHL.
Et petit raffinement supplémentaire qui est sa marque de fabrique.
Le « j’y-étais-alors-vos-gueules » est très efficace.
N’hésitez pas à en faire usage encore et encore, tant ce petit truc est une jolie façon de donner - à peu de frais - plus d’autorités à vos écrits.
Bref : parsemez-en vos chroniques et vos billets.
Et qu’importe si vous ne connaissez la Géorgie que pour y être passé une fois en voiture blindée ou le Pakistan pour avoir séjourné quelques jours dans l’hôtel le plus luxueux et protégé de la capitale : personne n’ira vérifier.
Un exemple ?
Facile :
« …mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris : une existence de cauchemar, en sursis, au son des sirènes et des explosions-je suis allé à Sdérot, je sais . »
Comprendre : si vous n’êtes pas allé à Sdérot, bouclez-la, ok ? Dans l’exemple ci-dessus, BHL pousse l’instrumentalisation jusqu’à écrire en italique le « je sais » (ce qui n’apparaît pas ici). Attention : cette façon de souligner les choses et de mettre en avant son avantage est réservé aux plus grands philosophes, ceux qui ont vaste autorité et les épaules solides. Bref : pas d’italique pour vous.
5) L’apparente modération
Il est toujours bon, après avoir enchaîné les mensonges et justifié d’immondes massacres sur des dizaines de lignes, de feindre de jouer ensuite l’apaisement.
Histoire de laisser votre lecteur sur une impression plus mesurée et distanciée.
BHL fait ça très bien, encore une fois.
Regardez :
« Très vite, espérons-le, les combats cesseront. Et très vite, espérons-le aussi, les commentateurs reprendront leurs esprits. Ils découvriront, ce jour-là, qu’Israël a commis bien des erreurs au fil des années (…), mais que les pires ennemis des Palestiniens sont ces dirigeants extrémistes qui n’ont jamais voulu de la paix. »
Rien à comprendre, si ce n’est y lire une habile construction stylistique, celle d’une apparente modération et d’une vague reconnaissance des erreurs d’Israël, avant le coup de pied final de la véritable conclusion. Passons au dernier point, donc :
6) Le bouquet final
La modération, c’est bien sympa quand on descend un demi sur la terrasse du Café de Flore.
Mais c’est comme tout : il ne faut pas en abuser.
Il convient donc, dans la véritable conclusion, de terminer sur un appel guerrier et vindicatif tout en employant quelques circonvolutions.
C’est un art difficile.
Qui impose à celui qui tient la plume de se laisser guider par son instinct guerrier.
Et d’appeler - à mots couverts - à encore davantage de haines et de destructions.
Ainsi :
« Ou bien les Frères musulmans de Gaza rétablissent la trêve qu’ils ont rompue (…) et la paix se fera. Ou bien ils s’obstinent à ne voir dans la souffrance des leurs qu’un bon carburant pour leurs passions recuites, leur haine folle, nihiliste, sans mots-et c’est non seulement Israël, mais les Palestiniens, qu’il faudra libérer de la sombre emprise du Hamas. »
Comprendre : du sang, des tripes et des boyaux ! Si les Palestiniens s’entêtent à ne pas se laisser faire, truicidons-les définitivement, au prétexte de les libérer du Hamas. Attention (à nouveau) : là-aussi, le procédé stylistique est délicat. Si vous n’avez pas déjà vendu des centaines de milliers de livres, abstenez-vous d’une conclusion aussi sanguinaire : ça ferait mauvais genre…
Voilà : vous savez écrire comme BHL.
La classe, n’est-ce pas ?
Oui…
Maintenant que vous en êtes capables, mettez-vous à l’ouvrage, pondez de jolies chroniques sur les gentils Israéliens et les méchants palestiniens et envoyez-les au Point.
Crise mondialiste : les mondialistes y voient la preuve… qu’il n’y a pas assez de mondialisme
10/01/2009 14:30
09/01/2009 - 19h00 PARIS (NOVOpress) – Pour la commissaire à la Concurrence européenne Neelie Kroes (photo), « la crise actuelle ne peut être résolue par des approches locales, protectionnistes, ou par une résurgence des nationalismes ». Dans le contexte de la crise, « il peut être tentant de paniquer et d’avoir recours au protectionnisme. De dé-globaliser, en quelque sorte». Et «c’est ce qui se passe dans certains pays », a-t-elle déploré. « Il n’y a pas d’alternative à la mondialisation » a-t-elle prévenu, ajoutant qu’il ne faut pas « tout reformuler », mais « garder ce qui marche et changer ce qui ne marche pas ». « Nous avons besoin de réponses mondiales. Sur le front des politiques de concurrence la tendance va dans la bonne direction ».
« Nous avons besoin des interventions de l’Etat et d’une meilleure régulation pour fixer les règles du jeu », a néanmoins reconnu la commissaire, afin d’« éviter que le capitalisme dégénère en casino ou en copinage ». Des propos qui ont été repris au bond par Nicolas Sarkozy qui vient de mettre en garde les Etats-Unis contre toute tentation de bloquer l’adoption de mesures de « refondation du capitalisme » lors du prochain sommet du G20 à Londres. « Il ne peut plus y avoir un seul pays qui explique aux autres “payez la dette qui est la nôtre”, il ne peut plus y avoir un seul modèle », a doctement expliqué à ses amis américains un Nicolas Sarkozy qui semble avoir oublié qu’il préside aux destinées d’un pays « en faillite » selon les termes mêmes de son Premier ministre, et qui croule sous le poids d’une dette abyssale…
Les propos très natio-centrés du président de la République ont suscité l’ironie de président du Front National. « Auréolés d’une gloire factice, éblouis par des idées qu’ils croyaient modernes, ils ont détruit les nations, les Etats constitués (…) les services publics, tous livrés aux lois de la marchandisation universelle » a lancé M. Le Pen lors de ses vœux à la presse, au nouveau siège du parti à Nanterre. « Les voilà tous, avec l’ardeur des néophytes, des nouveaux convertis, défenseurs des nations protectrices, des intérêts de la communauté nationale, adeptes du contrôle et des réglementations, eux qui ne juraient hier que par le “laissez faire, laissez aller” ! » a-t-il ironisé.
[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]
Marianne2 a demandé à l'économiste Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie en 2001, s'il avait pronostiqué la crise et quelles solutions il préconise. Bilan: si la crise économique est maîtrisée, la crise sociale, elle, a été négligée.
Jeudi 8 et vendredi 9 janvier, à Paris, dans une Ecole militaire très sécurisée pour l'occasion, les grands de ce monde, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Tony Blair, etc. se sont succédés à la tribune pour philosopher sur la probable nécessité de repenser le capitalisme mondial. Le tout sous l'égide d'Eric Besson, pas peu fier.
Dans leurs discours respectifs, le président français et la chancelière allemande ont témoigné une fois de plus d’une volonté commune de moraliser le capitalisme mondial et ont fermement critiqué l’échec des institutions économiques internationales. Rien de bien neuf, en somme.
Mais plus tard, une fois sortis les « officiels » suivis de la horde des journalistes accrédités, des acteurs clés de l'économie se sont réellement penchés sur les questions soulevées par la crise actuelle. Des représentants de l'Organisation Mondiale du Commerce, de l'Union Européenne, et des pays émergents, se sont vraiment demandé si l'on pouvait réguler le capitalisme, si mondialisation peut rimer avec justice sociale.
C'est à cette occasion que Marianne2 a rencontré Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Regardez l'interview qu'il nous a accordée.
Commentaire de Marcus Gabriel (11/01/2009 13:52) :
Pour être clair, je parle de la dernière phrase de l'entretien de
Joseph Stiglitz. Je l'ai écoutée de nouveau, plusieurs fois.
J'ai
entendu "we are _now_ very hopeful that Obama will put in place better
mesures". Je constate que le "now" pourrait être entendu comme "not"
surtout lorsque la fidélité audio n'est pas bonne en ce qui concerne
les fréquences basses. Le mot "not" indiquerait plutôt une tournure
de phrase sarcastique ce qui n'est pas le cas ici à mon avis.
Je signale que ma langue maternelle est la langue américaine.
S'il vous plaît, écoutez le passage de nouveau parce que je ne suis
plus 100% sûr mais quand même 90% sûr que Joseph Stiglitz dit "now" au
lieu de dire "not".
Je note que le titre "Pour Joseph Stiglitz, Obama ne fera pas le
poids" chez Marianne ne refléterait pas les sentiments de Joseph Stiglitz
si j'avais
raison.
2) ça ne fait pas de la délation?je te trouve bien sympa avec la police pour donner tous ces renseignements précis sur les lieux et les gens
3)un point de moins pour les pop up!
http://www.lepost.fr/perso/buffalo